Mariage des prêtres:
Contre et encore contre et toujours contre

là encore, en tant que laïque, mariée, non d'une pipe, je n'ai pas envie de plaisanter:
la loi commune nous demande la fidélité dans l'engagement du mariage, et pour les prêtres, ou les religieux, c'est la sempiternelle question.
1°- on avance toujours la disponibilité aux autres comme argument premier.
Certes.
Mais pour le "pékin" contemporain, qui observe les religieux comme des insectes, à quoi sert cette disponibilité quand on est dans un ermitage? Ou dans un désert? Ou derrière une clôture?Quel est son sens?
La nécessité du célibat n'est-elle pas là: la gratuité totale dans la réponse à Dieu?
Dieu n'aime-t-il pas tellement l'humanité, l'âme de l'homme, qu'Il en appelle certains uniquement pour témoigner de cet Amour?
La gratuité de Dieu dans son appel. Les deux termes sont nécessaires.
2°- Souvent, ça manque beaucoup de surnaturel, toutes ces interrogations. Commencer par replacer le pb dans cette dimension de liberté intérieure.
- On ne peut mesurer une vie que dans le mesure où elle est donnée.
(d'ailleurs, c'est un mouvement: vie reçue/vie donnée / reçue etc...)
Et dans le "Je vous ai appelé ami", Jésus a commencé lui-même par tt donner, en se donnant lui-même.
Le problème du mariage des prêtres est nécessairement évoqué quand est atteint le sens même de la consécration religieuse.
- L'Eglise manque d'ouvriers? Ce n'est pas la simple faute de la société. Dieu appelle tjs, et il semble bien nous rappeler dans l'Evangile qu'il faut
prier pour obtenir des ouvriers pour la moisson.
La situation semble préoccupante en Europe?
Et alors? Avec la grâce, rien n'est définitif ni irréversible. C'est ni + ni moins qu'un manque de confiance. Sans oublier la nécessité même de notre participation: l'Eglise a besoin de religieux, mais c'est dans un corps qui vit, ses membres participent à cet appel par leur prière.
Je crois que c'est un grand mystère.
- c'est l'hédonisme ambiant qui refuse la capacité de don total de la personne, et le petit serpent de mer qui est derrière tt cela, ce n'est pas tant le recrutement des prêtres que le pb du célibat consacré. L'incompréhension totale des contemporains fragilise tt le monde.
Penser à l'enfant et la marche: un petit d'homme ne marchera jamais s'il n'a vu personne le faire. CQFD. C'est pareil pour tt engagement. Et encore plus vrai pour le sacerdoce.
- ne serait-ce pas tjs l'hésitation de la voie étroite, qui étreint toute notre société?
Evidemment, tout le monde n'est pas appelé au martyr, et la voie étroite, au lieu d'être décapité d'un coup et de recevoir la palme, par les temps qui courent, ça ressemble plutôt à un "carpaccio" d'amour: c'est simple, c'est tjs dire oui. Mais dans la voie du consentement , simple n'est pas synonyme de facile...
Le célibat, c'est incompris, et ça en effraie beaucoup.
Et la réponse est tjs la même: Dieu peut tt. Avec le oui.
Finalement, en acceptant le mariage des prêtres, la contraception dans le mariag, au fond l'Eglise serait un peu plus normale, un peu plus réaliste, un peu plus dans "le vent"....

... une sainteté sur mesure, sans mesure de la sainteté...A l'impossible nul n'est tenu...
Le découragement ou l'interrogation face au sacerdoce, c'est du positivisme spirituelle.
C'est indolore, incolore et sans saveur, mais on en crève, aussi sûr que 2 et 2 font 4.
A propos du mariage des prêtres, et de l'ordination des femmes, il y a un album à la "Faisant" qui est sorti il y a quelques temps, très drôle , mettant en scène les conséquences. Avec un peu d'humour, c'est hilarant!
A bientôt,

erminig