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Re: Proche-Orient : vers une offensive terrestre ?

Publié : jeu. 17 juil. 2014, 18:22
par Cinci
étienne lorant,
[...]
De la façon dont je verrais la chose, le projet de création d'un État juif est antérieur à la Seconde Guerre mondiale comme chacun le sait. Il n'y a pas de lien intime entre les deux phénomènes, même si la motivation initiale consistait à vouloir créer un zone refuge bien sûr et dans laquelle des juifs seraient à l'abri des racistes. Les nazis de l'époque n'auront fait que renforcir subséquemment la position sioniste aux yeux de l'opinion; c'est entendu. Le discours d'exclusion assassin de ces derniers n'en pu qu'alimenter un durcissement des résolutions chez les autres.

Donc ...

Les migrants juifs en Palestine auront obtenu finalement ce qu'ils voulaient : des armes, une armée, un État, une reconnaissance internationale, etc.

Toutefois, l'absurdité dans cette histoire si l'on songe à aujourd'hui, mais c'est qu'un juif est finalement moins à l'abri en Israël que s'il devait vivre à New-York ! Je n'aurais pas la mauvaise foi de récriminer par contre sur le fait que plusieurs auront voulu un État pour eux. Non, parce qu'il est probablement vrai aussi qu'Anglais ou Américains (et tous les autres comme Harper dans le sillage) respectent d'autant plus les juifs chez eux (c. à d. aux États-Unis, à Londres, à Paris) qu'il y a cet État juif au Moyen-Orient.

La critique ne portera donc pas sur le fait que les juifs ont le droit d'avoir la paix comme tout le monde, ou d'avoir un État pour eux. La critique porte plutôt sur le fait de politiciens là-bas (le parti des faucons) qui n'est pas du tout intéressé par l'idée de réglement négocié, et ce, à la satisfaction raisonnable d'un peu tout le monde. Ces agressifs qui détiennent le gros bout du manche jugent la situation trouble et bordélique nécéssaire à l'avancement du projet de colonisation des territoires (ce en quoi ils sont en infraction vis-à-vis l'ONU et l'opinion mondiale). Il s'agit d'un rapport de force politique, là-bas, comme partout ailleurs. L'opinion publique est diversifiée en Israël comme chez les juifs dans le monde. Le parti le plus puissant reste celui de la peur (en bonne partie instrumentalisée) et s'enracinant dans une ''nécéssaire'' oppression policière et sécuritaire.

Re: Proche-Orient : vers une offensive terrestre ?

Publié : ven. 18 juil. 2014, 10:54
par etienne lorant
Cinci a écrit : Toutefois, l'absurdité dans cette histoire si l'on songe à aujourd'hui, mais c'est qu'un juif est finalement moins à l'abri en Israël que s'il devait vivre à New-York ! Je n'aurais pas la mauvaise foi de récriminer par contre sur le fait que plusieurs auront voulu un État pour eux. Non, parce qu'il est probablement vrai aussi qu'Anglais ou Américains (et tous les autres comme Harper dans le sillage) respectent d'autant plus les juifs chez eux (c. à d. aux États-Unis, à Londres, à Paris) qu'il y a cet État juif au Moyen-Orient.

La critique ne portera donc pas sur le fait que les juifs ont le droit d'avoir la paix comme tout le monde, ou d'avoir un État pour eux. La critique porte plutôt sur le fait de politiciens là-bas (le parti des faucons) qui n'est pas du tout intéressé par l'idée de réglement négocié, et ce, à la satisfaction raisonnable d'un peu tout le monde. Ces agressifs qui détiennent le gros bout du manche jugent la situation trouble et bordélique nécéssaire à l'avancement du projet de colonisation des territoires (ce en quoi ils sont en infraction vis-à-vis l'ONU et l'opinion mondiale). Il s'agit d'un rapport de force politique, là-bas, comme partout ailleurs. L'opinion publique est diversifiée en Israël comme chez les juifs dans le monde. Le parti le plus puissant reste celui de la peur (en bonne partie instrumentalisée) et s'enracinant dans une ''nécéssaire'' oppression policière et sécuritaire.
Reste la possibilité du retour au Birobidjan, qui a fêté ses 70 en 2004 ;

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Re: Proche-Orient : vers une offensive terrestre ?

Publié : ven. 18 juil. 2014, 11:30
par etienne lorant
Je viens de lire la nouvelle :

Le gouvernement israélien a ordonné jeudi soir à l'armée de lancer une opération terrestre sur la bande de Gaza, après dix jours de raids ayant fait 240 morts, a annoncé le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Le Premier ministre et le ministre de la Défense ont ordonné jeudi soir à l'armée de commencer une opération terrestre et de pénétrer dans la bande de Gaza pour détruire les tunnels utilisés pour des activités terroristes en Israël", a annoncé le bureau du Premier ministre dans un communiqué.

"La décision a été approuvé par le cabinet de sécurité, après le refus du Hamas d'accepter le plan égyptien pour un cessez-le-feu et la poursuite des tirs de roquettes sur Israël", ajoute le bureau de M. Netanyahu.

