Jean Ziegler et le scandale de la faim
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jean_droit
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Re: La dégradation des conditions de vie en Afrique
Lu dans Yahoo :
http://fr.biz.yahoo.com/23052008/202/la ... hance.html
Remarques personnelles :
Cet article, très intéressant, ne concerne que le riz.
C'est, je crois, la principale nourriture en Afrique.
Et même, parfois, la nourriture unique.
Cette évolution, constatée, aussi, au Brésil, ne me semble pas raisonable.
Il serait bon de revenir à des choix alimentaires plus variés.
Mais :
1- Cuisiner le riz c'est si facile par rapport aux autres nourritures disponibles en Afrique.
2- L'agriculture vivrière africaine est peu développée et c'est si facile d'importer.
3- Les légumes "aficains" sont comparativement chers.
...............
Fin de l'article :
"Pour éviter d'être otage des cours mondiaux, il n'y a pas de secret, on construit une agriculture compétitive et durable grâce à une combinaison intelligente de trois facteurs: technologies performantes, infrastructure de base et environnement assaini. Oui c'est possible d'inverser les tendances mais à moyen terme"
http://fr.biz.yahoo.com/23052008/202/la ... hance.html
Remarques personnelles :
Cet article, très intéressant, ne concerne que le riz.
C'est, je crois, la principale nourriture en Afrique.
Et même, parfois, la nourriture unique.
Cette évolution, constatée, aussi, au Brésil, ne me semble pas raisonable.
Il serait bon de revenir à des choix alimentaires plus variés.
Mais :
1- Cuisiner le riz c'est si facile par rapport aux autres nourritures disponibles en Afrique.
2- L'agriculture vivrière africaine est peu développée et c'est si facile d'importer.
3- Les légumes "aficains" sont comparativement chers.
...............
Fin de l'article :
"Pour éviter d'être otage des cours mondiaux, il n'y a pas de secret, on construit une agriculture compétitive et durable grâce à une combinaison intelligente de trois facteurs: technologies performantes, infrastructure de base et environnement assaini. Oui c'est possible d'inverser les tendances mais à moyen terme"
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Re: La dégradation des conditions de vie en Afrique
Les gesticulations de Wade et la réalité :
De Yahhoo :
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080604/ ... 1ccfa.html
..................
Richard-Toll, sur la rive sud du fleuve Sénégal, est un des fronts de la "Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance" (GOANA) que Wade a lancée à la mi-avril devant un parterre de ministres, de gouverneurs et de préfets venus de tout le pays.
L'annonce a laissé Abdoulaye Ba plutôt de marbre.
"J'ai entendu parler de la GOANA à la radio et à la télévision, mais cela fait longtemps que nous sommes engagés dans cette offensive", dit-il. "Le gouvernement, ajoute-t-il, n'encourage pas les paysans, il devrait les aider. Moi, je suis abattu."
Pourtant, la plupart des terres irrigables sont en jachère, ou sous-exploitées. Quant aux familles de paysans qui s'en occupent à la main, elles confient leurs difficultés à obtenir les crédits nécessaires pour acheter les semences, les pesticides, les désherbants ou les engrais nécessaires à leur exploitation. Très loin donc d'envisager de mettre des terres supplémentaires en culture.
"LA CORRUPTION EST REINE"
Boubie Vincent Bado, agronome formé au Canada, y voit un obstacle majeur à l'accroissement de la production agricole.
Le plan de "Retour vers l'agriculture" (REVA) lancé il y a deux ans par Wade pour endiguer le phénomène d'émigration de jeunes Sénégalais vers l'Europe a échoué.
Le Sénégal est l'un des pays africains recevant le plus d'aide au développement, mais ses paysans se plaignent de ne recevoir qu'une trop faible partie de ces transferts financiers.
"Tout ce que le gouvernement donne est politisé. La corruption est reine", accuse Alioun Diop, employé d'une compagnie sucrière et qui exploite un hectare et demi de riz.
Les tracteurs et les pompes à eau qui avaient été promis ne se sont jamais matérialisés, affirme-t-il. "Tout a été donné aux conseillers de la mairie, ou bien ces conseillers ont tout donné à leurs proches. Moi, je n'ai rien eu, ma mère pas davantage."
Difficile de confirmer ou de démentir ces accusations.
...................
De Yahhoo :
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080604/ ... 1ccfa.html
..................
Richard-Toll, sur la rive sud du fleuve Sénégal, est un des fronts de la "Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance" (GOANA) que Wade a lancée à la mi-avril devant un parterre de ministres, de gouverneurs et de préfets venus de tout le pays.
L'annonce a laissé Abdoulaye Ba plutôt de marbre.
"J'ai entendu parler de la GOANA à la radio et à la télévision, mais cela fait longtemps que nous sommes engagés dans cette offensive", dit-il. "Le gouvernement, ajoute-t-il, n'encourage pas les paysans, il devrait les aider. Moi, je suis abattu."
Pourtant, la plupart des terres irrigables sont en jachère, ou sous-exploitées. Quant aux familles de paysans qui s'en occupent à la main, elles confient leurs difficultés à obtenir les crédits nécessaires pour acheter les semences, les pesticides, les désherbants ou les engrais nécessaires à leur exploitation. Très loin donc d'envisager de mettre des terres supplémentaires en culture.
"LA CORRUPTION EST REINE"
Boubie Vincent Bado, agronome formé au Canada, y voit un obstacle majeur à l'accroissement de la production agricole.
Le plan de "Retour vers l'agriculture" (REVA) lancé il y a deux ans par Wade pour endiguer le phénomène d'émigration de jeunes Sénégalais vers l'Europe a échoué.
Le Sénégal est l'un des pays africains recevant le plus d'aide au développement, mais ses paysans se plaignent de ne recevoir qu'une trop faible partie de ces transferts financiers.
