Mars a écrit :Peux-t-on arrêter ainsi les opposants pacifistes?
Il faudrait que vous vous décidiez, ces opposants sont-ils pacifistes ou révolutionnaires ? S'ils sont pacifistes pourquoi se comportent-ils en révolutionnaires ? Pourquoi incitent-ils à la séditions, pourquoi appellent-ils à l'intervention armée de la Turquie et de l'OTAN, pourquoi reçoivent-ils de l'argent et des armes de l'étranger, pourquoi tirent-ils dans la foule et se livrent-ils à des scènes de boucherie humaine répugnantes ?
Mars a écrit :Pourquoi jeter les gens en prison pour délit d'opinion? Vous comprenez que l'on s'inquiète de leurs conditions de détention? Sur un autre sujet vous indiquiez qu'il n'y a pas de sédition quand on vit sous l'emprise d'un régime tyrannique.
Je cite le texte auquel renvoie votre lien :
"
L'arrestation d'une blogueuse américano-syrienne bien connue, qui fait vraisemblablement suite à ses activités pacifiques en faveur de la réforme, est un nouveau pas en arrière pour le régime syrien, a souligné Amnesty International mardi 6 décembre.
Razan Ghazzawi, 31 ans, a été arrêtée par la police de l'immigration syrienne à la frontière entre la Syrie et la Jordanie dimanche 4 décembre. Elle se rendait dans la capitale jordanienne, Amman, pour assister à un atelier consacré à la liberté de l'information dans le monde arabe.
Née aux États-Unis mais élevée en Arabie saoudite..."
Vous dites "intervention" par honte de dire "guerre" et "délit d'opinion" par crainte de dire "sédition", "déstabilisation", "insurrection", "guerre civile"... dans l'article cité "atelier consacré à la liberté de l'information dans le monde arabe" est un euphémisme du même type pour ne pas dire "formation à l'agitation révolutionnaire dispensée par une quelconque agence de renseignement ou fondation du type Soros"... Qui peut encore se laisser prendre à cette grossière communication politique ? Combien de fois a-t-on vu ce scénario se répéter ? Avec les mêmes qui tirent les ficelles et les mêmes couvertures pour leurs activités criminelles ?
Je rappelle encore une fois que la plupart des actions commises par ces opposants sont passibles de peines de prison selon le droit français :
Code Pénal français, LIVRE IV, Des crimes et délits contre la nation, l'Etat et la paix publique :
Article 411-4: "Le fait d'
entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents,
en vue de susciter des hostilités ou des actes d'agression contre la France, est puni de
trente ans de détention criminelle et de
450 000 euros d'amende.
Est puni des mêmes peines le fait de fournir à une puissance étrangère, à une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents les moyens d'entreprendre des hostilités ou d'accomplir des actes d'agression contre la France".
Article 411-5: "Le fait d'
entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, lorsqu'il est de nature à
porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, est puni de
dix ans d'emprisonnement et de
150 000 euros d'amende".
Article 411-11: "Le fait, par
promesses, offres, pressions, menaces ou voies de fait, de provoquer directement à commettre l'un des crimes prévus au présent chapitre, lorsque la provocation n'est pas suivie d'effet en raison de circonstances indépendantes de la volonté de son auteur, est puni de
sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende".
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Article 431-3 "Constitue un attroupement tout rassemblement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public susceptible de troubler l'ordre public.
Un attroupement peut être dissipé par la force publique après deux sommations de se disperser demeurées sans effet, adressées par le préfet, le sous-préfet, le maire ou l'un de ses adjoints, tout officier de police judiciaire responsable de la sécurité publique, ou tout autre officier de police judiciaire, porteurs des insignes de leur fonction.
Il est procédé à ces sommations suivant des modalités propres à informer les personnes participant à l'attroupement de l'
obligation de se disperser sans délai. Toutefois,
les représentants de la force publique appelés en vue de dissiper un attroupement peuvent faire directement usage de la force si des violences ou voies de fait sont exercées contre eux ou s'ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu'ils occupent."
Article 431-4 "Le fait, pour celui qui n'est pas porteur d'une arme, de
continuer volontairement à participer à un attroupement après les sommations est puni d'un
an d'emprisonnement et de
15 000 euros d'amende. L'infraction définie au premier alinéa est punie de
trois ans d'emprisonnement et de
45 000 euros d'amende lorsque son auteur
dissimule volontairement en tout ou partie son visage afin de ne pas être identifié."
