Les Femens, Mariannes de la République ?
- levergero78
- Quæstor

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Re: Les Femens, Mariannes de la République ?
Certes, les chrétiens ne sont pas -encore- persécutés, ni massacrés, dans notre beau pays laïc mais ils sont de moins en moins en odeur de sainteté et facilement sanctionnés (cf. le jeune homme emprisonné pour rien récemment) avec le pouvoir actuel... 
Re: Les Femens, Mariannes de la République ?
De toute façon, quand on s'attaque à l'esprit avec tant de succès, à quoi servirait-il de blesser le corps?
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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Menthe
- Barbarus

Re: Les Femens, Mariannes de la République ?
Bonjour Et.H,
Profitez bien de vos vacances.
L'exemple de votre ami est effectivement malheureux... Je n'en dirais pas plus sur un cas que je ne connais pas, mais ces cas existent sans doute et c'est triste.
Concernant l'article du Monde, je ne suis pas d'accord avec votre remarque. Vous écrivez : "Partir d’une réalité sociale pour faire une loi, c’est lamentable. La loi doit partir du principe que l’homme et la femme sont égaux et doit donner les mêmes droits aux deux." C'est déjà ce qui est fait ! La loi, et c'est une bonne chose, ne fait pas de différence entre le père et la mère et accorde les mêmes droits aux deux parents. Elle ne dit pas qu'il faut privilégier la mère. Donc, concrètement, que voudriez-vous changer dans la loi ?
Ce papier ne cherche pas vraiment à apitoyer les femmes, vous pouvez lire à la fin que la loi se heurte notamment "à la mauvaise volonté de la part de certaines femmes". Dire qu'une femme qui n'obtient pas le garde de son enfant peut être considérée par son entourage comme une mauvaise mère, c'est la réalité. Certes, ça fait très old school, mais les mentalités n'évoluent pas toujours aussi vite qu'on le souhaite. Les femme sont également très nombreuses à arrêter ou à diminuer leur activité professionnelle après la naissance d'un enfant (beaucoup plus que les hommes), consacrent en moyenne plus de temps aux "activités parentales" (voir ici) que ces derniers, ce sont des faits qui pèsent sans doute dans la décision de certains juges quant il s'agit de choisir où est l'intérêt de l'enfant.
Quant au texte de Jean-Paul II, mon intention n'était pas de dire qu'un chef religieux doit influencer des lois laïques (en plus, je ne suis pas catholique pour un sou). Simplement, ce discours est le reflet de ce que pense une partie de la société, encore aujourd'hui : ""la femme est plus capable que l'homme d'attention à la personne humaine concrète, et [que] la maternité développe encore cette disposition", "le rôle de la mère est décisif pour les fondements d'une personnalité humaine nouvelle". On en revient à ce que vous avez appelez "le cliché patriarcal qui veut que les femmes sont faites pour élever des enfants", ou en tout cas qu'elles s'en sortent mieux que les hommes. Certains hommes sont même d'accord pour dire que c'est la mère qui doit avoir la garde après un divorce (voir ici), c'est dire comme cette idée est encore présente aujourd'hui.
Concernant maintenant les "paternités forcées"... C'est un sujet que je connais peu, mais il est sans doute intéressant. D'où sort le chiffre qui dit que cela concerne 5 à 15% des naissances ?
J'ai lu, comme vous me l'avez conseillé, l'article de Marie-Claire. Certaines de ces femmes se conduisent d'une manière dégueulasse, il faut bien le dire, et j'ai du mal à concevoir qu'on trahisse la confiance de son compagnon, qu'on lui mente et qu'on se serve de lui comme ça. Sans que ça excuse leur partenaire, certains hommes ne sont pas non plus très futés. "Il y a quelques années, j'ai eu une relation purement sexuelle avec une fille qui m'avait dit qu'elle prenait la pilule." : ça me dépasse qu'on fasse confiance aussi naïvement à une quasi-inconnue.
Pour l'instant, je n'ai pas d'avis sur la question du refus de paternité et du "géniteur sous X", même si je vois bien toutes les dérives que cela peut entrainer (un homme qui dit oui à sa compagne, et qui finalement se défile). Et puis, je ne sais pas quelles conséquences ça pourrait avoir sur/pour l'enfant.
Cordialement
Profitez bien de vos vacances.
L'exemple de votre ami est effectivement malheureux... Je n'en dirais pas plus sur un cas que je ne connais pas, mais ces cas existent sans doute et c'est triste.
Concernant l'article du Monde, je ne suis pas d'accord avec votre remarque. Vous écrivez : "Partir d’une réalité sociale pour faire une loi, c’est lamentable. La loi doit partir du principe que l’homme et la femme sont égaux et doit donner les mêmes droits aux deux." C'est déjà ce qui est fait ! La loi, et c'est une bonne chose, ne fait pas de différence entre le père et la mère et accorde les mêmes droits aux deux parents. Elle ne dit pas qu'il faut privilégier la mère. Donc, concrètement, que voudriez-vous changer dans la loi ?