"Tout ce que le gouvernement donne est politisé. La corruption est reine", accuse Alioun Diop, employé d'une compagnie sucrière et qui exploite un hectare et demi de riz.
Les tracteurs et les pompes à eau qui avaient été promis ne se sont jamais matérialisés, affirme-t-il. "Tout a été donné aux conseillers de la mairie, ou bien ces conseillers ont tout donné à leurs proches. Moi, je n'ai rien eu, ma mère pas davantage."
Difficile de confirmer ou de démentir ces accusations.
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Re: La dégradation des conditions de vie en Afrique
Du Salon Beige :
Ces grandes conférences ne riment à rien.
C'est de la pure propagande. De la poudre aux yeux. L'occasion de se montrer, de faire croire que l'on agit.
C'est une opération médiatique où se retrouvent toujours les mêmes acteurs et les mêmes lobbys.
Si on prend le cas, vous me direz que j'ai la dent dure, du président Wade il s'agit de faire le beau, oh ! pardon, le "sage africain".
Et lui qu'a-t-il fait ?
En quoi il a réellement ré-orienté son pays vers l'agriculture ? Je dis "il a" et non "il va".
Il a été élu comme candidat du changement mais au niveau du népotisme et de la corruption rien ne change vraiment à ce que je crois comprendre.
"Aucune véritable solution n'a été proposée" dit l'article. Ce qu'il faut faire on le sait bien mais qui veut le faire ? Qui a le courage de le faire ?
Et c'est d'abord aux pays concernés de se pendre en main. Au lieu de tendre leur sébile.
.........
Echec du sommet de la FAO
L'Osservatore Romano a dressé un constat d'échec du sommet de la FAO à Rome sur la sécurité alimentaire : "beaucoup de mots, mais aucune solution".
"Les divisions et les intérêts particuliers ont fini par prévaloir [...] beaucoup de paroles ont été prononcées [...] aucune véritable solution n'a été proposée. [...] des thèmes clés comme la régulation des prix sur le marché agricole international, la bioénergie, la spéculation sur les prix des denrées alimentaires, les mesures en direction des petits agriculteurs et de la société civile, n'ont même pas été cités dans la déclaration finale ou ont été traités superficiellement".
L'organe du Vatican se fait l'écho de "l'absence d'une véritable volonté politique de changer les choses" et de "la véritable utilité de la FAO".
Un échec total selon Jean Ziegler, ex-rapporteur de l'Onu sur le droit à l'alimentation.
Michel Janva
Ces grandes conférences ne riment à rien.
C'est de la pure propagande. De la poudre aux yeux. L'occasion de se montrer, de faire croire que l'on agit.
C'est une opération médiatique où se retrouvent toujours les mêmes acteurs et les mêmes lobbys.
Si on prend le cas, vous me direz que j'ai la dent dure, du président Wade il s'agit de faire le beau, oh ! pardon, le "sage africain".
Et lui qu'a-t-il fait ?
En quoi il a réellement ré-orienté son pays vers l'agriculture ? Je dis "il a" et non "il va".
Il a été élu comme candidat du changement mais au niveau du népotisme et de la corruption rien ne change vraiment à ce que je crois comprendre.
"Aucune véritable solution n'a été proposée" dit l'article. Ce qu'il faut faire on le sait bien mais qui veut le faire ? Qui a le courage de le faire ?
Et c'est d'abord aux pays concernés de se pendre en main. Au lieu de tendre leur sébile.
.........
Echec du sommet de la FAO
L'Osservatore Romano a dressé un constat d'échec du sommet de la FAO à Rome sur la sécurité alimentaire : "beaucoup de mots, mais aucune solution".
"Les divisions et les intérêts particuliers ont fini par prévaloir [...] beaucoup de paroles ont été prononcées [...] aucune véritable solution n'a été proposée. [...] des thèmes clés comme la régulation des prix sur le marché agricole international, la bioénergie, la spéculation sur les prix des denrées alimentaires, les mesures en direction des petits agriculteurs et de la société civile, n'ont même pas été cités dans la déclaration finale ou ont été traités superficiellement".
L'organe du Vatican se fait l'écho de "l'absence d'une véritable volonté politique de changer les choses" et de "la véritable utilité de la FAO".
Un échec total selon Jean Ziegler, ex-rapporteur de l'Onu sur le droit à l'alimentation.
Michel Janva
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Re: La dégradation des conditions de vie en Afrique
Petite information :
Ma femme m'a dit qu'à Libreville le sac de riz ( 10 kg ) a augmenté depuis 2 ans.
12.500 francs CFA en fin 2006
15.000 francs CFA au printemps 2008
20.000 francs CFA maintenant ...
On comprend pourquoi 70 à 80 % des revenus sont consacrés à la simple nourriture dans les pays sous-développés.
Ma femme m'a dit qu'à Libreville le sac de riz ( 10 kg ) a augmenté depuis 2 ans.
12.500 francs CFA en fin 2006
15.000 francs CFA au printemps 2008
20.000 francs CFA maintenant ...
On comprend pourquoi 70 à 80 % des revenus sont consacrés à la simple nourriture dans les pays sous-développés.
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Re: La dégradation des conditions de vie en Afrique
On parle de la crise monétaire.
Et pendant ce temps les conditions de survie dans bien des pays du "quart monde" se dégradent.
J'ai lu cette semaine un article dans "20 minutes" sur la famine en Ethiopie.
Car les pays sous développés vont, aussi, être impactés par cette crise car les importations des pays riches risquent de se raréfier et les prêts consentis de fondre comme neige au soleil.
Et pendant ce temps les conditions de survie dans bien des pays du "quart monde" se dégradent.
J'ai lu cette semaine un article dans "20 minutes" sur la famine en Ethiopie.
