AVE MARIA
Bonjour,
Capitalisme et libéralisme? Ce serait comparer un système, uniquement organique, à une idéologie? En principe, il y a un seul capitalisme, certes multiformes, tandis qu'il y a beaucoup d'idéologies, dont la mixture fait les salades politiques... C'est bien connu, trop connu. Question idéologie, ce qui est qualifié de "libéral" l'est après coup. C'est là qu'est le danger et le risque des attitudes idéologiques... Mais, et c'est le cas de TOUTES les idéologies, celles-ci ne peuvent s'attribuer personnellement des héritages de qualités existantes par nature dans la Création de Dieu. Les singes voient les fruits et se servent. Tandis que combien de fois des hommes ont cultivé leurs aigreurs et leur projets de vangeance devant des montagnes de produits invendus et inaccessibles pour eux, à plus forte raison quand ce sont des produits de base!
Les "menus" idéologiques, puis politiques sont en surnombre. Tous s'intitulent les meilleurs. Je reste toujours assez stupéfait de voir les trésors d'ingéniosité, voire de culture, mis en œuvre pour édifier une "philosophie" parfaite pour une "politique" parfaite. Vanitas vanitatem et omnia vanitas. Vanité, des vanités tout est vanité.
Les philosophes des "Lumières" avaient une langue française parfaite, une culture raffinée sans égale, ils étaient "éblouissants", tellement éblouissants qu'innombrables furent ceux qui devinrent aveugles pour les avoir suivis... Et quel a été l'effet de leurs idées exquises, dont une majorité des idées germèrent d'ailleurs en Angleterre à partir de la fin du XVIIème et tout le XVIIIème siècle? En résumé, cela déboucha dans l'histoire, surtout celle du XXème siècle sur: la lutte des classes et le système de ceux qui croyèrent en la supériorité de la race Ensemble, ils mirent vraiment à mal une bonne moitié de la planète. Cette combinatoire de totalitarismes, réduisit en cendre dans un flot de sang une grande partie du monde et ce, financés par les MÊMES banquiers du monde anglo-saxon (1). Ce qui arrive aujourd'hui, c'est donc la financiarisation "triomphante" du monde entier (ce qui a dû culminer tout à la fin du XXème siècle par l'hégémonie "absolue" des États-Unis) et ceci, avec "l'habit de la démocratie", la démocratie des banquiers cela s'entend, imposée au monde entier. Ce serait le dernier avatar en date trouvé par l'agressivité humaine.
Voici, une fois de plus, l'agressivité réélaborée en un "système très supérieur", c'est l'individualisme commercial qui pullule de partout et prétend règner sans partage se déclarant évidemment comme étant le flambeau de l'Olympe de la liberté. Ironie admirable, c'est le bras exécutif de ce système mondialiste (les États-Unis, historiquement après l'Angleterre, mais les deux marchent toujours ensemble) qui déclenche une guerre terrible des plus dangereuse à terme sur un mensonge dont nous n'avons encore pas mesuré la portée... Voici ce qu'est l'histoire et l'actualité des hommes qui, sur influence des philosophies "humanistes" des "lumières se déclarent cause d'eux mêmes et ont chassé Dieu. Je le répète, chassez Dieu, et tôt ou tard, vous chasserez l'homme.
L'actualité nous montre, depuis, au moins l'été passé, une idéologie (une de plus) qui est en train de montrer "sa vérité"... La bulle financière sur laquelle vivent la Grande Bretagne et les États-Unis et tout l'ensemble planétaire qui va avec, est en train, à partir de 2007, de se dégonfler dans un bruit récurrent de borborygmes, mais intestinaux cette fois... et nous apercevons notre maître sur son véritable trône... Et je ne peux m'empêcher de répéter ici ce pastiche de Victor Hugo: "La faillite géante à la face éffarée, qui, pâle, épouvantant les plus fiers financiers, change subitement la monnaie en diarrhée...."
(1) c'est bien le même monde financiers surtout anglo-saxon qui fourbit les dictatures "modernes". Je ne mit pas bien l'anglais, mais les commentaires sur ce lien sont en français. Je sais par ailleurs que le professeur américain Guido Preparata est un très bon enquêteur en économie, il est d'ailleurs un bien meilleurs historien qu'écnomiste. C'est je crois un historien de l'économie. Voir:
http://lesogres.info/article.php3?id_article=3404
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Après tout, s'agissant de capitalisme, au risque d'être un peu long, voici l'intervention que j'ai faite fin août dernier dans le cadre du congrès international annuel des Pèlerins de saint Michel au Québec-Canada. Ceux qui trouveraient l'interventinon un peu longue pour un forum peuvent, s'ils le veulent, commencer à la lire à partir du sous-tire: ----> Quel est l'État du Capitalisme dans le Monde Actuel? flèché pour la circonstance.
