La "christianisation" selon Thomas Ferrier

« Dieu leur donnera peut-être de se convertir et de connaître la vérité. » (2Tm 2.25)
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Forum de débats dialectiques entre personnes de bonne volonté autour de la religion chrétienne (catholicisme) et des objections formulées à son encontre

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Isabelle47
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Re: Comment s'est faite la christianisation

Message non lu par Isabelle47 »

Teano a écrit :Quant à Hypatie, son histoire est connue par un de ses anciens élèves et évêque de Ptolémaïs. Elle formait aussi bien des païens que des chrétiens.

In Christo

Teano
Hypatie a été mise à toutes les sauces, excusez l'expression; elle a été récupérée par certaines féministes qui ont vu en elle une icône de la féminité libre, par certains philosophes et d'autres encore... peut-être parce que nous n'avons rien, aucune trace écrite de son enseignement ni de sa philosophie, ce qui autorise à lui attribuer des rôles nombreux et variés.
Dernière modification par Isabelle47 le mar. 02 oct. 2012, 12:06, modifié 1 fois.
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
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Sol Invictus
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A l'attention de Thomas Ferrier

Message non lu par Sol Invictus »

Tiens! Monsieur "Mes Dieux y' sont mieux que Le tien" semble avoir parcouru ces deux pages. Amusant de voir le casuiste sortir comme argument à un internaute :
"Vous avez le droit de mal connaître le paganisme, mais vous devriez écouter ceux qui savent !"
... Faites ce que je dis... :> ou plus justement grande honte à qui châtie autrui et soi-même à châtier oublie.

http://www.enquete-debat.fr/archives/th ... ent-112545
Thomas FERRIER
2 octobre 2012 à 1 h 58 min

Le forum de la Cité Catholique me consacre tout un fil (deux pages déjà) pour essayer d’infirmer mes thèses ou de nier mes compétences en la matière. Les galiléens en question me reprochent mon point de vue orienté (comme si le leur ne l’était pas). Je ne l’ai pas caché. Les faits historiques me donnent raison donc je ne vois aucune raison de ne pas les mettre au service de la vérité.

Ensuite, un entretien de 40 minutes ne permet pas, loin de là, de tout dire. Il y a forcément des simplifications et des imperfections.

Je remercie “Sol Invictus” d’y avoir publié mon entretien avec Jean. Il devrait savoir toutefois que son pseudonyme est déjà lui-même l’incarnation de la victoire l’orient sur l’occident. A Rome, le dieu du soleil, c’est Sol Indiges, ce n’est pas Baal Shamin déguisé sous les traits de “Sol Invictus” (ou encore El Gabal). Encore un effort pour être “romain”. :)

Enfin, parmi mes références historiques, il y a beaucoup d’autres auteurs que je n’ai pu citer: le professeur Louis Rougier, l’historien et philosophe Louis Ménard, le baron D’Holbach (d’une critique viscérale du christianisme), le philologue Walter Otto, le philosophe Raymond Ruyer (auteur d’un remarquable “Hymne à Zeus”), certains passages clé d’Ernest Renan… etc

Je les renvoie aux ouvrages de Mc Mullen (qui infirme l’idée d’une décadence du paganisme), et qui est un des plus remarquables historiens contemporains.

L’ire chrétienne se déchaîne parce que j’ai vu juste. Athéna guide mes pas vers la vérité, pendant que le Dieu chrétien rend fous ceux qu’il prétend défendre ;)

Que la colère des chrétiens se déchaîne contre moi, et s’amplifie, et envahisse toute la toile “natio” comme elle s’est déchaînée à Antioche en 363 quand Julien le Grand entra dans la ville avec ses légions de Romains, de Gaulois et de Germains.

Ad maiorem gloriam “Enquête et Débat”.
Tout d'abord, de rien.

Commençons par le b.a.-ba. Quelles sont vos compétences sur la Chrétienté ? Quid du "Moyen-Age", de la théologie, de la théologie comparée, en islamologie, en Fiqh ou en orientalisme. En philologie, codicologie et paléographie ? Autant de sujets comme celui de la politique sur lesquels vous donnez votre avis, que vous semblez avoir un peu de mal à reconnaitre comme celui d'un passionné (amateur)... J'ai eu l’honnêteté de dire que vos sources méritaient d'être connues et étudiées, elles le sont (pour la plupart déjà largement sur de nombreux forums chrétiens) depuis belle lurette.