Car les pays sous développés vont, aussi, être impactés par cette crise car les importations des pays riches risquent de se raréfier et les prêts consentis de fondre comme neige au soleil.
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Re: La dégradation des conditions de vie en Afrique
Je viens de lire sur le forum caholique ce message concernant le Bénin :
..................
Chers liseurs,
Ce petit pays coincé entre le Nigéria et le Togo connait actuellement une grave crise politique et économique.
Nom du lieninfocatho
Les nouvelles que je reçois du nord du pays ne sont vraiment pas bonnes.
Le prix des aliments a fortement augmenté et le prix du coton couvre a peine les frais engagés.
Ce sont des gens d'un courage hors norme alors soutenons les dans nos prières quotidiennes.
Merci.
..................
Chers liseurs,
Ce petit pays coincé entre le Nigéria et le Togo connait actuellement une grave crise politique et économique.
Nom du lieninfocatho
Les nouvelles que je reçois du nord du pays ne sont vraiment pas bonnes.
Le prix des aliments a fortement augmenté et le prix du coton couvre a peine les frais engagés.
Ce sont des gens d'un courage hors norme alors soutenons les dans nos prières quotidiennes.
Merci.
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Re: La dégradation des conditions de vie en Afrique
Piqué sur Yahoo :
Bonne synthèse des problèmes.
Ce qui est un criticable, et je suis gentil, c'est d'accuser les pays non directement concernés alors que les pays concernés auraient dû depuis longtemps soutenir les cultures vivrières au lieu d'importer le riz.
.....
La faim progresse et fait renaître l'intérêt pour l'agriculture vivrière
Par Isabelle LIGNER AFP - il y a 54 minutesPARIS (AFP) - Alors que la faim progresse dans le monde, les organisations spécialisées insistent, à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation et en pleine crise financière, sur la nécessité d'investir massivement dans l'agriculture vivrière.
Mi-septembre, le directeur général de la FAO Jacques Diouf a annoncé de nouveaux chiffres alarmants sur la faim dans le monde touchant aujourd'hui de 923 à 925 millions de personnes contre 850 millions avant la flambée des prix et les émeutes qui l'ont suivie au printemps dernier.
Dans la foulée, M. Diouf a accusé les dirigeants du monde d'avoir ignoré les avertissements lancés par son agence onusienne sur la crise alimentaire estimant que ce qui avait manqué pour enrayer la crise était à la fois la volonté politique et les moyens.
Selon la FAO, l'investissement dans l'agriculture entre 1980 et 2006 est tombé de 17% à 3% alors que la population mondiale a cru pendant ce temps de 78,9 millions chaque année. Parallèlement, les biocarburants ont privé le monde de 100 millions de tonnes de céréales comme le maïs ou le blé qui pourraient servir à alimenter des Hommes, a-t-elle souligné.
"Le fait que la faim touche près d'un milliard de personnes dans le monde oblige tous les bailleurs à revoir l'orientation de l'aide et à en diriger à nouveau vers l'agriculture vivrière qui avait été un peu négligée ces dernières années au profit des secteurs de la santé et de l'éducation", souligne Stéphane Delpierre du service d'aide humanitaire de l'Union européenne (ECHO).
"Relancer l'activité des petits paysans et lutter avec des programmes coordonnés contre la malnutrition qui menace de mort 19 millions d'enfants, sont les deux priorités actuellement face à la crise alimentaire", renchérit Erika Wagner de la Fondation Clinton.
"Depuis des années, nous insistons sur le manque de soutien au développement de l'agriculture du sud qui rendait la crise actuelle largement prévisible", souligne Catherine Gaudard, directrice du plaidoyer du Comité catholique contre la faim et pour le développement-Terre solidaire (CCFD).
"Mais des fonds supplémentaires, s'ils finissent par être versés en ces temps de crise financière, ne suffiront pas", ajoute-t-elle. "Il faut des politiques commerciales cohérentes pour permettre à ces agricultures de se développer et s'appuyer sur des agricultures familiales car s'il s'agit de financer le développement d'agricultures industrielles intensives ou d'investissements étrangers cela ne répondra pas au problème".
Pour Caroline Wilkinson, d'Action contre la Faim, "même si les programmes de relance agricoles sont extrêmement importants, l'urgence aujourd'hui est de traiter les 55 millions d'enfants qui souffrent de malnutrition".
En août, le Programme alimentaire mondial avait annoncé la mise en oeuvre d'un programme d'aide pour lutter contre la crise alimentaire de 142 millions d'euros dans 16 pays particulièrement touchés par la faim dont l'Afghanistan, Haïti, le Liberia, le Mozambique, l'Ethiopie et la Somalie. Mais selon l'agence onusienne, l'aide alimentaire internationale est tombée en 2008 à son niveau le plus bas depuis 40 ans.
Pour Florence Lasbennes, agronome en poste au ministère français des Affaires étrangères sur les questions de développement de très long terme, dans le monde "le politique n'avait absolument rien à faire des 800 millions de paysans qui souffraient de la faim avant les émeutes".
"La question est aujourd'hui, en a-t-il quelque chose à faire ?", s'interroge Mme Lasbennes, avant de poursuivre avec diplomatie: "Je préfère laisser la question en suspens".
Bonne synthèse des problèmes.
Ce qui est un criticable, et je suis gentil, c'est d'accuser les pays non directement concernés alors que les pays concernés auraient dû depuis longtemps soutenir les cultures vivrières au lieu d'importer le riz.
.....
La faim progresse et fait renaître l'intérêt pour l'agriculture vivrière
Par Isabelle LIGNER AFP - il y a 54 minutesPARIS (AFP) - Alors que la faim progresse dans le monde, les organisations spécialisées insistent, à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation et en pleine crise financière, sur la nécessité d'investir massivement dans l'agriculture vivrière.
