La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

« Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. » (Lc 24.45)
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Re: La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

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Toi le tout petit a écrit : mar. 15 mars 2022, 15:52 Merci de me poser cette question :sun:
Merci pour votre réponse.

Ombiance par ailleurs vous a écrit :
Ombiace a écrit : mer. 16 mars 2022, 3:15 Finalement, vous m'aidez, beaucoup, Tltp. Merci
Et je trouve aussi que votre texte qu'il cite lui offre une merveilleuse réponse, d'autant qu'il ne me semble pas facile de s' y retrouver dans ses considérations sur la grâce, la mondanité, etc.
Quelle intuition ! :clap:
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Toi le tout petit
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Re: La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

Message non lu par Toi le tout petit »

Bonjour, Ombiace,

Vous écrivez :

"Il me semble d'ailleurs que la grâce d'avoir reçu le Sauveur dans les bras recèle une "forme de gloire", ou plutôt une "vertu glorieuse" : surmonter la honte, cette fausse humilité, comme on se défait d'un vice mondain. Finalement, vous m'aidez, beaucoup, Tltp. Merci"

J' :coeur: votre déduction, Merci Pape François !

---------------------------------------------------------------------------------------------
Nous rendons grâce à Dieu.
A son Fils Unique
Et à l'Esprit Saint qui vivifie ... .
:ange: :fleur:
-----------------------------------------------------------------------------------
Oups ! j'ai :zut:

Vous écrivez :
"Bonjour Tltp, merci
Veuillez m'excuser, je n'ai pas saisi ce que vous vouliez me dire sur ce point
"
________________________________________________________________________________________________

En fait, c'est votre phrase que j'ai mise en caractère gras qui a fait "tilt" dans ma tête :

"Vous voulez dire : "distinguer" la grâce de la mondanité, je suppose."

C'est cette distinction dont vous faîtes mention. Le Pape François nous apporte par ses paroles, l'importance de l' :coeur: de Dieu et le mot HUMILITE m'a fait :sun: au :coeur: ou plutôt "Fondre comme neige au :sun: je ne trouve pas mes mots ...
et en particulier ce passage :

"Celui-ci est humble, il agit comme la pluie dans la terre, comme l’air que l’on respire, comme une petite semence qui porte du fruit dans le silence. Celui qui annonce l’amour ne peut le faire qu’avec le même style d’amour."

Je vous invite à écouter ce chant magnifique :
https://www.youtube.com/watch?v=ayAS_SkUD0c

  • Ainsi que ce texte de Sainte Thérèse (Très chère à Padre Pio : Le Bienheureux Don Orione, déclara, que Padre Pio disparaissait chaque fois qu'il essayait de s'en approcher. Ces deux bilocations, survenues lors de deux évènements écclésiaux importants regardant Sainte Thérèse, montrent la dévotion que Saint Padre Pio nourrissait pour la sainte Patrone des Missions. Le bienheureux dom Orion a déclaré ce qui suit : «En la Basilique Saint-Pierre, pendant la cérémonie de béatification de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, je vis Padre Pio venir vers moi en souriant. Je me frayai un chemin parmi la foule pour aller à sa rencontre mais, quand j’arrivai près de lui, il avait disparu.») :
Image
Luigi Orione (1872-1940)
Son corps, retrouvé intact lors de la première exhumation en 1965, a été mis en honneur dans le sanctuaire de Notre-Dame de la Garde de Tortona après que le Pape Jean-Paul II, le 26 octobre 1980, ait inscrit Don Luigi Orione au livre des Bienheureux.

https://www.chantonseneglise.fr/voir-texte/8256
https://www.youtube.com/watch?v=_GUMXJ0zekc
:chorale:
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Hier est derrière, demain est un mystère, mais aujourd'hui est un cadeau, c'est pour cela qu'on l'appelle présent.
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Re: La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

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Bonjour Tltp,
Toi le tout petit a écrit : mer. 16 mars 2022, 8:54 C'est cette distinction dont vous faîtes mention. Le Pape François nous apporte par ses paroles, l'importance de l' de Dieu et le mot HUMILITE m'a fait au ou plutôt "Fondre comme neige au je ne trouve pas mes mots ...
et en particulier ce passage :

"Celui-ci est humble, il agit comme la pluie dans la terre, comme l’air que l’on respire, comme une petite semence qui porte du fruit dans le silence. Celui qui annonce l’amour ne peut le faire qu’avec le même style d’amour."
Merci pour le chant, en effet très beau.
Je me réjouis avec vous, cher Tltp
Je me demandais en vous lisant quelle est le mérite de Dieu pour son humilité.
En effet, quelque part, n'a-t-Il pas pour Lui d' "Etre". Du coup, quelle peine se donne-t-Il ?

