Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le témoignage de l'eau, du sang et de l'Esprit
Vendredi du temps de Noël après l'Épiphanie
Première lettre de saint Jean 5,5-13.
Bien-aimés, qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité. En effet, ils sont trois qui rendent témoignage, l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un.
Nous acceptons bien le témoignage des hommes ; or, le témoignage de Dieu a plus de valeur, puisque le témoignage de Dieu, c’est celui qu’il rend à son Fils.
Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage. Celui qui ne croit pas Dieu, celui-là fait de Dieu un menteur, puisqu’il n’a pas mis sa foi dans le témoignage que Dieu rend à son Fils.
Et ce témoignage, le voici : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils possède la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu ne possède pas la vie. Je vous ai écrit cela pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,12-16.
Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta.
Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour tous un témoignage. »
De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.
Cy Aelf, Paris
Tous les miracles accomplis par Jésus sont des signes donnés au peuple de la présence véritable de Dieu en Jésus-Christ. La guérison du lépreux est en soi un grand signe, d'autant qu'à cette époque comme dans d'autres, les lépreux étaient regardés comme supportant dans leur chair.... quelques crimes abominables que leur état dévoilait à tous. C'est pourquoi Jésus l'envoie en premier lieu se montrer aux prêtres. Si, pour ces derniers, ce témoignage est grand, c'est qu'il confirme que Jésus a le pouvoir aussi bien d'enlever le mal qui subsiste dans le cœur de l'homme, tout aussi bien que celui qui afflige son corps.
Tout à la fin de la vie de Jésus - et même après sa mort, quand le garde Longinus voulut vérifier par un coup de lance que Jésus avait vraiment expiré, de l'eau jaillit de la poitrine de Jésus et le guérit instantanément de ses problèmes de vision. Or, saint Jean dont nous avons lu l'épître ce matin, était bien présent auprès de Marie au pied de la croix. Mais saint Jean précise encore : ils sont trois qui rendent témoignage, l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un.
Le prêtre nous a encouragés d'une part à l’attitude de confiance en Jésus-Christ, mais également au témoignage - pas seulement par la parole, mais aussi et surtout par le geste. Tous n'ont pas étudié les textes, mais chacun et chacune d'entre nous peut témoigner de l'Esprit saint par un cœur ouvert à l'Amour trinitaire.
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Première lettre de saint Jean 5,5-13.
Bien-aimés, qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité. En effet, ils sont trois qui rendent témoignage, l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un.
Nous acceptons bien le témoignage des hommes ; or, le témoignage de Dieu a plus de valeur, puisque le témoignage de Dieu, c’est celui qu’il rend à son Fils.
Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage. Celui qui ne croit pas Dieu, celui-là fait de Dieu un menteur, puisqu’il n’a pas mis sa foi dans le témoignage que Dieu rend à son Fils.
Et ce témoignage, le voici : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils possède la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu ne possède pas la vie. Je vous ai écrit cela pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,12-16.
Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta.
Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour tous un témoignage. »
De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.
Cy Aelf, Paris
Tous les miracles accomplis par Jésus sont des signes donnés au peuple de la présence véritable de Dieu en Jésus-Christ. La guérison du lépreux est en soi un grand signe, d'autant qu'à cette époque comme dans d'autres, les lépreux étaient regardés comme supportant dans leur chair.... quelques crimes abominables que leur état dévoilait à tous. C'est pourquoi Jésus l'envoie en premier lieu se montrer aux prêtres. Si, pour ces derniers, ce témoignage est grand, c'est qu'il confirme que Jésus a le pouvoir aussi bien d'enlever le mal qui subsiste dans le cœur de l'homme, tout aussi bien que celui qui afflige son corps.
Tout à la fin de la vie de Jésus - et même après sa mort, quand le garde Longinus voulut vérifier par un coup de lance que Jésus avait vraiment expiré, de l'eau jaillit de la poitrine de Jésus et le guérit instantanément de ses problèmes de vision. Or, saint Jean dont nous avons lu l'épître ce matin, était bien présent auprès de Marie au pied de la croix. Mais saint Jean précise encore : ils sont trois qui rendent témoignage, l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un.
Le prêtre nous a encouragés d'une part à l’attitude de confiance en Jésus-Christ, mais également au témoignage - pas seulement par la parole, mais aussi et surtout par le geste. Tous n'ont pas étudié les textes, mais chacun et chacune d'entre nous peut témoigner de l'Esprit saint par un cœur ouvert à l'Amour trinitaire.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Laissons Dieu agir en nous !
Samedi du temps de Noël après l'Épiphanie
Première lettre de saint Jean 5,14-21.
Bien-aimés, voici l’assurance que nous avons auprès de Dieu : si nous faisons une demande selon sa volonté, il nous écoute.
Et puisque nous savons qu’il nous écoute en toutes nos demandes, nous savons aussi que nous obtenons ce que nous lui avons demandé.
Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui n’entraîne pas la mort, il demandera, et Dieu lui donnera la vie, – cela vaut pour ceux dont le péché n’entraîne pas la mort. Il y a un péché qui entraîne la mort, ce n’est pas pour celui-là que je dis de prier.
Toute conduite injuste est péché, mais tout péché n’entraîne pas la mort.
Nous le savons : ceux qui sont nés de Dieu ne commettent pas de péché ; le Fils engendré par Dieu les protège et le Mauvais ne peut pas les atteindre.
Nous savons que nous sommes de Dieu, alors que le monde entier est au pouvoir du Mauvais.
Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu nous donner l’intelligence pour que nous connaissions Celui qui est vrai ; et nous sommes en Celui qui est vrai, en son Fils Jésus Christ. C’est lui qui est le Dieu vrai, et la vie éternelle.
Petits enfants, gardez-vous des idoles
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,22-30.
En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait.
Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser.
En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison.
Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification.
Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! »
Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel.
Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.
Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite.
Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue.
Le péché qui conduit à la mort, c'est le péché contre l'Esprit, comme le dit saint Matthieu : "Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir. » Cette déclaration est dans l’Évangile selon saint Matthieu (Mat 12.31-32)
Les âmes destinées à l'enfer sont celles qui ont volontairement résisté à l'action de l'Esprit-Saint et qui jusqu'au dernier souffle, auront renié Dieu et blasphémé de toutes sortes de façon. C'est qu'en effet Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel.
Celles et ceux qui blasphèment contre l'Esprit, c'est contre l'Amour qu'ils blasphèment.
Tout à l'autre bout, il y a l'homme empli de joie surnaturelle qui se laisse guider en toutes choses par la conscience qu'il a de l'oeuvre qu
que Dieu accomplit en lui. Ainsi, lorsque le Baptiste déclare : "
"Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue", c'est bien ce qui nous est demandé à tous : laissons l'Esprit agir en nous, quand bien même nous serions blessés, malades ou isolés - Dieu nous aime d'un amour qui nous fait bien grandir en érodant peu à peu nos résistances à son œuvre !
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Première lettre de saint Jean 5,14-21.
Bien-aimés, voici l’assurance que nous avons auprès de Dieu : si nous faisons une demande selon sa volonté, il nous écoute.
Et puisque nous savons qu’il nous écoute en toutes nos demandes, nous savons aussi que nous obtenons ce que nous lui avons demandé.
Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui n’entraîne pas la mort, il demandera, et Dieu lui donnera la vie, – cela vaut pour ceux dont le péché n’entraîne pas la mort. Il y a un péché qui entraîne la mort, ce n’est pas pour celui-là que je dis de prier.
Toute conduite injuste est péché, mais tout péché n’entraîne pas la mort.
Nous le savons : ceux qui sont nés de Dieu ne commettent pas de péché ; le Fils engendré par Dieu les protège et le Mauvais ne peut pas les atteindre.
Nous savons que nous sommes de Dieu, alors que le monde entier est au pouvoir du Mauvais.
Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu nous donner l’intelligence pour que nous connaissions Celui qui est vrai ; et nous sommes en Celui qui est vrai, en son Fils Jésus Christ. C’est lui qui est le Dieu vrai, et la vie éternelle.
Petits enfants, gardez-vous des idoles
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,22-30.
En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait.
Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser.
En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison.
Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification.
Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! »
Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel.
Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.
Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite.
Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue.
Le péché qui conduit à la mort, c'est le péché contre l'Esprit, comme le dit saint Matthieu : "Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir. » Cette déclaration est dans l’Évangile selon saint Matthieu (Mat 12.31-32)
Les âmes destinées à l'enfer sont celles qui ont volontairement résisté à l'action de l'Esprit-Saint et qui jusqu'au dernier souffle, auront renié Dieu et blasphémé de toutes sortes de façon. C'est qu'en effet Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel.
Celles et ceux qui blasphèment contre l'Esprit, c'est contre l'Amour qu'ils blasphèment.
Tout à l'autre bout, il y a l'homme empli de joie surnaturelle qui se laisse guider en toutes choses par la conscience qu'il a de l'oeuvre qu
que Dieu accomplit en lui. Ainsi, lorsque le Baptiste déclare : "
"Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue", c'est bien ce qui nous est demandé à tous : laissons l'Esprit agir en nous, quand bien même nous serions blessés, malades ou isolés - Dieu nous aime d'un amour qui nous fait bien grandir en érodant peu à peu nos résistances à son œuvre !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La joie de recommencer au jour nouveau
Le lundi de la 1re semaine du temps ordinaire
Premier livre de Samuel 1,1-8.
Son mari Elcana lui dit : « Anne, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ne manges-tu pas ? Pourquoi ton cœur est-il triste ? Et moi, est-ce que je ne compte pas à tes yeux plus que dix fils ? »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1,14-20.
Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs.
Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets.
Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.
Pour Anne, son épouse stérile, Elcana se veut la consolation de dix fils. Je n'ai retenu que ces mots de consolation qui consoleront la femme méprisée.
Le lien direct avec l’Évangile du jour est lui-même plein de force et d'espérance dans sa simplicité: « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
Tout comme aux premiers temps, sur les rives de Jourdain, nous sommes, les uns après les autres appelés par le Seigneur à laisser derrière nous tout ce qui est contraire au prodigieux dessein de son Amour.
Pour les premiers disciples, c'est un monde nouveau qui s'ouvre et qu'ils découvriront en marchant derrière Lui, jour après jour, avant qu'eux-mêmes prennent la suite afin d'annoncer eux aussi, la bonne nouvelle du Royaume parmi nous. Mais il ne tient qu'à nous d'entrer dans cette grande aventure, car elle se produit encore, elle se renouvelle chaque jour et je dirais, pour ma part : "Tiens, la Joie ressentie hier, voici que je la retrouve intacte ce matin; elle me pousse en avant, elle relève mon corps qui fatigue, elle brille de l'intérieur de mon front !"
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Premier livre de Samuel 1,1-8.
Son mari Elcana lui dit : « Anne, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ne manges-tu pas ? Pourquoi ton cœur est-il triste ? Et moi, est-ce que je ne compte pas à tes yeux plus que dix fils ? »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1,14-20.
Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs.
Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets.
Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.
Pour Anne, son épouse stérile, Elcana se veut la consolation de dix fils. Je n'ai retenu que ces mots de consolation qui consoleront la femme méprisée.
Le lien direct avec l’Évangile du jour est lui-même plein de force et d'espérance dans sa simplicité: « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
Tout comme aux premiers temps, sur les rives de Jourdain, nous sommes, les uns après les autres appelés par le Seigneur à laisser derrière nous tout ce qui est contraire au prodigieux dessein de son Amour.
Pour les premiers disciples, c'est un monde nouveau qui s'ouvre et qu'ils découvriront en marchant derrière Lui, jour après jour, avant qu'eux-mêmes prennent la suite afin d'annoncer eux aussi, la bonne nouvelle du Royaume parmi nous. Mais il ne tient qu'à nous d'entrer dans cette grande aventure, car elle se produit encore, elle se renouvelle chaque jour et je dirais, pour ma part : "Tiens, la Joie ressentie hier, voici que je la retrouve intacte ce matin; elle me pousse en avant, elle relève mon corps qui fatigue, elle brille de l'intérieur de mon front !"
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Prier tels que nous avons été créés
Le mardi de la 1re semaine du temps ordinaire
Premier livre de Samuel 1,9-20.
En ces jours-là, Anne se leva, après qu’ils eurent mangé et bu. Le prêtre Éli était assis sur son siège, à l’entrée du sanctuaire du Seigneur.
Anne, pleine d’amertume, se mit à prier le Seigneur et pleura abondamment.
Elle fit un vœu en disant : « Seigneur de l’univers ! Si tu veux bien regarder l’humiliation de ta servante, te souvenir de moi, ne pas m’oublier, et me donner un fils, je le donnerai au Seigneur pour toute sa vie, et le rasoir ne passera pas sur sa tête. »
Tandis qu’elle prolongeait sa prière devant le Seigneur, Éli observait sa bouche. Anne parlait dans son cœur : seules ses lèvres remuaient, et l’on n’entendait pas sa voix. Éli pensa qu’elle était ivre
et lui dit : « Combien de temps vas-tu rester ivre ? Cuve donc ton vin ! » Anne répondit : « Non, mon seigneur, je ne suis qu’une femme affligée, je n’ai bu ni vin ni boisson forte ; j’épanche mon âme devant le Seigneur. Ne prends pas ta servante pour une vaurienne : c’est l’excès de mon chagrin et de mon dépit qui m’a fait prier aussi longtemps. » Éli lui répondit : « Va en paix, et que le Dieu d’Israël t’accorde ce que tu lui as demandé. »
Anne dit alors : « Que ta servante trouve grâce devant toi ! » Elle s’en alla, elle se mit à manger, et son visage n’était plus le même.
Le lendemain, Elcana et les siens se levèrent de bon matin. Après s’être prosternés devant le Seigneur, ils s’en retournèrent chez eux, à Rama. Elcana s’unit à Anne sa femme, et le Seigneur se souvint d’elle.
Anne conçut et, le temps venu, elle enfanta un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce) car, disait-elle : « Je l’ai demandé au Seigneur. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1,21-28.
Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui.Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.
Textes de l'Evangile au quotidien
Le prophète Eli n'est vraiment prophète que lorsque l'Esprit est sur lui ! Car son premier jugement sur Anne est vraiment négatif. Or, celle-ci est visiblement en train de prier - elle fait comme j'ai vu faire par beaucoup de personnes âgées: elles prient sans faire vibrer leurs cordes vocales. Dieu seul peut entendre les paroles qui sortent de leur cœur pour agiter discrètement leurs lèvres . Et cela fait sourire... ceux qui pensent pouvoir prier en écartant le corps de leur prière. Mais c'est une erreur : c'est avec tout son corps qu'on invoque le Seigneur.
Dans la synagogue de Capharnaüm, les membres présents sont tout étonnés des paroles de Jésus. Non qu'il ait un problème d'élocution, ou bien que ce qu'il dit soit étrange... Non ! Mais Jésus est le verbe de Dieu, Il est la parole par laquelle tout fut créé ! De sorte que les personnes présentes en sont étonnées, surprises, remuées à l'intérieur d'elles-mêmes. Car Il dit et cela est. Il dit : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » Et aussitôt, c'est fait !
La leçon que nous donne les lectures d'aujourd'hui, c'est bien de nous encourager à prier tout autant avec le corps, le cœur, et l'âme (pourquoi ces distinctions ?). Soyons naturels devant Dieu comme nous le sommes envers celles et ceux qui nous aiment, puisque l'amour vient de Dieu.
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Premier livre de Samuel 1,9-20.
En ces jours-là, Anne se leva, après qu’ils eurent mangé et bu. Le prêtre Éli était assis sur son siège, à l’entrée du sanctuaire du Seigneur.
Anne, pleine d’amertume, se mit à prier le Seigneur et pleura abondamment.
Elle fit un vœu en disant : « Seigneur de l’univers ! Si tu veux bien regarder l’humiliation de ta servante, te souvenir de moi, ne pas m’oublier, et me donner un fils, je le donnerai au Seigneur pour toute sa vie, et le rasoir ne passera pas sur sa tête. »
Tandis qu’elle prolongeait sa prière devant le Seigneur, Éli observait sa bouche. Anne parlait dans son cœur : seules ses lèvres remuaient, et l’on n’entendait pas sa voix. Éli pensa qu’elle était ivre
et lui dit : « Combien de temps vas-tu rester ivre ? Cuve donc ton vin ! » Anne répondit : « Non, mon seigneur, je ne suis qu’une femme affligée, je n’ai bu ni vin ni boisson forte ; j’épanche mon âme devant le Seigneur. Ne prends pas ta servante pour une vaurienne : c’est l’excès de mon chagrin et de mon dépit qui m’a fait prier aussi longtemps. » Éli lui répondit : « Va en paix, et que le Dieu d’Israël t’accorde ce que tu lui as demandé. »
Anne dit alors : « Que ta servante trouve grâce devant toi ! » Elle s’en alla, elle se mit à manger, et son visage n’était plus le même.
Le lendemain, Elcana et les siens se levèrent de bon matin. Après s’être prosternés devant le Seigneur, ils s’en retournèrent chez eux, à Rama. Elcana s’unit à Anne sa femme, et le Seigneur se souvint d’elle.
Anne conçut et, le temps venu, elle enfanta un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce) car, disait-elle : « Je l’ai demandé au Seigneur. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1,21-28.
Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui.Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.
Textes de l'Evangile au quotidien
Le prophète Eli n'est vraiment prophète que lorsque l'Esprit est sur lui ! Car son premier jugement sur Anne est vraiment négatif. Or, celle-ci est visiblement en train de prier - elle fait comme j'ai vu faire par beaucoup de personnes âgées: elles prient sans faire vibrer leurs cordes vocales. Dieu seul peut entendre les paroles qui sortent de leur cœur pour agiter discrètement leurs lèvres . Et cela fait sourire... ceux qui pensent pouvoir prier en écartant le corps de leur prière. Mais c'est une erreur : c'est avec tout son corps qu'on invoque le Seigneur.
Dans la synagogue de Capharnaüm, les membres présents sont tout étonnés des paroles de Jésus. Non qu'il ait un problème d'élocution, ou bien que ce qu'il dit soit étrange... Non ! Mais Jésus est le verbe de Dieu, Il est la parole par laquelle tout fut créé ! De sorte que les personnes présentes en sont étonnées, surprises, remuées à l'intérieur d'elles-mêmes. Car Il dit et cela est. Il dit : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » Et aussitôt, c'est fait !
La leçon que nous donne les lectures d'aujourd'hui, c'est bien de nous encourager à prier tout autant avec le corps, le cœur, et l'âme (pourquoi ces distinctions ?). Soyons naturels devant Dieu comme nous le sommes envers celles et ceux qui nous aiment, puisque l'amour vient de Dieu.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Reliigion : lien à Dieu
Le mercredi de la 1re semaine du temps ordinaire
Première lettre de saint Jean 2,18-25.
Mes enfants, c’est la dernière heure et, comme vous l’avez appris, un anti-Christ, un adversaire du Christ, doit venir ; or, il y a dès maintenant beaucoup d’anti-Christs ; nous savons ainsi que c’est la dernière heure.
Ils sont sortis de chez nous mais ils n’étaient pas des nôtres ; s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous. Mais pas un d’entre eux n’est des nôtres, et cela devait être manifesté.
Quant à vous, c’est de celui qui est saint que vous tenez l’onction, et vous avez tous la connaissance.
Je ne vous ai pas écrit que vous ignorez la vérité, mais que vous la connaissez, et que de la vérité ne vient aucun mensonge.
Le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ : il refuse à la fois le Père et le Fils ;
quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père.
Quant à vous, que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en vous, vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père.
Et telle est la promesse que lui-même nous a faite : la vie éternelle.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1,29-39.
En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.
Cy Aelf, Paris
Bien que le prêtre ait négligé la première lecture, la vocation de Samuel, qui a nécessité trois appels illustre bien, avec les autres textes, combien le rapport à Dieu nécessite chez l'homme une veille constante. "L'obstacle est toujours notre chair qui dort et et un esprit ensommeillé sous la chair". Et c'est la raison pour laquelle une multitude de saintes et de saints n'ont jamais cessé de traiter durement leur corps, en lui imposant aussi bien des jeûnes que des cilices (dont l’Église a fini par abolir l'emploi), sans pour autant empêcher les veilles prolongées, les auto-flagellations, les douches glacées, les jeûnes et toutes sortes de pratiques qui demeurent le secret des saintes et des saints. Cela choque, nous a dit le prêtre, mais nul ne peut empêcher les rigueurs que désirent les convertis: ils désirent vivre en Dieu dès ce monde et Dieu seul connaît leurs jeûnes.
Mais pour ces paroles difficiles à entendre, j'ai dit merci dans mon cœur. C'est qu'en l'absence de disciplines et de jeûnes, le Seigneur permet la maladie ! (Je quitte ici le compte rendu de l'homélie !)
Bien avant que je pratique l'Eucharistie quotidienne, j’avais prié pour que ma foi ne faiblisse jamais. Le résultat (soudain, quasi immédiat) - de ma prière fut une forme de dépression très puissante qui dura trois mois. Je fus alité la plupart du temps, car mes muscles ne semblaient m'avoir abandonné ! Mais finalement, je me suis levé et je me rendis le lendemain au couvent des Clarisses afin de manifester ma reconnaissance pour cette guérison tout aussi incompréhensible qu'avait été ma maladie... et en définitive, j'ai obtenu ce que j'avais demandé, puisque je n'ai plus cessé de communier quotidiennement.