Mi-septembre, le directeur général de la FAO Jacques Diouf a annoncé de nouveaux chiffres alarmants sur la faim dans le monde touchant aujourd'hui de 923 à 925 millions de personnes contre 850 millions avant la flambée des prix et les émeutes qui l'ont suivie au printemps dernier.
Dans la foulée, M. Diouf a accusé les dirigeants du monde d'avoir ignoré les avertissements lancés par son agence onusienne sur la crise alimentaire estimant que ce qui avait manqué pour enrayer la crise était à la fois la volonté politique et les moyens.
Selon la FAO, l'investissement dans l'agriculture entre 1980 et 2006 est tombé de 17% à 3% alors que la population mondiale a cru pendant ce temps de 78,9 millions chaque année. Parallèlement, les biocarburants ont privé le monde de 100 millions de tonnes de céréales comme le maïs ou le blé qui pourraient servir à alimenter des Hommes, a-t-elle souligné.
"Le fait que la faim touche près d'un milliard de personnes dans le monde oblige tous les bailleurs à revoir l'orientation de l'aide et à en diriger à nouveau vers l'agriculture vivrière qui avait été un peu négligée ces dernières années au profit des secteurs de la santé et de l'éducation", souligne Stéphane Delpierre du service d'aide humanitaire de l'Union européenne (ECHO).
"Relancer l'activité des petits paysans et lutter avec des programmes coordonnés contre la malnutrition qui menace de mort 19 millions d'enfants, sont les deux priorités actuellement face à la crise alimentaire", renchérit Erika Wagner de la Fondation Clinton.
"Depuis des années, nous insistons sur le manque de soutien au développement de l'agriculture du sud qui rendait la crise actuelle largement prévisible", souligne Catherine Gaudard, directrice du plaidoyer du Comité catholique contre la faim et pour le développement-Terre solidaire (CCFD).
"Mais des fonds supplémentaires, s'ils finissent par être versés en ces temps de crise financière, ne suffiront pas", ajoute-t-elle. "Il faut des politiques commerciales cohérentes pour permettre à ces agricultures de se développer et s'appuyer sur des agricultures familiales car s'il s'agit de financer le développement d'agricultures industrielles intensives ou d'investissements étrangers cela ne répondra pas au problème".
Pour Caroline Wilkinson, d'Action contre la Faim, "même si les programmes de relance agricoles sont extrêmement importants, l'urgence aujourd'hui est de traiter les 55 millions d'enfants qui souffrent de malnutrition".
En août, le Programme alimentaire mondial avait annoncé la mise en oeuvre d'un programme d'aide pour lutter contre la crise alimentaire de 142 millions d'euros dans 16 pays particulièrement touchés par la faim dont l'Afghanistan, Haïti, le Liberia, le Mozambique, l'Ethiopie et la Somalie. Mais selon l'agence onusienne, l'aide alimentaire internationale est tombée en 2008 à son niveau le plus bas depuis 40 ans.
Pour Florence Lasbennes, agronome en poste au ministère français des Affaires étrangères sur les questions de développement de très long terme, dans le monde "le politique n'avait absolument rien à faire des 800 millions de paysans qui souffraient de la faim avant les émeutes".
"La question est aujourd'hui, en a-t-il quelque chose à faire ?", s'interroge Mme Lasbennes, avant de poursuivre avec diplomatie: "Je préfère laisser la question en suspens".
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Re: La dégradation des conditions de vie en Afrique
De retour du Burkina Faso les jeunes qui ont participé à un voyage humanitaire dont je vous ai parlé précédemment et qui étaient encadrés par un prêtre ami ont mis sur leur site tout un ensemble de vidéos sur leur voyage.
http://www.solidaire-burkina.fr/?page=news
Je vous conseille de les visionner pour voir l'accueil de la population et, surtout, leur très grande religiosité.
Merci au prêtre accompagnateur.
Ad majorem Dei gloriam !
http://www.solidaire-burkina.fr/?page=news
Je vous conseille de les visionner pour voir l'accueil de la population et, surtout, leur très grande religiosité.
Merci au prêtre accompagnateur.
Ad majorem Dei gloriam !
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Re: La dégradation des conditions de vie en Afrique
Je reviens sur le sujet car le problème, bien évidemment, ne progresse guère.
Voilà l'exemple de la Côte d'Ivoire relaté par Yahoo :
Pauvreté: un Ivoirien sur deux vit avec moins d'un euro par jour
lun 05 jan, 16h09
La pauvreté a bondi entre 1985 et 2008 en Côte d'Ivoire, un Ivoirien sur deux vivant actuellement avec moins d'un euro par jour (660 FCFA), selon un rapport publié lundi.
"Aujourd'hui, une personne sur deux est pauvre, contre une sur dix en 1985, et le nombre de pauvres a été multiplié par 10 en l'espace d'une génération", indique le rapport baptisé Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP).
Selon l'étude réalisée par le ministère ivoirien du Plan, "est pauvre en 2008 (l'Ivoirien) qui a une dépense de consommation inférieure à 241.145 FCFA (367,5 EUR) soit 661 FCFA par jour (1 EUR)".
"La pauvreté a ainsi connu une hausse tendancielle passant de 10% en 1985 à 36,8 en 1995 et à 33,6 en 1998, avant de remonter à 38,4% en 2002 puis à 48,9% en 2008, en raison des crises sociopolitiques", explique le DSRP rendu public à l'ouverture d'un atelier à Grand-Bassam (30 Km au sud-est d'Abidjan).
Cet atelier, auquel participent la Banque mondiale et l'Union européenne, permettra de valider le DSRP, élaboré par les autorités ivoiriennes en vue de bénéficier d'un allègement de la dette.
Le document révèle également une croissance de la pauvreté en milieu rural, qui touche 12 personnes sur 20, contre la moitié en milieu urbain.