Précision, depuis 2007, en particulier août et septembre, l'évolution de la crise financière due aux disfonctionnements du financement du marché de l'immobilier aux États-Unis n'a fait que se prolonger et faire tache d'huile, révélant l'ampleur et l'intensité de la fausseté inhérente de notre système financier et le risque de contamination de l'écnomie normale par les toxines financières à hautes doses que de très nombreuses banques ont cultivées. Ne pas se méprendre, les injections monétaires massives des banques centrales de monnaie crée à partir du néant (les banques centrales peuvent créer de la monnaie à l'infini sans contrepartie!) est décidée par les directions des banques centarles. Mais ce qu'on ne dit pas c'est que les banques centrales sont, au final, des émanations des banques commerciales qui sont celles qui, en réalité, tirent les ficelles. C'est flagrant aux États-Unis. Les banques commerciales "en se sauvant" via les banques centrales, sauvent ainsi nombre de spéculateurs nocifs qui contaminent les circuits du crédit (déjà très injustes!) pour les entreprises productrices lesquelles ne relèvent pas de ces pratiques financières frelatées et délétères qui, une fois de plus, conduisent au désastre (je souhaite me tromper).
Renaud
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Intervention de Renaud
durant la semaine d’Études du Crédit-Social (25 au 31 août 2007) dans le cadre du :
- CONGRÈS INTERNATIONAL PÈLERINS DE SAINT MICHEL -
à Rougemont, Québec, Canada, les 1, 2 et 3 septembre 2007
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« LA BATAILLE FINALE DE LA CHRÉTIENTÉ SE FERA AUTOUR DU PROBLÈME DE L’ARGENT, ET TANT QUE CELA NE SERA PAS RÉSOLU, IL NE POURRA Y AVOIR APPLICATION UNIVERSELLE DU CHRISTIANISME » (Honoré de Balzac)
En mai dernier, à peine élu après une longue campagne électorale-marathon, et juste avant de prendre ses fonctions, le nouveau président français, Nicolas Sarkozy, vint en Méditerranée dans les parages de l'île de Malte y effectuer une courte croisière de repos à l'invitation d'un de ses gands amis parmi les richissimes présidents-directeurs-généraux d'un des plus grands groupes économiques français et possédant un yatch privé de grand luxe de 60 mètres de long.
Très peu de jours après, exactement dans ce même secteur maritime, la Marine militaire française y a repêché 18 corps sans vie. Ces 18 noyés étaient, à l'évidence, des émigrés clandestins Africains, partis dans une embarcation-passoire, comme toutes les autres. Ils tentaient d'atteindre les côtes du Sud de l'Europe. Ils étaient peut-être davantage que 18 à bord et n'ont pu être identifiés, d'ailleurs on a pas retrouvé de papiers sur eux. Ils n'urent même pas l'opportunité du sort des naufragés de l'Île des Naufragés de Louis EVEN. Leurs dépouilles furent amenées et inhumées à Toulon; mais c'était déjà des "dépouillés" bien avant leur terrible naufrage. Une messe fut célébrée pour eux par Monseigneur Rey, évêque de Toulon-Fréjus.
Ils ne se passe pas une semaine sans qu'il y ait de pareils drames dans ces zones maritimes. Idem dans le détroit de Gibraltar. Idem dans l'Atlantique entre les îles Canaries et le Maroc.
Loin de moi l'idée d'utiliser ces faits contre quelqu'un, ou qui que ce soit. Personne n'y est directement pour quelque chose dans ce drame devenu banal. Simplement, je trouve que cette quasi synchronicité: croisière luxueuse avec personnalités "prestigieuses" et une tragédie anonyme révélée seulement par des corps de noyés, flottant au même endroit et presque dans la même semaine, révèle ici la RÉALITÉ la plus cruelle de notre époque. Tous les acteurs sont ici réunis dans le même espace-temps. Dans des conditions de vie. Et même de mort. Toutes conditions d'existence opposées à 180 degrés!
