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Re: Le problème avec l'euthanasie

Publié : jeu. 27 juin 2019, 14:16
par Foxy
zelie a écrit : jeu. 27 juin 2019, 13:38 Un aumonier, qui n'est pas prêtre, peut délivrer un sacrement?
Il peut amener la communion et faire remonter à un prêtre le désir, par exemple, de confession ou d'avoir le Sacrement des malades.

Re: Le problème avec l'euthanasie

Publié : jeu. 27 juin 2019, 15:13
par PaxetBonum
zelie a écrit : jeu. 27 juin 2019, 13:38 Un aumonier, qui n'est pas prêtre, peut délivrer un sacrement?
Non. Seul le prêtre peut administrer les sacrements (sauf rares cas d'urgence pour le baptême).
Les aumôniers sont seulement une petite présence religieuse palliant le manque de prêtre.
Ils sont un lien avec les prêtres pour indiquer les personnes qui auraient le plus besoin d'un prêtre (confession, extrême-onction,…).

Re: Le problème avec l'euthanasie

Publié : jeu. 27 juin 2019, 18:17
par Foxy
PaxetBonum a écrit : jeu. 27 juin 2019, 15:13
zelie a écrit : jeu. 27 juin 2019, 13:38 Un aumonier, qui n'est pas prêtre, peut délivrer un sacrement?
Non. Seul le prêtre peut administrer les sacrements (sauf rares cas d'urgence pour le baptême).
Les aumôniers sont seulement une petite présence religieuse palliant le manque de prêtre.
Ils sont un lien avec les prêtres pour indiquer les personnes qui auraient le plus besoin d'un prêtre (confession, extrême-onction,…).
Il ne faut pas confondre "aumônier" qui peut être un prêtre et les personnes qui font partie de l'aumônerie.

Une aumônerie, est composée d’une équipe (l’équipe d’aumônerie), avec un aumônier en titre, et des membres d’aumônerie. Tous sont complémentaires dans la mission.

Présenté, et nommé par l’évêque diocésain, dont il a reçu une "Lettre de Mission", l’aumônier catholique, est accepté (ou pas) par la direction de l’hôpital. Seule, la "Lettre de Nomination", est à présenter à la direction de l’hôpital. La "Lettre de Mission", n’est pas à montrer à la direction de l’hôpital. Ce n’est pas une pièce administrative, mais le cœur de la mission, confiée par l’évêque du diocèse.

. L’aumônier assure la responsabilité, au sein de l’équipe, devant la direction hospitalière et l’Eglise diocésaine.

. Les Membres de l’Equipe reçoivent mission de leur aumônier, qui lui-même a reçu mission de l’Evêque.

Re: Le problème avec l'euthanasie

Publié : ven. 28 juin 2019, 8:37
par PaxetBonum
Foxy a écrit : jeu. 27 juin 2019, 18:17
Il ne faut pas confondre "aumônier" qui peut être un prêtre et les personnes qui font partie de l'aumônerie.
Vous avez raison, ma réponse est imprécise mais je m'attachais uniquement à l'interrogation de zélie qui parlait expressément des aumôniers non prêtres.

Re: Le problème avec l'euthanasie

Publié : lun. 12 août 2019, 14:55
par Briscard
En France l'euthanasie est unanimement condamnée tant par la loi civile que par l'Église et même très sévèrement sanctionnée par les tribunaux.

Il n'y a donc aucun problème à ma connaissance dans notre pays.

La loi Léonetti est là pour les douloureux cas de fin de vie.

Re: Le problème avec l'euthanasie

Publié : mar. 13 août 2019, 11:57
par Kerniou
Les aumôniers non prêtres peuvent, me semble-t-il, apporter et donner la communion ...
c'est ainsi que j'ai pu recevoir la communion lorsque j'ai été hospitalisée ...

Re: Le problème avec l'euthanasie

Publié : jeu. 31 oct. 2019, 10:00
par zelie
Briscard a écrit : lun. 12 août 2019, 14:55 En France l'euthanasie est unanimement condamnée tant par la loi civile que par l'Église et même très sévèrement sanctionnée par les tribunaux.
Il n'y a donc aucun problème à ma connaissance dans notre pays.
La loi Léonetti est là pour les douloureux cas de fin de vie.
Je me permets de rebondir ici sur l'euthanasie car le fil sur Vincent Lambert est aujourd'hui verrouillé, ce que je conçois.
L'extrait suivant est de l'Abbé Loiseau , de https://misericordedivine.fr/la-vie-nest-plus-sacree/:
Le 11 juillet 2019 Vincent Lambert meurt. Le gouvernement français porte la responsabilité de cette mise à mort, il a fait appel afin que l’arrêt des soins soit ordonné. Nous avons assisté ces derniers mois à un acharnement sans précédent pour décider moralement, judiciairement et médicalement si un homme avait le droit de vivre. Vincent Lambert était un malade lourdement handicapé qui n’était pas dans le coma ni dans un simple état végétatif. Il était dans un état « pauci-relationnel » ne nécessitant pas d’autres soins que celui d’être alimenté et hydraté par sondes.

