La réponse est identique à celle soulevée par la Pologne:
D'abord, toutes sortes de considérations :
Le bras de fer entre la Commission, gardienne des traités européens, et les démocraties illibérales d’Europe de l’Est se poursuit. Ainsi, l’exécutif européen a ouvert ce mercredi une procédure d’infraction – qui pourra aboutir à des sanctions financières – contre la Hongrie, jugeant que sa loi qui vise à avoir la peau de l’Université d’Europe centrale (CEU) créée par le financier américain d’origine hongroise, George Soros, la bête noire des partis autoritaires au pouvoir dans plusieurs anciennes «démocraties populaires», est contraire aux libertés d’établissement et d’enseignement garanties par les traités européens.
Mais le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, assume crânement : il s’est même rendu dans l’après-midi devant le Parlement européen réuni en séance plénière à Bruxelles pour répondre pied à pied au vice-président de la Commission, Frans Timmermans, et aux eurodéputés, comme il l’a déjà fait à plusieurs reprises. «Ne nous condamnez pas parce que nous avons notre propre point de vue», a-t-il lancé.
Autres griefs :
Il n’a guère convaincu les eurodéputés. «Ce que je vois, c’est une version moderne de la Hongrie communiste», a ainsi lancé Guy Verhofstadt, le président du groupe libéral : «Votre protectionnisme économique, votre nationalisme excessif, votre état antilibéral. Votre paranoïa aussi. Vous voyez des ennemis partout en Hongrie. Dans les médias, dans le secteur de l’énergie, dans les ONG, dans le monde académique. Paranoïa. C’est comme si Joseph Staline était de retour.»
Pour autant, il n’est pas question de déclencher l’arme atomique de l’article 7 du traité, qui permet de suspendre certains droits d’un Etat, y compris le droit de vote, s’il viole gravement les valeurs européennes énumérées dans les textes. En effet, il faut réunir l’unanimité du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement (moins la voix de l’Etat concerné) pour le mettre en œuvre, ce qui est aujourd’hui impossible : la Pologne, qui est elle aussi régulièrement critiquée par Bruxelles, s’y opposerait, tout comme, sans doute, la République tchèque voire la Slovaquie…
http://www.liberation.fr/planete/2017/0 ... re_1565584
Mais en fouinant sur Internet, j'ai trouvé ceci :
Officiellement, il fait toujours partie de la famille des conservateurs européens. Ce mercredi 23 septembre avant un conseil européen consacré à la crise des réfugiés, Viktor Orban devrait participer à une réunion du PPE (le parti populaire européen) aux côtés d'Angela Merkel, Mariano Rajoy et Nicolas Sarkozy. Pourtant, le Premier ministre hongrois dérange, y compris dans son propre camp. En cause, les provocations que ce dirigeant ultra-nationaliste ne cesse de lancer.
Lundi 21 septembre, alors qu'il présentait une loi durcissant les dispositions prise à l'encontre des migrants, il a une nouvelle fois tenu un discours qui a fait bondir plusieurs responsables européens. "Ils nous submergent. Ils ne frappent pas à notre porte, ils l'enfoncent sur nous. Nos frontières sont en danger. Notre mode de vie bâti sur le respect de la loi. La Hongrie et toute l'Europe sont en danger", a lancé Viktor Orban qui a rejeté ce mercredi "l'impérialisme moral" que l'Allemagne tente d'imposer.
En mai, avant que la crise n'atteigne son sommet de l'été, le dirigeant populiste avait adressé 8 millions de questionnaires à ses concitoyens pour solliciter leur avis sur le traitement à réserver aux migrants. Il y associait sans détour immigration et menace terroriste. "Etes-vous d’accord avec le fait que les migrants menacent l’existence et l’emploi des Hongrois?", demandait notamment Viktor Orban, lançant de fait une campagne anti-migrants. Celle-ci s'est poursuivi durant l'été avec des décisions qui touchent directement les personnes qui tentent de passer par son pays.
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Des frontières barricadés avec murs et barbelés
Fermer hermétiquement les 175km de frontières qui séparent la Hongrie (donc l'espace Schengen) de la Serbie pour ne plus laisser un seul réfugié pénétrer sur son sol. Telle est l'ambition de Viktor Orban qui a donc décidé d'ériger à la hâte une clôture avec barbelés. A terme, un mur de 4 mètres de haut sera construit. Débutés en juillet, les travaux se sont accélérés en septembre avec la décision du gouvernement de réquisitionner des prisonniers pour participer à la construction qui n'allait pas assez vite à son goût. Le ministre de la Défense a fait les frais de ces retards puisqu'il a été poussé à la démission.
http://www.huffingtonpost.fr/2015/09/23 ... 81676.html
Manipulations d'informations l! Personne à la très sainte et sacrée Union Européenne ne veut que la vérité sur ses deux cas de "rébellion identitaire" soient connus du grand public....Cette manipulation de l'info m'est tout à fait écœurante !!!