"Le taux de pauvreté en milieu rural s'est particulièrement aggravé dans la période récente qui a coïncidé avec celle de la crise militaro-politique. Il est ainsi passé de 49% en 2002 à 62,45% en 2008, soit une augmentation de plus de 13 points alors que cette progression n'est que de 4 points en milieu urbain", précise le rapport.
Abidjan, capitale économique ivoirienne et plus grande mégapole du pays (4 millions d'habitants), se retrouve en tête des villes les plus "riches", avec 21% de pauvres en 2008 contre 77,3% à Korhogo, localité située dans le nord du pays, contrôlé depuis 2002 par l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN).
Le ministre du Plan Paul-Antoine Bohoun Bouabré a exprimé l'engagement du gouvernement à "traquer ce fléau partout en vue de l'éradiquer".
Voilà l'exemple de la Côte d'Ivoire relaté par Yahoo :
Pauvreté: un Ivoirien sur deux vit avec moins d'un euro par jour
lun 05 jan, 16h09
La pauvreté a bondi entre 1985 et 2008 en Côte d'Ivoire, un Ivoirien sur deux vivant actuellement avec moins d'un euro par jour (660 FCFA), selon un rapport publié lundi.
"Aujourd'hui, une personne sur deux est pauvre, contre une sur dix en 1985, et le nombre de pauvres a été multiplié par 10 en l'espace d'une génération", indique le rapport baptisé Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP).
Selon l'étude réalisée par le ministère ivoirien du Plan, "est pauvre en 2008 (l'Ivoirien) qui a une dépense de consommation inférieure à 241.145 FCFA (367,5 EUR) soit 661 FCFA par jour (1 EUR)".
"La pauvreté a ainsi connu une hausse tendancielle passant de 10% en 1985 à 36,8 en 1995 et à 33,6 en 1998, avant de remonter à 38,4% en 2002 puis à 48,9% en 2008, en raison des crises sociopolitiques", explique le DSRP rendu public à l'ouverture d'un atelier à Grand-Bassam (30 Km au sud-est d'Abidjan).
Cet atelier, auquel participent la Banque mondiale et l'Union européenne, permettra de valider le DSRP, élaboré par les autorités ivoiriennes en vue de bénéficier d'un allègement de la dette.
Le document révèle également une croissance de la pauvreté en milieu rural, qui touche 12 personnes sur 20, contre la moitié en milieu urbain.
"Le taux de pauvreté en milieu rural s'est particulièrement aggravé dans la période récente qui a coïncidé avec celle de la crise militaro-politique. Il est ainsi passé de 49% en 2002 à 62,45% en 2008, soit une augmentation de plus de 13 points alors que cette progression n'est que de 4 points en milieu urbain", précise le rapport.
Abidjan, capitale économique ivoirienne et plus grande mégapole du pays (4 millions d'habitants), se retrouve en tête des villes les plus "riches", avec 21% de pauvres en 2008 contre 77,3% à Korhogo, localité située dans le nord du pays, contrôlé depuis 2002 par l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN).
Le ministre du Plan Paul-Antoine Bohoun Bouabré a exprimé l'engagement du gouvernement à "traquer ce fléau partout en vue de l'éradiquer".
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Re: La dégradation des conditions de vie en Afrique
Comme par hasard je tombe sur cet article du Salon Beige :
Le seul problème est que TOUS les africains ne rêvent que d'une chose .....
Si on veut développer l’Afrique, il faut cesser l'émigration
Emile Bomba est un Camerounais, âgé de 27 ans, étudiant en sciences de gestion à l’université de Yaoundé, et président-fondateur de l’Association de lutte contre l’émigration clandestine (Alcec), créée en 2003 sur la base d’un double constat : les pays du Sud sont autant déstabilisés que ceux du Nord par les mouvements migratoires ; et «l’Afrique a besoin des bras et de l’intelligence de tous ses fils». I
Le seul problème est que TOUS les africains ne rêvent que d'une chose .....
Si on veut développer l’Afrique, il faut cesser l'émigration
Emile Bomba est un Camerounais, âgé de 27 ans, étudiant en sciences de gestion à l’université de Yaoundé, et président-fondateur de l’Association de lutte contre l’émigration clandestine (Alcec), créée en 2003 sur la base d’un double constat : les pays du Sud sont autant déstabilisés que ceux du Nord par les mouvements migratoires ; et «l’Afrique a besoin des bras et de l’intelligence de tous ses fils». I
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Re: La dégradation des conditions de vie en Afrique
De notre ami GOLIAS :
Voici des informations intéressantes par delà l'aspect polémiste et "engagé" de Golias.
...............
Tiers-monde : l’aggravation de la crise alimentaire mondiale
« La » crise qui nous préoccupe, notre crise financière a fait plus de bruit qu’une autre crise, pourtant plus grave, la crise alimentaire qui a affecté les pays du Sud depuis un an. Rappelez-vous, sur nos écrans de télévision, ces images d’émeutes de la faim qui ont secoué une quinzaine de pays et ont été réprimées par la force armée.
Une explication rassurante a été avancée : la hausse du niveau de vie en Chine et en Inde ; des hommes mangent plus et mieux, là-bas. Mais le phénomène ne date pas de deux ans et il se trouve que ces deux pays sont exportateurs de céréales, sauf en 2004 pour la Chine. Quant à l’Inde, elle a importé en 2006, 6 millions de tonnes de blé, tout en exportant 4,7 millions de riz. Il faut donc chercher d’autres causes et, certes, des calamités naturelles ont joué un rôle dans certaines régions. Mais, plus encore, la conversion de produits agricoles en biocarburants a pesé lourd. Aux États-Unis, la production de maïs destinée à l’éthanol est passée de 41 millions de tonnes en 2005-2006 à 79 millions de tonnes en 2007-2008.