A la vérité, je crois qu' Etre, pour n'importe quelle créature, ne vient pas tout seul.
Il est besoin de Dieu pour être.
Et si Dieu n'en a pas besoin, c'est peut-être parce qu'Il est Celui qui est..

C'est peut-être là que réside son mérite : être Celui qui est.

Je me dis que ce qui L'anime au fond est peut être l'amour ou la bonté
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Re: La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

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Bonjour Ombiace,

Je me réjouis que ce chant vous ait plu. :dance:

Vous écrivez :

"Je me demandais en vous lisant quelle est le mérite de Dieu pour son humilité.
En effet, quelque part, n'a-t-Il pas pour Lui d' "Etre". Du coup, quelle peine se donne-t-Il ?


Mais qui mieux que notre Seigneur Jésus dans la Parabole du "Pharisien et du Publicain (cf. Lc 18,9-14) et le Pape François peuvent répondre à votre question (vous trouverez le lien en-dessous du texte) ?


Une partie du texte de notre Pape François que j'ai choisie :

  • "Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé » (v. 14). ....... Ainsi, dans la vie, celui qui se croit juste mais juge les autres et les méprise, est un homme pécheur et un hypocrite. L’orgueil empêche toute bonne action, vide la prière de son sens, éloigne de Dieu et des autres. Si Dieu privilégie l’humilité, ce n’est pas pour nous abaisser : l’humilité est plutôt une condition nécessaire pour être relevé par lui, afin d’expérimenter la miséricorde qui vient combler nos manques. Si la prière de l’orgueilleux ne peut atteindre le cœur de Dieu, l’humilité du pauvre en ouvre grand les portes.

    Dieu a une faiblesse : la faiblesse pour les humbles.
    Devant un cœur humble, Dieu ouvre totalement son :coeur: .

    C’est cette humilité que la Vierge Marie exprime dans le Magnificat : « Il s’est penché sur son humble servante. […] Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent » (Lc 1,48.50).

    Que notre Mère nous aide à prière avec un cœur humble. Et nous, répétons trois fois cette belle prière : « Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis
    ».
------------------------------------------------------------------------------
Évangile (Lc 18,9-14) Parabole :

À l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici :

« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).

Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain.

Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.”

Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !”

Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre.
Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

  • Avec la parabole du pharisien et du publicain qui vont prier au Temple, Jésus nous instruit de nouveau sur l’humilité, vertu indispensable pour fréquenter Dieu et les autres et “ disposition pour recevoir gratuitement le don de la prière” (Catéchisme de l’Église, 2559)

    Le contraste entre les deux personnages de la parabole est saisissant et provocateur, vu qu’un pharisien était, pour l’opinion publique de l’époque, un modèle de vertu et d’instruction, alors que le nom même de publicain était d’emblée synonyme de pécheur (cf. p.ex. Lc 5,30) et que les publicains étaient taxés d’impurs du fait de travailler pour les gentils.

    Jésus évoque un pharisien imbu de lui-même et au profil presque comique : il prie « debout », en bonne place, s’adresse à Dieu de façon grandiloquente, étale ses mérites, acquis au-delà des prescriptions, il jeûne à l’excès, ne fait que se comparer aux autres qu’il mésestime. Ce pharisien pense qu’il prie alors qu’en réalité il monologue "en lui-même", ne cherchant que sa satisfaction personnelle, fermé, de ce fait, à l’action de Dieu.

    En revanche, le publicain, à l’écart, les yeux baissés, se sent indigne de s’adresser à son Seigneur et, en sa prière, se frappe la poitrine pour briser la dureté de son cœur et permettre que le pardon de Dieu, qu’il ne fait que quémander, y pénètre.
    Saint Augustin indiquait que “bien que sa conscience l’éloignait de Dieu, sa piété l’en rapprochait”.

    ___________________________________________________________

    Voici ce qu’en disait saint Jean Chrysostome, lorsqu’il commentait ce passage :

    Tout comme l’humilité l’emporte sur le poids du péché et qu’en nous en débarrassant, elle arrive à atteindre le bon Dieu, de même, l’orgueil, de tout son poids, écrase la justice. Par conséquent, tout en faisant une foule de choses bien faites, si tu te dis que tu peux t’en vanter, tu perdras le fruit de ta prière. Au contraire, même si ta conscience est grevée du poids de mille fautes, si tu penses que tu es le plus petit de tous, tu parviendras à avoir une grande confiance en Dieu”.

    Jésus dit que le publicain fut justifié mais non pas le pharisien. Il évoque ainsi le fruit que l’on tire d’une vraie vie de piété : la justification, l’art de plaire à Dieu, qui ne consiste pas tant à être rassurés, à croire que l’on devient meilleur, grâce à l’accomplissement exact de quelques normes, qu’à avouer devant Dieu notre pauvre condition de créatures, ayant besoin de sa miséricorde et appelées à aimer les autres comme Dieu les aime.

