Re: Etre chrétien et nazi ?
Publié : mar. 18 nov. 2014, 22:14
Ni l'un, ni l'autre. C'est diabolique... Mais j'avoue ne pas comprendre votre question.
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Eh bien, vous devriez suspecter Michel Onfray. Pour dire du mal du christianisme, il est capable d'inventer n'importe quoi! C'est d'ailleurs un mystère pour moi, qu'un homme si intelligent devienne si bête quand il s'agit de religion...Etrigan a écrit :Malheureusement, on sait que l'Eglise Catholique a aidé à l'extraction des dirigeants nazi. Autre exemple : un Requiem a été célébré après le suicide d'Hitler dont le Mein Kampf n'a jamais été mis à l'index. Je tiens mes sources du Traité d'athéologie de Michel Onfray dont je ne peux suspecter qu'il ait inventé cela tout anti-chrétien qu'il soit.
En somme : pourquoi tant de Catholiques ont soutenu le nazisme et pas, par exemple, le Communisme ?
On connait la détestation du Vatican pour le Communisme. Je crois que cela vient du fait que le Communisme était résolument athée et matérialiste. Pas le Nazisme ni le Fascisme. En tout cas, ils jouaient habilement du double discours : Mussolini, tout anti-catholique qu'il était, savait composer avec le Vatican pour arriver à ses fins.
Bref : désolé de mettre les pieds dans le plat mais l'alliance objective Vatican/Nazisme me reste en travers de la gorge.
Bien entendu il y a énormément de différences ! Je parlais de la définition qu'ils mettent derrière socialisme (= progressisme laïque), pas des différentes mesures qu'ils promeuvent.Cinci a écrit :Merci pour vos réflexions qui sont intéressantes, Cantalou.
Il y a peut-être juste ...
mais qui est bien le même socialisme que le PS actuel.![]()
Je pense de toute façon comme vous. Il y a deux Eglises : celle des Hommes et celle du Christ. Celle des Hommes commet des erreurs ; pas celle du Christ.Fée Violine a écrit :Eh bien, vous devriez suspecter Michel Onfray. Pour dire du mal du christianisme, il est capable d'inventer n'importe quoi! C'est d'ailleurs un mystère pour moi, qu'un homme si intelligent devienne si bête quand il s'agit de religion...Etrigan a écrit :Malheureusement, on sait que l'Eglise Catholique a aidé à l'extraction des dirigeants nazi. Autre exemple : un Requiem a été célébré après le suicide d'Hitler dont le Mein Kampf n'a jamais été mis à l'index. Je tiens mes sources du Traité d'athéologie de Michel Onfray dont je ne peux suspecter qu'il ait inventé cela tout anti-chrétien qu'il soit.
En somme : pourquoi tant de Catholiques ont soutenu le nazisme et pas, par exemple, le Communisme ?
On connait la détestation du Vatican pour le Communisme. Je crois que cela vient du fait que le Communisme était résolument athée et matérialiste. Pas le Nazisme ni le Fascisme. En tout cas, ils jouaient habilement du double discours : Mussolini, tout anti-catholique qu'il était, savait composer avec le Vatican pour arriver à ses fins.
Bref : désolé de mettre les pieds dans le plat mais l'alliance objective Vatican/Nazisme me reste en travers de la gorge.
Je le répète : les catholiques n'ont pas soutenu le nazisme. Les nazis ont déporté et assassiné des milliers de prêtres catholiques. Les catholiques qui ont essayé de concilier les deux ont dû rapidement choisir.
Pie XII adressait à Hitler des exorcismes à distance. Sur sa prudence envers le nazisme, beaucoup de choses ont été dites, on le lui reproche beaucoup, mais parler plus clairement aurait attiré de violentes représailles.
Après, que des nazis aient pu fuir avec l'aide de certains catholiques, c'est un fait. Mais ce n'est pas "l'Église".
Posez, posez ...Suivant que l'idéologie Nazi était favorable à ces trois pratiques, je pose la question.
Certes! Je me voyais également dans la peau d'un "réactionnaire" en écrivant. Il y a des choses qui me seront difficile à recevoir aussi.On est tous un peu le réactionnaire d'un autre
Source: http://www.liberation.fr/chroniques/201 ... me_1124083Götz Aly, compte parmi les meilleurs spécialistes du nazisme et de la Shoah, mais son travail n’est pas seulement celui d’un historien. Sa thèse est que le national-socialisme, loin d’être un phénomène antimoderne, accomplit certaines des tendances les plus fortes de la modernité : hygiénisme militant, promotion du «progrès» même par la violence, rationalité instrumentale, efficacité bureaucratique.