Je ne nie absolument pas, ni ne mets en doute vos connaissances en histoire romaine, en mythologie(s), en auteurs spécialisés sur quelques sujets. J'ai par contre rapidement lu quelques traces de vos écrits sur l'islam...et là, comme sur le christianisme... c'est plutôt pauvre.

Le fait de nommer les internautes chrétiens "Galiléens" est amusant, mais la moquerie n'est qu'un cache misère. Vous écrivez que l'on vous reproche votre partisanierie, mais précision fut faite: c'est le cas de tout le monde, compliqué sur un forum catholique d'avancer masqués :saint:

"Les faits historiques vous donnent raison ?" Pas spécialement non, c'est le moins que l'on puisse dire. C'est vous et vous seul qui vous donnez raison en survolant certains de ces faits historiques, vous vous auto-intoxiquez avec votre ton et votre "mauvaise foi" de déclamateur et tentez, disons, de les utiliser d'une certaine manière en omettant le contexte, le passé des faits que vous exposez, la complexité des événements. Vous en tirez satisfaction, vous brossez la fresque en noir et blanc, vous misez sur l'ignorance des lecteurs, bien préparés il faut le dire, à boire la soupe anticléricale qui leur est servie quotidiennement depuis plusieurs décennies.

De plus sur votre forum et sur E&D les internautes sont habitués (et "preneurs") à vous lire sur des thèmes que vous maitrisez d'avantage. :oui: En même temps y'a t-il des gens compétents de formation universitaire pour débattre avec vous sur E&D ? Je ne crois pas. Vous êtes simplement plus doué que les autres pour écrire et raconter, j'ajoute que vous êtes convaincu de ce que vous avancez et que comme vous le soulignez vous avez également un profil politique, on sait où mène ce petit détail :incertain: . Alors manifester de l'assurance face à des seconds couteaux ça ne veut pas dire avoir raison. :saint:

Un ami m'a signalé le petit texte de barbouilleur écrit à la bonne simplette par l'administrateur au sujet des conditions d'hygiène entre 500 et 1500. :roule: Il semble y avoir à boire et à manger sur ce site d'opinion :clap: . Avant de prétendre à ouvrir des débats, il serait peut être bon parfois d’enquêter sur des sujets dépassant nos compétences... (mais bon je suppose que ce genre de pseudo articles a vocation à agiter un peu un site en mal d'audience... il semble que Robin alimente une jalousie envers Soral, son site, ses livres et son audience, il faut le faire quand on sait que ce type a pour seules qualités d'être éloquent et de savoir s'attirer les faveurs de certaines personnes en tapant sur d'autres.) Au lieu de traquer les Soraliries, E&D devraient faire l'aggiornamento de ses propres erreurs et pourquoi pas faire un travail d'introspection.

Comme vous êtes (presque) historien (auteur d'articles mais quid des livres, symbolisant le passage obligatoire...), et que vous connaissez "les Grecs", vous savez aussi qu'il est extrêmement efficace et bien plus aisé de répandre et de perpétuer le faux, que d'avoir pour tache de le démasquer et surtout de le démystifier. On a parfois l'impression, à vous lire, que les horreurs étaient gratuites, sorties de nulle part (sauf des Évangiles) et que le message de "bonne nouvelle" normalise/codifie tout cela. :arrow: Vous êtes assurément un immense biblicisant, un érudit érudissime en théogonie; euh... pardon en théologie. pour avancer de si grandes vérités... :)

Pourquoi n'avez-vous pas obtenu le Doctorat au fait ?

Sur la question de Sol Indiges et Sol Invictus...vous ne m'apprenez rien, mais merci quand même, vous aimez bien vous faire mousser. :rire: Encore que je suis tenté de dire que rattacher SI au Dieu Soleil Syro-Romain Heliogabalus n'est pas si évident que ça, mais c'est le plus probable il est vrai.