Pourquoi avoir refusé que Vincent soit transféré dans un établissement spécialisé pour handicapés ? Pourquoi avoir rejeté le jugement de la cour d’appel de Paris qui imposait la reprise des soins ? Pourquoi un pareil acharnement médical, judiciaire et médiatique pour ordonner la mort ?

Pourquoi une telle lâcheté de médecins catholiques et de clercs qui a tous les niveaux décisionnels de cette histoire, selon Maître Triomphe, ont refusé de sauver Vincent Lambert ?

Cette affaire est le reflet de notre société et de la culture de mort qui y règne. La conception actuelle de la vie est utilitaire, superficielle et hédoniste. Que faire d’une vie qui connaît la faiblesse, la dépendance et la souffrance morale ? Que faire d’une vie qui ne peut plus posséder, jouir et triompher ? La société contemporaine veut, seule, définir la dignité de la vie, elle désire ce pouvoir de mort parce qu’elle se croit maîtresse de tout ce qui existe. De la pensée humaine et de sa volonté doit dépendre le monde.

Vincent n’était plus digne de vivre, il méritait la mort et tous ceux qui s’opposent à ce choix ne peuvent être que de dangereux sectaires pour la société ! Cette société de mort est bien en marche, mais elle disparaîtra d’elle-même. Si les martyrs ont été une semence de chrétiens, les euthanasiés seront la semence d’une culture de vie. Nous sommes au début de cette renaissance.

Abbé Fabrice Loiseau
Je trouve cet extrait bien vu, mais j'ai été un peu surprise par la conclusion, car si on applique son raisonnement à l'avortement, qui recouvre finalement les mêmes valeurs d'utilité et d'hédonisme qu'on accorderait ou pas à un enfant futur, on ne peut que constater des chiffres croissants depuis 50 ans... et pas de renaissance à l'horizon malgré le nombre impressionnant de petits martyrs de par le monde depuis un demi-siècle...
Au contraire, j'ai l'impression qu'on n'est pas encore au bout de nos surprises, et que l'euthanasie n'a pas encore dévoilé toutes ses applications déviantes... On n'a pas encore tout vu. Et tout cela s'applique avec soin à ne faire qu'amplifier une culture de mort et de violence de plus en plus insidieuse, voire pointilleuse, comme si la mort avait faim d'autres proies, encore et encore. Car entre un handicapé et un autre, où sera la prochaine limite? Entre un malade du cancer et un malade dépressif, où sera la limite? Ne sont-ils pas aussi malades l'un que l'autre, au fond? Et tout à l'avenant...

Re: Le problème avec l'euthanasie

Publié : dim. 10 nov. 2019, 22:48
par scroll44
zelie a écrit : jeu. 31 oct. 2019, 10:00 ...

Je trouve cet extrait bien vu, mais j'ai été un peu surprise par la conclusion, car si on applique son raisonnement à l'avortement, qui recouvre finalement les mêmes valeurs d'utilité et d'hédonisme qu'on accorderait ou pas à un enfant futur, on ne peut que constater des chiffres croissants depuis 50 ans... et pas de renaissance à l'horizon malgré le nombre impressionnant de petits martyrs de par le monde depuis un demi-siècle...
Au contraire, j'ai l'impression qu'on n'est pas encore au bout de nos surprises, et que l'euthanasie n'a pas encore dévoilé toutes ses applications déviantes... On n'a pas encore tout vu. Et tout cela s'applique avec soin à ne faire qu'amplifier une culture de mort et de violence de plus en plus insidieuse, voire pointilleuse, comme si la mort avait faim d'autres proies, encore et encore. Car entre un handicapé et un autre, où sera la prochaine limite? Entre un malade du cancer et un malade dépressif, où sera la limite? Ne sont-ils pas aussi malades l'un que l'autre, au fond? Et tout à l'avenant...
Je suis d'accord avec vous zelie, on a pas encore tout vu et la libéralisation dans les lois bioéthiques à venir sont la prochaine étape ...