Le gouvernement israélien a ordonné à l'armée de lancer cette opération terrestre dans le but de "porter significativement atteinte aux infrastructures terroristes du Hamas" et de "ramener la sécurité pour les citoyens d'Israël", a indiqué un communiqué militaire.

Cette opération va inclure des opérations d'infanterie, d'artillerie et de renseignements, appuyées par l'aviation et la marine, a ajouté l'armée.

Dans le même temps, l'armée bombardait très intensivement la bande de Gaza par air, mer et par des tirs de chars massés à la frontière, selon un correspondant de l'AFP sur place.

"L'opération de Tsahal (l'armée israélienne) a lieu du nord au sud de la bande de Gaza, des très nombreuses forces ont été déployées", a indiqué le commentateur militaire de la télévision israélienne, tandis que le porte-parole de l'armée israélienne Moti al Moz a affirmé que de nouveaux réservistes seront mobilisés, ont rapporté les médias.

Israël va "payer un prix élevé", menace le Hamas

Israël va "payer un prix élevé" après avoir lancé une opération terrestre dans la bande de Gaza, a affirmé jeudi soir le mouvement islamiste Hamas qui contrôle le territoire palestinien.

"Le début de l'attaque israélienne au sol contre Gaza est une étape dangereuse, dont les conséquences sont incalculables", a déclaré le porte-parole du Hamas à Gaza, Fawzi Barhoum dans un communiqué. "Israël va payer un prix élevé (...) Le Hamas est prêt à la confrontation", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne a lancé jeudi soir une opération terrestre dans la bande de Gaza, au 10e jour de raids aériens qui ont fait 241 morts, dont une majorité de civils.

"Le Premier ministre et le ministre de la Défense ont ordonné jeudi soir à l'armée de commencer une opération terrestre", a annoncé le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué.

"La décision a été approuvée par le cabinet de sécurité, après le refus du Hamas d'accepter le plan égyptien pour un cessez-le-feu et la poursuite des tirs de roquettes sur Israël", ajoute le bureau du Premier ministre.

Avant l'annonce de l'opération terrestre par l'armée, Washington a demandé à Israël de "redoubler d'efforts pour éviter de faire des victimes civiles", alors que des bombardements aériens ont encore coûté la vie jeudi à plusieurs enfants après une brève trêve humanitaire.

Paris appelle Israël à "la plus grande retenue"

France "appelle Israël à exercer la plus grande retenue" lors de son opération terrestre dans la bande de Gaza qui suscite une "très vive préoccupation" à Paris, a déclaré jeudi soir le ministère français des Affaires étrangères.

L'annonce du début d'une offensive terrestre israélienne dans la bande de Gaza représente un revers pour la France et son chef de la diplomatie Laurent Fabius qui a prévu de se rendre vendredi en Egypte et Israël.

"La France marque sa très vive préoccupation quant à la décision israélienne de lancer une intervention terrestre à Gaza", a souligné le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, dans son communiqué.

"Il est essentiel de protéger les populations civiles et d'éviter de nouvelles victimes", a ajouté le porte-parole.

Le communiqué confirme par ailleurs que Laurent Fabius se rendra vendredi "dans la région", "pour soutenir les efforts en faveur d'un cessez-le-feu immédiat et d'une trêve durable qui réponde aux besoins sécuritaires d'Israël et aux besoins humanitaires et économiques palestiniens".

L'annonce d'une visite du ministre français en Egypte et Israël avait été faite un peu plus tôt par le président français François Hollande.

"Tout doit être fait dans les jours qui viennent pour que la diplomatie réussisse, sinon il y aura une intervention au sol des Israéliens" qui s'y "préparent", avait déclaré le président français à des journalistes en marge d'un déplacement en Côte d'Ivoire.

"Ils s'y préparent en demandant aux populations civiles de se retirer et en faisant clairement apparaître qu'ils y sont prêts", "c'est pour cela que l'on demande à tous les pays qui peuvent influencer le Hamas" de faire pression, avait ajouté François Hollande, selon qui "le pays clé, c'est l'Egypte".

Ban déplore l'assaut terrestre israélien, demande d'épargner les civils

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déploré jeudi le déclenchement d'un assaut terrestre israélien sur Gaza et a demandé à Israël de "faire bien davantage pour faire cesser les pertes civiles".

Lors d'une brève déclaration au siège de l'ONU, M. Ban a "regretté que malgré ses demandes repétées, (...) un conflit dangereux se soit encore aggravé".


http://www.lalibre.be/actu/internationa ... 04f7d6d497

Re: Proche-Orient : vers une offensive terrestre ?

Publié : ven. 18 juil. 2014, 15:02
par Cinci
Je ne connaissais pas le Birobidjan jusqu'à ce jour.

:)

Re: Proche-Orient : vers une offensive terrestre ?

