Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)
Publié : sam. 27 août 2011, 15:43
Je suis parfaitement en accord avec l'auteur de ce poème.
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Une très vieille critique de la révolution de 1789 : le petit peuple s'est battu derrière les barricades, pour finalement porter la bourgeoisie au pouvoir.
L'actuelle n'est pas bien meilleure. (gouvernement de riches menteurs)vobisangelicum a écrit :La première république et sa naissance sont peu ragoutantes...![]()
On m'avait bien présenté les choses sous une forme caricaturale, manichéenne lors du collège/lycée heureusement, des livres aident à se débarrasser de la bêtise enseigner par l'éducation nationale. Internet aussi...
0:23 / 53:20Cinci a écrit : La Révolution française expliquée par H. Guillemin :
Première partie
http://www.youtube.com/watch?v=XiM74n8I ... r_embedded
Deuxième partie
http://www.youtube.com/watch?v=jVNut817 ... r_embedded
Le professeur touche un mot de la question religieuse et effleure au passage le soulèvement en Vendée mais par une remarque qui vaut le détour. Il permet peut-être (l'ensemble des propos conservés par l'enregistrement) de mettre aussi en perspective cette affaire de ''détestation de la Révolution'' qu'on retrouve apparemment à plein dans ce fil. Il faudrait savoir très exactement ce que l'on déteste, ce que l'on voudrait, ce que l'on ne voudrait pas.
Le moment de la Révolution proprement dite et qui est celui qui comptera pour l'avenir (entre 1792 et 94) mais sur le plan du ferment des idées nouvelles, il aura compté sa part de lumière aussi. Et c'est la raison pourquoi l'étude du sujet est toujours une chose aussi pertinente même après plus de deux cents ans; pourquoi le thème va rester inspirant pour des dizaines et des dizaines de peuples dans le monde. Le motif : c'est celui de la lutte d'honnêtes hommes (oui, oui, il en fut) contre la corruption et sûrement l'une des formes les plus laides du mal au plan social et qui sera celui de l'écrasement des pauvres par des nantis, cyniques, boit-sans-soif et menteurs-hypocrites et traîtres à la nation. Il est impossible qu'un pareil thème puisse jamais laisser indifférent quiconque, non mais à moins d'être devenu soi-même complètement cynique, gâté, tordu ou bien adepte de la fin du monde pour l'an prochain, et partant comme indifférent à tout, à l'injustice comme au chaos.
Tiens j'en ai déjà entendu parler, les chrétiens l'aiment bien apparemment.elenos a écrit : 0:23 / 53:20
Henri Guillemin explique Robespierre et la révolution française
http://www.youtube.com/watch?v=jVNut817OTQ
Zarus a écrit : mais il ne développe pas en quoi ses idées libérales seraient mauvaises en soit; je n'ai pas trop vu le fond de sa critique.)
Aristocratique dans le sens de Platon alors, "éclairer" les souverains héréditaires ayant pour but d'instituer les "meilleurs" au sommet "Que les rois deviennent philosophes, ou que les philosophes deviennent rois"Lys_Sul a écrit :Zarus a écrit : mais il ne développe pas en quoi ses idées libérales seraient mauvaises en soit; je n'ai pas trop vu le fond de sa critique.)
Le système de gouvernance aristocratique, seulement des êtres éclairés pourraient diriger via la raison une masse jugée ignorante sur les faits politiques,économiques etc.
Henri Guillemin est une personne proche de la gauche, avec une vision marxiste de l'histoire.
Je crois que Platon peut rester dans son tombeau, l'explication est naturellement humaine, autour d'un noyau il y a une masse qui gravite et qui suit le même mouvement, l'utilisation de la République ou autres codes Antiques sous la royauté, c'est justement comme arme idéologique contre le pouvoir royal.Zarus a écrit :Aristocratique dans le sens de Platon alors, "éclairer" les souverains héréditaires ayant pour but d'instituer les "meilleurs" au sommet "Que les rois deviennent philosophes, ou que les philosophes deviennent rois"
Platon est surtout dans son livre La République un "proto proto communiste" avec un système Holistique, mais Popper en parle le mieux dans son livre les ennemis de la société ouverte et ses ennemis.Zarus a écrit :On ne critique pas Platon pour avoir eu des idées fascistes (les Gardiens par exemple : élites non-dirigeantes séparés du reste du peuple qui font furieusement pensé aux SS et aux SA nazi) donc je vois pas trop pourquoi critiquer davantage Voltaire pour cela.
Vous devriez en faire de même.Zarus a écrit :Après je suis pas sûr que les royautés donnaient beaucoup plus de crédit à l'intelligence des masses.![]()
Plutôt Discriminatoire, le blabla scientifique cela date du XVIII/XIX ème siècle pour appuyer des fables d'antan.Zarus a écrit : (Le principe même de noblesse est raciste; où les propagandes du genre "que les nobles français seraient issus de la race des francs supérieure à la race barbare gauloise par exemple, et donc digne de régner sur celles-ci car ceux-ci y étant incapables")
Cela ne me parait pas très réjouissant que de considérer que la plupart des êtres humains n'ont pas de volonté propre et suivent tout aveuglément, et cela ne serait pas orgueilleux que de dire cela car cela impliquerait que celui capable de sortir cette phrase ne ferait pas partie du lot ? (Vous, peut-être moi si vous considérez le fait d'envisager cela comme suffisant)Lys_Sul a écrit :
Je crois que Platon peut rester dans son tombeau, l'explication est naturellement humaine, autour d'un noyau il y a une masse qui gravite et qui suit le même mouvement, l'utilisation de la République ou autres codes Antiques sous la royauté, c'est justement comme arme idéologique contre le pouvoir royal.