    Cette parabole nous aide à éviter l’arrogance dans notre vie de piété qui deviendra humble et agréable à Dieu si elle nous encourage à faire souvent des actes de contrition, à aimer les autres. Elle sera arrogante et dépourvue de fruits si elle nous pousse à être rassurés en tenant nos résolutions alors que nous nourrissons souvent des pensées critiques vis-à-vis des autres.

    Et le pape François commente : “il ne suffit donc pas de se demander combien on prie, il faut aussi se demander comment on prie, ou encore mieux comment va notre cœur : il est important de l’examiner pour évaluer nos pensées, nos sentiments et en extirper l’arrogance et l’hypocrisie” ( :zut: Cela me rappelle les paroles de Soeur Emmanuelle ... ).
_____________________________________________________
https://doc-catho.la-croix.com/Urbi-et- ... 1200764875
:ciao: :ange:
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Re: La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

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Bonsoir Ombiace,

Paroles du Saint Padre Pio concernant l'humilité qui répondent à votre question :

"L'humilité et la Charité vont ensemble. La première glorifie, la deuxième sanctifie".

"Aimez la simplicité et l'humilité ; pratiquez ces vertus et ne vous préoccupez pas des jugements de ce monde. Car si le monde n'avait rien à redire contre nous, c'est que nous ne serions pas d'authentiques serviteurs de Dieu."

- Le Saint Padre Pio De Pietrelcina
  • 1887 - 1968
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Re: La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

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Bonjour Tltp,
Je vous laisse ce que j'avais écrit hier, interrompu, et enregistré dans les brouillons :

""Vous ne dites que des choses justes, cher Tltp, mais je ne suis pas certain que nous parlions de la même chose. Lorsque j'écris :
Toi le tout petit a écrit : jeu. 17 mars 2022, 9:07 Je me demandais en vous lisant quelle est le mérite de Dieu pour son humilité.
En effet, quelque part, n'a-t-Il pas pour Lui d' "Etre". Du coup, quelle peine se donne-t-Il ?
, j'entendais que de part sa nature, existentiellement.. existante, je ne suis pas certain qu'Il souffre d'un complexe, comme la plupart de ceux qui pratiquent une certaine "arrogance", contraire à l'humilité""

Ce que vous écrivez ce matin en revanche
Toi le tout petit a écrit : ven. 18 mars 2022, 1:25 "Aimez la simplicité et l'humilité ; pratiquez ces vertus et ne vous préoccupez pas des jugements de ce monde. Car si le monde n'avait rien à redire contre nous, c'est que nous ne serions pas d'authentiques serviteurs de Dieu."
répond plus pertinemment, mais en faisant du disciple le relai qui ne se fait pas de souci des jugements du monde, lui qui est aux prises avec le monde (donc, qui lui est plus fragile, au regard de cette "arrogance" du monde). Or, je m'interrogeais sur Dieu, qui semble tel un oasis intarissable de sérénité.
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Re: La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

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Bonjour Ombiace,

:oops: :oops: :oops: d'avoir fait du hors sujet dans le choix des textes des Evangiles et du Pape François.

Vous écrivez :

"Or, je m'interrogeais sur Dieu, qui semble tel un oasis intarissable de sérénité".

Vos mots "tel un oasis intarissable de sérénité " ont fait "tilt" :flash: dans ma tête, en espérant que ce nouveau choix de textes répondra à votre question ...
-------------------------------------
Jérémie 2
12 ... Cieux, soyez étonnés de cela; Frémissez d'épouvante et d'horreur! dit l'Eternel.
13 Car mon peuple a commis un double péché: Ils m'ont abandonné, moi qui suis une source d'eau vive, Pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, Qui ne retiennent pas l'eau.
------------------------------------------------------------------------------

La Samaritaine

Jean 4:10
Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t'aurait donné de l'eau vive.

Jean 4:11
Seigneur, lui dit la femme, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond; d'où aurais-tu donc cette eau vive?

Jean 4:14
mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.
------------------------------------------------
Deutéronome 31:16
L'Eternel dit à Moïse: Voici, tu vas être couché avec tes pères. Et ce peuple se lèvera, et se prostituera après les dieux étrangers du pays au milieu duquel il entre. Il m'abandonnera, et il violera mon alliance, que j'ai traitée avec lui.

Juges 10:13
Mais vous, vous m'avez abandonné, et vous avez servi d'autres dieux. C'est pourquoi je ne vous délivrerai plus.

Psaume 36:9
Car auprès de toi est la source de la vie ; Par ta lumière nous voyons la lumière.