La Parole qui correspond à ce que j'ai vécu est celle-ci : "Tout ce qui s'élève sera abaissé, tout ce qui s'abaisse sera élevé"
L’évangile nous montre Jésus à l’œuvre au quotidien. Mais où est-il écrit que Jésus s'est reposé au cours de cette journée ? Il est écrit qu'il s'est levé bien avant l'aube pour aller prier dans un endroit désert. L'évangéliste ne nous dit rien du temps de repos que Jésus a pris, mais on peut estimer qu'Il ait dormi moins de cinq heures cette nuit-là. Et n'oublions les quarante jours de jeûne au désert ! Ni cette parole faussement anodine adressée aux disciples : "Ma nourriture est d'accomplir la volonté de mon Père."
Notre prêtre a conclu sur ces mots : la rigueur n'est pas la mortification, elle est simplement la rigueur, et la rigueur est très utile, elle fait partie intégrante du lien à Dieu qui a donné le mot : "religion".
.
Première lettre de saint Jean 2,18-25.
Mes enfants, c’est la dernière heure et, comme vous l’avez appris, un anti-Christ, un adversaire du Christ, doit venir ; or, il y a dès maintenant beaucoup d’anti-Christs ; nous savons ainsi que c’est la dernière heure.
Ils sont sortis de chez nous mais ils n’étaient pas des nôtres ; s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous. Mais pas un d’entre eux n’est des nôtres, et cela devait être manifesté.
Quant à vous, c’est de celui qui est saint que vous tenez l’onction, et vous avez tous la connaissance.
Je ne vous ai pas écrit que vous ignorez la vérité, mais que vous la connaissez, et que de la vérité ne vient aucun mensonge.
Le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ : il refuse à la fois le Père et le Fils ;
quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père.
Quant à vous, que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en vous, vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père.
Et telle est la promesse que lui-même nous a faite : la vie éternelle.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1,29-39.
En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.
Cy Aelf, Paris
Bien que le prêtre ait négligé la première lecture, la vocation de Samuel, qui a nécessité trois appels illustre bien, avec les autres textes, combien le rapport à Dieu nécessite chez l'homme une veille constante. "L'obstacle est toujours notre chair qui dort et et un esprit ensommeillé sous la chair". Et c'est la raison pour laquelle une multitude de saintes et de saints n'ont jamais cessé de traiter durement leur corps, en lui imposant aussi bien des jeûnes que des cilices (dont l’Église a fini par abolir l'emploi), sans pour autant empêcher les veilles prolongées, les auto-flagellations, les douches glacées, les jeûnes et toutes sortes de pratiques qui demeurent le secret des saintes et des saints. Cela choque, nous a dit le prêtre, mais nul ne peut empêcher les rigueurs que désirent les convertis: ils désirent vivre en Dieu dès ce monde et Dieu seul connaît leurs jeûnes.
Mais pour ces paroles difficiles à entendre, j'ai dit merci dans mon cœur. C'est qu'en l'absence de disciplines et de jeûnes, le Seigneur permet la maladie ! (Je quitte ici le compte rendu de l'homélie !)
Bien avant que je pratique l'Eucharistie quotidienne, j’avais prié pour que ma foi ne faiblisse jamais. Le résultat (soudain, quasi immédiat) - de ma prière fut une forme de dépression très puissante qui dura trois mois. Je fus alité la plupart du temps, car mes muscles ne semblaient m'avoir abandonné ! Mais finalement, je me suis levé et je me rendis le lendemain au couvent des Clarisses afin de manifester ma reconnaissance pour cette guérison tout aussi incompréhensible qu'avait été ma maladie... et en définitive, j'ai obtenu ce que j'avais demandé, puisque je n'ai plus cessé de communier quotidiennement.
La Parole qui correspond à ce que j'ai vécu est celle-ci : "Tout ce qui s'élève sera abaissé, tout ce qui s'abaisse sera élevé"
L’évangile nous montre Jésus à l’œuvre au quotidien. Mais où est-il écrit que Jésus s'est reposé au cours de cette journée ? Il est écrit qu'il s'est levé bien avant l'aube pour aller prier dans un endroit désert. L'évangéliste ne nous dit rien du temps de repos que Jésus a pris, mais on peut estimer qu'Il ait dormi moins de cinq heures cette nuit-là. Et n'oublions les quarante jours de jeûne au désert ! Ni cette parole faussement anodine adressée aux disciples : "Ma nourriture est d'accomplir la volonté de mon Père."
Notre prêtre a conclu sur ces mots : la rigueur n'est pas la mortification, elle est simplement la rigueur, et la rigueur est très utile, elle fait partie intégrante du lien à Dieu qui a donné le mot : "religion".
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Jésus, le fils de David
Le jeudi de la 2e semaine du temps ordinaire
Premier livre de Samuel 18,6-9.19,1-7.
En ces jours-là, au retour de l’armée, lorsque David revint après avoir tué le Philistin, les femmes sortirent de toutes les villes d’Israël à la rencontre du roi Saül pour chanter et danser au son des tambourins, des cris de joie et des cymbales.
Les femmes dansaient en se renvoyant ce refrain : « Saül a tué ses milliers, et David, ses dizaines de milliers. »
Saül le prit très mal et fut très irrité. Il disait : « À David on attribue les dizaines de milliers, et à moi les milliers ; il ne lui manque plus que la royauté ! »
Depuis ce jour-là, Saül regardait David avec méfiance.
Saül dit à son fils Jonathan et à tous ses serviteurs son intention de faire mourir David. Mais Jonathan, le fils de Saül, aimait beaucoup David
et il alla le prévenir : « Mon père Saül cherche à te faire mourir. Demain matin, sois sur tes gardes, mets-toi à l’abri, dissimule-toi.
Moi, je sortirai et je me tiendrai à côté de mon père dans le champ où tu seras. Je parlerai de toi à mon père, je verrai ce qu’il en est et je te le ferai savoir. »
Jonathan fit à son père Saül l’éloge de David ; il dit : « Que le roi ne commette pas de faute contre son serviteur David, car lui n’a commis aucune faute envers toi. Au contraire, ses exploits sont une très bonne chose pour toi.
Il a risqué sa vie, il a frappé à mort Goliath le Philistin, et le Seigneur a donné une grande victoire à tout Israël : tu l’as vu et tu en as été heureux. Pourquoi donc commettre une faute contre la vie d’un innocent, en faisant mourir David sans motif ? »
Saül écouta Jonathan et fit ce serment : « Par le Seigneur vivant, il ne sera pas mis à mort ! » Alors Jonathan appela David et lui répéta tout ce que le roi avait dit. Puis il le conduisit à Saül, et David reprit sa place comme avant.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3,7-12.
En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent.
De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait.
Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher.
Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.
Textes de l’Évangile au quotidien
Jésus est bien "le fils de David", non pas tant par la descendance que par l'autorité royale. David, devant les menaces de mort qui pèsent sur lui, ne change pas d'attitude, il ne cherche pas la confrontation, mais il prend patience.
L'évangile de Marc, toujours très concis dans sa rédaction, oblige en quelque sorte le lecteur à pénétrer dans les scènes qu'il décrit. C'est encore le cas dans ce passage. Ce qui a retenu l'attention de notre prêtre, outre les exorcismes fulgurants, c'est bien sa volonté de ne pas se dévoiler comme "Fils de Dieu".
En cela, il manifeste la même patience que le jeune David envers Saül et ses partisans.
Les ennemis de Jésus, scribes et pharisiens ne sont pas cités par Marc dans la scène décrite, mais il est clair que leurs "espions" sont toujours à l'affût. C'est tout à fait de l’évangéliste Marc de les faire "briller par leur absence".
Qui a de l'intuition, qu'il lise son Évangile !
.
Premier livre de Samuel 18,6-9.19,1-7.
En ces jours-là, au retour de l’armée, lorsque David revint après avoir tué le Philistin, les femmes sortirent de toutes les villes d’Israël à la rencontre du roi Saül pour chanter et danser au son des tambourins, des cris de joie et des cymbales.
Les femmes dansaient en se renvoyant ce refrain : « Saül a tué ses milliers, et David, ses dizaines de milliers. »
Saül le prit très mal et fut très irrité. Il disait : « À David on attribue les dizaines de milliers, et à moi les milliers ; il ne lui manque plus que la royauté ! »
Depuis ce jour-là, Saül regardait David avec méfiance.
Saül dit à son fils Jonathan et à tous ses serviteurs son intention de faire mourir David. Mais Jonathan, le fils de Saül, aimait beaucoup David
et il alla le prévenir : « Mon père Saül cherche à te faire mourir. Demain matin, sois sur tes gardes, mets-toi à l’abri, dissimule-toi.
Moi, je sortirai et je me tiendrai à côté de mon père dans le champ où tu seras. Je parlerai de toi à mon père, je verrai ce qu’il en est et je te le ferai savoir. »
Jonathan fit à son père Saül l’éloge de David ; il dit : « Que le roi ne commette pas de faute contre son serviteur David, car lui n’a commis aucune faute envers toi. Au contraire, ses exploits sont une très bonne chose pour toi.
Il a risqué sa vie, il a frappé à mort Goliath le Philistin, et le Seigneur a donné une grande victoire à tout Israël : tu l’as vu et tu en as été heureux. Pourquoi donc commettre une faute contre la vie d’un innocent, en faisant mourir David sans motif ? »
Saül écouta Jonathan et fit ce serment : « Par le Seigneur vivant, il ne sera pas mis à mort ! » Alors Jonathan appela David et lui répéta tout ce que le roi avait dit. Puis il le conduisit à Saül, et David reprit sa place comme avant.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3,7-12.
En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent.
De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait.
Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher.
Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.
Textes de l’Évangile au quotidien
Jésus est bien "le fils de David", non pas tant par la descendance que par l'autorité royale. David, devant les menaces de mort qui pèsent sur lui, ne change pas d'attitude, il ne cherche pas la confrontation, mais il prend patience.
L'évangile de Marc, toujours très concis dans sa rédaction, oblige en quelque sorte le lecteur à pénétrer dans les scènes qu'il décrit. C'est encore le cas dans ce passage. Ce qui a retenu l'attention de notre prêtre, outre les exorcismes fulgurants, c'est bien sa volonté de ne pas se dévoiler comme "Fils de Dieu".
En cela, il manifeste la même patience que le jeune David envers Saül et ses partisans.
Les ennemis de Jésus, scribes et pharisiens ne sont pas cités par Marc dans la scène décrite, mais il est clair que leurs "espions" sont toujours à l'affût. C'est tout à fait de l’évangéliste Marc de les faire "briller par leur absence".
Qui a de l'intuition, qu'il lise son Évangile !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Qui est le meilleur aux yeux du Seigneur ?
Le vendredi de la 2e semaine du temps ordinaire
Premier livre de Samuel 24,3-21.
En ces jours-là, Saül prit trois mille hommes, choisis dans tout Israël, et partit à la recherche de David et de ses gens en face du Rocher des Bouquetins.
Il arriva aux parcs à moutons qui sont en bordure de la route ; il y a là une grotte, où Saül entra pour se soulager. Or, David et ses hommes se trouvaient au fond de la grotte.
