ti'hamo a écrit :@gentil athée
. "Par conséquent, oui, l'eugénisme positif, l'esclavage volontaire, la surexploitation des individus avec leur consentement, la surexploitation de la fraction de l'environnement qui nous appartient ou - avec son accord - qui appartient à autrui, la solidarité, et la partie des "Droits" de l'Homme qui sont constitués de "Droits à" (Droits créances), l'Etat ne devrait pas s'en mêler."
Le paradis de l'ultra-capitalisme, quoi. Je maintiens ma remarque : pourquoi un gouvernement ? L'institution judiciaire seule suffit, dans ce cas.
Vous conviendrez que s'il y a des magistrats pour rendre des décisions de justice mais aucune police pour les faire appliquer, que ça ne va pas être très efficace...
ti'hamo a écrit :(Qu'entendez-vous par une taxe sur "l'appropriation des ressources naturelles" qui remplacerait toutes les autres ? Vous voulez dire taxer les agriculteurs et les gens qui ont un potager ?

)
http://www.wikiberal.org/wiki/G%C3%A9olibertarianisme
ti'hamo a écrit :
. Je comprends d'autant moins la fin de votr explication :
Pourquoi même, de ce point de vue, vouloir "lutter" contre "l'immoralité "non violente" ?? Le seul fait de poser ce jugement, et d'en tirer une volonté de "lutte" contre les comportements d'autrui qui ne nuisent pas du tout au développement de votre propre capital (financier ou "capital-bonheur"), cela ne va-t-il pas complètement à l'encontre de votre principe de "laisser faire", et contre votre définition du mal comme ce qui fait mal de façon visible ?
Je ne comprends pas votre incompréhension. Le libéralisme repose sur le principe de non-agression. Si j'émets mon point de vue sur la vie bonne, sans forcer qui que ce soit à m'écouter et à me suivre, ce n'est pas une agression.
ti'hamo a écrit :Surtout si vous proposez de "marginaliser" ceux qui n'agissent pas selon vos propres codes moraux !
Personnellement, je m'en fiche d'avoir des amis qui ne partagent pas mes codes moraux. Mais j'essayais de vous montrer comment, en libéralisme, il est possible de manifester un comportement moralement conservateur (avec donc, la limite de ne pas agresser). Personne, surtout en libéralisme, n'est obligé d'aimer qui que ce soit et de vivre avec. Je vous conseille de vous renseigner sur Hans Herman Hoppe, un type que je trouve détestable, mais qui demeure néanmoins parfaitement libéral en ce qu'il ne propose pas d'empêcher les "déviants" de pratiquer leur "déviances", mais simplement de les discriminer radicalement.
ti'hamo a écrit :
. Ceci étant, les principes de fonctionnement de la société que vous proposez n'aboutiraient pas forcément au résultat que vous dites : certes, cela aboutirait certainement à la marginalisation des "déviants". Mais les "déviants", ce serait alors ceux qui oseraient encore essayer de moraliser les rapports humains, de rappeler les notions de dignité humaine, de respect, de repsonsabilité. Ceux-là seraient certainement marginalisés, oui.
Vous m'expliquez comment une doctrine, le libéralisme, pour qui chacun devrait être libre et donc responsable, peut conduire à marginaliser les partisans de la responsabilité, donc de la liberté ?
ti'hamo a écrit : Quant à la discussion, au dialogue, aux arguments, une bonne part de nos semblables n'y sont de toute façon pas sensibles. (Je continue à penser que vous devriez essayer de pratiquer un métier qui vous mette quotidiennement au contact de et en relation avec plein de gens, des vrais gens, divers et variés, la réalité humaine concrète, pour voir ; et réfléchir à la morale et à la façon d'organiser une société après).
Je pratique déjà un tel métier, je vous signale.
Une fois qu'on a donné tous les arguments et toutes les bonnes raisons possibles pour ne pas pratiquer un certain comportement, si ce comportement persiste, et que, ma foi, il ne nuit à personne d'autre que celui qui le pratique (au pire), je pense qu'il faut se résigner à le tolérer. Il est bon d'inverser la vapeur de temps en temps : est-ce que ça vous plairait que je vous contraigne, par exemple, à pratiquer le polyamour (pour prendre un exemple qui m'est cher), parce que j'estimerais vous avoir donné suffisamment de raisons de penser que c'est bon pour vous ?
Maintenant, tolérer un comportement, ça veut dire simplement une chose : s'abstenir de chercher à l'empêcher par la force. Personne ne vous oblige à avoir dans votre cercle de relations des homosexuels, des polyamoureux, des incestueux, des "GPA"istes, etc.