Article 431-5 : "Le fait de
participer à un attroupement en étant porteur d'une arme est puni de
trois ans d'emprisonnement et de
45 000 euros d'amende.
Si la personne armée a
continué volontairement à participer à un attroupement après les sommations, la peine est portée à
cinq ans d'emprisonnement et à
75 000 euros d'amende.
Si la
personne armée dissimule volontairement en tout ou partie son visage afin de ne pas être identifiée, la peine est également portée à
cinq ans d'emprisonnement et à
75 000 euros d'amende."
Article 431-6 : "
La provocation directe à un attroupement armé, manifestée soit par des cris ou discours publics, soit par des écrits affichés ou distribués, soit par tout autre moyen de transmission de l'écrit, de la parole ou de l'image, est punie d'
un an d'emprisonnement et de
15 000 euros d'amende.
Lorsque la
provocation est suivie d'effet, la peine est portée à
sept ans d'emprisonnement et à
100 000 euros d'amende.
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Article 412-4 : "Est puni de
quinze ans de détention criminelle et de
225 000 euros d'amende le fait de
participer à un mouvement insurrectionnel :
1° En édifiant des barricades, des retranchements ou en faisant tous travaux ayant pour objet d'empêcher ou d'entraver l'action de la force publique ;
2° En occupant à force ouverte ou par ruse ou en détruisant tout édifice ou installation ;
3° En assurant le transport, la subsistance ou
les communications des insurgés ;
4° En
provoquant à des rassemblements d'insurgés, par quelque moyen que ce soit ;
5° En étant, soi-même, porteur d'une arme..."
Article 412-5 : "Est puni de
vingt ans de détention criminelle et de
300 000 euros d'amende le fait de
participer à un mouvement insurrectionnel :
1° En s'emparant d'armes, de munitions, de substances explosives ou dangereuses ou de matériels de toute espèce soit à l'aide de violences ou de menaces, soit par le pillage, soit en désarmant la force publique ;
2°
En procurant aux insurgés des armes, des munitions ou des substances explosives ou dangereuses."
Article 412-6 :"Le fait de diriger ou d'
organiser un mouvement insurrectionnel est puni de la
détention criminelle à perpétuité et de
750 000 euros d'amende."
Article 412-8 : "Le fait de
provoquer à s'armer contre l'autorité de l'Etat ou contre une partie de la population est puni de
cinq ans d'emprisonnement et de
75 000 euros d'amende.
Lorsque la provocation est suivie d'effet, les peines sont portées à
trente ans de détention criminelle et à
450 000 euros d'amende.
Lorsque la provocation est commise
par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables."
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Article 433-10 : "La
provocation directe à la rébellion, manifestée soit par des cris ou des discours publics, soit par des écrits affichés ou distribués, soit par tout autre moyen de transmission de l'écrit, de la parole ou de l'image, est punie de
deux mois d'emprisonnement et de
7 500 euros d'amende.
Lorsque le délit prévu à l'alinéa précédent est commis
par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables."
Comment peut-on reprocher au gouvernement syrien d'appliquer des dispositions prévues par notre propre code pénal ?
Et le prendre comme
prétexte à nos actions hostiles et guerrières envers cet Etat souverain ? Car tout ce que vous avancez ne constitue en aucune manière une justification possible de ces actions, ce ne sont que des
prétextes.
Mars a écrit :Vous êtes plutôt cynique quand vous soulignez certains mots du rapport.
Et sans parler du fait que vous ignorez encore le sens du mot cynique, je souligne ces mots pour mettre en évidence qu'ils ne s'agit que prétextes. En l'absence de raisons acceptables, on "parle" de "risques" pour les Droits de l'Homme. C'est pire que ça, on invente le "risque pour les Droits de l'Homme" comme on a inventé la "menace des armes de destruction massive"... Le risque et la menace... ce sont les fondements incertains de nos guerres qui sont, elles, tout à fait réelles, tout à fait concrètes, de nos bombardements, de nos tonnes de bombes déversées sur des peuples dans leurs propres pays, de nos massacres. Bref, on ne sait pas quoi trouver comme prétexte, on
ose avancer des nébulosités comme le "risque" et la "menace" parce qu'on veut à tout prix faire ces guerres. Et encore une fois comment nos pseudo justifications ne seraient pas des prétextes puisque ce sont des guerres d'agression à des milliers de kilomètres de chez nous que nous déclenchons et voulons déclencher ?