Re: Le problème avec l'euthanasie
Publié : jeu. 27 juin 2019, 14:16
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Non. Seul le prêtre peut administrer les sacrements (sauf rares cas d'urgence pour le baptême).
Il ne faut pas confondre "aumônier" qui peut être un prêtre et les personnes qui font partie de l'aumônerie.PaxetBonum a écrit : ↑jeu. 27 juin 2019, 15:13Non. Seul le prêtre peut administrer les sacrements (sauf rares cas d'urgence pour le baptême).
Les aumôniers sont seulement une petite présence religieuse palliant le manque de prêtre.
Ils sont un lien avec les prêtres pour indiquer les personnes qui auraient le plus besoin d'un prêtre (confession, extrême-onction,…).
Vous avez raison, ma réponse est imprécise mais je m'attachais uniquement à l'interrogation de zélie qui parlait expressément des aumôniers non prêtres.
Je me permets de rebondir ici sur l'euthanasie car le fil sur Vincent Lambert est aujourd'hui verrouillé, ce que je conçois.Briscard a écrit : ↑lun. 12 août 2019, 14:55 En France l'euthanasie est unanimement condamnée tant par la loi civile que par l'Église et même très sévèrement sanctionnée par les tribunaux.
Il n'y a donc aucun problème à ma connaissance dans notre pays.
La loi Léonetti est là pour les douloureux cas de fin de vie.
Je trouve cet extrait bien vu, mais j'ai été un peu surprise par la conclusion, car si on applique son raisonnement à l'avortement, qui recouvre finalement les mêmes valeurs d'utilité et d'hédonisme qu'on accorderait ou pas à un enfant futur, on ne peut que constater des chiffres croissants depuis 50 ans... et pas de renaissance à l'horizon malgré le nombre impressionnant de petits martyrs de par le monde depuis un demi-siècle...Le 11 juillet 2019 Vincent Lambert meurt. Le gouvernement français porte la responsabilité de cette mise à mort, il a fait appel afin que l’arrêt des soins soit ordonné. Nous avons assisté ces derniers mois à un acharnement sans précédent pour décider moralement, judiciairement et médicalement si un homme avait le droit de vivre. Vincent Lambert était un malade lourdement handicapé qui n’était pas dans le coma ni dans un simple état végétatif. Il était dans un état « pauci-relationnel » ne nécessitant pas d’autres soins que celui d’être alimenté et hydraté par sondes.
Pourquoi avoir refusé que Vincent soit transféré dans un établissement spécialisé pour handicapés ? Pourquoi avoir rejeté le jugement de la cour d’appel de Paris qui imposait la reprise des soins ? Pourquoi un pareil acharnement médical, judiciaire et médiatique pour ordonner la mort ?
Pourquoi une telle lâcheté de médecins catholiques et de clercs qui a tous les niveaux décisionnels de cette histoire, selon Maître Triomphe, ont refusé de sauver Vincent Lambert ?
Cette affaire est le reflet de notre société et de la culture de mort qui y règne. La conception actuelle de la vie est utilitaire, superficielle et hédoniste. Que faire d’une vie qui connaît la faiblesse, la dépendance et la souffrance morale ? Que faire d’une vie qui ne peut plus posséder, jouir et triompher ? La société contemporaine veut, seule, définir la dignité de la vie, elle désire ce pouvoir de mort parce qu’elle se croit maîtresse de tout ce qui existe. De la pensée humaine et de sa volonté doit dépendre le monde.
Vincent n’était plus digne de vivre, il méritait la mort et tous ceux qui s’opposent à ce choix ne peuvent être que de dangereux sectaires pour la société ! Cette société de mort est bien en marche, mais elle disparaîtra d’elle-même. Si les martyrs ont été une semence de chrétiens, les euthanasiés seront la semence d’une culture de vie. Nous sommes au début de cette renaissance.
Abbé Fabrice Loiseau
Je suis d'accord avec vous zelie, on a pas encore tout vu et la libéralisation dans les lois bioéthiques à venir sont la prochaine étape ...zelie a écrit : ↑jeu. 31 oct. 2019, 10:00 ...
Je trouve cet extrait bien vu, mais j'ai été un peu surprise par la conclusion, car si on applique son raisonnement à l'avortement, qui recouvre finalement les mêmes valeurs d'utilité et d'hédonisme qu'on accorderait ou pas à un enfant futur, on ne peut que constater des chiffres croissants depuis 50 ans... et pas de renaissance à l'horizon malgré le nombre impressionnant de petits martyrs de par le monde depuis un demi-siècle...