Ésaïe 12:3
Vous puiserez de l'eau avec joie Aux sources du salut,

Jérémie 14:3
Les grands envoient les petits chercher de l'eau, Et les petits vont aux citernes, ne trouvent point d'eau, Et retournent avec leurs vases vides; Confus et honteux, ils se couvrent la tête.

Jérémie 17:13

Toi qui es l'espérance d'Israël, ô Eternel ! Tous ceux qui t'abandonnent seront confondus. -Ceux qui se détournent de moi seront inscrits sur la terre, Car ils abandonnent la source d'eau vive, l'Eternel.

Jérémie 19:4
Ils m'ont abandonné, ils ont profané ce lieu, Ils y ont offert de l'encens à d'autres dieux, Que ne connaissaient ni eux, ni leurs pères, ni les rois de Juda, Et ils ont rempli ce lieu de sang innocent;

Ézéchiel 47:1
Il me ramena vers la porte de la maison. Et voici, de l'eau sortait sous le seuil de la maison, à l'orient, car la face de la maison était à l'orient; l'eau descendait sous le côté droit de la maison, au midi de l'autel.

Zacharie 13:1
En ce jour-là, une source sera ouverte Pour la maison de David et les habitants de Jérusalem, Pour le péché et pour l'impureté.
----------------------------------------------------

Une source éternelle qui ne tarit jamais

Le chemin suivi par Agar et son enfant dans le désert
L'Eternel entend la voix de l'enfant et ouvre les yeux d'Agar
Sans cette eau vivifiante, notre vie spirituelle s'étiole
L'invitation à venir boire à la source des eaux vives


  • « Abraham se leva de bon matin, et il prit du pain et une outre d’eau, et les donna à Agar, les mettant sur son épaule, et il lui donna l’enfant, et la renvoya. Et elle s’en alla, et erra dans le désert de Beër-Shéba. Et l’eau de l’outre étant épuisée, elle jeta l’enfant sous un des arbrisseaux, et s’en alla et s’assit vis-à-vis, à une portée d’arc ; car elle disait : Que je ne voie pas mourir l’enfant. Et elle s'assit vis-à-vis, et elle éleva sa voix et pleura. Et Dieu entendit la voix de l’enfant, et l’Ange de Dieu appela des cieux Agar, et lui dit : Qu’as-tu, Agar ? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l’enfant, là où il est. Lève-toi, relève l'enfant et prends-le de ta main ; car je le ferai devenir une grande nation. Et Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d’eau ; et elle alla et remplit d’eau l’outre, et fit boire l’enfant » (Gen. 21 : 14-19).
    ------------------------------------------------------------------
Notre Pape François :

« Tout dans l’Église naît de la prière, tout grandit grâce à la prière ». C’est pourquoi « quand l’Ennemi, le Malin, veut combattre l’Église, il le fait d’abord en cherchant à assécher ses sources, en les empêchant de prier ».
-----------------------------------------------------------------

https://doc-catho.la-croix.com/lampe-fo ... 1201150919

Image

:ciao: :ange:

Je vous invite à écouter ce chant magnifique :
https://www.youtube.com/watch?v=njYnbGREswU
:chorale:
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Re: La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

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Toi le tout petit a écrit : ven. 18 mars 2022, 9:38 :oops: :oops: :oops: d'avoir fait du hors sujet dans le choix des textes des Evangiles et du Pape François.
Disons que c'est moi avais fait une digression avec le thème du fil : Je me demande si Dieu peut être complexé.
A priori, je dirais que ça n'aurait pas beaucoup de sens, Lui qui est Qui Il est, Celui qui est.

J'ai pourtant quelques doutes, mais qui reviennent à Lui prêter des sentiments humains.

En effet :
Mon esprit logique me dit que ce n'est pas possible.

Cependant :
Mes sentiments humains (et sans doute de pécheur) sont prêts à envisager que le Père Lui-même, absolu, pourrait souhaiter vivre de manière existentiellement relative
C'est dans ce sens que j'envisageais qu' Il puisse avoir un complexe : Il pourrait vouloir quitter son "statut" absolu pour endosser un autre, relatif.

Mais n'est-Il pas à la fois absolu et relatif ?


Vos pertinentes citations me parlent aussi de cela, Lui, source, nous, retenant les eaux, de manière à contourner la dépendance où nous nous trouvons de la source

PS Le chant est très beau, je le connaissais. Ces jeunes gens l'interprètent avec goût
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Re: La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

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Bonsoir, Ombiace,

Vous écrivez :

"Mais n'est-Il pas à la fois absolu et relatif ?
En effet :
Mon esprit logique me dit que ce n'est pas possible.
"
-------------------------------------------

Et que dit votre :coeur: ? ;) :fleur: (bien entendu, vous n'êtes pas obligé de me répondre, c'est une question que je me pose tous les jours ... et je ne suis pas obligée de vous répondre aussi :mdr: )

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Avec sainte Thérèse de Lisieux, 5 clés pour se libérer du perfectionnisme :

  • Celle qui a promis de « passer son Ciel à faire du bien sur la Terre » nous offre des pistes précieuses pour quitter les culpabilités du perfectionnisme moral et entrer dans la liberté de la confiance. Suivons-la.