Publié : ven. 18 juil. 2014, 16:51
par etienne lorant
Cinci a écrit :Je ne connaissais pas le Birobidjan jusqu'à ce jour.

:)
Ouf, de temps en temps, ça réconforte de penser qu'on a pu éclairer un coin d'ombre !

Merci ! :clap:

Re: Proche-Orient : vers une offensive terrestre ?

Publié : ven. 18 juil. 2014, 18:56
par etienne lorant
Voici une autre donnée qui a retenu mon attention. Tout l'article est intéressant à lire, il suffit d'ouvrir le lien, mais cette info m'a tout particulièrement frappé :

"Avec 4 700 habitants par kilomètre carré, la bande de Gaza est l'une des régions les plus densément peuplées au monde"

... d'où le nombre de victimes innocentes.

Le reste de l'article :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/art ... _3218.html

Re: Proche-Orient : vers une offensive terrestre ?

Publié : dim. 20 juil. 2014, 13:56
par Cinci
Israël-Gaza : pourquoi l'histoire se répète

«Pluies d'été» en 2006, «Plomb durci» en 2008-2009, «Pilier de défense» en 2012, «Bordure de protection» en 2014 : l'histoire des relations entre Israël et Gaza, depuis que les colons juifs ont été évacués de ce petit territoire côtier en 2005, semble se résumer à une succession d'opérations militaires. A peine un cycle de violences se termine-t-il qu'un nouvel épisode semble en préparation. A qui la faute ? Chacun des protagonistes défend son bon droit, son récit des origines, donnant le tournis aux observateurs. La confusion du public est entretenue par les réactions des chancelleries occidentales. Quand elles ne versent pas dans un soutien quasi-explicite à l'opération militaire israélienne, elles se cantonnent à un parallélisme scrupuleux.

Loi du talion moderne

Insensiblement s'impose l'idée qu'Israéliens et Palestiniens sont prisoniers d'une loi du talion moderne. Un atavisme archaïque qui les inciterait à s'étriper à intervalles réguliers. Et dispenserait donc la communauté internationale de toute responsabilité.

Pour échapper à ce fatalisme, il faut raconter une autre histoire. L'occupation de la bande de Gaza, contrairement à ce qu'affirme Israël, n'a pas pris fin avec le départ du dernier de ses soldats, le 11 septembre 2005. Comme le rappelle opportunément l'ONG israélienne Ghisa sur son site Internet, l'État hébreu continue de contrôler des pans entiers de la vie des Gazaouis : le registre d'état civil, les eaux territoriales, l'espace aérien et l'unique terminal commercial.

L'armée israélienne interdit à la quasi-totalité des habitants de se rendre en Cis-Jordanie, en violation des accords d'Oslo qui faisaient des deux territoires palestiniens une seule et même entité juridique. Les habitants de l'enclave sablonneuse n'ont désormais plus le droit de pénétrer dans la zone tampon, bande de 500 mètres à 1 kilomètre de large le long de la frontière avec Israël, où ils possèdent souvent des terres agricoles. Ceux qui s'y risquent se font systématiquement tirer dessus. L'anthropologue Jeff Halper, figure du camp de la paix israélien, use d'une métaphore carcérale pour résumer l'effet paradoxale du désengagement de 2005 : «Dans une prison aussi, les détenus contrôlent l'essentiel de l'espace, aime-t-il à dire. Ils ne sont pas libres pour autant.»

Apathie

De cet état de fait, la plupart des experts en droit international ont conclu que la bande de Gaza est toujours sous occupation. C'est la position officielle des Nations unies. Un tel statut requiert de l'occupant qu'il assure le bien-être de la population occupée. Mais à ces obligations, Israël s'est constamment soustrait. Grâce au renfort de l'Egypte du maréchal Abdel Fattah al-Sissi, farouchement hostile au Hamas, et à l'apathie de la communauté internationale, le bouclage de Gaza s'est même aggravé.

Selon le bureau des statistiques palestinien, le taux de chômage pour les jeunes de 15 à 29 ans y a atteint 58 % durant le premier trimestre de cette année. 70 % de la population dépend des distributions d'aide humanitaire pour sa survie. Les éruptions de violence de 2006, 2008, 2012 et 2014 étaient toutes directement ou indirectement liées à l'enfermement des Gazaouis. Un état qui ne remonte pas à l'élection du Hamas en 2006, mais à la première guerre du Golfe en 1991. C'est à cette date, avant le début des attentats suicides, que les Palestiniens ont perdu le droit de circuler librement.

Toutes les trèves négociées par le passé ont comporté des clauses de levée ou d'allégement du blocus, comme la réouverture du terminal de Rafah avec l'Egypte ou l'élargissement de la zone de pêche. Et toutes ont été ignorées, partiellement ou entièrement, par Israël et son allié égyptien. Celle qui est en cours d'élaboration ne fera pas exception.

