Re: Se rapprocher de l'Eglise Catholique
Publié : dim. 26 févr. 2017, 1:24
Je ne sais pas si je vais parvenir à obtenir une réponse claire. En réalité, je serais curieux d'entendre la justification dans un cas comme dans l'autre.
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Merci pour cette précision,Alizée :
Petite précision : n'ayant pas fait ma première communion (car baptisée protestante à l'origine) j'ai fait une demande au catechumenat pour la communion et la confirmation et c'est celle-ci qui a été refusée. Ce n'est pas le prêtre de la paroisse qui a refusé.
source : http://catechisme.free.fr/cat2part4chap09.htm-Qu’est-ce que le mariage civil ?
Le mariage civil n’est autre chose qu’une pure formalité prescrite par la loi pour donner et assurer les effets civils du mariage aux époux et à leurs enfants.
-Suffit-il pour un chrétien de ne faire que le mariage ou un contrat civil ?
Pour un chrétien, il ne suffit pas de ne faire que le contrat civil, parce que ce n’est pas un sacrement ni, par suite, un vrai mariage.
-Entre les chrétiens il ne peut donc y avoir de vrai mariage sans le sacrement ?
Entre les chrétiens il ne peut y avoir de vrai mariage sans le sacrement.
-Dans quelle condition seraient des époux qui vivraient ensemble unis seulement par le mariage civil ?
Des époux qui vivraient ensemble unis seulement par le mariage civil seraient dans un état habituel de péché mortel, et leur union resterait toujours illégitime devant Dieu et l’Eglise.
c) Catholiques unis par le seul mariage civil
82. Le cas de catholiques qui, pour des motifs idéologiques ou pour des raisons pratiques, préfèrent contracter un mariage civil, refusant ou repoussant à plus tard la célébration du mariage religieux, devient de plus en plus fréquent. On ne peut considérer que leur situation soit semblable à celle de ceux qui vivent ensemble sans aucun lien, car il y a au moins un certain engagement dans un état de vie précis et probablement stable, même si, souvent, la perspective d'un éventuel divorce n'est pas étrangère à cette décision. En demandant, de la part de l'Etat, la reconnaissance publique d'un tel lien, ces couples montrent qu'ils sont prêts à en assumer aussi les obligations en même temps que les avantages. Malgré cela, l'Eglise ne peut pas non plus accepter cette situation.
L'action pastorale tendra à faire admettre la nécessaire cohérence entre le choix de vie et la foi que l'on professe, et elle s'efforcera de faire tout ce qui est possible pour amener ces personnes à régulariser leur situation selon les principes chrétiens. Tout en faisant preuve à leur égard d'une grande charité et en les amenant à participer à la vie des diverses communautés, les pasteurs de l'Eglise ne pourront malheureusement pas les admettre aux sacrements.
http://w2.vatican.va/content/john-paul- ... ortio.html
Donc, si je comprend bien, vous allez pouvoir communier régulièrement comme tous les autres catholiques. Je comprend votre joie. Et quel est votre état de vie actuellement? si ce n'est pas trop indiscret? Êtes-vous mariés religieusement? civilement?J'écris au passé, car ce sera du passé dans quelques semaines. Suite aux changements intervenus par le biais d'Amoris Laetitia, mon curé m'a encouragée à faire une nouvelle demande de sacrements. Et cette fois-ci, elle a été acceptée. Je vais donc pouvoir faire ma première communion dans quelques semaines et la confirmation à Pentecôte. C'est une énorme joie pour moi et elle est partagée par ceux qui m'ont accompagnée pendant tout ce temps. Mais même en cas de nouveau refus, je n'aurais pas désespéré. Venez et vous verrez !
On voit que votre question était hautement pertinente. Aussi, c'est bien pourquoi j'attend le retour d'appel de l'archevêché et le témoignage d'Alizee quant à sa propre expérience personnelle entre autres.Par exemple si mon épouse refuse le mariage religieux (un sujet que nous n'avons évoqué que superficiellement car ma foi naissante reste balbutiante), tout simplement parce qu'il n'a pas de valeur à ses yeux, cela pourrait-il porter un coup d'arrêt ou du moins gêner ma participation à la vie de l'Eglise ?