Les hommes de David lui dirent : « Voici le jour dont le Seigneur t’a dit : “Je livrerai ton ennemi entre tes mains, tu en feras ce que tu voudras.” » David vint couper furtivement le pan du manteau de Saül.
Alors le cœur lui battit d’avoir coupé le pan du manteau de Saül.
Il dit à ses hommes : « Que le Seigneur me préserve de faire une chose pareille à mon maître, qui a reçu l’onction du Seigneur : porter la main sur lui, qui est le messie du Seigneur. »
Par ses paroles, David retint ses hommes. Il leur interdit de se jeter sur Saül. Alors Saül quitta la grotte et continua sa route.
David se leva, sortit de la grotte, et lui cria : « Mon seigneur le roi ! » Saül regarda derrière lui. David s’inclina jusqu’à terre et se prosterna,
puis il lui cria : « Pourquoi écoutes-tu les gens qui te disent : “David te veut du mal” ?
Aujourd’hui même, tes yeux ont vu comment le Seigneur t’avait livré entre mes mains dans la grotte ; pourtant, j’ai refusé de te tuer, je t’ai épargné et j’ai dit : “Je ne porterai pas la main sur mon seigneur le roi qui a reçu l’onction du Seigneur.”
Regarde, père, regarde donc : voici dans ma main le pan de ton manteau. Puisque j’ai pu le couper, et que pourtant je ne t’ai pas tué, reconnais qu’il n’y a en moi ni méchanceté ni révolte. Je n’ai pas commis de faute contre toi, alors que toi, tu traques ma vie pour me l’enlever.
C’est le Seigneur qui sera juge entre toi et moi, c’est le Seigneur qui me vengera de toi, mais ma main ne te touchera pas !
Comme dit le vieux proverbe : “Des méchants sort la méchanceté.” C’est pourquoi ma main ne te touchera pas.
Après qui donc le roi d’Israël s’est-il mis en campagne ? Après qui cours-tu donc ? Après un chien crevé, après une puce ?
Que le Seigneur soit notre arbitre, qu’il juge entre toi et moi, qu’il examine et défende ma cause, et qu’il me rende justice, en me délivrant de ta main ! »
Lorsque David eut fini de parler, Saül s’écria : « Est-ce bien ta voix que j’entends, mon fils David ? » Et Saül se mit à crier et à pleurer.
Puis il dit à David : « Toi, tu es juste, et plus que moi : car toi, tu m’as fait du bien, et moi, je t’ai fait du mal.
Aujourd’hui tu as montré toute ta bonté envers moi : le Seigneur m’avait livré entre tes mains, et tu ne m’as pas tué !
Quand un homme surprend son ennemi, va-t-il le laisser partir tranquillement ? Que le Seigneur te récompense pour le bien que tu m’as fait aujourd’hui.
Je sais maintenant que tu régneras certainement, et que la royauté d’Israël tiendra bon en ta main.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3,13-19.
En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons.
Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –,
Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –,
André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.
Le Seigneur n'agit jamais à la manière des hommes. Les textes d'aujourd'hui mettent en rapport les trois mille hommes que Saül a emmenés avec lui pour se débarrasser de David, son rival pour le trône. Mais celui-ci lui fournit la preuve qu'il aurait bien pu, très facilement, lui trancher la gorge s'il l'avait voulu. Alors Saul se repend de ses projets d'assassinat.
Jésus, quant à lui va encore plus loin que son ancêtre David car, parmi ces futurs grands apôtres, Il choisi aussi "Judas l'Iscariote, celui-là même qui le livrera à ses ennemis à Jérusalem.
Ce que ne dit pas Marc, dans ce passage - mais il le laisse penser, c'est que Jésus ne fait vraiment aucune différence entre les hommes, pas même entre ses disciples. Qui est le plus grand traître ? Ne serait-ce pas Pierre, le premier chef de l'Eglise qui, à peine investi de ce rôle, va renier trois fois son maître ? Et même Jean, lors de l'arrestation, s'est débarrassé de son vêtement pour s'enfuir plus vite ?
Les hommes sont tels qu'ils sont : tous faillibles, tout facilement "retourné", tous prétendant beaucoup mais qui tremblent au pied d'un obstacle... La meilleure attitude est de commencer chaque journée comme le premier jour de notre déclaration de foi.
.
Premier livre de Samuel 24,3-21.
En ces jours-là, Saül prit trois mille hommes, choisis dans tout Israël, et partit à la recherche de David et de ses gens en face du Rocher des Bouquetins.
Il arriva aux parcs à moutons qui sont en bordure de la route ; il y a là une grotte, où Saül entra pour se soulager. Or, David et ses hommes se trouvaient au fond de la grotte.
Les hommes de David lui dirent : « Voici le jour dont le Seigneur t’a dit : “Je livrerai ton ennemi entre tes mains, tu en feras ce que tu voudras.” » David vint couper furtivement le pan du manteau de Saül.
Alors le cœur lui battit d’avoir coupé le pan du manteau de Saül.
Il dit à ses hommes : « Que le Seigneur me préserve de faire une chose pareille à mon maître, qui a reçu l’onction du Seigneur : porter la main sur lui, qui est le messie du Seigneur. »
Par ses paroles, David retint ses hommes. Il leur interdit de se jeter sur Saül. Alors Saül quitta la grotte et continua sa route.
David se leva, sortit de la grotte, et lui cria : « Mon seigneur le roi ! » Saül regarda derrière lui. David s’inclina jusqu’à terre et se prosterna,
puis il lui cria : « Pourquoi écoutes-tu les gens qui te disent : “David te veut du mal” ?
Aujourd’hui même, tes yeux ont vu comment le Seigneur t’avait livré entre mes mains dans la grotte ; pourtant, j’ai refusé de te tuer, je t’ai épargné et j’ai dit : “Je ne porterai pas la main sur mon seigneur le roi qui a reçu l’onction du Seigneur.”
Regarde, père, regarde donc : voici dans ma main le pan de ton manteau. Puisque j’ai pu le couper, et que pourtant je ne t’ai pas tué, reconnais qu’il n’y a en moi ni méchanceté ni révolte. Je n’ai pas commis de faute contre toi, alors que toi, tu traques ma vie pour me l’enlever.
C’est le Seigneur qui sera juge entre toi et moi, c’est le Seigneur qui me vengera de toi, mais ma main ne te touchera pas !
Comme dit le vieux proverbe : “Des méchants sort la méchanceté.” C’est pourquoi ma main ne te touchera pas.
Après qui donc le roi d’Israël s’est-il mis en campagne ? Après qui cours-tu donc ? Après un chien crevé, après une puce ?
Que le Seigneur soit notre arbitre, qu’il juge entre toi et moi, qu’il examine et défende ma cause, et qu’il me rende justice, en me délivrant de ta main ! »
Lorsque David eut fini de parler, Saül s’écria : « Est-ce bien ta voix que j’entends, mon fils David ? » Et Saül se mit à crier et à pleurer.
Puis il dit à David : « Toi, tu es juste, et plus que moi : car toi, tu m’as fait du bien, et moi, je t’ai fait du mal.
Aujourd’hui tu as montré toute ta bonté envers moi : le Seigneur m’avait livré entre tes mains, et tu ne m’as pas tué !
Quand un homme surprend son ennemi, va-t-il le laisser partir tranquillement ? Que le Seigneur te récompense pour le bien que tu m’as fait aujourd’hui.
Je sais maintenant que tu régneras certainement, et que la royauté d’Israël tiendra bon en ta main.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3,13-19.
En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons.
Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –,
Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –,
André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.
Le Seigneur n'agit jamais à la manière des hommes. Les textes d'aujourd'hui mettent en rapport les trois mille hommes que Saül a emmenés avec lui pour se débarrasser de David, son rival pour le trône. Mais celui-ci lui fournit la preuve qu'il aurait bien pu, très facilement, lui trancher la gorge s'il l'avait voulu. Alors Saul se repend de ses projets d'assassinat.
Jésus, quant à lui va encore plus loin que son ancêtre David car, parmi ces futurs grands apôtres, Il choisi aussi "Judas l'Iscariote, celui-là même qui le livrera à ses ennemis à Jérusalem.
Ce que ne dit pas Marc, dans ce passage - mais il le laisse penser, c'est que Jésus ne fait vraiment aucune différence entre les hommes, pas même entre ses disciples. Qui est le plus grand traître ? Ne serait-ce pas Pierre, le premier chef de l'Eglise qui, à peine investi de ce rôle, va renier trois fois son maître ? Et même Jean, lors de l'arrestation, s'est débarrassé de son vêtement pour s'enfuir plus vite ?
Les hommes sont tels qu'ils sont : tous faillibles, tout facilement "retourné", tous prétendant beaucoup mais qui tremblent au pied d'un obstacle... La meilleure attitude est de commencer chaque journée comme le premier jour de notre déclaration de foi.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Fête de la conversion de saint Paul, apôtre
Livre des Actes des Apôtres 22,3-16.
En ces jours-là, Paul dit au peuple : « Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie, mais élevé ici dans cette ville, où, à l’école de Gamaliel, j’ai reçu une éducation strictement conforme à la Loi de nos pères ; j’avais pour Dieu une ardeur jalouse, comme vous tous aujourd’hui.
J’ai persécuté à mort ceux qui suivent le Chemin du Seigneur Jésus ; j’arrêtais hommes et femmes, et les jetais en prison ;
le grand prêtre et tout le collège des Anciens peuvent en témoigner. Ces derniers m’avaient donné des lettres pour nos frères de Damas où je me rendais : je devais ramener à Jérusalem, ceux de là-bas, enchaînés, pour qu’ils subissent leur châtiment.
Donc, comme j’étais en route et que j’approchais de Damas, soudain vers midi, une grande lumière venant du ciel m’enveloppa de sa clarté.
Je tombai sur le sol, et j’entendis une voix me dire : “Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?”
Et moi je répondis : “Qui es-tu, Seigneur ? – Je suis Jésus le Nazaréen, celui que tu persécutes.”
Ceux qui étaient avec moi virent la lumière, mais n’entendirent pas la voix de celui qui me parlait.
Alors je dis : “Que dois-je faire, Seigneur ?” Le Seigneur me répondit : “Relève-toi, va jusqu’à Damas ; et là on te dira tout ce qu’il t’est prescrit de faire.” Comme je n’y voyais plus rien, à cause de l’éclat de cette lumière, je me rendis à Damas, conduit par la main de mes compagnons.
Or, Ananie, un homme religieux selon la Loi, à qui tous les Juifs résidant là rendaient un bon témoignage, vint se placer près de moi et me dit : “Saul, mon frère, retrouve la vue.” Et moi, au même instant, je retrouvai la vue, et je le vis.
Il me dit encore : “Le Dieu de nos pères t’a destiné à connaître sa volonté, à voir celui qui est le Juste et à entendre la voix qui sort de sa bouche. Car tu seras pour lui, devant tous les hommes, le témoin de ce que tu as vu et entendu.
Et maintenant, pourquoi tarder ? Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant son nom.”
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,15-18.
En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.»