La définition?Bien entendu il y a énormément de différences ! Je parlais de la définition qu'ils mettent derrière socialisme (= progressisme laïque), pas des différentes mesures qu'ils promeuvent.
http://www.cairn.info/revue-enfances-et ... age-19.htmL’exposition c’est, en Grèce, le droit reconnu à un magistrat, à un organe délibératif, mais surtout le plus souvent au père de
l’enfant ou, plus généralement, au kyrios [4] Le tuteur légal. [4] de la mère de l’enfant (qu’elle soit son épouse, sa concubine
– un état « non-officiel, mais reconnu » – ou sa fille) de disposer, comme il l’entend, de la vie de l’enfant à naître ou de celle
du nouveau-né. Deux expressions grecques rendent compte de ce choix [...]
Premier cas : on expose, à la naissance, sur avis des femmes qui entourent l’accouchée, un enfant jugé porteur de tares physiques.
Dans de rares cités, la décision d’exposition et l’exécution sont confiées à des magistrats, eux-mêmes chargés d’examiner
l’enfant. C’est le cas à Sparte.
... les socio-démocrates tant qu'à y être ... la gauche, "la" gauche progressiste ... comme si ce devait être un parti unique,« [...]l'eugénisme est inspiré par le darwinisme social. Idéologie portée par la gauche progressiste et laïque»
Pourquoi chercher une quelconque rivalité dans un débat, c'est le but de confronter ses idées à l'autre pour chercher ensemble une vérité, si j'avais voulu un débat pugilat, j'aurais eu le sarcasme et l'ironie voir l'utilisation d'image comme réponse. Pratiquer la personnalisation du débat ne fait que retarder l'échéance vers la finalité d'un débat, mais s'il faut passer par là pour être intelligible alors soit.Ce qui n'est pas vraiment cool en général, Lys_Sul, c'est le fait de ne pas vraiment communiquer, d'être plus préoccupé de
chercher toujours des fautes de détails, la petite bête dans une sorte de rivalité (ce qui n'est pas vraiment de la communication non plus), ou alors de ne pas faire effort, soi-même, pour s'exprimer en mots, en phrases de manière suivie dans des paragraphes, pour expliquer pourquoi ceci ou cela.
De mon point de vue, une personne ne faisant pas l'effort de cliquer sur un lien et lire releve de la paresse, je laisse la découverte du site qui n'est que la suite logique du débat, si la personne ne veut pas lire même de façon diagonale, alors effectivement le débat ne sert pas à grand-chose. Ce qui relève d'une allégorie d'une personne servant la soupe, mais qui doit aussi la porter à la bouche d'autrui.Renvoyer sans cesse tout le monde à tout un florilège de pages web dans un forum de discussion est une méthode légèrement paresseuse
Ce qui démontre qu'il faut relativiser sur la « toute-puissance » eugénique de Sparte vis-à-vis d'autres cités Antiques, les raisons évoquées dans le document, les tares physiques dans le premier cas, le deuxième cas un enfant provenant d'adultère et le troisième cas, c'est la raison économique, si l'enfant revient trop cher à nourrir avec dans l'optique pour une fille, il lui faut une dot, ce qui complique les finances de la famille.De récentes fouilles archéologiques ne permettent pas de l'établir, malgré le mythe selon lequel cette civilisation jetait les nouveaux-nés jugés difformes ou trop chétifs dans une fosse.
Cinq ans d'analyse des restes humains recueillis dans le gouffre des Apothètes n'ont permis de retrouver que des restes d'adolescents et d'adultes, en majorité âgés de 18 à 35 ans.
[....]
Certaines sources antiques rapportent le meurtre d'enfants chez les Spartiates, mais elles sont rares et imprécises. Elles sont censées attester le caractère militariste de l'organisation spartiate antique.
Sauf que dans le cas de l'eugénisme, qui furent les principaux théoriciens de ce mouvement ? Que Monsieur X où Y font preuve dans la vie de propos de ce genre, l'impacte sur la vie sera minime, par contre des personnes intelligentes dans des domaines scientifiques ou politiques causeront plus de dégâts.Il y a une différence entre le fait que tels ou tels individus peuvent être tentés de suivre une opinion à une époque et prétendre
que "la" gauche penserait ceci, comme "la" médecine croirait cela ou "la" science ... Des idées de racisme sont présentes
partout, mais partout dans des individus de n'importe quel parti aussi bien que chez des évêques de l'Église catholique en 1900 ou en 1930, tiens. Alors chez certains gauchistes aussi? Bien sûr. Mais la question n'est pas là.