Le rôle des bourses américaines
Or trois Bourses américaines (Chicago, Minneapolis et Kansas City) déterminent les cours mondiaux des produits alimentaires. Pourtant, la part des exportations dans la production mondiale des aliments est faible. Un pays comme la Chine absorbe la quasi totalité de sa production et n’intervient sur le marché que pour exporter en général, ou importer parfois, des quantités très limitées. Il n’empêche que les prix des marchés d’exportation sont fixés aux États-Unis - qui disposent, par contre, de grandes quantités à exporter -, dans ces trois Bourses principales et déterminent les prix jusque sur les marchés locaux. Ainsi, le prix du maïs, du blé mais aussi du riz à Mexico ou à Tombouctou dépend de l’évolution du cours des céréales sur les marchés boursiers des États-Unis. La hausse, entre janvier 2006 et mars-avril 2008, de 120 à 190 % des prix des céréales et des oléagineux, s’explique aussi par la spéculation financière. Jacques Berthelot, spécialiste de l’agriculture, relève ainsi une hausse de 31 % du prix du riz en la seule journée du 27 mars 2008. Ce n’est évidemment pas une pénurie soudaine qui peut expliquer de pareils phénomènes. Le New York Times du 22 avril 2008 soulignait qu’au moins 300 milliards de dollars provenant de Wall Street s’étaient investis sur le marché agricole. Une autre bulle spéculative qui, comme les autres, peut exploser un jour ou l’autre… [...]
Voici des informations intéressantes par delà l'aspect polémiste et "engagé" de Golias.
...............
Tiers-monde : l’aggravation de la crise alimentaire mondiale
« La » crise qui nous préoccupe, notre crise financière a fait plus de bruit qu’une autre crise, pourtant plus grave, la crise alimentaire qui a affecté les pays du Sud depuis un an. Rappelez-vous, sur nos écrans de télévision, ces images d’émeutes de la faim qui ont secoué une quinzaine de pays et ont été réprimées par la force armée.
Une explication rassurante a été avancée : la hausse du niveau de vie en Chine et en Inde ; des hommes mangent plus et mieux, là-bas. Mais le phénomène ne date pas de deux ans et il se trouve que ces deux pays sont exportateurs de céréales, sauf en 2004 pour la Chine. Quant à l’Inde, elle a importé en 2006, 6 millions de tonnes de blé, tout en exportant 4,7 millions de riz. Il faut donc chercher d’autres causes et, certes, des calamités naturelles ont joué un rôle dans certaines régions. Mais, plus encore, la conversion de produits agricoles en biocarburants a pesé lourd. Aux États-Unis, la production de maïs destinée à l’éthanol est passée de 41 millions de tonnes en 2005-2006 à 79 millions de tonnes en 2007-2008.
Le rôle des bourses américaines
Or trois Bourses américaines (Chicago, Minneapolis et Kansas City) déterminent les cours mondiaux des produits alimentaires. Pourtant, la part des exportations dans la production mondiale des aliments est faible. Un pays comme la Chine absorbe la quasi totalité de sa production et n’intervient sur le marché que pour exporter en général, ou importer parfois, des quantités très limitées. Il n’empêche que les prix des marchés d’exportation sont fixés aux États-Unis - qui disposent, par contre, de grandes quantités à exporter -, dans ces trois Bourses principales et déterminent les prix jusque sur les marchés locaux. Ainsi, le prix du maïs, du blé mais aussi du riz à Mexico ou à Tombouctou dépend de l’évolution du cours des céréales sur les marchés boursiers des États-Unis. La hausse, entre janvier 2006 et mars-avril 2008, de 120 à 190 % des prix des céréales et des oléagineux, s’explique aussi par la spéculation financière. Jacques Berthelot, spécialiste de l’agriculture, relève ainsi une hausse de 31 % du prix du riz en la seule journée du 27 mars 2008. Ce n’est évidemment pas une pénurie soudaine qui peut expliquer de pareils phénomènes. Le New York Times du 22 avril 2008 soulignait qu’au moins 300 milliards de dollars provenant de Wall Street s’étaient investis sur le marché agricole. Une autre bulle spéculative qui, comme les autres, peut exploser un jour ou l’autre… [...]
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jean_droit
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Re: La dégradation des conditions de vie en Afrique
Pour ne pas ignorer l'Afrique :
Remarque : Sans oublier quelques vérités dites par des diplomates occidentaux. Les autres se taisant, je suppose.
Il faudrait que tout cet argent aille directement aux populations sans passer par la clique gouvernementale rapace et menteuse ou la FAO.
Mais on rêve .....
Lu dans Yahoo :
Pénuries alimentaires: le Kenya demande 406 millions de dollars
Le président Mwai Kibaki a déclaré l'état de catastrophe nationale au Kenya vendredi et demandé à la communauté internationale de lui fournir 406 millions de dollars (35,2 millions d'euros) d'aide alimentaire d'urgence. Il a assuré que son gouvernement était déterminé à lutter contre la corruption. Lire la suite l'article
Près d'un tiers des 34 millions de Kényans souffrent de pénuries alimentaires à la suite de la sécheresse de l'an dernier et des mauvaises récoltes qui en ont découlé. En outre, selon le président Kibaki, des dizaines de milliers de paysans ont manqué les semailles l'an dernier à cause des violences post-électorales qui les ont forcés à quitter leurs terres. Plus d'un millier de personnes ont péri dans ces violences.
Le président a expliqué devant des diplomates et hauts responsables gouvernementaux réunis à Nairobi que le gouvernement avait économisé 5 milliards de shillings ($63,4 millions; €47,7 millions) mais que le Kenya avait besoin d'un total de 37 milliards ($469,5 millions; €353,5 millions) pour répondre aux besoins essentiels jusqu'en août.