Je me demande ce que vous fumez actuellement cher Cinci !Cinci a écrit : ↑lun. 27 févr. 2017, 4:29 Alizée :
Donc, si je comprend bien, vous allez pouvoir communier régulièrement comme tous les autres catholiques. Je comprend votre joie. Et quel est votre état de vie actuellement? si ce n'est pas trop indiscret? Êtes-vous mariés religieusement? civilement?J'écris au passé, car ce sera du passé dans quelques semaines. Suite aux changements intervenus par le biais d'Amoris Laetitia, mon curé m'a encouragée à faire une nouvelle demande de sacrements. Et cette fois-ci, elle a été acceptée. Je vais donc pouvoir faire ma première communion dans quelques semaines et la confirmation à Pentecôte. C'est une énorme joie pour moi et elle est partagée par ceux qui m'ont accompagnée pendant tout ce temps. Mais même en cas de nouveau refus, je n'aurais pas désespéré. Venez et vous verrez !
Je voulais obtenir une confirmation de ce côté. La situation d'Alizée aurait pu être différente. Je voudrais être sûr que la motivation du refus aura dû tenir à ce seul facteur pour commencer.Axou :
La grande nouvelle qui fait la joie d'Alyzée, c'est justement que bien que mariée CIVILEMENT (son mari ne souhaite pas de mariage religieux), on lui a accordé l'accès à la communion et à la confirmation.
Il faudrait savoir quelle serait la portée d'une décision permettant à tous d'accéder aux sacrements. Axou, es-tu en train de me dire que des évêques ouvrent l'accès à l'Eucharistie pour des concubins? sans la moindre restriction? sans la moindre exigence? Je serais surpris d'apprendre cela.Et si vous m'avez bien suivie dans mon expérience de catéchuménat : dans ma paroisse et celles avoisinantes, les mariés civilement (et les concubins) sont accompagnés au baptème et aux autres sacrements. La question du mariage ne vient pas comme une condition mais comme une proposition qui lorsqu'elle prend effet est l'aboutissement d'un chemin.
Quoi comprendre?78. « Le regard du Christ, dont la lumière éclaire tout homme (cf. Jn 1, 9 ; Gaudium et spes, n. 22), inspire la pastorale de l’Église à l’égard des fidèles qui vivent en concubinage ou qui ont simplement contracté un mariage civil ou encore qui sont des divorcés remariés. Dans la perspective de la pédagogie divine, l’Église se tourne avec amour vers ceux qui participent à sa vie de façon imparfaite : elle invoque avec eux la grâce de la conversion, les encourage à accomplir le bien, à prendre soin l’un de l’autre avec amour et à se mettre au service de la communauté dans laquelle ils vivent et travaillent […]. Quand l’union atteint une stabilité visible à travers un lien public – et qu’elle est caractérisée par une profonde affection, par une responsabilité vis-à-vis des enfants, par la capacité de surmonter les épreuves – elle peut être considérée comme une occasion d’accompagner vers le sacrement du mariage, lorsque cela est possible ».[78]
79. « Face aux situations difficiles et aux familles blessées, il faut toujours rappeler un principe général : ‘‘Les pasteurs doivent savoir que, par amour de la vérité, ils ont l'obligation de bien discerner les diverses situations’’ (Familiaris consortio, n. 84). Le degré de responsabilité n’est pas le même dans tous les cas et il peut exister des facteurs qui limitent la capacité de décision. C’est pourquoi, tout en exprimant clairement la doctrine, il faut éviter des jugements qui ne tiendraient pas compte de la complexité des diverses situations ; il est également nécessaire d’être attentif à la façon dont les personnes vivent et souffrent à cause de leur condition ».[79]
http://w2.vatican.va/content/francesco/ ... titia.html
Je suis en train de dire cher Cinci, comment cela se passe concrètement dans ma paroisse et les paroisses environnantes. Je ne parle pas de ce qui est écrit dans tel ou tel catéchisme, je parle de la pastorale, de ce qui est fait et bien avant Amoris laetitia dans ma région. Les personnes qui se convertissent reçoivent un fort appel du Christ et viennent demander le baptème, ou la confirmation. La plupart vivent en couple non marié religieusement. Il ne leur est rien exigé sur ce plan là. Mais dans les faits, le fait de cheminer dans le parcours du catéchuménat, d'approfondir leur foi, de témoigner de leur foi en amenant parfois leur conjoint à se convertir, amène certains au mariage religieux.Cinci a écrit : ↑mar. 28 févr. 2017, 2:14Il faudrait savoir quelle serait la portée d'une décision permettant à tous d'accéder aux sacrements. Axou, es-tu en train de me dire que des évêques ouvrent l'accès à l'Eucharistie pour des concubins? sans la moindre restriction? sans la moindre exigence? Je serais surpris d'apprendre cela.Et si vous m'avez bien suivie dans mon expérience de catéchuménat : dans ma paroisse et celles avoisinantes, les mariés civilement (et les concubins) sont accompagnés au baptème et aux autres sacrements. La question du mariage ne vient pas comme une condition mais comme une proposition qui lorsqu'elle prend effet est l'aboutissement d'un chemin.