Pour un parti politique, il faut avoir une base d'idée(s) pour développer ensuite sa vision pour la société, dès lors commence une généalogie de cette idée du commencement vers l'aboutissement. Exemple : le Polygénisme fut le noyau pour développer les thèses racistes contre le Monogénisme. Comme sur les théories raciales Houston Chamberlain et Vacher de Lapouge sur la supériorité des types nordiques et civilisations anglo-saxonnes.Si l'on parle "parti politique", il s'avère que c'est le parti nazi qui porte l'idée de racisme institutionnel ou qui veut construire une anthropololgie s'enracinant dans le racisme, non pas l'Église catholique, pas les communistes à Moscou, pas Charlie Chaplin, la IIe internationale ou le Front populaire de 1936.
Vous qui êtes lecteur de Xavier Martin, les Lumières pensent quoi des autres peuples ?Les obsessions en matière de génétique et de questions raciales au début du XXe siècle ne sont pas des affaires de parti politique de gauche ou de droit en premier lieu, mais un courant d'idées qui est présent dans les milieux scientifiques, et à ce titre peut influencer ensuite les idées de n'importe quel homme à l'échelle du spectre politique complet. Mais il reste que que ce sont nos partis réactionnaires («contre la dégénérescence de la race!»;« contre la démocratie débilitante!»;« contre la notion d'égalité de droits pour les métèques!») fascistes ou nazis qui se seront saisi de ces concepts "scientifiques" pour souhaiter ordonner autoritairement toute la société autour de ce pôle.
.« Et, bien sûr, chez Hitler lui-même, qui définit, dans Mein Kampf, l'aryen comme le «Prométhée de l'humanité». Pour que celui-ci puisse accomplir sa «mission régénératrice», il lui faut vaincre les «puissances corruptrices» qui oppriment l'Europe et d'abord les Juifs, auxquels sont assimilés les marxistes. Mais aussi les chrétiens et tout particulièrement les catholiques, qui sont l'obsession de Himmler. Alors l'Allemagne pourra offrir à la «race aryenne» purifiée un progrès illimité, basé sur l'eugénisme et le développement des sciences et des techniques.
Que ces idées soient folles et criminelles, nous explique Rouvillois, n'enlève rien à leur caractère utopique. Le propre de l'utopie étant de postuler l'instauration rapide du bonheur sur la terre grâce à la maîtrise rationnelle de l'avenir et à l'élimination des méchants. Et c'est pourquoi elle se révèle, toujours, totalitaire. »
[…]
Aussi barbare et nihiliste fût-il, à travers son exaltation de la race et du sang, le nazisme était aussi habité par une forme d'hubris moderniste qui ne pouvait que heurter ceux qui se faisaient une certaine idée, à la fois traditionnelle et humaniste, de l'Allemagne
Source : http://www.lefigaro.fr/vox/histoire/201 ... nelles.phpEn voulant instaurer le paradis sur terre, l'utopie n'est-elle pas l'opposé exact de la promesse chrétienne d'un au-delà?
L'utopie singe le christianisme sur tous les plans. Mais elle part du principe qu'on peut établir une société parfaite sans l'aide de la grâce. Un grand nombre d'hérésies chrétiennes sont à l'œuvre dans l'utopie, et notamment le pélagianisme, l'idée selon laquelle il n'y a pas eu de péché originel. L'homme n'est pas pécheur, il n'est pas fautif, et le Christ n'est donc pas venu pour racheter le péché de l'homme. Dès 1935 le juriste René Capitant expliquait que les nazis ne croient pas dans le péché originel, et qu'ils estiment que l'homme peut accéder lui-même à la perfection, par son effort, sa raison et son travail. En ce sens le nazisme est très exactement le contraire du christianisme, qui se fonde sur l'idée d'un homme pécheur et imparfait, devant ici bas se résigner à cette imperfection, et ne pouvant espérer la surmonter que dans l'au delà. Le noyau dur de l'utopie va donc à l'encontre du noyau dur du christianisme. Au fond, l'utopie n'a pas besoin de Dieu, elle se suffit à elle-même. C'est d'ailleurs ce que développe Hitler dans ses conversations avec Rauschning, un conservateur chrétien au départ proche des nazis: il se vante de pouvoir faire disparaître le christianisme et lui explique que son objectif est de faire de l'homme aryen, de l'homme véritable, une sorte de Dieu.
Spencer est assez libéral sur cette question, avant la révolution industrielle, cela fonctionnait de la sorte, il ne faut pas non plus se le cacher, l’Église était présente comme la solidarité familiale durant les famines ou autres misères sociales . Il y a ensuite Galton qui lui développa l'idée apparentée sur la génétique de l'espèce humaine en utilisant les moyens scientifiques.Quant au "darwinisme social" : l'idée séduit surtout des fascistes bien entendu, mais encore que des libéraux classiques, des conservateurs entre autres. La notion de "darwinisme social" séduit peu les communistes ou les socialistes parce que ces derniers ont justement pour principe politique de remédier aux inégalités, corriger le jeu naturel de ceci ou cela.