Le Hamas a sa part de responsabilité. Il a lui aussi violé les accords de cessez-le-feu, en important via les tunnels de Rafah, tout un arsenal de missiles iraniens. Plutôt que de bâtir des bunkers souterrains à l'usage exclusif de leurs responsables, les islamistes auraient mieux fait de bâtir des abris anti-bombes ouverts à leurs administrés. Saigné par le blocus, le Hamas est tenté à intervalles réguliers de redorer son blason de mouvement de «résistance» en défiant Israël.

Processus d'extorsion

La seule manière de rompre ce cercle vicieux - et notamment de marginaliser le Hamas - consiste à relancer le processus de paix. Pas un processus d'extorsion régi par la loi du plus fort, ce à quoi la plupart des séances de négociations des 20 dernières années ont ressemblé. Mais des pourparlers sur un pied d'égalité, avec le droit international comme référence. Or, le vendredi 11 juillet dernier, en marge d'une conférence de presse consacrée à Gaza, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré qu'il était catégoriquement opposé à la création d'un État palestinien souverain. Un accès de franchise rare, signalé par le site d'information Times of Israel, mais passé sous silence dans les médias occidentaux. En l'absence d'un tel horizon, l'armée israélienne peut déjà réfléchir au nom de code de la prochaine opération contre Gaza.

Source : Benjamin Barthe, Le Devoir, les samedi et dimanche 19 et 20 juillet 2014, cahier B, p.3


http://www.ledevoir.com/international/a ... -se-repete

(l'article est réservé pour les clients qui paient. Vous l'avez gratis aujourd'hui grâce à Kiki) .

Re: Proche-Orient : vers une offensive terrestre ?

Publié : lun. 21 juil. 2014, 19:18
par Jeremie-Daniel
La vérité fait parfois mal...surtout de la bouche d'un Arabe...
Le mythe palestinien, par Joseph Farah

La situation au Proche-Orient paraît simple pour tout le monde: les Palestiniens veulent une patrie et les Musulmans veulent le contrôle de sites qu'ils considèrent comme étant sacrés.

Et bien, en tant que journaliste arabe Américain qui s'est forgé une connaissance approfondie de la situation au Moyen-Orient, à force de commenter jets de pierres et tirs de mortiers, je peux aujourd'hui vous assurer que la justification de la violence et des émeutes ne trouve pas son origine dans la simple revendication palestinienne à une patrie, ni dans la volonté des Musulmans de contrôler des sites qu'ils considèrent sacrés.

Comment expliquer qu'avant la guerre des Six-Jours en 1967, il n'y eut aucun mouvement sérieux de revendication d'indépendance palestinienne? "Avant 1967?" me direz-vous, "les Israéliens n'occupaient pas la Cisjordanie et la vieille ville de Jérusalem. " C'est vrai. Mais durant la guerre des Six-Jours, ce n'est pas des mains des Palestiniens, ni de Yasser Arafat qu'Israël conquît la Judée , la Samarie et Jérusalem Est. Ces territoires étaient de fait occupés par le Roi Hussein de Jordanie depuis 1948. A-t-on une seule fois demandé au souverain Hachémite de restituer ces territoires aux Palestiniens? Est-ce qu'une seule résolution de l'ONU à vue le jour à ce sujet? Non et non. Ne vous demandez-vous pas alors pourquoi tous ces Palestiniens ont soudainement découvert leur identité nationale après qu'Israël ait gagné cette guerre?

La vérité est que la Palestine est un mythe.

Le nom Palestine est utilisé pour la première fois en l'an 135 de l'ère actuelle par l'empereur romain Hadrien, qui, non content d'avoir éradiqué la présence juive en Judée (une présence qui durait depuis plus de 1000 ans), non content d'avoir détruit leur Temple à Jérusalem, non content d'avoir interdit l'accès du pays aux derniers Juifs, se persuada qu'il fallait annihiler toute trace de civilisation juive dans le pays en le débaptisant au profit d'un nom dérivé des Philistins. Les Philistins étant ce peuple auquel appartenait Goliath et que les Hébreux parvinrent à vaincre des siècles plus tôt. Ce baptême était pour les Romains une façon d'ajouter l'insulte à la blessure. Ils essayèrent également de changer le nom de Jérusalem en "Alea Capitolina", mais cela ne rencontra pas le même succès.

La Palestine en tant qu'entité autonome n'a jamais existé au cours de l'Histoire. Le pays fut dominé successivement par les Romains, par les croisés Chrétiens, par les Musulmans (qui n'ont d'ailleurs jamais fait de Jérusalem une capitale pendant qu'ils occupaient le pays), par les Ottomans et, brièvement, par les Britanniques au lendemain de la première Guerre Mondiale. Dès 1917, avec la déclaration Balfour, les Britanniques s'étaient montrés favorables à céder au moins une partie du territoire au peuple Juif afin qu'ils y établissent un Etat souverain. Il n'existe pas de langue proprement Palestinienne. Ni même de culture spécifiquement Palestinienne. Il n'y a jamais eu de Palestine dirigée par des Palestiniens. Ces derniers sont des Arabes, et sont indissociables des Jordaniens ( la Jordanie étant elle aussi une invention récente, créée de toutes pièces en 1922 par les Britanniques). Le monde Arabe contrôle 99. 9% des terres du Moyen-Orient. Israël ne représente que 0,1% de la superficie régionale.