Au contraire, j'ai l'impression qu'on n'est pas encore au bout de nos surprises, et que l'euthanasie n'a pas encore dévoilé toutes ses applications déviantes... On n'a pas encore tout vu. Et tout cela s'applique avec soin à ne faire qu'amplifier une culture de mort et de violence de plus en plus insidieuse, voire pointilleuse, comme si la mort avait faim d'autres proies, encore et encore. Car entre un handicapé et un autre, où sera la prochaine limite? Entre un malade du cancer et un malade dépressif, où sera la limite? Ne sont-ils pas aussi malades l'un que l'autre, au fond? Et tout à l'avenant...
Pour que les euthanasiés soient une "semence de vie" au sens évangélique du terme, il faudrait au moins que les euthanasiés le soient malgré eux et qu'ils s'unissent alors à la croix du Christ, etc. Mais la situation que nous connaissons en est une qui s'apparente plus à un suicide de la part des intéressés. Pourrait-on dire que les suicidés volontaires seraient une semence de vie pour l'avenir ? Je ne pense pas. Et c'est bien ça le drame avec l'assistance médicale à mourir. Il s'agit plutôt d'une semence de mort.L'abbé Loiseau:
Vincent n’était plus digne de vivre, il méritait la mort et tous ceux qui s’opposent à ce choix ne peuvent être que de dangereux sectaires pour la société ! Cette société de mort est bien en marche, mais elle disparaîtra d’elle-même. Si les martyrs ont été une semence de chrétiens, les euthanasiés seront la semence d’une culture de vie. Nous sommes au début de cette renaissance.
Pour que les euthanasiés soient une "semence de vie" au sens évangélique du terme, il faudrait au moins que les euthanasiés le soient malgré eux et qu'ils s'unissent alors à la croix du Christ, etc. Mais la situation que nous connaissons en est une qui s'apparente plus à un suicide de la part des intéressés. Pourrait-on dire que les suicidés volontaires seraient une semence de vie pour l'avenir ? Je ne pense pas. Et c'est bien ça le drame avec l'assistance médicale à mourir. Il s'agit plutôt d'une semence de mort.L'abbé Loiseau:
Vincent n’était plus digne de vivre, il méritait la mort et tous ceux qui s’opposent à ce choix ne peuvent être que de dangereux sectaires pour la société ! Cette société de mort est bien en marche, mais elle disparaîtra d’elle-même. Si les martyrs ont été une semence de chrétiens, les euthanasiés seront la semence d’une culture de vie. Nous sommes au début de cette renaissance.
C'est de l'amour bien mal placé dont vous parlez. J'ai lu un témoignage d'une femme qui a été très malade et a beaucoup souffert. Ce qui l'a aidée, ce n'est pas les cadeaux, les discours mais l'amour que lui ont donné ces proches pour qu'elle guérisse, cela lui a fait supporter la douleur. Et certainement pas une piqûre pour la tuer.
Le prototype du bobo gauchiste, "conscientisé", l'ami des végétariens et des cyclistes, le progressiste, le technocrate décideur qui aimerait élargir l'accès au procédure de suicide assisté, pour tous ceux pouvant estimer eux-mêmes devoir n'être que des nuisances ou un poids pour les autres.Luc Ferrandez :
La possibilité d’étendre l’aide médicale à mourir aux gens qui voudraient éviter de devenir un fardeau pour des motifs sociaux ou environnementaux doit faire l’objet d’une discussion, estime l’ancien maire de l’arrondissement montréalais du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez.
[...]
Jusqu’où pouvons-nous étendre le droit à l’autodétermination? Pourrions-nous, pour des raisons environnementales, sociales et économiques,
https://www.journaldemontreal.com/2019/ ... 1#cxrecs_s
On serait loin de Jean Vanier avec Ferrandez en effet.Nathalie Elgrably-Levy :
Je n’ai jamais apprécié les politiques de Luc Ferrandez. Il appartient à cette gauche radicale qui se prétend humaniste, mais qui respire la suffisance et use de son pouvoir pour imposer ses délirantes élucubrations à des citoyens captifs. Heureusement, il n’a jamais été qu’une figure marginale de l’arène politique. Mais ses récentes déclarations relativement à l’aide médicale à mourir sont trop pestilentielles pour être ignorées.
D’ailleurs, n’est-il pas ironique d’entendre un chantre de la solidarité et de la compassion qualifier un malade de « fardeau » ? À écouter M. Ferrandez, n’est digne de vivre que celui qui est productif et paye ses impôts. Autrement, c’est l’abattoir ! Pour ce grand philanthrope, la vie se réduit à des considérations bassement matérialistes, à un calcul strictement comptable.
https://www.journaldemontreal.com/2019/ ... leugeniste
mais dans une économie purement et simplement. "L'argent, l'argent, le profit, les chiffres, de l'efficacité, du rendement et ... ", et au diable l'être humain !