Re: Pie XII : du nouveau ?
Publié : ven. 06 mars 2009, 6:15
Il n'est pas outre mesure étonnant que l'on ait ainsi attaqué ainsi Pie XII, et à travers lui toute l'Eglise.
On peut écrire des pages et des pages entières sur les horreurs concentrationnaires. On peut lire des témoignages, regarder des photographies, consulter des documents, pendant des heures et des heures. Je possède encore dans ma bibliothèque des dizaines de livres sur la question...
Un jour où l'autre, on est amené à se demander : quel est le sens de toute cette horreur ?
Et on lit d'autres livres, et l'on obtient toutes sortes de réponses...
Apocalypse 15 :
3 - Ils chantaient le Cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l'Agneau disant : " Grandes et admirables sont vos oeuvres Seigneur, Dieu tout-puissant ! Justes et véritables, sont vos voies, ô Roi des siècles!
4 - Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait votre nom? Car vous seul êtes saint. Et toutes les nations viendront se prosterner devant vous, parce que vos jugements ont éclaté. "
Audience du Pape, le 11 mai 2005 – commentaire sur le texte d'Apocalyse 15, 3, 4 :
« ... l’histoire ne se trouve pas entre les mains de puissances obscures, du hasard ou des seuls choix humains. Sur le déchaînement des énergies malfaisantes que nous voyons, sur l’irruption véhémente de Satan, sur l’apparition de tant de fléaux et de maux, s’élève le Seigneur, arbitre suprême du cours de l’histoire. Il la conduit avec sagesse vers l’aube des nouveaux cieux et de la nouvelle terre, chantés dans la partie finale du livre sous l’image de la nouvelle Jérusalem (cf. Ap 21, 22). »
Apocalypse, 21 :
22 - Je n'y vis point de temple, car le Seigneur Dieu tout-puissant en est le temple, ainsi que l'Agneau.
Des hommes et des femmes, des enfants et des vieillards ont été réduits à ne plus être que des "objets", des "morceaux" exploitables. La population des camps était considérée comme une denrée périssable et recyclable, à défaut elle était définitivement éliminable.
Les nazis ont anéantis des corps humains, mais aussi des visages, des regards. Ils ont aussi cherché à anéantir, à travers l'extermination des Juifs, l'histoire des autres êtres humains, de leurs cultures, de leurs langues, de leurs religions. Ils ont transformé les hommes en autant de fonctions opératrices d’une grande machinerie sanguinolente et absurde. Le tatouage était la marque de cette dégradation : son symbole et son signe.
Apocalypse de saint Jean, au chapitre 13 :
18 - ... Que celui qui a de l'intelligence compte le nombre de la bête; car c'est un nombre d'homme et ce nombre est six cent soixante-six.
Ainsi, le nom de la "bête" c'est un chiffre.
S'il faut parler de l'horreur concentrationnaire, même aux petits enfants, il faut aussi parler de ce qu'est, en réalité, l'horreur concentrationnaire: celle d'hier, celle d'aujourd'hui et celle de demain.
Les camps et les déportés sont la figure réelle de ce que notre monde a été. Ils sont la figure de ce qu'il est appelé à devenir si on accepte sans combattre la déshumanisation radicale des sociétés et des cultures par l'excès de "rationalité" et le grand "tout technologique" que nous impose la "nouvelle civilisation mondiale".
L'auteur du texte suivant est le Cardinal Joseph Ratzinger :
"Aujourd'hui, si la loi universelle de la machine est acceptée, il ne faut pas oublier que ces camps pourraient préfigurer la destinée d'un monde qui adopte leur structure. Les machines qui ont été mises au point imposent la même loi. Selon cette logique, l'homme doit être interprété par un ordinateur et cela n'est possible que s'il est traduit en nombres. La bête est un nombre et transforme en nombres. Toutefois, Dieu a un nom et nous appelle par notre nom. Il est la personne et recherche la personne."
Dans ce contexte, on comprend la rage insensée des adversaires de l'Eglise catholique à vouloir faire croire qu'elle porte une responsabilité dans cette horreur.
Que défendent ceux qui attaquent Pie XII ?
La bête et son chiffre.
Qui sont-ils ?
Rarement les victimes du génocide lui-même.
A titre personnel, je n'ai jamais entendu un Juif dire du mal de Pie XII ou même de l'Eglise sur ce sujet.