Or n'oublions jamais la signification de l'Île des Naufragés. Cette île et ses habitants, c'est notre famille, c'est notre région ou notre province, c'est notre pays, c'est notre continent, c'est notre planète. Ces familles, ces régions et provinces, ces pays, ces cinq continents, cette Terre, s'appellent tous aussi: François le charpentier de métier, Paul le cultivateur, Jacques l'éleveur, Henri l'agronome, Thomas le prospecteur minéralogiste. Ils sont cinq comme les cinq continents sur l'île du monde AUX PRISES AVEC LES FAISEURS D'ARGENT! Nous créditistes qui avons compris pour l'essentiel comment fonctionne notre système d'argent, nous devons imiter ceux de l'Île des Naufragés, nous organiser comme eux, envoyer promener nos sangsues et nos vampires des finances et enfin vivre sainement, premier rapprochement vers la sainteté, sous la Loi de Dieu.
L'augmentation des milliardaires est une chose très réelle aujourd'hui, quoique infime en nombre, donc sans portée réelle. Nous ne sommes pas contre la richesse en soi, bien au contraire. Mais si la richesse est possible et souhaitable pour les plus nombreux, elle est INCOMPATIBLE avec les écarts qui vont se creusant à vu d'œil entre les riches et les pauvres ici bas. Cette situation est un crachat de mépris à la figure de ceux qui non seulement ont été pillés et sont toujours pillés, mais qui n'ont d'autre solution que de chercher à se réfugier chez leur voleurs. Il n'y a pas d'autres endroits où aller pour eux!
À cette échelle, l'Afrique, qui est le continent distinct le plus proche de l'Europe, est un DÉMENTI cinglant et complet à la mondialisation ou globalisation qu'on nous monte au pinacle quotidiennement sous un discours libéral insupportable à entendre. Hélas des chrétiens tiennent fréquemment ce discours libéral! Si nous prenons l'image invraisemblable d'un cataclysme qui engloutirait tout le continent Africain sous les flots de l'océan en une nuit, et bien le PIB (Produit Intérieur Brut) de l'économie mondiale pâtirait très peu de ce cataclysme. En 3 ou 4 mois, les quelques tous petits % du produit brut de l'économie mondiale disparus dans le cataclysme seraient vite rattrapés. Seul se ferait sentir la perte de matières premières en provenance d'Afrique (dont le pétrole).
Cet exemple, cruel de dérision, met pourtant en relief l' EXACTE RÉALITÉ. Cette réalité lugubre de l'économie globale contemporaine qui est on ne peut plus sélective et impitoyable. Seule, à présent, les matières premières tel que le pétrole "intéresse" l'économie mondiale, pas les peuples. C'est honteux.
Ce qui intéresse le moins l'homme, c'est l'homme! Chassez Dieu de cette planète, et tôt ou tard, vous y chasserez l'homme. C'est ce qui se déroule sous nos yeux!
Ce dur panorama RÉEL étant bien rappelé, les tenants du Crédit Social que nous sommes tous ici, grâce aux expérimentations irremplaçables du major DOUGLAS, pérennisées définitivement par Louis EVEN, nous savons bien que la richesse qui est produite dans les pays du monde entier est une richesse produite en un pourcentage croissant grâce aux progrès incessants des techniques traditionnelles et modernes, en particulier, de l'automatisation. Donc une production avec moins d'hommes mais POUR les hommes, sans exception. Sinon pour qui alors ??
Or, il est patent que seulement une partie des hommes bénéficient de cette richesse faite par ce progrès incessant. Donc, pour les autres hommes: et bien c'est NON ! Pourtant tous les hommes, à un degré ou à un autre, produisent cette richesse dans les espaces qu'ils occupent. Comme l'aurait dit Monsieur de la Palisse, cette production qu'ils ont faite n'existerait pas sans eux. Ces producteurs ont, par définition, un droit naturel d'accès à cette production, à leur production. C'est le maillon financier qui fait défaut et qui empêche toute équité et toute facilité dans la distribution des biens. Est-ce si difficile à comprendre?
Donc, pour bien situer dans quel cadre économique et financier actuel l'ancrage du CRÉDIT-SOCIAL devrait s'effectuer, pour la Justice naturelle, au sein même de toutes les sociétés du monde, chacune de ces sociétés ayant leurs particularités et leurs génies propres, c'est cette particularité et ce génie que le CRÉDIT-SOCIAL ne ferait que cultiver pour la créativité et le bénéfice de tous sur des plans fondamentaux de l'existence.
Mais, pour garder une idée claire et lucide de ce qui EST, et ce qu' IL Y A dans notre monde contemporain, il nous faut donc poser la question préalable:
----> QUEL EST L' ÉTAT DU CAPITALISME DANS LE MONDE ACTUEL ?