    La jeune carmélite normande a "démocratisé" la sainteté par sa "petite voie" de l'enfance évangélique.

    • Clé n° 1 : Être libéré de l’orgueil d’y arriver

      ..............Thérèse a fait le tour de la question et remarque : « Nous nous surprenons parfois à désirer ce qui brille… Rangeons-nous plutôt parmi les imparfaits, les petits que le Bon Dieu doit soutenir à chaque instant… Oui, il suffit de supporter ses imperfections avec douceur, voilà la vraie sainteté ! » (Lettre 243).

      Clé n° 2 : S’approcher de Dieu les mains vides

      ............... Quand Jésus s’avance pour être baptisé, il dit à Jean Baptiste une parole décisive sur la perfection évangélique : « Laisse faire… » Et sans comprendre, celui-ci accueille : « Alors, il le laisse faire » (Matthieu 3, 15). De même, dans notre vie de baptisé, il y a une étape déterminante où Jésus nous dit : « Laisse-moi faire ». Il faut alors lâcher le gouvernail.

      .......... Mais le perfectionnisme résiste de toutes ses belles raisons à ce saut dans la foi. C’est pourtant à ce carrefour que se joue le mystère de la sainteté. Au risque encore de nous dérouter, Thérèse dit à Dieu, dans son acte d’offrande, une parole qui n’a pas fini de poser question : « Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides ». Y aurait-il là démission ou quiétisme dangereux ?

      Le paradoxe, le voici : Thérèse est une battante à la Jeanne d’Arc qui a lutté toute sa vie pour ne jamais s’en sortir par elle-même. Elle veut rester à chaque instant l’enfant « sauvée » de Jésus. Elle nous donne donc une lumière définitive sur ce lâcher-prise libérateur qui seul fait entrer « dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Romains 8, 21).

      Clé n° 3 : Recevoir avec Thérèse le génie de l’enfance

      Le perfectionnisme se nourrit d’une fausse image de Dieu. Seul le génie de l’enfance peut nous en délivrer. Don du Père « aux tout-petits » (Luc 10, 21), il consiste d’abord en cette révélation unique où Dieu est plus pressenti comme un être à aimer qu’à redouter. Et cette illumination n’est pas liée à l’idée de perfection : elle est gratuite, comme cette « Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres » (Luc 7, 22).

      Thérèse l’exprime au jeune Marcel Van (religieux vietnamien mort en 1959, qui eut des dialogues avec Thérèse mais aussi avec Jésus et la Vierge Marie) dans une catéchèse aussi magnifique que concise : « N’aie jamais peur de Dieu ! Il ne sait qu’aimer et désirer être aimé de toi ».

      Notre fragilité n’est donc plus une fatalité sans issue, mais le lieu béni où « la puissance se déploie dans la faiblesse » (2 Corinthiens 12, 9). Cette parole décisive du Christ à saint Paul confirme cette enfance spirituelle dont il a fait le cœur de son Évangile (Marc 10, 13-16). Il faut être petit et léger comme un enfant pour connaître la tendresse de Dieu.

      Clé n° 4 : Faire confiance pour chanter la Miséricorde

      En entretenant le désir illusoire d’y arriver, le perfectionnisme génère en nous une culpabilité latente : on souffre de ne presque jamais offrir à Dieu ce que l’on voudrait. Ce malaise ne peut être dépassé qu’à travers une authentique rencontre avec le Christ miséricordieux. Là, on vient tel que l’on est et le cœur devient libre d’exprimer toute la grâce filiale de son baptême.

      En terme évangélique, cela s’appelle la « confiance ». Celle que Thérèse a exaltée dans une devise désormais célèbre : « C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour » (Lettre 197). Cette parole est vérité car la confiance que nous gardons en l’Amour face à notre péché est la mesure quotidienne de notre sainteté. Thérèse l’affirme avec force : « Quand j’aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j’irais le cœur brisé me jeter dans les bras de Jésus ! » (Ms C 36 v°).

      Telle est la confiance qui exalte la Miséricorde.