Mais cela est déjà trop pour les Arabes. Ils veulent tout. Et c'est précisément là que se situe le nœud du conflit qui les oppose à Israël.
Avidité. Fierté. Jalousie. Convoitise. Toutes les concessions que pourrait faire Israël n'y suffiront pas. Qu'en est-il des lieux saints de l'Islam? Il n'y en a tout simplement aucun à Jérusalem.

Cela vous choque? Vous pouvez l'être. Je suis persuadé que vous n'entendrez jamais cette vérité brutale de la part d'aucun média international. C'est politiquement incorrect. Je sais que vous me direz: " la Mosquée Al Aqsa et le Dôme du Rocher à Jérusalem représentent le troisième lieu saint de l'Islam."
Faux: en réalité, le Coran ne fait aucune mention de Jérusalem. La Mecque est citée des centaines de fois. Médine est mentionnée un nombre incalculable de fois. Mais Jérusalem, jamais (inversement, Jérusalem est citée 669 fois dans la Torah ). Il n'existe aucune preuve historique que le prophète Mohammed se soit rendu à Jérusalem.

Alors comment Jérusalem est-il devenu le troisième lieu saint de l'Islam? Les Musulmans, aujourd'hui, se réfèrent à un vague passage du Coran, la 17ème Sourate, intitulée "le Voyage Nocturne ". Il y ait fait état d'un rêve de Mohammed qui fût transporté de nuit "du temple sacré au temple le plus éloigné dont nous avons béni l'enceinte". Au septième siècle, des Musulmans ont identifié les deux temples mentionnés dans ce verset comme étant la Mecque et Jérusalem. Voilà à quoi tient la connexion si étroite entre l'Islam et Jérusalem - connexion faite de rêve, d'imagination, d'interprétations et de mythe. Parallèlement, le peuple Juif voit son enracinement à Jérusalem remonter jusqu'à l'époque du patriarche Abraham.

La dernière vague de violence qui sévit en Israël a eu comme origine, dit-on, la visite du chef du Parti Likoud Ariel Sharon sur le Mont du Temple, là où se trouvent les fondations du Temple construit par Salomon. C'est le site le plus saint du judaïsme. Sharon et son entourage y furent accueillis à coups de jets de pierres et d'insultes. Je sais à quoi cela ressemble. J'y étais.
Pouvez-vous imaginer ce que ressentent les Juifs lorsqu'ils sont menacés, lapidés et tenus éloignés du lieu le plus saint du judaïsme? Alors, me direz-vous, quelle est la solution pour apporter la paix dans ce Moyen-Orient?
Franchement, je ne pense pas qu'un homme aujourd'hui puisse se prévaloir de détenir une solution durable. Mais s'il y en a une, elle se doit de commencer par rétablir la Vérité. La poursuite des mensonges n'apportera que plus de chaos. Continuer à mépriser un droit légitime vieux de 5,000 ans pour les Juifs, de surcroît renforcé par des preuves historiques et archéologiques éclatantes, en les opposant à de fausses revendications, ne pourra que donner une mauvaise réputation à cette diplomatie de menteurs.

© Joseph Farah, 2001
Eh oui.... ;)

Re: Proche-Orient : vers une offensive terrestre ?

Publié : lun. 21 juil. 2014, 19:37
par Héraclius
La Palestine est un mythe, oui.

Les populations musulmanes qui y habitaient depuis des siècles et qu'on a exilé ou rejeté sur de minuscules et miséreuses bandes de territoires, non. C'est cette souffrance qui a fait la Palestine, finalement ! Cette souffrances, qui a fait de ces pauvres hères des nationalistes et des fanatiques religieux !

Re: Proche-Orient : vers une offensive terrestre ?

Publié : lun. 21 juil. 2014, 20:59
par Jeremie-Daniel
Bonjour Heraclius, ce que vous racontez est inexact....Pourriez-vous illustrer vos propos avec des références?

C’est quoi, au juste, la « Palestine » ?
Publié le : 19 mars 2010

Sur la base de témoignages de gens qui sont venus visiter le pays, la terre d’Israël (la Palestine) était presque vide d’habitants jusqu’au début du 20ème siècle. Ce qui est bien loin de la thèse selon laquelle les Palestiniens s’y trouveraient depuis des centaines, si ce n’est des milliers d’années.

Alphonse de Lamartine vint en visite dans la région (terre d’Israël) (Palestine) en 1835. Dans son livre «Souvenirs d’Orient», il écrivit : «A l’extérieur des portes de Jérusalem, nous n’avons pas rencontré âme qui vive et nous n’avons entendu aucune voix humaine.»