Aujourd'hui, il y a dans le monde 300 millions d'actionnaires. La planète compte quelques 6,5 milliards d'habitants, ce qui fait qu'il s'y trouve 1 actionnaire sur 21 habitants de la planète Terre.
Ces 300 millions d'actionnaires se répartissent en trois groupes, comme suit:
1--->150 millions d'actionnaires sont des citoyens Américains, soit la moitié des citoyens des États-Unis qui, aujourd'hui, comptent exactement 300 millions d'habitants, donc 50% des actionnaires sont des citoyens des États-Unis (soit 1 américain sur 2).
2---> 75 millions d'autres actionnaires sont des citoyens des autres pays riches en dehors des États-Unis: Canada, Japon, Europe, Corée du Sud, Taïwan, Émirats du Golfe Persique, Australie, Nouvelle-Zélande, etc, sont aussi des actionnaires, donc 25% des actionnaires sont des citoyens des pays riches (sauf États-Unis)
3---> 75 autres millions d'actionnaires, se répartissent parmi les citoyens de tous les autres pays de la planète hormis les États-Unis, l'Europe et quelques autres pays riches d'Asie et du Golfe Persique, ils sont eux aussi 25% d'actionnaires.
Il y a dans le monde environ 100 à 200 000 gestionnaires d'actifs pour environ 20 000 sociétés cotées en bourse. Prenons l'exemple français (il est tout aussi représentatif que tout les autres exemples d'actionnariat). La place financière de Paris est appelée: CAC-40, ce sont les 40 sociétés et groupes les plus importants et déterminants. À eux 40, ils sont le "centre de gravité" de la place financière française. En mars 2007, la bourse de Paris, affichait dans l'un des deux principaux quotidiens économiques français "La Tribune" ce qui suit: "Le CAC-40 frôle en 2006 les 100 milliards d'euros de profit" (soit quelques 142 milliards de dollars canadiens).
Citons rapidement 2 exemples représentatifs du CAC-40 pour bien situer les faits CONCRETS qui nous occupent:
Par exemple, le groupe Total, qui est la principale compagnie pétrolière française, cumule en juillet 2007 une capitalisation boursière de 140 milliards d'euros, elle a fait un bénéfice net de 12 milliards d'euros déclarés en 2006, 2007 devrait y ressembler.
La Société Générale, banque française qui, en Europe, a le meilleur taux de profits de toutes les banques européennes, affiche: 22,6 milliards d'euros de bénéfices pour un résultat net de 5,2 milliards d'euros en 2007, cette banque a beaucoup investi dans des pays comme l'Algérie, la Russie, la Roumanie (et d'autres pays encore).
---> Tous les groupes et toutes les Sociétés du CAC-40 affichent jusqu'au printemps 2007 des résultats de cette nature.
Nous savons qu'aujourd'hui la richesse des États du monde entier (soit le PIB du monde) est estimé à 43 000 milliards de dollars US (on dit aussi 43 téradollars, 1 téradollar = 1 000 milliards de dollars). Et bien il faut savoir que la richesse des marchés financiers est 23 FOIS PLUS IMPORTANTE! Et c'est cette "richesse des marchés financiers" qui DÉTERMINE la "marche du monde" Elle "détermine, pour le malheur du monde", l'insécurité matérielle, puis morale, de l'ensemble des États et des peuples. Là est la pieuvre.
Je résume encore ceci, car cela paraît indispensable pour bien voir LA RÉALITÉ:
Les grands investisseurs sont des investisseurs institutionnels qui imposent les nouvelles "normes" dans la façon de diriger les entreprises. Ces normes imposent à la valeur actionnariale un taux de rentabilité financière de 15%, alors que la croissance mondiale tourne, en moyenne, autour de 5% seulement... Il y a là un problème INSURMONTABLE, analogue à celui de rembourser davantage d'argent à la banque que celle-ci en a émis.
Donc, ces nouvelles normes imposées par les investisseurs institutionnels pour diriger les entreprises reportent les risques D' ABORD sur l'ensemble du salariat en mettant en œuvre la flexibilité imposée par les politiques libérales et hyper-libérales adoptées par les gouvernements qui trompent ainsi tout le monde par leur mutisme sur ce sujet. Les gouvernements sont "tenus" par le monde bancaire et financier comme on le voit bien dessiné sur un tract célèbre de Vers-Demain: "Gouvernements, fouettez donc le banquier au lieu de fouetter le peuple!". Ainsi en va-t-il des délocalisations d'entreprises dans les pays à bas salaires et à capacités technologiques. L'on fait ici exactement le contraire de ce qui fut demandé avec insistance par Maurice Allais prix Nobel d'économie (1988).