      Clé n° 5 : Accueillir en Marie la joie d’être pauvre

      Au milieu des duretés de la vie, qui peut avancer sans la tendresse d’une Mère ? Comme Thérèse, nous avons besoin d’être guéris jour après jour par le sourire de Marie. Indicible bonheur qui lui fit dire à la fin de sa vie : « Elle a eu bien moins de chance que nous, puisqu’elle n’a pas eu de Sainte Vierge à aimer ! Et c’est une telle douceur de plus pour nous... »

      Le Magnificat est toujours présent dans le cœur de Marie (Luc 1, 46-55). Là, nous recevrons la joie d’être pauvre parce que nous apprendrons de ce cœur à contempler Celui qui « élève les humbles » et dont « la miséricorde s’étend d’âge en âge ».
Père Marie-Michel

Texte en entier, dans le lien ci-dessous :

https://www.famillechretienne.fr/16498/ ... ctionnisme
________________________________

Image
Sainte et docteur de l'Église — Née le 2 janvier 1873 et décédée à l'âge de 24 ans, victime de la tuberculose, à Lisieux, dans le Calvados, le 30 septembre 1897. sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face
_________________________________________________________________________
Chant ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=nB_qdTPZdA8

:chorale:
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Re: La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

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Toi le tout petit a écrit : ven. 18 mars 2022, 22:33 Et que dit votre :coeur: ?
Bonjour Tltp.
Comme je l'écrivais :
Ombiace a écrit : ven. 18 mars 2022, 19:45 Mes sentiments humains (et sans doute de pécheur) sont prêts à envisager que le Père Lui-même, absolu, pourrait souhaiter vivre de manière existentiellement relative
Quant à envisager qu'Il puisse souhaiter vivre EXCLUSIVEMENT de manière existentiellement relative, i.e., quitter son attribut absolu pour rejoindre la condition de créature, je suppose que si Il cédait à ce souhait, ce serait peut-être un peu comme si Lui, Créateur, adorait la créature, donc c'est inenvisageable, quelque souhait que cela puisse être

Pour Ste Thérèse,
Toi le tout petit a écrit : ven. 18 mars 2022, 22:33 Être libéré de l’orgueil d’y arriver
me semble peut-être mal formulé. Ou alors, il faudrait considérer comme péché ce que notre société érige en vertu : se dépasser. Peut-être s'agit-il de faire un travail de dissociation de ce qui peut être vertueux dans le désir d'y arriver, d'avec ce qui peut être orgueilleux ?

Je poursuivrai plus tard, je manque de temps, excusez moi, svp, Tltp
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Re: La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

Message non lu par Toi le tout petit »

Ombiace,
Vous avez écrit :

" il faudrait considérer comme péché ce que notre société érige en vertu : se dépasser. Peut-être s'agit-il de faire un travail de dissociation de ce qui peut être vertueux dans le désir d'y arriver, d'avec ce qui peut être orgueilleux ? "

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1 Corinthiens 12
28 Et Dieu a établi dans l'Eglise premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues.
29 Tous sont-ils apôtres? Tous sont-ils prophètes? Tous sont-ils docteurs? Tous ont-ils le don des miracles?
30 Tous ont-ils le don des guérisons? Tous parlent-ils en langues? Tous interprètent-ils?…

Si tout le monde désirait être PDG d’une entreprise ; comment cela se passerait-il ? Si au contraire, tous désiraient rester ouvriers dans une entreprise ; qui s’occuperait de diriger toute l’équipe, de définir de nouveaux objectifs ?

Romains 12 : 4-5 « Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction »

Ambition est bien entendu synonyme de travail, de détermination. Alors travaillons beaucoup et persévérons mais ne présumons jamais que nous le faisons par nous-mêmes. 1 Corinthiens 4 : 7 « Car en quoi penses-tu être supérieur aux autres ? Tout ce que tu as, ne l'as-tu pas reçu de Dieu? Puisqu'il en est ainsi, pourquoi te vanter de ce que tu as comme si tu ne l'avais pas reçu ? »

Chaque ambition est un don, et chaque réalisation d’une ambition est un don.

« Aucun don de grâce ne vous manque » (1 Co 1,7)
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Hélas, trop souvent, nos charismes restent enfouis au plus profond de nous-mêmes où ils demeurent inutilisés. Nous nous lamentons d’être pauvres et stériles, alors que nous portons en nous un trésor d’une fécondité inouïe. Comment se fait-il que nous puissions ainsi enterrer les dons de Dieu ?

1- D’abord par ignorance de notre projet :

nous n’avons pas bien entendu le verset de la lettre aux Corinthiens : « Chacun reçoit le don de manifester l’Esprit en vue du bien de tous » (1 Co 12,7) ; nous avons subtilement remplacé le « chacun » par « quelques privilégiés » – dont nous ne faisons bien sûr pas partie.