N'y aurait-il donc strictement aucune conformité entre le projet délirant d'Adolf Hitler et ce que deviennent actuellement nos sociétés ?
Amicalement.
Virgile.
On peut écrire des pages et des pages entières sur les horreurs concentrationnaires. On peut lire des témoignages, regarder des photographies, consulter des documents, pendant des heures et des heures. Je possède encore dans ma bibliothèque des dizaines de livres sur la question...
Un jour où l'autre, on est amené à se demander : quel est le sens de toute cette horreur ?
Et on lit d'autres livres, et l'on obtient toutes sortes de réponses...
Apocalypse 15 :
3 - Ils chantaient le Cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l'Agneau disant : " Grandes et admirables sont vos oeuvres Seigneur, Dieu tout-puissant ! Justes et véritables, sont vos voies, ô Roi des siècles!
4 - Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait votre nom? Car vous seul êtes saint. Et toutes les nations viendront se prosterner devant vous, parce que vos jugements ont éclaté. "
Audience du Pape, le 11 mai 2005 – commentaire sur le texte d'Apocalyse 15, 3, 4 :
« ... l’histoire ne se trouve pas entre les mains de puissances obscures, du hasard ou des seuls choix humains. Sur le déchaînement des énergies malfaisantes que nous voyons, sur l’irruption véhémente de Satan, sur l’apparition de tant de fléaux et de maux, s’élève le Seigneur, arbitre suprême du cours de l’histoire. Il la conduit avec sagesse vers l’aube des nouveaux cieux et de la nouvelle terre, chantés dans la partie finale du livre sous l’image de la nouvelle Jérusalem (cf. Ap 21, 22). »
Apocalypse, 21 :
22 - Je n'y vis point de temple, car le Seigneur Dieu tout-puissant en est le temple, ainsi que l'Agneau.
Des hommes et des femmes, des enfants et des vieillards ont été réduits à ne plus être que des "objets", des "morceaux" exploitables. La population des camps était considérée comme une denrée périssable et recyclable, à défaut elle était définitivement éliminable.
Les nazis ont anéantis des corps humains, mais aussi des visages, des regards. Ils ont aussi cherché à anéantir, à travers l'extermination des Juifs, l'histoire des autres êtres humains, de leurs cultures, de leurs langues, de leurs religions. Ils ont transformé les hommes en autant de fonctions opératrices d’une grande machinerie sanguinolente et absurde. Le tatouage était la marque de cette dégradation : son symbole et son signe.
Apocalypse de saint Jean, au chapitre 13 :
18 - ... Que celui qui a de l'intelligence compte le nombre de la bête; car c'est un nombre d'homme et ce nombre est six cent soixante-six.
Ainsi, le nom de la "bête" c'est un chiffre.
S'il faut parler de l'horreur concentrationnaire, même aux petits enfants, il faut aussi parler de ce qu'est, en réalité, l'horreur concentrationnaire: celle d'hier, celle d'aujourd'hui et celle de demain.
Les camps et les déportés sont la figure réelle de ce que notre monde a été. Ils sont la figure de ce qu'il est appelé à devenir si on accepte sans combattre la déshumanisation radicale des sociétés et des cultures par l'excès de "rationalité" et le grand "tout technologique" que nous impose la "nouvelle civilisation mondiale".
L'auteur du texte suivant est le Cardinal Joseph Ratzinger :
"Aujourd'hui, si la loi universelle de la machine est acceptée, il ne faut pas oublier que ces camps pourraient préfigurer la destinée d'un monde qui adopte leur structure. Les machines qui ont été mises au point imposent la même loi. Selon cette logique, l'homme doit être interprété par un ordinateur et cela n'est possible que s'il est traduit en nombres. La bête est un nombre et transforme en nombres. Toutefois, Dieu a un nom et nous appelle par notre nom. Il est la personne et recherche la personne."
Dans ce contexte, on comprend la rage insensée des adversaires de l'Eglise catholique à vouloir faire croire qu'elle porte une responsabilité dans cette horreur.
Que défendent ceux qui attaquent Pie XII ?
La bête et son chiffre.
Qui sont-ils ?
Rarement les victimes du génocide lui-même.
A titre personnel, je n'ai jamais entendu un Juif dire du mal de Pie XII ou même de l'Eglise sur ce sujet.
N'y aurait-il donc strictement aucune conformité entre le projet délirant d'Adolf Hitler et ce que deviennent actuellement nos sociétés ?
Amicalement.
Virgile.