"Encore un effort pour être Romain"... Oh...la réconciliation entre Maxence et Constantin n'est pas une idée déplaisante. Et puis sur pas mal de choses je préfère être hellène que romain vous savez, mais c'est aussi vrai dans l'autre sens, tout dépend :> . Je n'ai jamais caché mes positions syncrétique et éclectique. J'ai d'ailleurs de nombreux héros en commun avec vous (j'ai pris le temps de jeter un œil à ce que vous écrivez sur vous mêmes, le fait que vous aimiez parler de vous et que l'on parle de vous aide beaucoup :oui: ) . Comme vous, il y a quelques années, tous ceux qui servaient la critique, de près ou de loin, du christianisme orientaient ma vision, mais depuis j'ai eu le malheur/bonheur de regarder l'autre face, celle un peu moins scandaleuse, renversante et sensationnelle mais bien plus composite, et ce que j'ai lu, ce qui m'a été enseigné depuis une dizaine d'années m'a réconcilié avec la Chrétienté et le christianisme en m'éloignant d'un autre côté de toute la mer** avec laquelle on m'avait gavé à l’entonnoir. J'avoue c'est un peu le système de piège à nasse, difficile de s'en extraire sans se forcer à régurgiter ce qui nous a nourri.

Après relecture on s’aperçoit rapidement que tout ce que l'on croit savoir depuis notre enfance sur ce sujet, tout ce qui est dit, enseigné, écrit par la sous-culture psittacine est manipulé de manière bien plus énergique que du côté des "charlatans et sectateurs chrétiens" :saint: . Il y a en dehors du cercle (restreint) des vrais spécialistes (spécialistes chrétiens mais aussi athées ou agnostiques), une grosse communauté de toutologues qui se la jouent. Les nouveaux dirigeants stipendient et forment des plumitifs à leur solde qui battissent cette méta-histoire, prenant la forme progressivement d'une légende noire. C'est comme ça qu'on se forge une image, on diabolise son prédécesseur et on emploie le ripolin sur sa petite personne, mais ce n'est que du paraitre, il faut simplement gratter et enlever ce vernis. La (trop) fameuse histoire écrite par les vainqueurs vous savez bien.

Ils se sont tous repris les uns les autres, progressivement tout ça s'est transformé en lieux communs; sans vérifier et en oubliant parfois un peu d'où sortaient leurs argumentaires quand ce n'était pas/plus fait de manière éhontée, les penseurs et historiens qui suivirent se sont informés et malheureusement trop souvent enfermés dans l'erreur. La tromperie est devenue demi-vérité.

Je préfère me rattacher à l'histoire dévoilée par de vrais érudits qui eux passent leur vie à chercher et qui ne s'attachent pas à piocher ici et là ce qui va leur servir à baratiner les impressionnables.

L'entretien contient des erreurs, rien à voir avec des "simplifications et imperfections". Vous jouez un peu au bluff ;)
L’ire chrétienne se déchaîne parce que j’ai vu juste. Athéna guide mes pas vers la vérité, pendant que le Dieu chrétien rend fous ceux qu’il prétend défendre ;)


Thomas...

- pas d'insultes dans nos messages (ou alors il faudra considérer que les vôtres en sont truffés)
- votre entretien est mis en lien, précision est faite de votre cursus universitaire et de vos compétences. Il n'a nullement été question de remettre en doute votre savoir sur les cultes anciens, et Rome.
- au mieux, certains d'entre nous ouvrent la discussion, au pire certains disent "bof...encore et toujours les mêmes conn*****"
-Il est également précisé que vous argumentez dans les commentaires liés à la vidéo.

C'est ça la "courroux chrétien" ?! Vachement impressionnant et menaçant, on comprend maintenant pourquoi personne n'a jamais osé les attaquer et pourquoi aujourd'hui il y a des tabous autour du christianisme et de la christianisation :rire: :-@ .


Appeler
Athéna (la "Lybienne" :?: ) pour qu'elle vous guide ? :rire: :rire: :rire: J'espère surtout que vous la sollicitez pour qu'elle vous entraine vers des voies plus sages en matière de savoir :> . Et vous qui passez votre temps à écrire que les chrétiens ont balayé le "paganisme" (même si je n'aime pas ce mot), et ses fiers guerriers sublimés par leurs cultes :roule: . C'est très pertinent tout ça. Aussi pertinent que ce "philosophe" qui annonce sans honte :
L'ignorance abyssale des véritables fondements de la civilisation occidentale et sur une ignorance non moins abyssale de la nature profonde et commune aux religions monothéistes nées au Proche-Orient et dont les deux premières, le judaïsme et le christianisme, envahirent l’Europe à la faveur de la décadence romaine
Il sait ce que veut dire envahir ?