Le gouvernement va par ailleurs vendre de l'engrais à des prix raisonnables et réduire de 10% le prix des semences afin que les paysans puissent planter en mars.
Mais l'ambassadeur d'Allemagne Walter Lindner, s'exprimant avant l'appel de M. Kibati, s'est fait l'écho des inquiétudes des autres diplomates en appelant le Kenya à poursuivre la lutte contre la corruption. Son collègue américain Michael Ranneberger a estimé que la politique gouvernementale avait "indirectement contribué aux pénuries".
Kwai Kibaki a admis l'existence de quelques "voleurs" mais a déclaré que ceux qui avaient été pris seraient bientôt jugés. "Mon gouvernement ne tolérera pas l'action de certains fonctionnaires et commerçants sans scrupules qui veulent manipuler la chaîne de l'approvisionnement alimentaire à leur seul profit", a-t-il assuré.
En juillet 2004 aussi, le Kenya avait déclaré l'état de catastrophe nationale, estimant que trois millions d'habitants manquaient de nourriture. AP
Remarque : Sans oublier quelques vérités dites par des diplomates occidentaux. Les autres se taisant, je suppose.
Il faudrait que tout cet argent aille directement aux populations sans passer par la clique gouvernementale rapace et menteuse ou la FAO.
Mais on rêve .....
Lu dans Yahoo :
Pénuries alimentaires: le Kenya demande 406 millions de dollars
Le président Mwai Kibaki a déclaré l'état de catastrophe nationale au Kenya vendredi et demandé à la communauté internationale de lui fournir 406 millions de dollars (35,2 millions d'euros) d'aide alimentaire d'urgence. Il a assuré que son gouvernement était déterminé à lutter contre la corruption. Lire la suite l'article
Près d'un tiers des 34 millions de Kényans souffrent de pénuries alimentaires à la suite de la sécheresse de l'an dernier et des mauvaises récoltes qui en ont découlé. En outre, selon le président Kibaki, des dizaines de milliers de paysans ont manqué les semailles l'an dernier à cause des violences post-électorales qui les ont forcés à quitter leurs terres. Plus d'un millier de personnes ont péri dans ces violences.
Le président a expliqué devant des diplomates et hauts responsables gouvernementaux réunis à Nairobi que le gouvernement avait économisé 5 milliards de shillings ($63,4 millions; €47,7 millions) mais que le Kenya avait besoin d'un total de 37 milliards ($469,5 millions; €353,5 millions) pour répondre aux besoins essentiels jusqu'en août.
Le gouvernement va par ailleurs vendre de l'engrais à des prix raisonnables et réduire de 10% le prix des semences afin que les paysans puissent planter en mars.
Mais l'ambassadeur d'Allemagne Walter Lindner, s'exprimant avant l'appel de M. Kibati, s'est fait l'écho des inquiétudes des autres diplomates en appelant le Kenya à poursuivre la lutte contre la corruption. Son collègue américain Michael Ranneberger a estimé que la politique gouvernementale avait "indirectement contribué aux pénuries".
Kwai Kibaki a admis l'existence de quelques "voleurs" mais a déclaré que ceux qui avaient été pris seraient bientôt jugés. "Mon gouvernement ne tolérera pas l'action de certains fonctionnaires et commerçants sans scrupules qui veulent manipuler la chaîne de l'approvisionnement alimentaire à leur seul profit", a-t-il assuré.
En juillet 2004 aussi, le Kenya avait déclaré l'état de catastrophe nationale, estimant que trois millions d'habitants manquaient de nourriture. AP
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Re: La dégradation des conditions de vie en Afrique
De ZENIT :
http://zenit.org/article-20260?l=french
Début de l'article :
FAO/Afrique/Asie/Amérique Latine : Très grave crise alimentaire dans 32 pays
Sécheresse inquiétante en Chine et en Argentine
ROME, Lundi 23 février 2009 (ZENIT.org) - Selon un Rapport de l'Organisation de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), une très grave crise alimentaire frappe 32 pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine, tandis que la sécheresse en Chine et en Argentine est inquiétante. Un cri d'alarme relayé par l'agence vaticane Fides.
Les problèmes dévoilés par la dernière grave crise alimentaire qui a touché des régions entières de la planète continue d'intéresser des millions de personnes en particulier dans le sud du monde. On compte en effet 32 pays qui en Afrique, en Asie et en Amérique Latine souffrent d'une très grave insécurité alimentaire. De plus, malgré l'année record de 2008, la production céréalière mondiale de l'année en cours subira un fléchissement consistant. C'est la situation annoncée par le dernier rapport de la FAO sur les perspectives de récoltes et la situation alimentaire ("Crop prospects and Food Siutation").
Les causes de la diminution de la production céréalière, qui concerne la majorité des pays producteurs, sont à attribuer - selon les estimations de la FAO - soit aux conditions climatiques défavorables, soit à la baisse des semences. En Occident (Europe et Etats-Unis), les coûts élevés des ressources nécessaires à la production agricole et la prévision de gains plus bas par rapport à 2008 sont à l'origine du choix de réduire la production, malgré les conditions climatiques dans l'ensemble favorables.
http://zenit.org/article-20260?l=french
Début de l'article :
FAO/Afrique/Asie/Amérique Latine : Très grave crise alimentaire dans 32 pays
Sécheresse inquiétante en Chine et en Argentine
ROME, Lundi 23 février 2009 (ZENIT.org) - Selon un Rapport de l'Organisation de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), une très grave crise alimentaire frappe 32 pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine, tandis que la sécheresse en Chine et en Argentine est inquiétante. Un cri d'alarme relayé par l'agence vaticane Fides.