Ce papier ne cherche pas vraiment à apitoyer les femmes, vous pouvez lire à la fin que la loi se heurte notamment "à la mauvaise volonté de la part de certaines femmes". Dire qu'une femme qui n'obtient pas le garde de son enfant peut être considérée par son entourage comme une mauvaise mère, c'est la réalité. Certes, ça fait très old school, mais les mentalités n'évoluent pas toujours aussi vite qu'on le souhaite. Les femme sont également très nombreuses à arrêter ou à diminuer leur activité professionnelle après la naissance d'un enfant (beaucoup plus que les hommes), consacrent en moyenne plus de temps aux "activités parentales" (voir ici) que ces derniers, ce sont des faits qui pèsent sans doute dans la décision de certains juges quant il s'agit de choisir où est l'intérêt de l'enfant.
Quant au texte de Jean-Paul II, mon intention n'était pas de dire qu'un chef religieux doit influencer des lois laïques (en plus, je ne suis pas catholique pour un sou). Simplement, ce discours est le reflet de ce que pense une partie de la société, encore aujourd'hui : ""la femme est plus capable que l'homme d'attention à la personne humaine concrète, et [que] la maternité développe encore cette disposition", "le rôle de la mère est décisif pour les fondements d'une personnalité humaine nouvelle". On en revient à ce que vous avez appelez "le cliché patriarcal qui veut que les femmes sont faites pour élever des enfants", ou en tout cas qu'elles s'en sortent mieux que les hommes. Certains hommes sont même d'accord pour dire que c'est la mère qui doit avoir la garde après un divorce (voir ici), c'est dire comme cette idée est encore présente aujourd'hui.
Vous auriez des chiffres ? Pas sur le fait que les femmes sont plus nombreuses à occuper certains emplois non ou peu qualifiés comme caissière, ça ne fait aucun doute, mais sur le fait que les hommes ont du mal à accéder à ces emplois ? Je pensais que peu d'hommes étaient candidats à ces emplois, et que cela expliquait leur faible représentation (de la même façon que peu de garçons se présentent aux écrits des concours d'infirmier), vous semblez dire au contraire qu'ils sont candidats mais qu'"on les empêche" d'accéder à ces emplois.De plus, je constate que de nombreux emplois peu qualifiés sont occupés par des femmes. Des hommes aussi sont candidats à ce genre d’emploi (caissier est un bon exemple), or les faits sont là. J’estime qu’il est du devoir du gouvernement d’insister pour que, dans ses emplois, il y ait autant d’hommes que de femmes. Un peu comme ce qui est fait pour les métiers de type « ingénieurs » et « cadres » par exemple.
Concernant maintenant les "paternités forcées"... C'est un sujet que je connais peu, mais il est sans doute intéressant. D'où sort le chiffre qui dit que cela concerne 5 à 15% des naissances ?
J'ai lu, comme vous me l'avez conseillé, l'article de Marie-Claire. Certaines de ces femmes se conduisent d'une manière dégueulasse, il faut bien le dire, et j'ai du mal à concevoir qu'on trahisse la confiance de son compagnon, qu'on lui mente et qu'on se serve de lui comme ça. Sans que ça excuse leur partenaire, certains hommes ne sont pas non plus très futés. "Il y a quelques années, j'ai eu une relation purement sexuelle avec une fille qui m'avait dit qu'elle prenait la pilule." : ça me dépasse qu'on fasse confiance aussi naïvement à une quasi-inconnue.
Pour l'instant, je n'ai pas d'avis sur la question du refus de paternité et du "géniteur sous X", même si je vois bien toutes les dérives que cela peut entrainer (un homme qui dit oui à sa compagne, et qui finalement se défile). Et puis, je ne sais pas quelles conséquences ça pourrait avoir sur/pour l'enfant.
Cordialement
-
Vincichristi
- Censor

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- Inscription : mar. 15 juin 2010, 16:17
Re: Les Femens, Mariannes de la République ?