Cette description fut confirmée par l’écrivain américain Mark Twain qui vint en visite en terre d’Israël (Palestine) en 1867. Dans son livre «Les promeneurs incrédules», il écrivit: «On ne peut trouver les mots pour décrire la désolation qui règne ici. Même l’imagination la plus fructueuse ne pourrait la peupler de vie et d’animation. Nous sommes parvenus à Tabor et nous n’avons rencontré aucune âme qui vive sur notre chemin».

Village de la Palestine mandataire en 1945

Chateaubriand, dans son « Itinéraire de Paris à Jérusalem » décrit la terre d’Israël (Palestine) au milieu du XIXème siècle comme un pays désolé aride et presque inhabité.

Le Consul britannique de Palestine rapportait en 1857 que «Cette terre est en majeure partie vide d’habitants. Par conséquent, le recours le plus urgent est de la peupler d’habitants.»

Lorsque les Juifs ont commencé à y revenir surtout à partir de 1880, la relative prospérité qui s’y est développée a attiré des populations arabes des pays avoisinants. Les « Palestiniens » sont pour l’immense majorité issus de cette immigration commencée à la fin du XIXème siècle et continuée au cours des premières décennies du XXème siècle.

Le chef de l’autorité palestinienne Yasser Arafat, qui s’est proclamé « Chef du peuple palestinien » lui même est né au Caire le 24 août 1929 et y a grandi.

En fait, le recensement officiel réalisé par les pouvoirs ottomans en 1882, affirme qu’il n’y avait alors en terre d’Israël (Palestine) que 141 000 musulmans Arabes et non-Arabes réunis. En 1922, ce chiffre sauta à 650 000 Arabes: une hausse de 450% en 40 ans seulement. En 1938, il atteint plus d’un million (hausse de 800% en 56 ans seulement. La population augmenta particulièrement dans les régions qui étaient peuplées par les Juifs.

Afin de maintenir, l’effet de ce coefficient essentiel qu’est, leur soi-disant origine sur cette terre les responsables de la propagande arabe durent réécrire l’histoire.

Le nom Palestine, déformation latine de Philistie, a été donné au pays par les Romains après la dernière révolte des Juifs en 135, pour littéralement effacer la Judée de la carte ; par souci de vengeance, ils ont choisi le nom de l’un des ennemis héréditaires d’Israël dont la Bible parle abondamment.

Il n’y a aucun rapport ethnique entre les Philistins (originaires de la Crète) et les Palestiniens (qui sont des Arabes), mais ils jouent le même rôle.

Donc dans le cas d’espèce, les Palestiniens ne sont pas venus occuper la terre d’Israël pendant l’absence des Juifs, mais au contraire ils y sont venus, parce qu’il y avait du travail et des débouchés pour le petit commerce et l’artisanat grâce à l’arrivée continue des Juifs. Et d’ailleurs, ils ne s’appelaient pas Palestiniens : c’étaient tout simplement des Arabes. Jusqu’au milieu des années 60, se réclamant de la Ummah arabe, ils refusaient même le nom de « Palestiniens » dont on les désignait dans les instances internationales.

Re: Proche-Orient : vers une offensive terrestre ?

Publié : lun. 21 juil. 2014, 21:18
par Héraclius
Vous avez raisons ! On a exilé personne, les Palestiniens eux mêmes nous mentent : en réalité ils ne vivaient pas là, ils sont tous Libanais, Jordaniens ou Egyptiens.

Vous niez l'exil de ces gens ????

Re: Proche-Orient : vers une offensive terrestre ?

Publié : ven. 25 juil. 2014, 21:48
par Cinci
La notice biographique :

Farah was born in Paterson, New Jersey, on July 6, 1954, to parents of Syrian and Lebanese ancestry. His father was a schoolteacher. He graduated from William Paterson University, in Wayne, New Jersey with a B.A. in Communications. He is married to Elizabeth Farah and is a conservative evangelical Christian
Source : Wiki



Joseph Farah est un bon patriote américain, néo-con et chrétien évangélique. Voir Papillon (liens plus haut)

Re: Proche-Orient : vers une offensive terrestre ?

Publié : sam. 26 juil. 2014, 1:00
par Cinci
Il vaut mieux lire Ilan Pappe, Le nettoyage ethnique de la Palestine. Il s'y trouve un très bon chapitre explicatif dans ce livre et puis touchant aussi bien la présente actualité. Le chapitre 12 La forteresse Israel ... Pappe est un historien israélien critique du discours sioniste en Israel même.

Ainsi :
  • Le sens du plan de désengagement de Gaza est le gel du processus de paix. Et geler ce processus, c'est empêcher la création d'un État palestinien et empêcher une discussion sur le retour des réfugiés, les frontières et Jérusalem. De fait, toute la question nommée «État palestinien», a été retirée sine die de notre ordre du jour. Le tout avec la bénédiction du président des États-Unis et la ratification des deux chambres du Congrès.

    - Dov Weissglass, porte-parole d'Ariel Sharon, Haaretz, 6 octobre 2004


    Donc si nous voulons rester en vie, il nous faut tuer, tuer, tuer. Tout le temps, chaque jour [...] Si nous ne tuons pas, nous cesserons d'exister. La séparation unilaterale ne garantit pas la paix - elle garantit un Etat juif-sioniste avec une écrasante majorité de juifs.