J'aimerais savoir comment les choses se déroulent pour les couples mariés civilement et suite à une réponse positive. N'y a-t-il pas quelques recommandations qui sont faites, auprès des néophytes, les pressant un peu d'y régulariser leur situation? si oui, de quelle façon?
Tu explique comment sur le terrain, dans certains diocèses de ta connaissance, de gens se trouvant dans une situation "irrégulière" auraient pu déjà avoir accès aux divers sacrements : baptême, première communion, confirmation, confession et ... et eucharistie régulière du dimanche, je présume.Je suis en train de dire cher Cinci, comment cela se passe concrètement dans ma paroisse et les paroisses environnantes. Je ne parle pas de ce qui est écrit dans tel ou tel catéchisme, je parle de la pastorale, de ce qui est fait et bien avant Amoris laetitia dans ma région. Les personnes qui se convertissent reçoivent un fort appel du Christ et viennent demander le baptème, ou la confirmation. La plupart vivent en couple non marié religieusement. Il ne leur est rien exigé sur ce plan là. Mais dans les faits, le fait de cheminer dans le parcours du catéchuménat, d'approfondir leur foi, de témoigner de leur foi en amenant parfois leur conjoint à se convertir, amène certains au mariage religieux.
OUICinci a écrit : ↑mar. 28 févr. 2017, 19:22 Salut Axou!
Oui, je crois comprendre ce que tu dis.
Tu explique comment sur le terrain, dans certains diocèses de ta connaissance, de gens se trouvant dans une situation "irrégulière" auraient pu déjà avoir accès aux divers sacrements : baptême, première communion, confirmation, confession et ... et eucharistie régulière du dimanche, je présume.Je suis en train de dire cher Cinci, comment cela se passe concrètement dans ma paroisse et les paroisses environnantes. Je ne parle pas de ce qui est écrit dans tel ou tel catéchisme, je parle de la pastorale, de ce qui est fait et bien avant Amoris laetitia dans ma région. Les personnes qui se convertissent reçoivent un fort appel du Christ et viennent demander le baptème, ou la confirmation. La plupart vivent en couple non marié religieusement. Il ne leur est rien exigé sur ce plan là. Mais dans les faits, le fait de cheminer dans le parcours du catéchuménat, d'approfondir leur foi, de témoigner de leur foi en amenant parfois leur conjoint à se convertir, amène certains au mariage religieux.
Tu me dis que tu connaîtrais des cas réels où par exemple un couple de conjoints de fait (union libre) aura pu réaliser tout ce parcours, pour ensuite se confesser et communier. Sans que rien m'aura pu être modifié dans leur état de vie. Tout cela : avant même les interventions du pape François.
Cela, je ne le sais pas. Mais il est évident qu'il y a un décalage entre la pastorale et le catéchisme depuis longtemps parce que certaines positions de l'Eglise ne sont plus tenables pastoralement : les Eglises d'occident doivent adopter de nouvelles attitudes et modes de pensée dans un monde qui n'est plus chrétien mais post-chrétien. (voir paien). Et un monde ou les personnes qui se convertissent suivent un chemin spirituel très personnel, ne sont pas formatées religieusement et ne vont plus se laisser formater.