Mais au fait dressez nous donc la liste des martyrs chrétiens qui auraient été de cruels guerriers coupant les têtes et va t-en guerre. ? :clap: Car n'oublions pas vous êtes aussi spécialistes des sectes et de la martyrologie.

Vous allez aussi nous dire que l'ire chrétienne se déchaine après les hommes politiques qui disent tous aujourd'hui que la France (et plus largement l'Europe/Occident) tire autant voire plus ses racines de l'Islam que de la Chrétienté ? :clap: Vous allez dire que la colère des chrétiens met en évidence que JL Mélenchon a raison quand il dit que "les cathédrales c'est grâce aux arabo-musulmans et à l'Islam" :rire: :clown: Si demain sur ce site on se met à dire n'importe quoi sur la Mésopotamie, l’Égypte, "La Grèce", Rome, les Celtes et même sur l'i/Islam, certains seraient là pour apporter la nuance.
Que la colère des chrétiens se déchaîne contre moi, et s’amplifie, et envahisse toute la toile “natio” comme elle s’est déchaînée à Antioche en 363 quand Julien le Grand entra dans la ville avec ses légions de Romains, de Gaulois et de Germains.
Personne n'est en colère contre vous :sonne: Faites vous seulement la différence entre attirer l'attention et mettre en colère ? :siffle: Pourquoi mentir, pourquoi cette autosuggestion, ce tropisme absurde ? :> Je peux tout aussi bien vous soupçonner de dissimuler votre haine anti-chrétienne derrière un semblant de savoir, mais je ne le ferai pas :-D . Enfin bref arrêtez vos crétineries (merci à votre excellence d'avoir rappelé l'origine de ce mot :ciao: ), aucune colère ni inimitié ici.

En visitant un peu le site E&D on peut voir que Robin s'aligne sur les médias sur un point, il ne donne jamais la parole aux philosophes, théologiens, historiens, chercheurs "chrétiens" même si c'est impropre comme qualificatif. Vous êtes plus Pommier que Girard... rien que ça :-D . Qu'importe si la philosophie de penseurs comme Girard, Tresmontant, Blondel est confirmée par les travaux scientifiques de Stanislas Dehaene entre autres (à la pointe dans son domaine de psychologie cognitive, métacognition ou de neuro-sciences) non non c'est Pommier qui a raison, forcément puisqu'il est contre Girard le méchant chrétien prosélyte, "un allumé qui se prend pour un Phare" . :saint: Pommier ne laissera pas grand chose derrière lui en dehors de ça. Girard restera lui.
Que la colère des chrétiens se déchaîne contre moi, et s’amplifie, et envahisse toute la toile “natio”


Ce n'est pas contre vous, vous croyez sérieusement que le fait d'être repris sur 2/3 sites va faire de vous un symbole de la dissidence ? Voler au secours de la victoire. ouah !! Trop fort ! Super original ! ça fera date assurément...

Un peu à la Soral quand il s'en prend au "sionisme" pour tenter de dissimuler son ignorance crasse de la question israélo-palestinienne qui prend sa source dans la Religion, mais qu'il nous présente comme étant d'ordre colonial (et puis alors les musulmans qui reprochent aux autres d'aller parader sur les terres des autres, surtout que la Palestine Historique n'a rien à voir avec la zone du conflit actuel mais bref :rire: ) , et surtout sa haine envers qui on sait :siffle:

Autre chose, sans être un grand partisan d'une Europe Fédérale telle que vous la présentez, même si je la trouve bien plus saine que celle exigée par l'engeance des Minc, Attali & Coe, je suis comme vous pour l'Europe et plus largement pour l'Occident. Cela ne m’empêche pas d’être sensible à d'autres cultes et cultures, notamment asiatiques.


THomas Ferrier écrit Les crimes de la christianisation bien résumés ici:
[+] Texte masqué
http://www.rassias.gr/9011.html

En version grecque moderne (beaucoup plus complète):
http://www.rassias.gr/9010.html

Extraits:

364
Emperor Flavius Jovianus orders the burning of the Library of Antioch. An Imperial edict (11th September) orders the death penalty for all Gentiles that worship their ancestral Gods or practice Divination (“sileat omnibus perpetuo divinandi uriositas”). Three different edicts (4th February, 9th September, 23rd December) order the confiscation of all properties of Pagan Temples and the death penalty for participation in Pagan rituals, even private ones.