Texte de l’Évangile au quotidien
Dans mon imaginaire personnel, j'ai longtemps cru que saint Paul était tombé de cheval. Je le voyais chuter de haut, et s'étaler lourdement sur le sol. Il m'a fallu du temps pour réaliser que cette pensée était issue de ma propre expérience de conversion : j'étais tombé lourdement de mon lit en m'apercevant que le Christ de mon crucifix avait redressé la tête et me regardait. Je ne sais plus comment, mais je me suis retrouvé comme effondré sur le sol de ma chambre, incapable d'autre chose que de contempler ce Christ de plâtre qui s'était soudainement animé pour toucher mon cœur de son regard. Dans les quelques minutes qui ont suivi, toutes mes objections raisonnables à la foi chrétienne étaient tombées elles aussi. Et n'ai-je pas rencontré "mon" homme religieux dans la personne du prêtre qui a reçu le premier mon témoignage ?
Après quoi, comme un apôtre parmi cent autres, j'ai aussi été envoyé pour annoncer cette bonne nouvelle "à toute la création" - du moins selon ma mesure. Mais je peux encore témoigner que j'ai trouvé sans grande difficulté une formation théologique "à la miséricorde divine" - et ne sommes-nous pas en train de vivre une année de la Miséricorde ?
Le Seigneur surprend toujours - mais Il est infaillible en toutes ses voies.
.
En ces jours-là, Paul dit au peuple : « Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie, mais élevé ici dans cette ville, où, à l’école de Gamaliel, j’ai reçu une éducation strictement conforme à la Loi de nos pères ; j’avais pour Dieu une ardeur jalouse, comme vous tous aujourd’hui.
J’ai persécuté à mort ceux qui suivent le Chemin du Seigneur Jésus ; j’arrêtais hommes et femmes, et les jetais en prison ;
le grand prêtre et tout le collège des Anciens peuvent en témoigner. Ces derniers m’avaient donné des lettres pour nos frères de Damas où je me rendais : je devais ramener à Jérusalem, ceux de là-bas, enchaînés, pour qu’ils subissent leur châtiment.
Donc, comme j’étais en route et que j’approchais de Damas, soudain vers midi, une grande lumière venant du ciel m’enveloppa de sa clarté.
Je tombai sur le sol, et j’entendis une voix me dire : “Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?”
Et moi je répondis : “Qui es-tu, Seigneur ? – Je suis Jésus le Nazaréen, celui que tu persécutes.”
Ceux qui étaient avec moi virent la lumière, mais n’entendirent pas la voix de celui qui me parlait.
Alors je dis : “Que dois-je faire, Seigneur ?” Le Seigneur me répondit : “Relève-toi, va jusqu’à Damas ; et là on te dira tout ce qu’il t’est prescrit de faire.” Comme je n’y voyais plus rien, à cause de l’éclat de cette lumière, je me rendis à Damas, conduit par la main de mes compagnons.
Or, Ananie, un homme religieux selon la Loi, à qui tous les Juifs résidant là rendaient un bon témoignage, vint se placer près de moi et me dit : “Saul, mon frère, retrouve la vue.” Et moi, au même instant, je retrouvai la vue, et je le vis.
Il me dit encore : “Le Dieu de nos pères t’a destiné à connaître sa volonté, à voir celui qui est le Juste et à entendre la voix qui sort de sa bouche. Car tu seras pour lui, devant tous les hommes, le témoin de ce que tu as vu et entendu.
Et maintenant, pourquoi tarder ? Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant son nom.”
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,15-18.
En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.»
Texte de l’Évangile au quotidien
Dans mon imaginaire personnel, j'ai longtemps cru que saint Paul était tombé de cheval. Je le voyais chuter de haut, et s'étaler lourdement sur le sol. Il m'a fallu du temps pour réaliser que cette pensée était issue de ma propre expérience de conversion : j'étais tombé lourdement de mon lit en m'apercevant que le Christ de mon crucifix avait redressé la tête et me regardait. Je ne sais plus comment, mais je me suis retrouvé comme effondré sur le sol de ma chambre, incapable d'autre chose que de contempler ce Christ de plâtre qui s'était soudainement animé pour toucher mon cœur de son regard. Dans les quelques minutes qui ont suivi, toutes mes objections raisonnables à la foi chrétienne étaient tombées elles aussi. Et n'ai-je pas rencontré "mon" homme religieux dans la personne du prêtre qui a reçu le premier mon témoignage ?
Après quoi, comme un apôtre parmi cent autres, j'ai aussi été envoyé pour annoncer cette bonne nouvelle "à toute la création" - du moins selon ma mesure. Mais je peux encore témoigner que j'ai trouvé sans grande difficulté une formation théologique "à la miséricorde divine" - et ne sommes-nous pas en train de vivre une année de la Miséricorde ?
Le Seigneur surprend toujours - mais Il est infaillible en toutes ses voies.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Dans le Verbe notre devenir
Le mercredi de la 3e semaine du temps ordinaire
Deuxième livre de Samuel 7,4-17.
.
Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal.
Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. S’il fait le mal, je le corrigerai avec le bâton, à la manière humaine, je le frapperai comme font les hommes.
Mais ma fidélité ne lui sera pas retirée, comme je l’ai retirée à Saül que j’ai écarté de devant toi. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. »
Toutes ces paroles, toute cette vision, Nathan les rapporta fidèlement à David.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,1-20.
« Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer.
Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé.
Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ;
et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché.
Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit.
Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. » Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles.
Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles.
Et ainsi, comme dit le prophète : “Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon.” »
Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ?
Le semeur sème la Parole.
Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux.
Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ;
mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt.
Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit.
Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un. »
Textes de l’Évangile au quotidien
La royauté de Jésus est infiniment supérieure à celle d'un roi tel que les hommes peuvent s'en représenter une. La royauté de Jésus est de celle qui fit l'homme à son image et selon sa ressemblance.
Et cette Parole vivante est accessible à tous les êtres humains, dans tous les siècles, du moins celles et ceux quie la chercheront, qui désireront la connaître, qui l'accueilleront, qui la recevront et qui en vivront dans une forme de croissance qui se poursuivra dans le "Règne à venir".
A chaque génération (non plus suivant le système de génération de la première alliance - qui fut inscrite dans la chair), le Seigneur fera connaître sa Parole créatrice, qui est tout à la fois : Esprit, Vérité et Vie.
Et quiconque accueillera en lui le Verbe connaîtra dans sa vie comme une seconde naissance - celle qui est déjà promesse d'éternité.
Ce langage peut paraître difficile à suivre - ce le fut pour moi aussi. Au commencement, tout ce que j'ai pu saisir, c'est la vision d'un homme - que je reconnaissais totalement innocent - et qui donnait sa vie parce qu'Il ne supportait pas de me voir malheureux.
Chose que je ne pouvais admettre, mais qui se continue encore. Le moment de la conversion, ce n'est pas tout de mon malheur. Mon témoignage vaut ce qu'il vaut, mais depuis ce jour-là, je me suis relevé, je me suis tenu debout, et je marche !
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Deuxième livre de Samuel 7,4-17.
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Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal.
Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. S’il fait le mal, je le corrigerai avec le bâton, à la manière humaine, je le frapperai comme font les hommes.
Mais ma fidélité ne lui sera pas retirée, comme je l’ai retirée à Saül que j’ai écarté de devant toi. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. »
Toutes ces paroles, toute cette vision, Nathan les rapporta fidèlement à David.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,1-20.
« Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer.
Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé.
Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ;
et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché.
Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit.
Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. » Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles.
Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles.
Et ainsi, comme dit le prophète : “Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon.” »
Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ?
Le semeur sème la Parole.
Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux.
Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ;
mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt.
Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit.
Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un. »
Textes de l’Évangile au quotidien
La royauté de Jésus est infiniment supérieure à celle d'un roi tel que les hommes peuvent s'en représenter une. La royauté de Jésus est de celle qui fit l'homme à son image et selon sa ressemblance.
Et cette Parole vivante est accessible à tous les êtres humains, dans tous les siècles, du moins celles et ceux quie la chercheront, qui désireront la connaître, qui l'accueilleront, qui la recevront et qui en vivront dans une forme de croissance qui se poursuivra dans le "Règne à venir".
A chaque génération (non plus suivant le système de génération de la première alliance - qui fut inscrite dans la chair), le Seigneur fera connaître sa Parole créatrice, qui est tout à la fois : Esprit, Vérité et Vie.
Et quiconque accueillera en lui le Verbe connaîtra dans sa vie comme une seconde naissance - celle qui est déjà promesse d'éternité.
Ce langage peut paraître difficile à suivre - ce le fut pour moi aussi. Au commencement, tout ce que j'ai pu saisir, c'est la vision d'un homme - que je reconnaissais totalement innocent - et qui donnait sa vie parce qu'Il ne supportait pas de me voir malheureux.
Chose que je ne pouvais admettre, mais qui se continue encore. Le moment de la conversion, ce n'est pas tout de mon malheur. Mon témoignage vaut ce qu'il vaut, mais depuis ce jour-là, je me suis relevé, je me suis tenu debout, et je marche !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Dieu toujours présent en Jésus-Christ
Le jeudi de la 3e semaine du temps ordinaire
Deuxième livre de Samuel 7,18-19.24-29.
Lorsque le prophète Nathan eut transmis à David les promesses de Dieu, le roi David vint s’asseoir en présence du Seigneur. Il dit : « Qui suis-je donc, Seigneur, et qu’est-ce que ma maison, pour que tu m’aies conduit jusqu’ici ?
Mais cela ne te paraît pas encore suffisant, Seigneur, et tu adresses une parole à la maison de ton serviteur pour un avenir lointain. Est-ce là, Seigneur Dieu, la destinée de l’homme ?
Pour toi, tu as établi à jamais ton peuple Israël, et toi, Seigneur, tu es devenu son Dieu.
Maintenant donc, Seigneur Dieu, la parole que tu as dite au sujet de ton serviteur et de sa maison, tiens-la pour toujours, et agis selon ce que tu as dit.
Que ton nom soit exalté pour toujours ! Que l’on dise : “Le Seigneur de l’univers est le Dieu d’Israël”, et la maison de ton serviteur David sera stable en ta présence.
Oui, c’est toi, Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël, qui as fait cette révélation à ton serviteur : “Je te bâtirai une maison.” C’est pourquoi ton serviteur ose t’adresser cette prière :
Seigneur, c’est toi qui es Dieu, tes paroles sont vérité, et tu as fait cette magnifique promesse à ton serviteur. Daigne bénir la maison de ton serviteur, afin qu’elle soit pour toujours en ta présence. Car toi, Seigneur Dieu, tu as parlé, et par ta bénédiction la maison de ton serviteur sera bénie pour toujours. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,21-25.
En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Est-ce que la lampe est apportée pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ?
Car rien n’est caché, sinon pour être manifesté ; rien n’a été gardé secret, sinon pour venir à la clarté.
Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus. Car celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Le roi David éprouve de grandes difficultés à concevoir le projet de Dieu de lui bâtir une maison, quand bien même ce projet ne concerne que sa descendance ! En effet, jusqu'à la venue du Christ, les rencontres avec Dieu dans le "Saint des saints" du temple, étaient très rigoureusement réglementées. On trouve d'ailleurs en saint-Luc chapitre 1, ce passage tout à fait révélateur: "Or, tandis que Zacharie, durant la période attribuée aux prêtres de son groupe, assurait le service du culte devant Dieu, il fut désigné par le sort, suivant l’usage des prêtres, pour aller offrir l’encens dans le sanctuaire du Seigneur."
Cette attitude de réserve respectueuse - laquelle créée une distance entre Dieu et les hommes, se retrouve encore dans la manière de célébrer l'Eucharistie dans certaines églises. Le prêtre tourne le dos au peuple - ce qui peut signifier que le saint sacrifice est offert par le Christ à Dieu d'abord, et pour le peuple ensuite.
Or, en Jésus-Christ, Dieu s'est fait homme. Il a "revêtu la chair" sans rien en écarter, si ce n'est le péché. Et par son incarnation en Jésus, la demeure de Dieu est aussi bien "au plus haut des Cieux" que dans le cœur et l'esprit de tout homme et de toute femme qui le désirent.
Et cette présence continuelle de "Dieu-en-Jésus" au cœur de chacune nos âmes nous a été donnée pour que nous puissions, nous aussi
grandir dans la foi et devenir même capables d’œuvres parfaites, qui seront l'expression même de la volonté divine. Évidemment, très peu d'humains y croient, mais les saintes et les saints sont toujours parmi nous...
.
Deuxième livre de Samuel 7,18-19.24-29.
Lorsque le prophète Nathan eut transmis à David les promesses de Dieu, le roi David vint s’asseoir en présence du Seigneur. Il dit : « Qui suis-je donc, Seigneur, et qu’est-ce que ma maison, pour que tu m’aies conduit jusqu’ici ?
Mais cela ne te paraît pas encore suffisant, Seigneur, et tu adresses une parole à la maison de ton serviteur pour un avenir lointain. Est-ce là, Seigneur Dieu, la destinée de l’homme ?
Pour toi, tu as établi à jamais ton peuple Israël, et toi, Seigneur, tu es devenu son Dieu.
Maintenant donc, Seigneur Dieu, la parole que tu as dite au sujet de ton serviteur et de sa maison, tiens-la pour toujours, et agis selon ce que tu as dit.
Que ton nom soit exalté pour toujours ! Que l’on dise : “Le Seigneur de l’univers est le Dieu d’Israël”, et la maison de ton serviteur David sera stable en ta présence.
Oui, c’est toi, Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël, qui as fait cette révélation à ton serviteur : “Je te bâtirai une maison.” C’est pourquoi ton serviteur ose t’adresser cette prière :
Seigneur, c’est toi qui es Dieu, tes paroles sont vérité, et tu as fait cette magnifique promesse à ton serviteur. Daigne bénir la maison de ton serviteur, afin qu’elle soit pour toujours en ta présence. Car toi, Seigneur Dieu, tu as parlé, et par ta bénédiction la maison de ton serviteur sera bénie pour toujours. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,21-25.
En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Est-ce que la lampe est apportée pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ?
Car rien n’est caché, sinon pour être manifesté ; rien n’a été gardé secret, sinon pour venir à la clarté.
Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus. Car celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Le roi David éprouve de grandes difficultés à concevoir le projet de Dieu de lui bâtir une maison, quand bien même ce projet ne concerne que sa descendance ! En effet, jusqu'à la venue du Christ, les rencontres avec Dieu dans le "Saint des saints" du temple, étaient très rigoureusement réglementées. On trouve d'ailleurs en saint-Luc chapitre 1, ce passage tout à fait révélateur: "Or, tandis que Zacharie, durant la période attribuée aux prêtres de son groupe, assurait le service du culte devant Dieu, il fut désigné par le sort, suivant l’usage des prêtres, pour aller offrir l’encens dans le sanctuaire du Seigneur."
Cette attitude de réserve respectueuse - laquelle créée une distance entre Dieu et les hommes, se retrouve encore dans la manière de célébrer l'Eucharistie dans certaines églises. Le prêtre tourne le dos au peuple - ce qui peut signifier que le saint sacrifice est offert par le Christ à Dieu d'abord, et pour le peuple ensuite.
Or, en Jésus-Christ, Dieu s'est fait homme. Il a "revêtu la chair" sans rien en écarter, si ce n'est le péché. Et par son incarnation en Jésus, la demeure de Dieu est aussi bien "au plus haut des Cieux" que dans le cœur et l'esprit de tout homme et de toute femme qui le désirent.
Et cette présence continuelle de "Dieu-en-Jésus" au cœur de chacune nos âmes nous a été donnée pour que nous puissions, nous aussi
grandir dans la foi et devenir même capables d’œuvres parfaites, qui seront l'expression même de la volonté divine. Évidemment, très peu d'humains y croient, mais les saintes et les saints sont toujours parmi nous...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Mac
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- Inscription : lun. 09 févr. 2009, 23:40
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Re: Dieu toujours présent en Jésus-Christ
Bonjour etienne
Fraternellement.
Je trouve que c'est bien dit.etienne lorant a écrit :Or, en Jésus-Christ, Dieu s'est fait homme. Il a "revêtu la chair" sans rien en écarter, si ce n'est le péché. Et par son incarnation en Jésus, la demeure de Dieu est aussi bien "au plus haut des Cieux" que dans le cœur et l'esprit de tout homme et de toute femme qui le désirent.
Fraternellement.
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La faute de David et Jésus, fils de David
Au retour du printemps, à l’époque où les rois se mettent en campagne, David envoya Joab en expédition, avec ses officiers et toute l’armée d’Israël ; ils massacrèrent les fils d’Ammone et mirent le siège devant Rabba. David était resté à Jérusalem.
Un soir, il se leva de sa couche pour se promener sur la terrasse du palais. De là, il aperçut une femme en train de se baigner. Cette femme était très belle.
David fit demander qui elle était, et on lui répondit : « Mais c’est Bethsabée, fille d’Éliam, la femme d’Ourias le Hittite ! »
Alors David envoya des gens la chercher. Elle vint chez lui ; il coucha avec elle.
La femme devint enceinte, et elle fit savoir à David : « Je suis enceinte ! »
Alors David expédia ce message à Joab : « Envoie-moi Ourias le Hittite. » Et Joab l’envoya à David.
Lorsque Ourias fut arrivé auprès de lui, David lui demanda comment allaient Joab, et l’armée, et la guerre.
Puis il lui dit : « Descends chez toi, prends du repos. » Ourias sortit du palais, et l’on portait derrière lui une portion de la table du roi.
Mais Ourias se coucha à l’entrée du palais avec les serviteurs de son maître ; il ne descendit pas chez lui.
On annonça à David : « Ourias n’est pas descendu chez lui. »
Le lendemain, David l’invita à manger et à boire à sa table, et il l’enivra. Le soir, Ourias sortit et alla se coucher à nouveau avec les serviteurs de son maître ; mais il ne descendit pas chez lui.
Le matin suivant, David écrivit une lettre pour Joab, et la fit porter par Ourias.
Il disait dans cette lettre : « Mettez Ourias en première ligne, au plus fort de la mêlée, puis repliez-vous derrière lui ; qu’il soit frappé et qu’il meure ! »
Joab, qui assiégeait la ville, plaça Ourias à un endroit où il savait que les ennemis étaient en force.
Les assiégés firent une sortie contre Joab. Il y eut des tués dans l’armée, parmi les serviteurs de David, et Ourias le Hittite mourut aussi.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,26-34.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence :
nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »
Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences.
Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.
Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.
[/b]
Textes de l'Evangile au quotidien
La faute de David, pour l'époque et selon la piètre estime qu'avait le peuple juif des étrangers au "peuple élu", n'aurait posé problème à nul autre que David. Quand il prend la femme de son allier hittite, il n'abuse pas du pouvoir qu'ont les chefs d'Israël à l'égard de leurs vassaux. Après tout, ceux-ci ne sont que des étrangers - "des petits chiens" - comme les désignent les pharisiens.
Mais, s'il en est ainsi, pourquoi cette volonté de David, de tout cacher, jusqu'à exposer son rival aux armes de l'ennemi et le faire mourir ?
C'est que David a été élu par Dieu et que sa descendance n'est autre que la royauté de Jésus-Christ; profondément en lui, David ressent déjà qu'un tort causé à son prochain est une faute grave - quand bien même la justice des juifs n'en tient aucun cas.
Et Jésus lui-même, dans son enseignement, va user de beaucoup de paraboles, car le temps n'est pas encore venu de parler clairement (si ce n'est aux disciples). Lorsqu'il parlera ouvertement dans le temple de Jérusalem, son sort sera scellé - Jésus, lui aussi, se retrouvera "exposé" sans défense à ses ennemis du Sanhédrin . Chose remarquable : Jésus va mourir du fait que l'élite de la religion juive ne le reconnaît pas. Lui aussi, comme Ourias le Hittite, sera exposé à la mort, sans que ses apôtres n'interviennent d'aucune façon.
La leçon donnée par les textes de ce jour doit toucher nos cœurs sur le plan de la justice et de la vérité dans une existence de chrétien. Aussitôt la messe dite, les fidèles sont renvoyés pour mettre en oeuvre leur foi. Ite missa est !
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Un soir, il se leva de sa couche pour se promener sur la terrasse du palais. De là, il aperçut une femme en train de se baigner. Cette femme était très belle.
David fit demander qui elle était, et on lui répondit : « Mais c’est Bethsabée, fille d’Éliam, la femme d’Ourias le Hittite ! »
Alors David envoya des gens la chercher. Elle vint chez lui ; il coucha avec elle.
La femme devint enceinte, et elle fit savoir à David : « Je suis enceinte ! »
Alors David expédia ce message à Joab : « Envoie-moi Ourias le Hittite. » Et Joab l’envoya à David.
Lorsque Ourias fut arrivé auprès de lui, David lui demanda comment allaient Joab, et l’armée, et la guerre.
Puis il lui dit : « Descends chez toi, prends du repos. » Ourias sortit du palais, et l’on portait derrière lui une portion de la table du roi.
Mais Ourias se coucha à l’entrée du palais avec les serviteurs de son maître ; il ne descendit pas chez lui.
On annonça à David : « Ourias n’est pas descendu chez lui. »
Le lendemain, David l’invita à manger et à boire à sa table, et il l’enivra. Le soir, Ourias sortit et alla se coucher à nouveau avec les serviteurs de son maître ; mais il ne descendit pas chez lui.
Le matin suivant, David écrivit une lettre pour Joab, et la fit porter par Ourias.
Il disait dans cette lettre : « Mettez Ourias en première ligne, au plus fort de la mêlée, puis repliez-vous derrière lui ; qu’il soit frappé et qu’il meure ! »
Joab, qui assiégeait la ville, plaça Ourias à un endroit où il savait que les ennemis étaient en force.