Re: Le problème avec l'euthanasie

Publié : lun. 11 nov. 2019, 12:06
par zelie
Je pense que le bon prêtre que je cite, l'abbé Loiseau, est dans son rôle de prêtre ; nous relever par l'espérance, même si cette espérance, pour toute notre génération, n'appartiendra peut-être qu'au futur. C'est ce point qui est difficile à avaler pour nous, ici et maintenant, même sans ne perdre aucun espoir dans la Providence Divine. Face à l'euthanasie et ses déviances, ou plutôt à la culture de mort et ses conséquences, qui peuvent aller jusqu'à des conflits militaires étendus, je me sens plus dans la position du chrétien sous Dioclétien que du chrétien sous Constantin...
Pour en rester à l'actualité, je sens une dichotomie de plus en plus prégnante entre le christianisme et les choix de société qui sont fait ou encore à faire, mais déjà joués d'avance, comme l'euthanasie. C'est une pression, en quelque sorte, qui va continuer, s'installer tranquillement dans les consciences. Aussi, la conclusion du prêtre m'a laissée un peu sur ma faim en ce sens que j'attendais, après le discours qu'il servait, à beaucoup plus de guidance concrète, au quotidien et dans les actes, que ce qu'il en dit finalement. Quand on se sent brebis un peu perdue, ou bousculée, par sa propre société, et qu'on tombe sur un berger qui le comprend mais qui ne tend pas la main pour guider, dynamiser, organiser, ça laisse sur sa faim...
mais ça témoigne aussi du propre désarroi du prêtre devant ledit choix de société... Ce n'est pas facile d'être prêtre devant une société aussi glissante et aussi peu prompte à reconnaître sa perfidie...

Re: Le problème avec l'euthanasie

Publié : sam. 16 nov. 2019, 1:55
par Cinci
Salut Zélie !

Juste un petit commentaire.
L'abbé Loiseau:

Vincent n’était plus digne de vivre, il méritait la mort et tous ceux qui s’opposent à ce choix ne peuvent être que de dangereux sectaires pour la société ! Cette société de mort est bien en marche, mais elle disparaîtra d’elle-même. Si les martyrs ont été une semence de chrétiens, les euthanasiés seront la semence d’une culture de vie. Nous sommes au début de cette renaissance.
Pour que les euthanasiés soient une "semence de vie" au sens évangélique du terme, il faudrait au moins que les euthanasiés le soient malgré eux et qu'ils s'unissent alors à la croix du Christ, etc. Mais la situation que nous connaissons en est une qui s'apparente plus à un suicide de la part des intéressés. Pourrait-on dire que les suicidés volontaires seraient une semence de vie pour l'avenir ? Je ne pense pas. Et c'est bien ça le drame avec l'assistance médicale à mourir. Il s'agit plutôt d'une semence de mort.

Je précise que je ne parle pas du cas de Vincent Lambert. Non, mais de tous les intéressé(e)s qui réclament ce droit pour eux et leur entourage.

Re: Le problème avec l'euthanasie

Publié : sam. 16 nov. 2019, 1:55
par Cinci
Salut Zélie !

Juste un petit commentaire.
L'abbé Loiseau:

Vincent n’était plus digne de vivre, il méritait la mort et tous ceux qui s’opposent à ce choix ne peuvent être que de dangereux sectaires pour la société ! Cette société de mort est bien en marche, mais elle disparaîtra d’elle-même. Si les martyrs ont été une semence de chrétiens, les euthanasiés seront la semence d’une culture de vie. Nous sommes au début de cette renaissance.
Pour que les euthanasiés soient une "semence de vie" au sens évangélique du terme, il faudrait au moins que les euthanasiés le soient malgré eux et qu'ils s'unissent alors à la croix du Christ, etc. Mais la situation que nous connaissons en est une qui s'apparente plus à un suicide de la part des intéressés. Pourrait-on dire que les suicidés volontaires seraient une semence de vie pour l'avenir ? Je ne pense pas. Et c'est bien ça le drame avec l'assistance médicale à mourir. Il s'agit plutôt d'une semence de mort.

Je précise que je ne parle pas du cas de Vincent Lambert. Non, mais de tous les intéressé(e)s qui réclament ce droit pour eux et leur entourage.

Re: Le problème avec l'euthanasie

Publié : dim. 17 nov. 2019, 10:02
par Levergero
Cinci a écrit : sam. 16 nov. 2019, 1:55
Pourrait-on dire que les suicidés volontaires seraient une semence de vie pour l'avenir ? Je ne pense pas. Et c'est bien ça le drame avec l'assistance médicale à mourir. Il s'agit plutôt d'une semence de mort.

Manifestement, Cinci, vous n'avez jamais dû avoir un très proche en fin de vie souffrir affreusement et être à ses côtés. Sinon, vous n'auriez pas écrit cela. C'est un manque manifeste d'amour...