    - Arnon Soffer, professeur de géographie a l'universite d'Haifa, Israel, Jerusalem Post, 10 mai 2004

Le probleme demographique

De la gauche a la droite, les programmes de tous les partis sionistes pendant la campagne electorale de 2006 ont mis en avant des politiques qui, selon, eux, pourraient contrer efficacement le problème demographique que pose la présence palestinenne en Israel à l'État. Ariel Sharon a conclu que la meilleure solution était le retrait de Gaza, tandis que le parti travailliste concluait que le mur de ségrégation constituait le moyen optimal de garantir que le nombre de Palestiniens sur le territoire d`Israel resterait limité.

Les stratégies varient allant d'une réduction de l'occupation et du contrôle d'Israel sur les Territoires occupés à une action plus radicale et de plus grande portée. Des partis de droite comme Israel Beitenou, le parti ethnique russe d'Avigor Lieberman et les partis religieux plaident ouvertement par exemple pour le transfert volontaire - leur euphémisme pour le nettoyage ethnique - des Palestiniens vers la Cisjordanie. Autrement dit, le sionisme cherche à résoudre le problème de la «balance démographique» soit en cédant des territoires (qu'Israel détient illégalement au regard du droit international) soit en réduisant la population problématique. Tout cela n'a rien de nouveau.

Dès la fin du XIXe siècle, le sionisme avait compris que le problème de la population était l'obstacle majeur à l'accomplissement de son rêve. Il avait aussi trouvé la solution : <<Nous devons faire en sorte d'expulser discrètement la population pauvre de l'autre côté de la frontière, en lui procurant du travail dans les pays voisins mais en lui refusant tout emploi dans notre propre pays>>, avait écrit Herzl dans son journal en 1895. David Ben Gourion avait été tout aussi clair en décembre 1947 : <<Il ne peut y
avoir d'État juif stable et fort avec une majorité juive de 60% seulement. Israel avait-il précisé allait devoir faire face à ce grave problème par une nouvelle méthode le moment venu>>.

Le nettoyage ethnique de la Palestine dont Ben Gourion avait été l'instigateur l'année suivante - sa nouvelle méthode - a ramené le nombre de Palestiniens à moins de 20% de la population totale du nouvel État juif. En décembre 2003, Benjamin Netanyahu a recyclé les statistiques alarmantes de Ben Gourion : <<Si les arabes en Israel constituaient 40% de la population, a-t-il dit, c'est la fin de l'État juif. Mais 20%, a-t-il ajouté, c'est aussi un problème>>. <<Si les rapports avec ces 20% deviennent problématiques, l'État est en droit d'employer des mesures extrêmes>>. Il n'a pas précisé sa pensée.

Deux fois au cours de sa brève histoire, Israel a gonflé sa population par deux immigrations juives massives, chacune d'environ un million de personnes : en 1949 et à nouveau dans les années 1980. Cela a empêché la hausse du pourcentage de Palestiniens, qui s'est maintenu à environ 20% de la population totale d'Israel quand on ne prend pas en compte la population des Territoires occupés. Le noeud du problème est là pour les dirigeants politiques d'aujourd'hui. Ehud Olmert, l'actuel premier ministre, sait
que si Israel décide de rester dans les Territoires occupés et d'intégrer officiellement leurs habitants à la population de l'État, dans les quinze ans les Palestiniens seront plus nombreux que les juifs. Il a donc opter pour ce qui s'appelle la hitkansout, mot hébreu qui signifie ''convergence'', ou mieux encore ''rattachement''. Cette politique vise à effectuer de vastes annexions en Cisjordanie, mais aussi à laisser hors du contrôle israélien direct plusieurs zones palestiniennes à forte densité démographique. Autrement dit, la hitkansout, c'est le noyau dur du sionisme sous des dehors légèrement différents : prendre le plus de Palestine possible avec le moins possible de Palestiniens. Cela explique l'itinéraire tortueux, long de plus de 670 kilomètres, suivi par les blocs de béton de huit mètres de haut avec barbelés et tous de guet bien gardées qui constituent le mur, et pourquoi il fait plus du double de la ligne verte (la frontière de 1967)

Aujourd'hui, la plupart des journalistes, universitaires et hommes politiques du courant majoritaire en Israel se sont libérés de leurs inhibitions passées au sujet du mur et du problème démographique. Devant l'opinion intérieure, nul ne ressent le besoin d'expliquer ce qui est au coeur de cette question et qui elle concerne. Et à l'étranger, dès l'instant où Israel a pu persuader l'Occident, après le 11 septembre, de penser les arabes d'Israel et les Palestiniens des Territoires occupés comme des «musulmans», il est facilement parvenu à faire soutenir sa politique démographique là où cela compte le plus : au Capitole. Le 2 février 2003, le quotidien populaire Maariv est sorti avec le titre suivant, typique du nouveau climat : «En Israel, un quart des enfants sont musulmans». L'article qui suivait voyait dans cet état de fait la nouvelle bombe à retardement en Israel. L'accroissement naturel de la population non plus palestinienne mais musulmane - 2,4% par an - n'était plus présenter comme un problème : il était devenu un danger.