Vous voyez ici la tromperie manifeste. Le tissus social productif des pays et leurs peuples qui avait mis des générations à se former est progressivement sapé et bradé au gré des appétits des "carnassiers" économiques, à présent tous lâchés dans la nature... et qui dévorent les "herbivores" productifs. Telle est la régression qui nous frappe.
Les ententes de l'oligopole bancaire à prédominance américaine dominent le marché mondial des produits financiers DÉRIVÉS. Dans ces marchés "dérivés", l'on y échange des taux d'intérêts variables contre des taux fixes. C'est ce type de marché (dit marché SWAP, ou marché entre banques qui signifie: spéculation entre banques sur les taux d'intérêts) qui représentait en 2002: 170 000 milliards de dollars (ou 170 téradollars). C'est ce marché qui fixe les taux directeurs. Une banque comme J. P. Morgan Chase and Co détient 25% du marché "SWAP". Ce sont les acteurs de cette taille qui dirigent de facto l'économie mondiale. Ainsi, PLUS AUCUNE BANQUE CENTRALE N' A DE POUVOIR SUR LES BANQUES PRIVÉES. Désormais toutes les banques se sont affranchies de la tutelle des États.
Ce système est une bombe à retardement, tout le monde le pressent. Mais ce système en est arrivé à une plasticité telle, que ça peut aussi être, peu à peu, un agent de dissolution dans un temps suffisamment long pour ainsi décourager les tentatives de s'y opposer vraiment. Le capitalisme de 1929 était cassant comme du verre. Celui d'aujourd'hui paraît être en caoutchouc. Il est donc d'une plasticité à toute épreuve (?). Jusqu'à plus ample informé, dans la mesure où les "états-majors mondialistes" s'entendent, ce type de capitalisme ne peut s'écrouler directement.
Cependant, si le dollar continue de descendre, quelle vont être les nouvelles "réactions" des États-Unis où les prêts hypothécaires sont en pleine débacle? Coincés qu'ils sont déjà en divers points chauds de la planète? Les "états-majors mondialistes" vont-ils continuer à s'entendre si bien? Les très fortes turbulences boursières (qui ont lieu dans la même semaine que la rédaction de ces lignes (29, 30 juillet 2007) dues aux énormes risques bancaires dans l'immobilier américain peuvent être des signes avant coureurs d'effets dévastateurs à travers le monde. Autant d'incertitudes!!
ICI, ON EST DONC LOIN, TRÈS LOIN DE LA DOCTRINE SOCIALE DE L' ÉGLISE !
On pourrait espérer, et ce serait très logique, que les tenants de ce système financier mondial mensonger, voleur et criminel finissent par se diviser à la faveur de la nature même de ce système faux. Ainsi les forces négatives se détruiraient et s'anihileraient les unes contre les autres, car les conjurations de voleurs et de criminels ne tiennent jamais jusqu'au bout. Il y en a toujours un ou plusieurs qui veulent remporter tout le magot. Là est leur faiblesse. On se trouverait alors dans la position des policiers, voyant les malfaiteurs qu'ils pourchassent s'entre-tuer, faisant ainsi leur travail, pour leur plus grand soulagement et celui des plus nombreux! Mais les risques sont pour tout le monde...
Donc, dans ce système frelaté, complètement artificiel, où règne l'exclusion, l'intérêt de chacun des partenaires impliqués doit absolument "s'emboîter", sans écart, avec les intérêts de ses autres partenaires, sous peine de drame. Un écart, malgré la vigilance bancaire omniprésente, pourrait entraîner un effet de domino calamiteux. Et ceci, alors que 3/4 des hommes sont exclus de ce système pervers et en sont les victimes car tout contrôle leur échappe!.. Soit ils sont exclus pour avoir été auparavant dans ce système et en sont "tombés" (exemple: l'Argentine). Soit ils sont exclus pour ne jamais pouvoir y entrer (exemple: 95% des l'Africains)...
Qu'attendent ces 3 hommes sur 4 (au moins) exclus et encore plus urgent qu'attendent ces 20 non actionnaires sur 21 qui sont en réalité 20 ACTIONNAIRES QUI S'IGNORENT? Qu'attendent-ils pour devenir autant de contrôleurs de leur propre monnaie? Et bien c'est nous qu'ils attendent! Louis EVEN et les fondateurs du Crédit Social, tous ceux qui leur ont emboîté le pas, ne font que cela depuis les années 30.