Les assiégés firent une sortie contre Joab. Il y eut des tués dans l’armée, parmi les serviteurs de David, et Ourias le Hittite mourut aussi.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,26-34.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence :
nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »
Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences.
Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.
Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.
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Textes de l'Evangile au quotidien
La faute de David, pour l'époque et selon la piètre estime qu'avait le peuple juif des étrangers au "peuple élu", n'aurait posé problème à nul autre que David. Quand il prend la femme de son allier hittite, il n'abuse pas du pouvoir qu'ont les chefs d'Israël à l'égard de leurs vassaux. Après tout, ceux-ci ne sont que des étrangers - "des petits chiens" - comme les désignent les pharisiens.
Mais, s'il en est ainsi, pourquoi cette volonté de David, de tout cacher, jusqu'à exposer son rival aux armes de l'ennemi et le faire mourir ?
C'est que David a été élu par Dieu et que sa descendance n'est autre que la royauté de Jésus-Christ; profondément en lui, David ressent déjà qu'un tort causé à son prochain est une faute grave - quand bien même la justice des juifs n'en tient aucun cas.
Et Jésus lui-même, dans son enseignement, va user de beaucoup de paraboles, car le temps n'est pas encore venu de parler clairement (si ce n'est aux disciples). Lorsqu'il parlera ouvertement dans le temple de Jérusalem, son sort sera scellé - Jésus, lui aussi, se retrouvera "exposé" sans défense à ses ennemis du Sanhédrin . Chose remarquable : Jésus va mourir du fait que l'élite de la religion juive ne le reconnaît pas. Lui aussi, comme Ourias le Hittite, sera exposé à la mort, sans que ses apôtres n'interviennent d'aucune façon.
La leçon donnée par les textes de ce jour doit toucher nos cœurs sur le plan de la justice et de la vérité dans une existence de chrétien. Aussitôt la messe dite, les fidèles sont renvoyés pour mettre en oeuvre leur foi. Ite missa est !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La foi mûre et les revers de fortune
Le lundi de la 4e semaine du temps ordinaire
Deuxième livre de Samuel 15,13-14.30.16,5-13a.
Un messager vint annoncer à David : « Le cœur des hommes d’Israël a pris parti pour Absalom. »
Alors David dit à tous ses serviteurs, qui étaient avec lui à Jérusalem : « Debout, fuyons ! Autrement nous n’échapperons pas à Absalom. Vite, partez ! Sans quoi, il nous gagnera de vitesse, il nous précipitera dans le malheur et passera la ville au fil de l’épée. »
David montait par la montée des Oliviers ; il montait en pleurant, la tête voilée ; il marchait pieds nus. Tous ceux qui l’accompagnaient avaient la tête voilée ; et ils montaient en pleurant.
Comme le roi David atteignait Bahourim, il en sortit un homme du même clan que la maison de Saül. Il s’appelait Shiméï, fils de Guéra. Tout en sortant, il proférait des malédictions.
Il lançait des pierres à David et à tous les serviteurs du roi, tandis que la foule et les guerriers entouraient le roi à droite et à gauche.
Shiméï maudissait le roi en lui criant : « Va-t’en, va-t’en, homme de sang, vaurien ! Le Seigneur a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saül dont tu as usurpé la royauté ; c’est pourquoi le Seigneur a remis la royauté entre les mains de ton fils Absalom. Et te voilà dans le malheur, car tu es un homme de sang. »
Abishaï, fils de Cerouya, dit au roi : « Comment ce chien crevé peut-il maudire mon seigneur le roi ? Laisse-moi passer, que je lui tranche la tête. » Mais le roi répondit : « Que me voulez-vous, fils de Cerouya ? S’il maudit, c’est peut-être parce que le Seigneur lui a ordonné de maudire David. Alors, qui donc pourrait le lui reprocher ? »
David dit à Abishaï et à tous ses serviteurs : « Même celui qui est mon propre fils s’attaque à ma vie : à plus forte raison ce descendant de Benjamin ! Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné.
Peut-être que le Seigneur considérera ma misère et me rendra le bonheur au lieu de sa malédiction d’aujourd’hui. »
David et ses hommes continuèrent leur chemin, tandis que Shiméï avançait, tout près de lui, sur le flanc de la montagne. Il proférait ses malédictions et lançait des pierres tout près du roi, en faisant voler la poussière.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 5,1-20.
Ils arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens.
Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre ;
il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne ;
en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser.
Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres.
Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui
et cria d’une voix forte : « Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! »
Jésus lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! »
Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L’homme lui dit : « Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup. »
Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays.
Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.
Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. »
Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer.
Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé.
Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs.
Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire.
Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n’y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. »
Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration.
L'humiliation que subit David, il l'accepte, il ne la rejette pas. Il pourrait punir et chasser Shiméï, il pourrait tout autant le faire mourir, mais il accepte, il supporte, il ne se rebelle pas, il ne cherche pas à faire connaître son droit, il ne s'octroie pas de justifications, mais il déclare :
-"Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné. Peut-être que le Seigneur considérera ma misère et me rendra le bonheur au lieu de sa malédiction d’aujourd’hui."
Quant à Jésus, après avoir chassé les très nombreux démons du corps du possédé, ce qui aurait dû réjouir celles et ceux qui le connaissent dans son pays, plutôt que de chercher à comprendre l’extraordinaire pouvoir de Jésus, ils lui demandent de quitter leur territoire. Peu importe que Jésus ait délivré leur compatriote, ils ne considèrent que la perte économique. Et l'homme redevenu tout à fait sain de corps et d'esprit, devant le rejet de Jésus préfèrerait le suivre désormais. Mais il reçoit mieux encore : il deviendra témoin du Seigneur dans son propre pays.
Ce qui brille comme l'or dans les deux textes, c'est d'une part l'humilité de David qui déclare : "Si Dieu la permit ainsi, qu'il en soit ainsi" qui peut être mis en rapport au rejet de Jésus par les Géraséniens dont il ne s'offusque d'aucune façon. Mais il leur laisse comme témoin le parent guéri, qui ne cessera plus de témoigner de la miséricorde divine.
Notre prêtre a conclu en ce sens : comprendre notre propre vie de croyants - et tout ce qui nous arrive, est parfois très difficile à conjuguer ! Mais c'est du fait que notre foi est encore trop souvent limitée par des jugements et des raisonnements. Cherchons à devenir humbles devant les événements et ne nous laissons pas émouvoir par les contrariétés et les événements de ce temps : il faut continuer à prier - à prier surtout si nous ne comprenons pas ce qui nous arrive sur le moment. Confiance !
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Deuxième livre de Samuel 15,13-14.30.16,5-13a.
Un messager vint annoncer à David : « Le cœur des hommes d’Israël a pris parti pour Absalom. »
Alors David dit à tous ses serviteurs, qui étaient avec lui à Jérusalem : « Debout, fuyons ! Autrement nous n’échapperons pas à Absalom. Vite, partez ! Sans quoi, il nous gagnera de vitesse, il nous précipitera dans le malheur et passera la ville au fil de l’épée. »
David montait par la montée des Oliviers ; il montait en pleurant, la tête voilée ; il marchait pieds nus. Tous ceux qui l’accompagnaient avaient la tête voilée ; et ils montaient en pleurant.
Comme le roi David atteignait Bahourim, il en sortit un homme du même clan que la maison de Saül. Il s’appelait Shiméï, fils de Guéra. Tout en sortant, il proférait des malédictions.
Il lançait des pierres à David et à tous les serviteurs du roi, tandis que la foule et les guerriers entouraient le roi à droite et à gauche.
Shiméï maudissait le roi en lui criant : « Va-t’en, va-t’en, homme de sang, vaurien ! Le Seigneur a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saül dont tu as usurpé la royauté ; c’est pourquoi le Seigneur a remis la royauté entre les mains de ton fils Absalom. Et te voilà dans le malheur, car tu es un homme de sang. »
Abishaï, fils de Cerouya, dit au roi : « Comment ce chien crevé peut-il maudire mon seigneur le roi ? Laisse-moi passer, que je lui tranche la tête. » Mais le roi répondit : « Que me voulez-vous, fils de Cerouya ? S’il maudit, c’est peut-être parce que le Seigneur lui a ordonné de maudire David. Alors, qui donc pourrait le lui reprocher ? »
David dit à Abishaï et à tous ses serviteurs : « Même celui qui est mon propre fils s’attaque à ma vie : à plus forte raison ce descendant de Benjamin ! Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné.
Peut-être que le Seigneur considérera ma misère et me rendra le bonheur au lieu de sa malédiction d’aujourd’hui. »
David et ses hommes continuèrent leur chemin, tandis que Shiméï avançait, tout près de lui, sur le flanc de la montagne. Il proférait ses malédictions et lançait des pierres tout près du roi, en faisant voler la poussière.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 5,1-20.
Ils arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens.
Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre ;
il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne ;
en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser.
Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres.
Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui
et cria d’une voix forte : « Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! »
Jésus lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! »
Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L’homme lui dit : « Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup. »
Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays.
Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.
Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. »
Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer.
Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé.
Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs.
Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire.
Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n’y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. »
Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration.
L'humiliation que subit David, il l'accepte, il ne la rejette pas. Il pourrait punir et chasser Shiméï, il pourrait tout autant le faire mourir, mais il accepte, il supporte, il ne se rebelle pas, il ne cherche pas à faire connaître son droit, il ne s'octroie pas de justifications, mais il déclare :
-"Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné. Peut-être que le Seigneur considérera ma misère et me rendra le bonheur au lieu de sa malédiction d’aujourd’hui."
Quant à Jésus, après avoir chassé les très nombreux démons du corps du possédé, ce qui aurait dû réjouir celles et ceux qui le connaissent dans son pays, plutôt que de chercher à comprendre l’extraordinaire pouvoir de Jésus, ils lui demandent de quitter leur territoire. Peu importe que Jésus ait délivré leur compatriote, ils ne considèrent que la perte économique. Et l'homme redevenu tout à fait sain de corps et d'esprit, devant le rejet de Jésus préfèrerait le suivre désormais. Mais il reçoit mieux encore : il deviendra témoin du Seigneur dans son propre pays.
Ce qui brille comme l'or dans les deux textes, c'est d'une part l'humilité de David qui déclare : "Si Dieu la permit ainsi, qu'il en soit ainsi" qui peut être mis en rapport au rejet de Jésus par les Géraséniens dont il ne s'offusque d'aucune façon. Mais il leur laisse comme témoin le parent guéri, qui ne cessera plus de témoigner de la miséricorde divine.
Notre prêtre a conclu en ce sens : comprendre notre propre vie de croyants - et tout ce qui nous arrive, est parfois très difficile à conjuguer ! Mais c'est du fait que notre foi est encore trop souvent limitée par des jugements et des raisonnements. Cherchons à devenir humbles devant les événements et ne nous laissons pas émouvoir par les contrariétés et les événements de ce temps : il faut continuer à prier - à prier surtout si nous ne comprenons pas ce qui nous arrive sur le moment. Confiance !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Présentation de Jésus au temple, fête
Présentation de Jésus au temple
Livre de Malachie 3,1-4.