Re: Le problème avec l'euthanasie

Publié : dim. 17 nov. 2019, 16:31
par scroll44
Levergero a écrit : dim. 17 nov. 2019, 10:02 ...
Manifestement, Cinci, vous n'avez jamais dû avoir un très proche en fin de vie souffrir affreusement et être à ses côtés. Sinon, vous n'auriez pas écrit cela. C'est un manque manifeste d'amour...
C'est de l'amour bien mal placé dont vous parlez. J'ai lu un témoignage d'une femme qui a été très malade et a beaucoup souffert. Ce qui l'a aidée, ce n'est pas les cadeaux, les discours mais l'amour que lui ont donné ces proches pour qu'elle guérisse, cela lui a fait supporter la douleur. Et certainement pas une piqûre pour la tuer.

Re: Le problème avec l'euthanasie

Publié : dim. 08 déc. 2019, 15:37
par Cinci
Oh ! Quand j'ai vu celle-là ...


Luc Ferrandez :

La possibilité d’étendre l’aide médicale à mourir aux gens qui voudraient éviter de devenir un fardeau pour des motifs sociaux ou environnementaux doit faire l’objet d’une discussion, estime l’ancien maire de l’arrondissement montréalais du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez.

[...]

Jusqu’où pouvons-nous étendre le droit à l’autodétermination? Pourrions-nous, pour des raisons environnementales, sociales et économiques,


https://www.journaldemontreal.com/2019/ ... 1#cxrecs_s
Le prototype du bobo gauchiste, "conscientisé", l'ami des végétariens et des cyclistes, le progressiste, le technocrate décideur qui aimerait élargir l'accès au procédure de suicide assisté, pour tous ceux pouvant estimer eux-mêmes devoir n'être que des nuisances ou un poids pour les autres.

et

Ce qui aura fait sortir de ses gonds même une journaliste de droite (eh oui !) et toujours affectée aux seules questions d'ordre purement économiques normalement (fiscalité, entreprises, budget du gouvernement, des particuliers, etc.)

Ici :

Nathalie Elgrably-Levy :

Je n’ai jamais apprécié les politiques de Luc Ferrandez. Il appartient à cette gauche radicale qui se prétend humaniste, mais qui respire la suffisance et use de son pouvoir pour imposer ses délirantes élucubrations à des citoyens captifs. Heureusement, il n’a jamais été qu’une figure marginale de l’arène politique. Mais ses récentes déclarations relativement à l’aide médicale à mourir sont trop pestilentielles pour être ignorées.


D’ailleurs, n’est-il pas ironique d’entendre un chantre de la solidarité et de la compassion qualifier un malade de « fardeau » ? À écouter M. Ferrandez, n’est digne de vivre que celui qui est productif et paye ses impôts. Autrement, c’est l’abattoir ! Pour ce grand philanthrope, la vie se réduit à des considérations bassement matérialistes, à un calcul strictement comptable.

https://www.journaldemontreal.com/2019/ ... leugeniste
On serait loin de Jean Vanier avec Ferrandez en effet.

Claude Béland, notre ancien "grand pontife" du mouvement des coopératives Desjardins (Caisses d'épargnes et de placements) qui vient de mourir récemment, disait peu de temps avant sa disparition, dans une dernière entrevue et lui pour s'en désoler, que nous n'étions plus ni dans une démocratie (si, si, c'est bien ce qu'il disait ; nous ne sommes plus dans une démocratie ni dans une société), mais dans une économie purement et simplement. "L'argent, l'argent, le profit, les chiffres, de l'efficacité, du rendement et ... ", et au diable l'être humain !

Re: Le problème avec l'euthanasie

Publié : dim. 08 déc. 2019, 16:58
par zelie
mais dans une économie purement et simplement. "L'argent, l'argent, le profit, les chiffres, de l'efficacité, du rendement et ... ", et au diable l'être humain !


regarder à partir de 2:18 jusqu'à la fin (3:09).
où il finit par dire que le marché, assoiffé du seul profit, ira jusqu'à marchander la vie même de l'homme, mais avec ses mots à lui, c'est carrément flippant: .... " au bout de la course (du marché et du gain immédiat) la transformation de l'être humain en un objet marchand, lui-même, c'est à dire un clone et un robot de lui-même".

Donc l'euthanasie, tout comme l'avortement, ont de beaux jours devant eux, et croire que pour l'euthanasie, il n'y aura pas d'autre pas en avant, c'est faire l'autruche et ne pas se souvenir que l'avortement, surfe haut depuis cinquante ans...