365
An Imperial edict (17th November) forbids Gentile officers of the army to command christian soldiers.

370
Emperor Valens orders a tremendous persecution of Gentiles throughout the Eastern Empire. In Antioch, among many other Pagans, the ex-governor Fidustius and the priests Hilarius and Patricius are executed. Tons of books are burnt in the squares of cities of the Eastern Empire. All friends of Julianus are persecuted (Orebasius, Sallustius, Pegasius etc.), the philosopher Simonides is burned alive and the philosopher Maximus is decapitated.

… etc

Autre source (“druidique”):
http://www.angelfire.com/folk/boutios/r ... ienne.html
http://www.angelfire.com/folk/boutios/r ... page2.html

Extraits:

385 : Théophile est nommé patriarche d’Alexandrie. Avec le consentement tacite de l’empereur Théodose, il entreprend une violente campagne de destruction de tous les temples et sanctuaires non chrétiens en Égypte : à Alexandrie, les temples de Mythriade et Dyonisius puis en 391, la destruction du temple de Sérapis et de sa bibliothèque.

386 : Saint Jean Chrysotome écrit : “Que chacun s’attache à gagner son frère, fallut-il user de violence (…) N’épargner rien pour l’arracher des filets du démon”. Et selon les dires de Saint Augustin : “C’est la charité qui impose de sauver les gens malgré eux, qui impose la chasse à l’hérésie et donc l’intolérance”.

389 : Après avoir détruit Alésia, les bandes chrétiennes détruisent la cité sainte de Bibracte, un des derniers grands retranchements des druides de Gaule,. Bibracte abritait un collège druidique sacré qui offrait à quarante mille étudiants du monde païen des cours de philosophie, de religion, de littérature antique, de grammaire, de droit celtique, de médecine en plus des sciences naturelles, d’astronomie, d’astrologie et de traditions hermétiques ou ésotériques.

391 : défense de se promener autour des temples, de les regarder.

392 : défense de culte aux « idoles », d’honorer le lare par le feu, le genius par le vin, les pénates par des parfums, d’allumer des lumières, de brûler de l’encens, de suspendre des couronnes.

395 : La défense d’approcher un temple est réitérée.

399 : Ordre de détruire tous les autels, y compris ceux qui appartiennent à des particuliers et de détruire toutes les statues qui ont été l’objet d’un culte païen.

… etc

Les chrétiens nient ou sous-estiment grandement ces crimes. Pourquoi ne condamnent-ils pas ces actes comme ils condamnent aujourd’hui la culture du mépris judéophobe et l’inquisition ?

Bonne méditation et bonne nuit
Vous voyez je mets en lien. :ciao: Quel Tabou, sur un site de la secte de christ :hypocrite: ...présentez quelque chose qu'on cache ou qu'on fuit, faites nous encore sourire.

__________________________________________

Attention, là c'est du bas du béret certifié et TFerrier réagit :
Thomas FERRIER
2 octobre 2012 à 2 h 09 min Excellent !
;)

Je vous laisse découvrir l'excellence selon lui.

http://www.enquete-debat.fr/archives/la ... -2050-2050
[+] Texte masqué
Par Pierre Lance (photo).

Depuis quelques années, je reçois de nombreux messages émanant d’une demi-douzaine de militants du Front National, qui se donnent beaucoup de mal sur Internet pour diffuser des informations et des commentaires. La principale motivation de ces propagandistes est la hantise de l’immigration musulmane et de toutes les formes de pression qu’exerce cette communauté, et surtout ses éléments extrémistes, pour la modification à leur profit de la culture française. Parmi ces militants, quelques-uns mettent en avant les «racines chrétiennes» de la France et de l’Europe et semblent croire que la renaissance du christianisme, et surtout du catholicisme, permettrait aux Occidentaux de faire échec à l’expansion de l’Islam. C’est une erreur dramatique, car elle aboutirait à transformer un problème ethnologique et démographique en guerre de religion. Je ne suis d’ailleurs pas sûr que ces militants soient plus catholiques que ne l’était Charles Maurras, agnostique notoire qui avait, dans les années 30, choisi de soutenir le catholicisme par tactique politique. Or, ce qui était déjà inopportun il y a 80 ans l’est encore bien davantage aujourd’hui.