Les problèmes dévoilés par la dernière grave crise alimentaire qui a touché des régions entières de la planète continue d'intéresser des millions de personnes en particulier dans le sud du monde. On compte en effet 32 pays qui en Afrique, en Asie et en Amérique Latine souffrent d'une très grave insécurité alimentaire. De plus, malgré l'année record de 2008, la production céréalière mondiale de l'année en cours subira un fléchissement consistant. C'est la situation annoncée par le dernier rapport de la FAO sur les perspectives de récoltes et la situation alimentaire ("Crop prospects and Food Siutation").
Les causes de la diminution de la production céréalière, qui concerne la majorité des pays producteurs, sont à attribuer - selon les estimations de la FAO - soit aux conditions climatiques défavorables, soit à la baisse des semences. En Occident (Europe et Etats-Unis), les coûts élevés des ressources nécessaires à la production agricole et la prévision de gains plus bas par rapport à 2008 sont à l'origine du choix de réduire la production, malgré les conditions climatiques dans l'ensemble favorables.
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Petites nouvelles d'Afrique noire
D'abord la Côte d'Ivoire :
Il semble que la politique interventioniste de la France ne soit pas, pour l'instant, un grand et franc succès :
Un des candidats malheureux aux élections présidentielles du Gabon s'est "autoproclamé" président puis est allé se réfugier auprès de l'ONU. Vraiment personne ne sait où il veut en venir ...
J'ai appris, hier, que le président Ali Bongo avait acheté à sa femme un bel hôtel à Paris. Cela fait tâche pour le président "aux mains propres". Des étudiants gabonais furieux ont occupé l'hôtel le temps que la police parisienne les déloge.
Il semble que la politique interventioniste de la France ne soit pas, pour l'instant, un grand et franc succès :
Quelques petites nouvelles du Gabon :A Abidjan, Zuma met la France en difficulté
C'est officiel: Jacob Zuma, président de l'Afrique du Sud, a l'intention «d'exposer ses vues» sur la Côte d'Ivoire à Nicolas Sarkozy, son homologue français, lors de son prochain voyage à Paris les 2 et 3 mars 2011. Lire la suite l'article
Reflet d'un certain malaise, ces idées tiennent pour l'instant en une phrase mal tournée, émanant du ministère sud-africain des Affaires étrangères:
«Tandis que nous respectons les vues de nos amis en dehors du continent, nous aimerions qu'ils sachent que les Africains souhaiteraient plutôt avoir l'opportunité de gérer les problèmes africains, soutenus par les amis en dehors du continent, mais pour l'essentiel la solution doit venir des dirigeants africains eux-mêmes.»
En clair, «fichez-nous la paix, la France n'a rien à voir là-dedans». Une position qui, une fois décryptée, paraît nettement favorable à Laurent Gbagbo, président sortant de Côte d'Ivoire, qui se pose en nationaliste africain victime d'un complot franco-américain depuis qu'il a perdu la présidentielle du 28 novembre face à Alassane Ouattara.
Un des candidats malheureux aux élections présidentielles du Gabon s'est "autoproclamé" président puis est allé se réfugier auprès de l'ONU. Vraiment personne ne sait où il veut en venir ...
J'ai appris, hier, que le président Ali Bongo avait acheté à sa femme un bel hôtel à Paris. Cela fait tâche pour le président "aux mains propres". Des étudiants gabonais furieux ont occupé l'hôtel le temps que la police parisienne les déloge.
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Re: Petites nouvelles d'Afrique noire
En Côte d'Ivoire :
http://fr.news.yahoo.com/64/20110224/tw ... b1c83.html
Plutôt un certain échec de la politique de la France en Côte d'Ivoire.
Comme vous l'avez peut être lu l'Afrique du Sud essaye de mettre en place sa propre politique :
- Essai de partage du pouvoir entre les deux présidents.
- Nouvelle élections présidentielles.
Il faut dire que bien des états africains n'acceptent pas le schéma proposé par la France et les occidentaux. Certains mettent en doute le résultat des élections. Certains pensent, peut être, à une partition du pays.
En arrière plan il y a l'échec des occidentaux dans les pays arabes.
On verra ...
Mais, là aussi, on risque de bien s'amuser.
Sauf les habitants de Côte d'Ivoire et, peut être, les chrétiens de Côte d'Ivoire.
http://fr.news.yahoo.com/64/20110224/tw ... b1c83.html
Ce n'est pas tellement cette nouvelle qui m'intéresse.Côte d'Ivoire : combats entre forces pro-Gbagbo et ex-rebelles dans l'ouest
Des combats ont opposé, jeudi 24 février dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, les forces armées fidèles au président sortant Laurent Gbagbo et l'ex-rébellion alliée à son rival Alassane Ouattara. Un responsable régional des Forces de défense et de sécurité (FDS), loyales à M. Gbagbo, a indiqué à l'AFP que les combats avaient eu lieu à Zouan-Hounien, près de la frontière libérienne, à la suite d'une 'attaque' d'un poste FDS par les Forces nouvelles (FN). Il n'a pas fait état d'un bilan. Le porte-parole militaire des FN, le commissaire Seydou Ouattara, a confirmé devant la presse à Bouaké (centre, fief des ex-rebelles) des combats dans le secteur, mais en a attribué l'origine à une attaque des FDS.
Plutôt un certain échec de la politique de la France en Côte d'Ivoire.
Comme vous l'avez peut être lu l'Afrique du Sud essaye de mettre en place sa propre politique :
- Essai de partage du pouvoir entre les deux présidents.
- Nouvelle élections présidentielles.
Il faut dire que bien des états africains n'acceptent pas le schéma proposé par la France et les occidentaux. Certains mettent en doute le résultat des élections. Certains pensent, peut être, à une partition du pays.
En arrière plan il y a l'échec des occidentaux dans les pays arabes.
On verra ...
Mais, là aussi, on risque de bien s'amuser.
Sauf les habitants de Côte d'Ivoire et, peut être, les chrétiens de Côte d'Ivoire.
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