Il s’installera pour fondre et purifier : il purifiera les fils de Lévi, il les affinera comme l’or et l’argent ; ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l’offrande en toute justice.
Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem sera bien accueillie du Seigneur, comme il en fut aux jours anciens, dans les années d’autrefois.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,22-40.
Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : « Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. »
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : « un couple de tourterelles ou deux petites colombes. »
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Siméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Siméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Siméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
Textes de l'Evangile au quotidien
Lors de la présentation de Jésus au temple, ce que le lecteur remarque en tout premier lieu, c'est cette sorte d'approximation des prophéties qui concernent la venue du Christ. Désigné comme étant celui qui va venir pour "fondre et purifier" ... Jésus va-t-il remodeler les hommes comme s'ils étaient constitués d'un métal ancien et rouillé ?
La prophétie de Siméon est plus claire, car Jésus sera bien, pour les juifs un "signe de contradiction" - et il est tout à fait exact que Marie en souffrira beaucoup. Par contre, il faut bien reconnaître que de nos jours aussi, à la question de savoir qui est vraiment Jésus, il n'y a pas une seule réponse semblable.
S'il en est ainsi, c'est qu'il n'y a pas, parmi les hommes, un seul être qui soit une "réplique à l'identique" de son voisin. Pour notre prêtre, cette immense multitude d'êtres, dans tous les siècles, qui ont, chacune et chacun, un chemin particulier à suivre vers le salut... devrait suffire à convaincre le monde de la réalité de la création.
Ce n'est rien d'autre que l'amour de Dieu qui confère a chacune et chacun une "étincelle de divinité", de pure grâce, dont il nous appartient de vivre et de grandir.
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Livre de Malachie 3,1-4.
Il s’installera pour fondre et purifier : il purifiera les fils de Lévi, il les affinera comme l’or et l’argent ; ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l’offrande en toute justice.
Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem sera bien accueillie du Seigneur, comme il en fut aux jours anciens, dans les années d’autrefois.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,22-40.
Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : « Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. »
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : « un couple de tourterelles ou deux petites colombes. »
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Siméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Siméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Siméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
Textes de l'Evangile au quotidien
Lors de la présentation de Jésus au temple, ce que le lecteur remarque en tout premier lieu, c'est cette sorte d'approximation des prophéties qui concernent la venue du Christ. Désigné comme étant celui qui va venir pour "fondre et purifier" ... Jésus va-t-il remodeler les hommes comme s'ils étaient constitués d'un métal ancien et rouillé ?
La prophétie de Siméon est plus claire, car Jésus sera bien, pour les juifs un "signe de contradiction" - et il est tout à fait exact que Marie en souffrira beaucoup. Par contre, il faut bien reconnaître que de nos jours aussi, à la question de savoir qui est vraiment Jésus, il n'y a pas une seule réponse semblable.
S'il en est ainsi, c'est qu'il n'y a pas, parmi les hommes, un seul être qui soit une "réplique à l'identique" de son voisin. Pour notre prêtre, cette immense multitude d'êtres, dans tous les siècles, qui ont, chacune et chacun, un chemin particulier à suivre vers le salut... devrait suffire à convaincre le monde de la réalité de la création.
Ce n'est rien d'autre que l'amour de Dieu qui confère a chacune et chacun une "étincelle de divinité", de pure grâce, dont il nous appartient de vivre et de grandir.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
L'incrédulité, source de nombreux malheurs
Le mercredi de la 4e semaine du temps ordinaire
Deuxième livre de Samuel 24,2.9-17.
Le roi dit à Joab, le chef de l’armée, qui était près de lui : « Parcourez toutes les tribus d’Israël, de Dane à Bershéba, et faites le recensement du peuple, afin que je connaisse le chiffre de la population. »
Joab donna au roi les chiffres du recensement : Israël comptait huit cent mille hommes capables de combattre, et Juda cinq cent mille hommes.
Mais après cela, le cœur de David lui battit d’avoir recensé le peuple, et il dit au Seigneur : « C’est un grand péché que j’ai commis ! Maintenant, Seigneur, daigne passer sur la faute de ton serviteur, car je me suis vraiment conduit comme un insensé ! »
Le lendemain matin, David se leva. Or la parole du Seigneur avait été adressée au prophète Gad, le voyant attaché à David :
« Va dire à David : Ainsi parle le Seigneur : Je vais te présenter trois châtiments ; choisis l’un d’entre eux, et je te l’infligerai. »
Gad se rendit alors chez David et lui transmit ce message : « Préfères-tu qu’il y ait la famine dans ton pays pendant sept ans ? Ou bien fuir devant tes adversaires lancés à ta poursuite, pendant trois mois ? Ou bien la peste dans ton pays pendant trois jours ? Réfléchis donc, et vois ce que je dois répondre à celui qui m’a envoyé. »
David répondit au prophète Gad : « Je suis dans une grande angoisse… Eh bien ! tombons plutôt entre les mains du Seigneur, car sa compassion est grande, mais que je ne tombe pas entre les mains des hommes ! »
Le Seigneur envoya donc la peste en Israël dès le lendemain jusqu’à la fin des trois jours. Depuis Dane jusqu’à Bershéba, il mourut soixante-dix mille hommes.
Mais lorsque l’ange du Seigneur étendit la main vers Jérusalem pour l’exterminer, le Seigneur renonça à ce mal, et il dit à l’ange exterminateur : « Assez ! Maintenant, retire ta main. » L’ange du Seigneur se trouvait alors près de l’aire à grain d’Arauna le Jébuséen.
David, en voyant l’ange frapper le peuple, avait dit au Seigneur : « C’est moi qui ai péché, c’est moi qui suis coupable ; mais ceux-là, le troupeau, qu’ont-ils fait ? Que ta main s’appesantisse donc sur moi et sur la maison de mon père ! »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,1-6.
En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent.
Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.
Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.
Textes de l'Evangile au quotidien
La faute commise par David est comme celle de l'homme qui compte et recompte combien il possède - ce qui est très courant, mais qui ne tient aucun compte des multiples facteurs susceptibles d'intervenir dans une vie : la maladie, l'accident, la perte d'un proche, un incendie, etc. Mais toutes et tous sommes tentés d'appuyer notre confiance sur ce type de calcul. Au bout d'un temps, David réalise qu'il s'est détourné de l'attitude de sa confiance en Dieu et il choisit lui-même la sanction qu'il mérite.
A Nazareth, Jésus est lui aussi en prise avec la méfiance des habitants qui l'ont vu vivre comme charpentier, fils de charpentier. Un villageois comme les autres, l'un d'entre eux, mais qui tient désormais un langage d'autorité et dont l'assurance les gêne : car ou bien ils croient en lui, ou bien ils ne peuvent que dénoncer une imposture - il est évident que la deuxième solution est la plus facile.
Dans la bible comme dans l’Évangile, comme dans nos vies, le Seigneur ne peut intervenir pleinement que si nous lui faisons confiance. Ne nous appuyons donc pas sur les concepts de ce monde, car nous savons très bien que ni notre bonheur, ni notre fortune, ni notre santé, ni notre avenir, ni nos institutions ne garantissent notre salut. Mais il faut croire et vivre la foi de confiance..
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Deuxième livre de Samuel 24,2.9-17.
Le roi dit à Joab, le chef de l’armée, qui était près de lui : « Parcourez toutes les tribus d’Israël, de Dane à Bershéba, et faites le recensement du peuple, afin que je connaisse le chiffre de la population. »
Joab donna au roi les chiffres du recensement : Israël comptait huit cent mille hommes capables de combattre, et Juda cinq cent mille hommes.
Mais après cela, le cœur de David lui battit d’avoir recensé le peuple, et il dit au Seigneur : « C’est un grand péché que j’ai commis ! Maintenant, Seigneur, daigne passer sur la faute de ton serviteur, car je me suis vraiment conduit comme un insensé ! »
Le lendemain matin, David se leva. Or la parole du Seigneur avait été adressée au prophète Gad, le voyant attaché à David :
« Va dire à David : Ainsi parle le Seigneur : Je vais te présenter trois châtiments ; choisis l’un d’entre eux, et je te l’infligerai. »
Gad se rendit alors chez David et lui transmit ce message : « Préfères-tu qu’il y ait la famine dans ton pays pendant sept ans ? Ou bien fuir devant tes adversaires lancés à ta poursuite, pendant trois mois ? Ou bien la peste dans ton pays pendant trois jours ? Réfléchis donc, et vois ce que je dois répondre à celui qui m’a envoyé. »
David répondit au prophète Gad : « Je suis dans une grande angoisse… Eh bien ! tombons plutôt entre les mains du Seigneur, car sa compassion est grande, mais que je ne tombe pas entre les mains des hommes ! »
Le Seigneur envoya donc la peste en Israël dès le lendemain jusqu’à la fin des trois jours. Depuis Dane jusqu’à Bershéba, il mourut soixante-dix mille hommes.
Mais lorsque l’ange du Seigneur étendit la main vers Jérusalem pour l’exterminer, le Seigneur renonça à ce mal, et il dit à l’ange exterminateur : « Assez ! Maintenant, retire ta main. » L’ange du Seigneur se trouvait alors près de l’aire à grain d’Arauna le Jébuséen.
David, en voyant l’ange frapper le peuple, avait dit au Seigneur : « C’est moi qui ai péché, c’est moi qui suis coupable ; mais ceux-là, le troupeau, qu’ont-ils fait ? Que ta main s’appesantisse donc sur moi et sur la maison de mon père ! »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,1-6.
En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent.
Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.
Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.
Textes de l'Evangile au quotidien
La faute commise par David est comme celle de l'homme qui compte et recompte combien il possède - ce qui est très courant, mais qui ne tient aucun compte des multiples facteurs susceptibles d'intervenir dans une vie : la maladie, l'accident, la perte d'un proche, un incendie, etc. Mais toutes et tous sommes tentés d'appuyer notre confiance sur ce type de calcul. Au bout d'un temps, David réalise qu'il s'est détourné de l'attitude de sa confiance en Dieu et il choisit lui-même la sanction qu'il mérite.
A Nazareth, Jésus est lui aussi en prise avec la méfiance des habitants qui l'ont vu vivre comme charpentier, fils de charpentier. Un villageois comme les autres, l'un d'entre eux, mais qui tient désormais un langage d'autorité et dont l'assurance les gêne : car ou bien ils croient en lui, ou bien ils ne peuvent que dénoncer une imposture - il est évident que la deuxième solution est la plus facile.
Dans la bible comme dans l’Évangile, comme dans nos vies, le Seigneur ne peut intervenir pleinement que si nous lui faisons confiance. Ne nous appuyons donc pas sur les concepts de ce monde, car nous savons très bien que ni notre bonheur, ni notre fortune, ni notre santé, ni notre avenir, ni nos institutions ne garantissent notre salut. Mais il faut croire et vivre la foi de confiance..
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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