Zarus a écrit :Ce n'est pas un peu simple d'inventer tout un arriére-monde invérifiable ?
Zarus, c’est à croire que je parle dans le vide. Je vous fais la démonstration de l’Être nécessaire et vous osez me parler « d’invérifiable » ?
L’existence de l’Être nécessaire est certaine en partant de l’observation et en en tirant les conséquences logiques par un raisonnement rigoureux. Vous n’avez rien à opposer à cela et c’est bien là votre problème : vous en êtes réduit à des pétitions de principe absurdes.
Quand nous disons qu’il existe un Être nécessaire, ce n’est pas inventer un « arrière-monde invérifiable », c’est faire une déduction logique du fait que le Néant est stérile et qu’il y a toujours que « quelqu’être », et que donc il existe un Être nécessaire. Pour prendre un exemple, considérez les champs magnétiques. Personne n’a jamais vu un champ magnétique de sa vie et personne n’en verra. Pourtant, leur existence est certaine car nous voyons leurs effets et que, par la raison, nous parvenons à déduire leur existence. C’est du même ordre pour l’Être nécessaire.
Bref, arrêtez les objections absurdes et efforcez-vous de comprendre proprement ce que nous tentons de vous expliquer. Il devient lassant d’avoir à redire sans cesse les mêmes évidences.
Zarus a écrit :Le problème avec les croyants, c'est qu'ils croient que la science est une religion et qu'elle doit répondre à tout pour être valide ou qu'admettre ne pas tout savoir en général n'est pas une position existentielle valide.
Le problème avec les athées est qu’ils croient que leur athéisme est prouvé par la science et la raison alors que c’est exactement l’inverse.
Zarus a écrit :Et en quoi ça va jusqu'à une religion ?
Ca, c’est un autre problème. Effectivement, la reconnaissance de l’existence de l’Être nécessaire – qui ne peut pas être l’Univers comme je l’ai montré – n’implique pas nécessairement que cet Être soit identique au Dieu chrétien. C’est là que la foi entre en jeu avec toutefois, je pense, de bons indices (mais non des preuves) en sa faveur. Les voici :
1- Phénomène de la Révélation historiquement étudiable (Claude Tresmontant a beaucoup écrit sur le sujet).
2- Grandeur du message évangélique.
3- Témoignages de la vie des saints.
4- Indices historiques sérieux en faveur de la Résurrection (et je vous en prie, ne faites pas la moue : je vous fiche mon billet que vous ne vous êtes JAMAIS posé la question de la solidité historique de la croyance en la Résurrection).
5- Prophéties accomplies par le Christ.
6- Miracles attestés (et solidement : sachez par exemple qu’il y a un bureau médical à Lourdes composé de médecins catholiques et non catholiques et que les critères pour retenir un fait comme miraculeux sont drastiques… on est aux antipodes du fait invérifiable)
Il ne s’agit pas de preuves forçant l’assentiment, j’en conviens. Mais comme le dit Pascal, il y a assez de lumière pour celui qui
veut croire et assez d’ombre pour celui qui ne veut pas croire. En gros, soyez rassuré Zarus, Dieu dans sa bonté vous autorise à garder vos œillères et à Le rejeter.
Zarus a écrit :Je sais que c'est dur de se dire qu'il y a rien qui puisse laisser penser que la mort soit autre chose que notre disparition complète
Ce genre d’argument mille fois ressassé commence à me fatiguer. Car premièrement, en quoi est-ce un problème que la religion nous rassure face à la mort ? Posez-vous plutôt cette question : pourquoi la peur de la mort et le sens d’un après est universel dans l’espèce humaine si, comme vous le croyez, c’est une illusion ? Les athées ont le chic pour conspuer ce qui semble être comme un « instinct » mais n’en donnent aucune explication satisfaisante et, surtout, n’y apportent aucune réponse. En gros, comme j’aime à le dire, l’athéisme ne répond pas aux questions, il considère qu’il n’y a pas de question à se poser. Permettez-moi de trouver ça un peu facile.
Ensuite, vous ne savez rien de la vie des croyants. Si vous croyez que, parce que nous avons une espérance, notre vie est une promenade de santé, vous manifestez simplement votre ignorance. Car donner sa vie à Dieu, l’écouter et choisir d’ordonner sa vie à sa volonté et à son amour, c’est crucifiant. Bien sûr, il y a la joie qui vient de lui, la richesse d’une vie porteuse de sens, et l’espérance du Royaume. Mais croyez-le ou non, être disciple du Christ c’est accepter de mourir à soi-même pour renaître en lui. A bien des égards, ma vie était beaucoup plus simple avant ma conversion.
Donc faites nous l’économie de vos préjugés, je vous en prie. Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Vous vous êtes fait une idée de la foi qui n’a rien à voir avec ce que nous vivons.
Zarus a écrit :J'ai aussi un peu de mal à croire qu'un "Créateur de l'Univers" s'intéresse davantage à moins qu'à une bactérie, le statut des Justes dans l’Au-delà selon le christianisme c'est quand même pas rien.
Êtes-vous en train de dire que l’amour de Dieu et son dessein pour nous est « trop beau » ? Auriez-vous préféré quelque chose de laid, par exemple un Dieu qui vous réduise en esclavage pour l’éternité ? Ou bien qui vous torture pour l’éternité ?
Je n’ai jamais compris cette objection du « c’est trop beau pour être vrai ». Moi, le beau, ça me touche et ça éveille mon désir, ça ne me fait pas fuir. Il faut vraiment que le cœur de l’homme moderne soit malade pour qu’il soit insensible au beau à ce point. D’ailleurs, ça s’en ressent dans ce qu’on appelle pompeusement de nos jours « l’art contemporain ».
Et oui, l’athéisme est laid, affreusement laid. Pas d’espérance, pas de sens, pas de justice, pas de morale… Être athée est le plus grand des malheurs car c’est vivre sa vie dans la laideur existentielle, voilà mon point de vue. Dieu merci, il n’est pas seulement laid, il est aussi faux.