Oui ça ressemble plus au communisme, mais on y trouve quand même des idées de structures fascistes qui se trouvent dans tout les systèmes fascistes. (Et on peut aussi envisager que tout les systèmes fascistes reviennent au même schéma politique profond : dominance de l’État, pas de liberté,ect...l'URSS n'était-il plus proche de n'importe quel autre état fasciste que des théories marxistes ?)Lys Sul a écrit : Platon est surtout dans son livre La République un "proto proto communiste" avec un système Holistique, mais Popper en parle le mieux dans son livre les ennemis de la société ouverte et ses ennemis.
Parce que Voltaire veut une élite qui gouverne et le peuple ne fasse aucun choix dans la vie d'un pays, c'est le contraire d'un Rousseau qui place le peuple comme seule entité souveraine, n'avez pas remarquez que Guillemin est empathique envers les questions sur le peuple?
Que voulez-vous dire par là ? que moi aussi je devrai m'estimer supérieur à la majorité des êtres humains ? je ne me prends pas pour un sage, un roi éclairé, un philosophe transcendant ou quoi que ce soit dans ce genre.Lys sul a écrit :
Vous devriez en faire de même.
[/quote]Lys Sul a écrit :
Plutôt Discriminatoire, le blabla scientifique cela date du XVIII/XIX ème siècle pour appuyer des fables d'antan.
Le domaine de la psychologie est fascinant notamment sur le comportement des humains, la manipulation est chose fréquente chez des personnes voulant ou usant d'un pouvoir, que cela soit aristocrate ou suffrage universel le résultat sera le même.Zarus a écrit :Cela ne me parait pas très réjouissant que de considérer que la plupart des êtres humains n'ont pas de volonté propre et suivent tout aveuglément, et cela ne serait pas orgueilleux que de dire cela car cela impliquerait que celui capable de sortir cette phrase ne ferait pas partie du lot ?
Le salut vient avec des actes et la Foi envers Dieu, je doute que Dieu fasse un pack de jugement, mais plutôt au cas par cas, bref cela reste individuel.Zarus a écrit :Cela me parait étrange une telle idée sur ce forum vu le Salut chrétien. (On ne peut pas mérité d'être sauvé si 90% d'une population ne fait que suivre le mouvement)
Pas besoin de se vouloir supérieur aux autres, l'idée de dominance, je ne vois pas trop l'intérêt, par contre comme vous l'écrivez « Surtout que je ne suis pas sûr d'être du bon côté de la barrière. » Pourquoi ce genre de commentaire, surement un groupe qui vous juge comme cela non ? J'estime qu'un groupe n'a pas à user de coercition envers autrui pour suivre leur conception de la vie, chacun est libre et responsable de ses choix.Zarus a écrit :Que voulez-vous dire par là ? que moi aussi je devrai m'estimer supérieur à la majorité des êtres humains ? je ne me prends pas pour un sage, un roi éclairé, un philosophe transcendant ou quoi que ce soit dans ce genre.
Prions pour eux.Les martyrs de septembre (2-3 septembre 1792)
Selon Herodote.net,
"les 2 et 3 septembre 1792, à l'instigation de meneurs comme le journaliste Jean-Paul Marat qui agitent la crainte des complots et celle, bien réelle, de l'invasion, des dizaines de sans-culottes envahissent les prisons parisiennes. À l'Abbaye, la Force, la Conciergerie, Bicêtre, ils massacrent les prisonniers prétendument contre-révolutionnaires. Au total un millier de victimes : aristocrates, prêtres réfractaires mais aussi droit commun et citoyens ordinaires.
Parmi les victimes figure la princesse Marie-Thérèse de Lamballe (42 ans), ancienne confidente de la reine, connue pour être aussi belle que vertueuse ! Elle avait été enfermée à la prison de la Force après avoir accompagné la famille royale à la prison du Temple. Son corps est mis en lambeaux par les émeutiers. Sa tête, plantée au bout d'une pique, est promenée sous la fenêtre de la cellule de la reine ! Avec ces massacres, la Révolution française entre dans sa phase la plus violente."
Selon Evangile au Quotidien :
Le couvent des Carmes, avec son très vaste enclos, est le premier et le plus symbolique théâtre des tueries. Au témoignage de l'abbé Saurin, jésuite rescapé, le contraste est saisissant entre la sérénité qui règne au-dedans, parmi les ecclésiastiques prisonniers, groupés autour de trois évêques, et, au dehors, le hurlement de la foule, les canonnades, les roulements de tambour, et finalement, le 2, vers quatre heures du soir, le tocsin de Saint-Sulpice qui donne le signal aux émeutiers. La tuerie qui a commencé dans le jardin s'achève, après un simulacre de jugement, au pied du petit escalier faisant communiquer la chapelle, où les prisonniers ont d'abord reflué et se sont mutuellement donné l'absolution. « Je n'ai entendu se plaindre aucun de ceux que j'ai vu massacrés » écrira l'abbé de la Pannonie, blessé et rescapé de la tragédie des Carmes.
Parmi les trois mille victimes de septembre 1792, cent quatre-vingt onze personnes mortes pour leur foi ont été béatifiées par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) le 17 octobre 1926. Quatre-vingt-six prêtres étaient membres du clergé parisien. Les quatre laïcs et de nombreux religieux béatifiés appartenaient aussi à l'Église de Paris.

https://www.youtube.com/watch?v=actI18L8_QoMarion Sigaut - 1789 n'a jamais été la révolte du Peuple !