Ce sont là les aléas angoissants d'un capitalisme financier à présent complètement globalisé, en temps réel, depuis environ une quinzaine d'années, vicié littéralement par le système financier planétarisé où "Al Capone" fait SA loi! Et pas la nôtre! Et encore moins celle de Dieu!
Nous avons vu que 1 homme sur 21 au moins, vit convenablement en étant actionnaire, car les actions qu'il détient participent à ses revenus (soit partiellement, soit en totalité, ce qui est plus rare). Donc le verrou qui doit sauter, ce n'est pas la Nation comme l'a souhaité un banquier Rothchild, c'est cette combinaison mortifère: États-banques (ou banques-États, comme on voudra).
La symbiose actuelle: banques-États, est la machine la pire que doivent supporter les producteurs! Car, dit en résumé, dans cette "machine", le "législatif" est mis au service des intérêts financiers par cette combinaison bancaire et étatique qui se joue de la politique. Par exemple, la législation de l'Europe est élaborée pour que les sociétés civiles productrices doivent s'endetter OBLIGATOIREMENT auprès des banques commerciales privées à actionnaires. Le mot: obligatoirement ne figure pas dans les textes, mais c'est une obligation non dite à comprendre, bien sûr, par défaut et à nos frais... Et que nos impôts servent à rembourser!... Le piège fonctionne ainsi.
Les contribuables (tout spécialement en France) servent à enrichir les actionnaires par le biais des très cruelles lois fiscales françaises (incluant celles de l' "Europe").
Je rappelle l'article 104 du traité de Maastricht:
— "Il est interdit à la Banque Centrale Européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommés "banque centrales nationales" d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou aux organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publiques des États membres; l'acquisition directe des instruments de leurs dettes, auprès d'eux par la Banque Centrale Européenne ou les banques centrales nationales, est également interdite." —
Donc, obligation, mais obligation NON DITE (car c'est un piège!) de passer par les places financières internationales qui sont, par définition des place financières privées...
Voici un exemple très concret et parlant:
La charge annuelle de la dette française atteint actuellement 43 milliards d'euros en remboursements d'intérêts, ce qui représente (chiffres pris sur le très sérieux blog d'Étienne Chouard):
--> 117 millions d'euros par jour (OUI, PAR JOUR) que nous payons aux déjà plus riches.
ou--> 240 avions de ligne gros porteur airbus A340
ou--> 3 porte-avions nucléaires comme le très récent "Charles-de-Gaulle"
ou--> 100 parmi les plus belles villas sur la Côte d'Azur
ou--> l'isolation de plus de 4 millions de logements (devis moyen de 10 000 euros par foyer) vous voyez tout de suite les économies d'énergie que cela représenterait!
ou--> enfin un salaire net de 18 000 euros par ans (salaire médian en France) à 2 380 000 personnes...
Tiens! Comme c'est bizarre! C'est à peu près, en France, le nombre de chômeurs officiels...
On peut donc dire que le modèle actuel de l'actionnariat, s'il fonctionne normalement en mode INTERNE, ne fonctionne pas du tout en mode EXTERNE. Ce qui veut dire exactement que les 20 personnes non actionnaires sur 21 habitants (ou 94%) de la planète paient 80% de tous ces frais bancaires, ici 43 milliards d'euros rien qu'en France et qui représentent tout ce qui vient d'être énuméré à l'instant.
En terminant, je vais vous donner un conseil pratique de démarche très concrète à faire pour faire percer dans le public l'idée du CRÉDIT SOCIAL, j'y reviens tout de suite.
Le constat est facile, les faits parlent d'eux-mêmes. Les profits généraux de tous les actionnaires dans le monde, fonctionnent à l'intérieur de l'actionnariat d'entreprise, mais ne fonctionne pas à l'extérieur du même actionnariat d'entreprise. À l'extérieur de l'entreprise qu'y voit-on donc? Et bien le résultat économique et social, c'est à dire globalement un océan d'exploitation, de sueur, de sang, d'exclusion, d'incompréhensions, de guerres, de violences silencieuses, puis sanglantes, etc, avec, par dessus le marché (le "marché"! C'est le cas de le dire!), pour protéger tout cela il y a même une "police-garde-chiourme" mondiale, nommée: armée américaine, et une "étude-de-notaire" nommée: Europe de Bruxelles, s'occupant pudiquement du prétendu droit...
Mais au faite, puisque 1 actionnaire sur 21 personnes vit normalement, pourquoi les 20 qui restent ne peuvent-ils pas accéder à la même aisance, par un système analogue d'actionnariat étendu à toute la société, prenant en compte l'héritage des inventions cumulées dans le temps, et passées au domaine publique, plus la créativité des générations actuelles Va-t-on longtemps nous lanterner?