2- Ce qui nous conduit à la seconde raison :

le manque de confiance en nous. « Le Seigneur sait tout : il sait bien qu’il ne peut pas confier des talents à quelqu’un comme moi ! Il y a des vases “d’or ou d’argent, honorables, sanctifiés, utiles au Maître, équipés pour faire tout ce qui est bien” (2 Tim 2,21), et puis des créatures de second ordre comme moi, “en bois et terre cuite, pour ce qui est vulgaire” (2,20]) – entendons : dont il n’attend pas grand-chose – parmi lesquelles je me reconnais ». Ici encore notre lecture souffre de myopie : nous n’avons pas lu qu’au verset suivant, saint Paul nous invite à nous purifier des œuvres de la chair, pour être nous aussi comptés parmi les instruments honorables, sanctifiés et utiles au bien (2,21).

3- Mais peut-être est-ce précisément cette exigence de conversion qui nous fait peur ?

Ce qui nous achemine vers la troisième raison :

Il peut nous arriver de nier et de refuser les dons de Dieu pour échapper à la responsabilité qui nous incombe de les faire fructifier. Comme le mauvais serviteur de la parabole, nous enterrons le talent que le Maître nous a confié, avec l’intention de le lui rendre dès qu’il reviendra. Ce qui nous permet entre temps de poursuivre notre route sans nous préoccuper de lui faire porter du fruit. La raison de cette attitude peut être la peur d’un Dieu « exigeant, qui retire ce qu’il n’a pas déposé, qui moissonne ce qu’il n’a pas semé » (Lc 19,22) ; mais elle peut aussi trahir de la paresse ou de la tiédeur spirituelles, voire même le refus de nous engager dans l’édification du Royaume de Dieu, auquel nous préférons une vie mondaine.

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« Ce que chacun de nous avons reçu comme don de la grâce,
mettons-le au service des autres,
comme de bons gérants de la grâce de Dieu sous toutes ses formes »
Hier est derrière, demain est un mystère, mais aujourd'hui est un cadeau, c'est pour cela qu'on l'appelle présent.
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Re: La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

Message non lu par Ombiace »

Bonjour, Tltp, bon Dimanche à vous.

Vous faites dans le dernier message la promotion de la fructification des talents.
Je suis d'accord.
Ce n'est donc pas une valeur spécifique du monde, puisque nous, chrétiens, l'avons en commun avec lui, qui, lui, l'appelle communément, je pense : "mérite"
Quelle peut bien être la nuance qui fait dire à Ste Thérèse ? :
Toi le tout petit a écrit : ven. 18 mars 2022, 22:33 Clé n° 1 : Être libéré de l’orgueil d’y arriver
, car "y arriver", n'est-ce pas la motivation que tous les recruteurs cherchent dans les lettres .. de motivation. Cela se situe-t-il au niveau des intentions ?
Je suppose que l'on peut sans orgueil "chercher à y arriver", c'est peut-être là que se trouve une réponse, ou peut-être s'agit-il de ne pas idolâtrer son travail de manière à ne pas s'identifier à lui
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Re: La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

Message non lu par Toi le tout petit »

Bonjour Ombiace,

Vous écrivez :
"Cela se situe-t-il au niveau des intentions ?"

Probablement que OUI. :oui:

de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (4, 1-5)

« Le Seigneur rendra manifestes les intentions des cœurs »
  • Frères, que l’on nous regarde donc comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Or, tout ce que l’on demande aux intendants, c’est d’être trouvés dignes de confiance. Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement, ou à celui d’une autorité humaine ; d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même. Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n’est pas pour cela que je suis juste : celui qui me soumet au jugement, c’est le Seigneur. Ainsi, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il rendra manifestes les intentions des cœurs. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu.

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En réponse à votre pertinente analyse :

PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA
MAISON SAINTE-MARTHE

Mardi 17 mai 2016

(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 21 du 26 mai 2016)