Cette erreur repose essentiellement sur une ignorance abyssale des véritables fondements de la civilisation occidentale et sur une ignorance non moins abyssale de la nature profonde et commune aux religions monothéistes nées au Proche-Orient et dont les deux premières, le judaïsme et le christianisme, envahirent l’Europe à la faveur de la décadence romaine, tandis que la troisième et la plus virulente, l’islamisme, est en train de le faire à la faveur de notre propre décadence et surtout d’une immigration étrangère que nos gouvernements semblent incapables de maîtriser. A ces deux ignorances s’en ajoute une troisième, encore moins excusable que les deux autres de la part de «nationalistes», puisqu’elle concerne la formation même de la nation française.

Comme ces militants me semblent manifestement sincères et de bonne foi, j’aimerais, sans me faire trop d’illusions sur mes chances de succès, tenter de leur ouvrir les yeux sur des réalités historiques avérées qu’aucun honnête homme ne peut contester, sauf en se mentant à lui-même. Je les résume ci-après en 21 paragraphes, aussi succinctement que possible, bien que la plupart exigeraient de plus longs développements :

1) L’expansion du christianisme s’est très longtemps heurtée à la résistance des Gaulois, à qui cette religion étrangère semblait si aberrante qu’ils affublèrent du nom de «chrétien» les débiles mentaux, qualificatif demeuré jusqu’à nos jours dans la langue française sous la forme «crétin» (le terme médical «crétinisme» étant lui-même dérivé de «christianisme»). De la défaite d’Alésia jusqu’à la chute de l’Empire, les Gaulois ne cessèrent de se révolter contre l’occupant. De véritables armées populaires (les Bagaudes, terme celtique signifiant «combattants») mirent en échec le pouvoir romain de 283 à 311 et elles réapparurent à la fin du IVe siècle et au début du Ve. Bien entendu, les Romains disaient de ces révoltés qu’ils étaient des pillards et des brigands, ce que les historiens conformistes ont repris à leur compte sans examen.

2) Les Gaulois ne purent finalement être soumis au despotisme de l’Église romaine que par la faute de Constantin 1er (272-337), dont la fausse conversion au christianisme, opération de pur opportunisme politique, lui assura le soutien de l’Église, l’élimination de ses concurrents et sa domination sur tout l’empire romain. Ce prétendu chrétien fit assassiner son fils aîné Crispus et son épouse Fausta, en 326. Après l’avènement de Constantin, la collusion entre le pouvoir politique et le pouvoir clérical fut totale, amenant Constantin à faire du catholicisme la religion d’État.

3) La seconde grande trahison de l’esprit occidental fut celle de Clovis (466-511), lui aussi faux converti au christianisme par arrivisme politique, ce qui lui apporta le soutien de l’Église romaine pour installer sa dictature sur toute la Gaule. Cet assassin multirécidiviste fit exécuter tous ses rivaux, les chefs saliens et rhénans voisins, certains de ses anciens compagnons et les membres de sa propre famille qui auraient pu revendiquer sa succession contre ses fils, soit au total une dizaine de meurtres. Mais il semble qu’aux yeux du clergé catholique, son baptême chrétien l’ait lavé de toute faute.

4) Ce chef de gang sans scrupules est toujours célébré aujourd’hui par les catholiques français, qui veulent voir en lui le fondateur de notre nation. Cette absurdité est contredite par le fait indéniable que la première unité nationale de notre pays est due à Vercingétorix, qui la réalisa cinq siècles plus tôt, et l’on peut même affirmer qu’elle préexistait à la formidable entreprise de résistance anti-romaine du prince arverne, car comment celui-ci aurait-il pu susciter la formation d’une armée de secours autour d’Alésia, comprenant des contingents de toutes les tribus gauloises (au total 300.000 guerriers, chiffre stupéfiant pour l’époque), si celles-ci n’avaient pas déjà eu conscience de l’unité profonde de leur culture ?

5) Les prétendues «racines chrétiennes» de la France ne sont donc rien d’autre qu’une escroquerie intellectuelle entretenue par l’Église romaine. Est-il besoin d’être horticulteur pour savoir différencier une racine d’un greffon ? Le christianisme est un greffon oriental imposé à nos aïeux par la force et la ruse, grâce au concours successif de deux arrivistes sans foi ni loi : Constantin et Clovis. Charlemagne prit leur suite en imposant le christianisme aux Germains par la guerre. Il fit massacrer 4.500 Saxons qui refusaient le baptême chrétien. La peine de mort fut décrétée contre tous ceux qui voulaient demeurer païens. Prétendre que les Européens ont des «racines chrétiennes» est aussi absurde et mensonger que le serait de dire que les évangélistes afro-américains chanteurs de gospels ont des «racines chrétiennes», alors que le christianisme fut imposé à leurs ancêtres par les esclavagistes. Ce qui prouve à quel point il ne suffit pas d’être physiquement libre pour être délivré de ses chaînes mentales. Les chrétiens résiduels européens sont toujours des esclaves psychiques.