Si nous pouvions quantifier les efforts au travail fait par ces 20 autres actionnaires qui s'ignorent, qui ne font pas partie des "actionnaires répertoriés", MAIS QUI SONT CRÉATEURS DE RICHESSES et tout ce qu'ils endurent pour finalement végéter, nous ne croirions pas les chiffres prouvant l'iniquité, la violence latente, puis déclarée! Mais d'ailleurs, pourquoi donc prouver une situation qui parle d'elle même quand on connaît un minimum ses mécanismes? Surtout quand on sait que la richesse d'un pays est en rapport direct avec la science appliquée. L'argent créé doit être le reflet comptable EXACT (comme le reflet dans un miroir ni plus ni moins) de la science appliquée. Si on ne le fait pas, il y a fraude. Et puisqu'il y a fraude, se taire est une faute. Un péché de complicité.
Quoiqu'il arrive, gardons notre référence incontournable à Louis EVEN. Lui qui nous démontre si bien, lorsqu'il définit le capital et l'actionnariat, que le capitalisme a été entièrement vicié par le système financier.
Voici un petit condensé que j'ai fait de ce qu'écrit Louis EVEN qu'on trouve dans: "Sous le Signe de l'Abondance", page 82 et suivantes:
"La propriété, même privée a une fonction sociale a remplir. Et elle la remplit de fait. La propriété d'un bien confère au propriétaire une sorte de gérance de son bien en fonction du bien commun. Ainsi tous les développements à partir des biens de la nature et leurs forces, telle l'hydroélectricité, etc, tout l'héritage scientifique qui est comme les fondations sur lesquelles on peut bâtir sans cesse et mieux, participent dans les faits au bien commun. Il y a l'association et l'organisation sociale de fait dont la structure facilite d'autant les capacités de production générales, production qui resterait embryonnaire si chacun travaillait dans son coin, sans aucun lien entre les parties. Ainsi, chacun a bien un droit à un retour minimum de la dimension collective de la production générale".
Et Louis EVEN ajoute textuellement:
"C'est ce minimum de titre à la production de leur pays, assuré à tous et à chacun des citoyens que l'école créditiste appelle le dividende national. Dividende parce qu'il ne représente pas un salaire, la récompense d'un travail personnel, mais le droit de l'héritier, le droit du citoyen au revenu d'un capital commun, le droit à l'existence qu'une société bien organisée doit garantir à chacun de ses membres du seul fait de sa naissance."
Ainsi, il y a donc deux sortes d'actionnaires, alors qu'actuellement, on ne nomme qu'une sorte d'actionnaire, ceux des entreprises. Pourtant, bien que leur nature diffère par leur origine, l'une privée, l'autre publique, ces deux natures d'actionnaires appartiennent à un même tronc, celui de la société toute entière, et qui existe dans les faits. Ces deux sortes d'actionnaires (qui peuvent aussi être les mêmes personnes), ne sont nullement contradictoires, voire antagonistes telle que la lutte des classes a voulu, mensongèrement, nous le faire croire, engendrant l'un des plus longs et sanglants mensonges politiques de l'histoire. Mais aussi, tel que veulent toujours nous le faire croire les libéraux, dont les militants sont, en cela, aussi mortellement dialecticiens que leurs pseudo-adversaires socialo-communistes. Les libéraux cherchent à nous persuader que l'actionnariat d'entreprise est le seul qui ait droit de cité et a toutes les priorités de l'existence. Les libéraux, où hélas tant de chrétiens se trouvent, sèment ainsi la confusion.
C'est leur propre confusion entre les - domaines du PRIVÉ et du PUBLIC, qui sont chacun des domaines NATURELS ET INTANGIBLES. Les libéraux oublient que, par nature, si nous ne naissions pas et ne vivions pas en société, car la famille est la première société, nous ne serions jamais des individus vraiment distincts les uns des autres pouvant collaborer.
Avec Louis EVEN et le major DOUGLAS dont les expérimentations et le fameux théorème A + B n'a jamais pu être démontré faux (et qui seraient si bien adaptés à l'ère électronique et du numérique d'ailleurs) il faut faire "accoucher" cette situation d'actionnariat social basé sur le surplus dû aux forces collectives qui existent DANS LES FAITS et non pas dans les idéologies.