sur l'égalité homme/femme devant le droit à ne pas vouloir d'enfants c'est clair que l'ivg donné à la femme laisse l'homme dans une situation injuste
une femme qui ne veut pas de l'enfant à naître peut avorter sans rien à justifier
je ne sais pas si des cas ont pu se présenter : est-ce que des hommes qui auraient voulu l'enfant ont du accepter l'ivg de leur compagne qui n'en voulait pas
si certains pensent qu'un homme doit se protéger s'il ne veut pas d'enfant et que par conséquent il est responsable de ses actes, il y a aussi peut-être ( à vérifier) des cas où la femme n'a pas dit la vérité sur sa contraception qu'elle ne prenait pas ( quel que soit le type ) et a mis l'homme devant le fait accompli, je ne sais pas comme la justice tranche le problème
on pourrait aussi rétorquer qu'une femme qui veut un enfant sans que son compagnon ne le désire et qui ment sur sa contraception ou qui laisse croire que son compagnon était d'accord , abuse de la confiance de celui-ci
on pourrait aussi dire qu'un homme qui ne veut pas du tout d'enfant n'a qu'à mettre une capote, s'il ne le fait il prend un risque qu'il doit assumer ( point de vue finalement logique ) ceci dit l'inverse devrait être vrai : une femme qui ne veut pas d'enfant n'a qu'à prendre ses dispositions, or pour elle en cas de grossesse ( si elle ne prend de contraception ou si elle ne demande pas à son compagnon d'en prendre une )elle le droit à l'ivg : curieux
sur la garde d'enfants je crois que les enfants n'ont pas grand chose à dire : curieux ( évidemment s'ils sont en âge de donner un avis )
après tout si les deux parents ont assumer le désir d'enfant on pourrait laisser le tirage au sort choisir pour la garde
une femme qui ne veut pas de l'enfant à naître peut avorter sans rien à justifier
je ne sais pas si des cas ont pu se présenter : est-ce que des hommes qui auraient voulu l'enfant ont du accepter l'ivg de leur compagne qui n'en voulait pas
si certains pensent qu'un homme doit se protéger s'il ne veut pas d'enfant et que par conséquent il est responsable de ses actes, il y a aussi peut-être ( à vérifier) des cas où la femme n'a pas dit la vérité sur sa contraception qu'elle ne prenait pas ( quel que soit le type ) et a mis l'homme devant le fait accompli, je ne sais pas comme la justice tranche le problème
on pourrait aussi rétorquer qu'une femme qui veut un enfant sans que son compagnon ne le désire et qui ment sur sa contraception ou qui laisse croire que son compagnon était d'accord , abuse de la confiance de celui-ci
on pourrait aussi dire qu'un homme qui ne veut pas du tout d'enfant n'a qu'à mettre une capote, s'il ne le fait il prend un risque qu'il doit assumer ( point de vue finalement logique ) ceci dit l'inverse devrait être vrai : une femme qui ne veut pas d'enfant n'a qu'à prendre ses dispositions, or pour elle en cas de grossesse ( si elle ne prend de contraception ou si elle ne demande pas à son compagnon d'en prendre une )elle le droit à l'ivg : curieux
sur la garde d'enfants je crois que les enfants n'ont pas grand chose à dire : curieux ( évidemment s'ils sont en âge de donner un avis )
après tout si les deux parents ont assumer le désir d'enfant on pourrait laisser le tirage au sort choisir pour la garde
- Kerniou
- Mater civitatis

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- Inscription : mer. 21 oct. 2009, 11:14
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Re: Les Femens, Mariannes de la République ?
Comme toutes les relations humaines, les relations homme/femme doivent être basées sur la franchise, la confiance et le respect. Sans quoi on en arrive aux situations que vous dénoncez. En la matière, certaines femmes sont loin d'être exemplaires; elles considèrent qu'elles seules ont pouvoir de décision face à la conception.
Si tel était le cas, pourquoi entreprendre des démarches en reconnaissance de paternité à posteriori ? On ne peut revendiquer une chose et son contraire. Les hommes ne sont pas que des géniteurs, ils sont aussi des pères qui ont leur mot à dire au même titre que les mères; ensemble ils constituent des parents sensés s'entendre ...
Concernant la garde, sauf erreur de ma part, les enfants à partir de 13 ans ont leur mot à dire. Les enfants, sont mes premiers concernés, mais une perception du moment ne peut décider de leur avenir; sachant que l'un ou l'autre parent peut evoir un influence sur sa perception des choses. Un enfant a besoin de son père et de sa mère pour se construire. A moins, bien entendu, que l'un ou l'autre ne soit destructeur.
Si tel était le cas, pourquoi entreprendre des démarches en reconnaissance de paternité à posteriori ? On ne peut revendiquer une chose et son contraire. Les hommes ne sont pas que des géniteurs, ils sont aussi des pères qui ont leur mot à dire au même titre que les mères; ensemble ils constituent des parents sensés s'entendre ...
Concernant la garde, sauf erreur de ma part, les enfants à partir de 13 ans ont leur mot à dire. Les enfants, sont mes premiers concernés, mais une perception du moment ne peut décider de leur avenir; sachant que l'un ou l'autre parent peut evoir un influence sur sa perception des choses. Un enfant a besoin de son père et de sa mère pour se construire. A moins, bien entendu, que l'un ou l'autre ne soit destructeur.
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
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