Cette envie d’arriver

  • Il existe une « tentation » qui « divise et détruit l’Église » : c’est « l’envie mondaine d’avoir le pouvoir », l’envie et le désir « d’aller plus haut ». Cette tentation répond à la « pensée du monde », tandis que Jésus parle « de service, d’humiliation ». En se confrontant au passage évangélique du jour, extrait de l’Évangile de Marc (9, 30-37), toute la méditation du Pape s’est développée sur l’opposition entre ces « deux façons de parler ». L’Écriture, en effet, présente Jésus qui « enseigne à ses disciples » et en leur disant « la vérité sur sa propre vie » — sur la sienne, mais « également sur la vie des chrétiens, la “vraie” vérité » — révèle : « Le Fils de l’homme est remis entre les mains des hommes et ils le tueront ; mais, une fois tué, après trois jours, il ressuscitera ». Le récit évangélique se poursuit et on peut lire que ceux-ci « continuent leur chemin, mais pas en silence » : les disciples « continuent à parler ». Une fois arrivés à Capharnaüm, Jésus demande : « De quoi discutiez-vous sur la route ? ». Aucune réponse. Ceux-ci « avaient honte de dire à Jésus, en effet, de quoi ils discutaient. Sur la route en effet, ils avaient discuté entre eux de savoir qui était le plus grand ». Voici, donc, l’opposition : « Jésus parle un langage d’humiliation, de mort, de rédemption, et eux parlent un langage d’arriviste : qui ira le plus haut dans le pouvoir ? ». Telle est l’une des tentations qu’ils avaient — « ils étaient tentés par la façon de penser du monde mondain » — mais « pas seulement eux ». C’est pourquoi Jésus s’empresse d’appeler les douze et de leur dire : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier et le serviteur de tous ». Cet enseignement de Jésus à ses disciples vaut pour tous : « Sur la route que Jésus nous indique pour aller de l’avant, le service est la règle. Le plus grand est celui qui sert, celui qui est le plus au service des autres, pas celui qui se vante, qui recherche le pouvoir, l’argent, la vanité, l’orgueil ». Un enseignement nécessaire, car il s’agit « d’une histoire qui se vérifie tous les jours dans l’Église, dans chaque communauté », où souvent l’on se demande : « Mais chez nous, qui est le plus grand ? Qui commande ? ». Emergent alors les « ambitions », l’« envie de gravir les échelons, d’avoir le pouvoir ». La synthèse est dans l’opposition déjà évoquée : « Jésus parle un langage de service, d’humiliation, il dit même : “Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir” ». Au contraire, « le langage du monde est : “qui a le plus de pouvoir pour commander ?”. Et ce langage mondain est l’ennemi de Dieu ». Quand, en effet, il y a de la « vanité », une « envie mondaine d’avoir le pouvoir, pas de servir, mais d’être servi », l’on fait feu de tout bois. Ainsi, par exemple, il y a les « bavardages », le fait de « salir les autres ». Nous « savons tous » que « l’envie et les jalousies empruntent ce chemin et détruisent ». Tout cela « se vérifie dans chaque institution de l’Église : paroisses, collèges, autres institutions, même dans les évêchés... tous ». Voilà les « deux façons de parler » : d’un côté, « l’esprit du monde, qui est l’esprit de richesse, vanité et orgueil » ; de l’autre, Jésus qui dit : « le Fils de l’homme est remis entre les mains des hommes et ils le tueront ». Il « est venu pour servir et il nous a enseigné la route à suivre dans la vie chrétienne : le service, l’humilité ». Du reste, « quand les grands saints disaient qu’ils se sentaient très pécheurs, c’est parce qu’ils avaient compris cet esprit du monde qui était en eux et ils avaient de nombreuses tentations mondaines ». En effet, « aucun de nous ne peut dire : “Non, moi non, pas moi... je suis une personne sainte, propre”. Nous sommes tous tentés par ces choses, nous sommes tentés de détruire l’autre pour monter ». C’est une « tentation mondaine » qui « divise et détruit l’Église », et ce n’est bien entendu pas « l’Esprit de Jésus ».
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Bon dimanche à vous aussi, Ombiace :ciao: :ange:
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Job sur le fumier
  • Couvert d'un haillon et affalé sur le tas de fumier, le vieux Job, dans l'ombre, s'intègre inébranlablement dans l'environnement. Il retourne à la poussière. Ses amis trahissent leur répugnance en remontant leurs amples manteaux. En arrière-plan, Fouquet a reproduit le donjon du château de Vincennes, souhaitant vraisemblablement évoquer la "tour de Force", un des emblèmes de cette vertu cardinale.
Hier est derrière, demain est un mystère, mais aujourd'hui est un cadeau, c'est pour cela qu'on l'appelle présent.
Ombiace
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Re: La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

Message non lu par Ombiace »

Rebonjour, cher Tltp,

Vous avez trouvé les passages qui concernent notre discussion.
Saint Paul, évidemment..

Pour le commentaire de François, j'ajouterais que Marc 9 débute avec la Transfiguration, suivie par l'échec des disciples de guérir l'enfant possédé. -

Deux occasions, donc, dans lesquelles les disciples doivent se sentir tout petits devant Jésus
-La gloire de la Transfiguration
-Le succès de Jésus dans la guérison de l'enfant, alors qu'eux-mêmes ont échoué

Il est parfaitement humain que les disciples se soient laissés aller à se comparer à Jésus, et à se sentir petits en ces occasions

D'où le dialogue sur ceux qui sont plus ou moins grands
Carolus
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Re: La grâce de Marie et celle de Lc 2, 52

Message non lu par Carolus »

Toi le tout petit a écrit : ven. 18 mars 2022, 9:38 Je vous invite à écouter ce chant magnifique :
https://www.youtube.com/watch?v=njYnbGREswU
Merci de proposer ce beau chant. 🙏
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