Ces forces collectives découlent des plus values individuelles et d'entreprises qui, toutes ensembles, en synergie, représentent une richesse considérable, insoupçonnée. Et cette richesse considérable n'enlève rien, absolument rien, bien au contraire, à la richesse des uns et des autres. Tout le travail de Louis EVEN et du major DOUGLAS le montre et le démontre.
Tous les chercheurs de justice en économie, qu'ils le sachent ou pas, ont pour dénominateur commun les découvertes expérimentales du major DOUGLAS. Par exemple Magrit KENNEDY, architecte de profession et très avancée en économie, tombe aujourd'hui sur les même conclusions que le major DOUGLAS, comme quoi un énorme pourcentage (~ 50%) des prix que nous payons au quotidien comporte une accumulation énorme résultante de frais financiers multiples, donc stériles et appauvrissants, irrémédiablement.
C'est ce que constatent les réseaux associatifs Mexicains d'économie alternative inspirés par notre ami Mexicain Luis Lopezllera. De son côté mon ami André Jacques HOLBECQ (pilote de ligne à la retraite, il pilota l'avion Concorde) cultivant à présent à temps complet sa passion économiste pour la Justice et qui a publié plusieurs livres, dont le dernier en date, cette année, intitulé: "Les 10 plus gros mensonges sur l'économie" est arrivé, lui-aussi, aux mêmes résultats. Et il y en a d'autres.
Pour terminer, donc, je voudrais donner à chacun et chacune d'entre vous un conseil pratique. D'effectuer, chez vous, dans vos contrées, auprès des instances qui vous sont proches (municipalités et collectivités, etc), une démarche pour une enquête de nature à frayer dans la tête des gens la voie au CRÉDIT SOCIAL par les FAITS et les CHIFFRES eux-mêmes.
Ainsi, en avril dernier, j'ai été visiter les services financiers de ma propre ville, Toulon, située à 65 kms à l'Est de Marseille, port militaire méditerranéen de 180 000 habitants intra-muros, afin de noter les identités des créanciers de la ville et ce qu'elle leurs doit. J'ai bien précisé au personnel que mon enquête n'était aucunement politique et n'avait pas pour objet de critiquer la politique de la municipalité, mais seulement de relever l'identité des créanciers de la ville.
Étonnés, mais serviables, ils ont sortis des ordinateurs exactement ce que je leurs demandais, c'est à dire les éléments du bilan de l'état de la dette municipale (au 31 décembre 2006), et la répartition du capital dû et du montant des intérêts à payer par créanciers avec leur identité, à cette date. Ce sont toutes des banques privées, et l'on précise bien dans le document que ce sont des établissements de droit privé. À noter au passage que le créancier le plus important, celui qui détient un peu plus de 50% du total des dettes de la ville et donc à qui il faut payer le plus d'intérêts est une banque belgo-luxembourgeoise spécialisée dans le financement des équipements collectifs et qui est en même temps une banque de détail dans tout le Bénélux. Le montant des intérêts que la ville de Toulon doit, rien qu'à cette banque-là, en date du 31.12.2006, s'élève à 3 512 764 euros (ce montant des intérêts à payer est inclu dans le montant total des intérêts à payer que je vais annoncer à l'instant). Cette banque, donc, ne profite absolument pas à la région française où j'habite. Le montant total des intérêts à payer par la ville de Toulon à toutes les banques privées à actionnaires en date du 31 décembre 2006 s'élevait donc à: 5.208.745 euros (soit environ l'équivalent actuel de: 7.200.000 dollars canadiens) que nos impôts vont donc payer pour aller en grande partie dans des poches d'actionnaires inconnus...
Je crois que ce petit exemple, concret et didactique, peut faire avancer concrètement la marche du CRÉDIT SOCIAL auprès du public. Car on se demande bien pourquoi l'on paie si cher des intermédiaires financiers, alors qu'en tant que société civile productrice du pays et des régions dont nous faisons les richesses, nos instances publiques, qui sont sensées nous représenter, dans TOUT ce qui concerne le domaine public passent par des intérêts économiques et financiers qui nous ponctionnent et sont en tout point étrangers à nos efforts. Efforts dont les retombées nous échappent, et partent dans un "monde"... qui n'est pas le nôtre. Qu'est-ce donc ce "système" politique prétendument souverain alors que ce sont les milieux financiers et bancaires qui gouvernent vraiment?
Sans doute, l'intimité de nos prières a plus d'impact qu'on croit, surtout si les intercessions viennent de Marie Mère de Dieu qui nous répond ainsi quand on La prie. N'est-elle pas le meilleur lien familial et social de tous?
Félicitations à vous tous!
Renaud