6) Les véritables racines du peuple français (comme des autres peuples européens), sont à rechercher dans les principes éthiques et philosophiques du paganisme, du polythéisme et du druidisme, honteusement calomniés depuis vingt siècles par les zélateurs de Rome, et de ce fait totalement ignorés des Français d’aujourd’hui, qui ont été littéralement amputés de leur propre Antiquité historique. Les monothéistes, qu’ils soient juifs, chrétiens ou musulmans, ne se rendent pas compte à quel point ils ont été «lobotomisés» dans leur enfance par des religions contre-nature qui n’ont cessé d’abaisser et d’humilier l’être humain pour le prosterner devant un Seigneur céleste imaginaire, au seul profit de pouvoirs despotiques soutenus par des clergés félons.

7) Les adeptes des trois cultes abrahamiques ont été persuadés par la propagande cléricale que le monothéisme est supérieur au polythéisme et qu’il était un progrès par rapport à lui, alors qu’il fut au contraire une tragique régression de la vraie spiritualité humaine, notamment européenne. Comme Nietzsche l’a clairement vu et affirmé : «Le polythéisme était une première image de la libre pensée, de la «polypensée» de l’homme.» Aussi n’est-ce pas un hasard si, de nos jours, les Français et les Européens tournent le dos au christianisme et retrouvent leurs vraies racines. (Plus de 50 % d’entre eux déclarent ne pas croire en Dieu, les Tchèques arrivant en tête avec plus de 70 %). C’est le seul continent où se produit ce phénomène, apportant la preuve que les Européens sont toujours en tête du progrès de la civilisation et de l’esprit.

8 ) Le polythéisme ayant toujours été jugé comme archaïque, primitif et barbare, très peu d’Occidentaux, même libre-penseurs, sont aujourd’hui capables d’en apprécier la valeur philosophique et spirituelle. Pourtant, le professeur et ancien ministre Luc Ferry écrit dans son récent ouvrage «De Homère à Platon» (Edition Le Figaro/Le Point, septembre 2012) : «Les philosophes (grecs) connaissaient admirablement la mythologie : c’était tout simplement la culture commune de leur temps et, sous une apparence littéraire, elle fourmillait déjà d’idées métaphysiques d’une profondeur inouïe.» Ces philosophes, notamment Aristote, considéraient les druides gaulois comme leurs pairs.

9) Les mythologies européennes (grecque, romaine, celtique, germanique…) sont effectivement nos vraies racines culturelles, et d’ailleurs elles fascinent toujours les esprits européens, même lorsqu’ils n’en saisissent pas toute la profondeur. Leur principal mérite était de placer l’homme au cœur de la nature et du cosmos, de le relier pleinement à tous les vivants animaux et végétaux de même qu’aux planètes entourant la nôtre. Les monothéismes, tout au contraire, s’acharnèrent à briser cette fraternité naturelle et cosmique et à conduire les humains au mépris des autres espèces et de leur propre corps ainsi qu’à la honte de leurs instincts les plus naturels.

10) Les principaux dieux du polythéisme étaient en fait des transpositions des planètes du système solaire, qui portent toujours leurs noms, et, issus du savoir astronomique et astrologique des Anciens, ils symbolisaient l’influence des planètes sur les destinées terrestres et représentaient donc des types psychologiques humains. Aujourd’hui encore, les noms des jours de la semaine sont ceux des planètes : (Lundi, jour de la Lune, Mardi, jour de Mars, Mercredi, jour de Mercure, etc.). Dans l’antiquité pré-chrétienne, le premier jour de la semaine (et non le septième) était dévolu au Soleil et nous devrions le nommer Soldi, à l’instar des Anglo-Saxons qui le nomment Sunday, des Allemands qui le nomment Sonntag, des Hollandais qui le nomment Zondag, et non pas Dimanche (du latin «dies dominicus», jour du Seigneur), imposé par l’Église.