Hors des campus universitaires, les Palestiniens ne peuvent pas ne pas comprendre qu'ils sont considérés comme un problème. De la gauche sioniste à l'extrême-droite, on leur fait savoir tous les jours sur les ondes que la société juive d'Israel aspire à se débarrasser d'eux. Ils s'inquiètent, et ils ont raison, chaque fois qu'ils entendent qu'eux et leurs familles sont devenus un danger. Quand ils n'étaient encore qu'un problème, ils se sentaient peut-être protégés par la façade de démocratie libérale qu'Israel maintient vis-à-vis du monde extérieur. Mais, une fois désignés officiellement par l'État comme un danger, ils savent qu'ils vont être soumis aux réglementations d'État d'urgence, cet héritage du mandat britannique qu'Israel conserve avec satisfaction. On peut dans ce cadre-là démolir des maisons, fermer des journaux, expulser.

Le droit des réfugiés palestiniens qu'Israel a expulsés en 1948 à revenir chez eux a été reconnu par l'Assemblée générale de l'ONU en décembre 1948. Il est ancré dans le droit international et en harmonie avec toutes les idées de justice universelle.

Tant qu'Israel n'aura pas reconnu le rôle cardinal qu'il a joué et qu'il continue de jouer dans la spoliation de la nation palestinienne, tant qu'il n'aura pas accepté de tirer les conséquences de cette reconnaissance du nettoyage ethnique, toutes les tentatives pour résoudre le conflit israelo-palestinien seront vouées à l'échec : on l'a vu clairement en 2000 lorsque l'initiative d'Oslo s'est brisé sur le droit au retour des Palestiniens.

Le projet sioniste a toujours eu pour objectif de construire puis de défendre une forteresse blanche (occidentale) dans un monde noir (arabe). Au coeur du refus de reconnaître aux Palestiniens le droit au retour, il y a la crainte de voir les juifs israéliens devenir moins nombreux que les Arabes. La perspective d'une telle situation -leur forteresse pourrait alors être ébranlée - éveille chez les Israeliens des sentiments si puissants qu'ils ne semblent plus se soucier que leurs actes soient condamnés par le monde entier. Le principe du maintien à tout prix d'une majorité juive écrasante l'emporte sur tout autre considération politique et même civique. Et la propension religieuse des juifs à rechercher l'expiation a été remplacée par le mépris arrogant de l'opinion mondiale et le ton de supériorité morale avec lequel Israel rejette quotidiennement les critiques. Cette position n'est pas très différente de celle des croisés médiévaux : leur royaume latin de Jérusalem est resté pendant un siècle une île fortifiée, puisque, prisonnier de leur réalité déformée, ils comptaient sur les épais remparts de leurs châteaux imprenables pour les protéger de l'intégration dans un environnement musulman.

Source : Ilan Pappe, Le nettoyage ethnique de la Palestine, p.317

Re: Proche-Orient : vers une offensive terrestre ?

Publié : sam. 26 juil. 2014, 14:50
par Cinci
Je cite Pappe parce qu'il représente un courant de pensée chez les historiens israeliens et qui exercent eux-mêmes un regard critique sur leur propre société. L'avantage avec un livre par rapport à des chroniques du quotidien à grand tirage, la barre sur le mot produit dans le ''rush'' pour fournir de la copie et gagner sa croûte (le pigiste qui travaille pour le journal et qui est pressé par le patron) : l'auteur a le temps de faire un tour d'horizon qui permet ensuite de mieux placer en perspective ce qui se passe lors de l'événement d'actualité.

À lire les journaux actuellement, l'on aurait surtout l'impression de se trouver face à une opération de police ordinnaire (le mal nécéssaire) et quand on pourrait s'y permettre de juger soi-même le coup de matraque distribué un peu trop vif par moment peut-être. Bons comme nous le sommes (avec nos politiciens démocrates) : il faudrait peut-être pas abuser. Tout se résumerait donc à une affaire de dosage. Mais l'opération policière n'est pas questionnée réellement, ni non plus ce qui mène à cette sorte de cul-de-sac, la construction du rapport de force qui fini par éliminer tout autre alternative. Dans le grand journal, il s'en détache rien d'autre que le scénario holywoodien simpliste, alors que le réel est beaucoup plus complexe que cela, la part de responsabilité de tous les acteurs dont les politiciens surtout, ceux en Israel comme les nôtres, à côté d'autres profiteurs arabes ou autres.

Re: Proche-Orient : vers une offensive terrestre ?

Publié : mar. 29 juil. 2014, 0:21
par Lys_Sul
Article en Anglais, sur Stephane Harper : http://www.middleeasteye.net/columns/wh ... d-40607035