11) La plus grande fête du monde païen était celle du solstice d’hiver (25 décembre), qui symbolisait la remontée du Soleil au-dessus de l’horizon et le début de l’allongement de la durée du jour. (No Hel, Nouveau Soleil en celtique, en grec Néo Hélios.) Cette fête était célébrée par tous les peuples de l’hémisphère nord depuis des millénaires avant Jésus-Christ. L’ Église romaine ne parvenant pas à éradiquer cette célébration naturaliste populaire, le pape Jules 1er, au IVe siècle, «décida» d’en faire la date de naissance de Jésus (ignorée à jamais). Cette usurpation eut pour principale conséquence de transformer une fête universelle en fête sectaire réservée à une seule religion, ajoutant un nouvel obstacle à la fraternité planétaire. Aujourd’hui, les musulmans radicaux boudent Nohel, qu’ils croient fête chrétienne, ignorant que c’est une fête concernant toute l’humanité, car le Soleil brille pour tous les hommes.

12) Il est impossible de bien comprendre les rivalités politico-religieuses qui sous-tendent l’histoire du monde depuis l’Égypte ancienne, si l’on veut ignorer qu’elles sont le reflet terrestre de la rivalité céleste Soleil/Jupiter (ou Hélios-Zeus, ou Aton-Amon). Il faut savoir que Jupiter, la plus grosse de nos planètes, faillit elle-même «s’allumer» et devenir notre seconde étoile lors de la formation du système solaire. Les chrétiens d’aujourd’hui (de même que les juifs et les musulmans) seraient sûrement très étonnés d’apprendre que lorsqu’ils disent «Amen» (qu’ils traduisent par «Ainsi soit-il»), ils ne font que célébrer le nom légèrement déformé du dieu égyptien Amon, que les Grecs assimilaient à Zeus, et qui ponctuait les prières dans les temples pharaoniques.

13) Au cours de la XVIIIe dynastie égyptienne (- 1550 à – 1292), un pharaon révolutionnaire du nom de Amenhotep IV (époux de la célèbre Nefertiti) changea son nom, qui signifiait «Amon est satisfait» en Akhenaton («l’Efficience d’Aton») et s’efforça de briser le despotisme que les prêtres d’Amon exerçaient sur le peuple égyptien. Mais ses réformes trop radicales échouèrent et son fils et successeur Toutânkhaton («L’image vivante d’Aton») dut y renoncer et changer son nom en celui de Toutânkamon («L’image vivante d’Amon»), avec lequel il est passé à la postérité. Certains auteurs ont présenté Akhenaton comme «l’inventeur du monothéisme», mais c’est une grave erreur. Il voulait seulement redonner sa place légitime au Soleil (Aton), seul dispensateur de lumière et de chaleur, véritable père de la vie terrestre et inspirateur de toute créativité, dont le rôle avait été usurpé au bénéfice d’Amon.

14) Tout ceci recouvre évidemment des rivalités politiques pratiquement éternelles entre les «solaires» (réformateurs, créatifs, individualistes, écologistes, libéraux, libertaires) et les «jupitériens» (conservateurs, cléricaux, jacobins, collectivistes, technocrates, autoritaires) qui se répartissent «transversalement» entre ce qu’on appelle aujourd’hui la «droite» et la «gauche», créant une confusion permanente au sein de laquelle aucun peuple ne peut «retrouver ses petits». Les prêtres romains de Jupiter traduisaient son nom par «le père du jour», usurpation évidente, le seul «père du jour» possible étant le Soleil. Le vrai sens de Jupiter est «le père du joug» (l’autorité absolue) cousin sémantique du mot jument, du latin jumentum (animal sous le joug).

15) On voudra bien me pardonner ces incursions dans les grands mythes de l’Antiquité, mais elles m’ont semblé nécessaires pour faciliter aux esprits libres et ouverts la compréhension des grands courants religieux et politiques dont nous sommes tous les héritiers, le plus souvent à notre insu. Ce qu’il faut bien saisir, si nous voulons maîtriser et harmoniser l’avenir de notre patrie et celle de la civilisation occidentale, c’est qu’il est illusoire d’utiliser un monothéisme pour se préserver d’un autre. Les serviteurs de Jehovah, d’Allah ou de Dieu peuvent bien être concurrents ou rivaux, ils n’en vendent pas moins le même mensonge sous des emballages différents. Si vous en doutez, il vous est facile d’en avoir la preuve : demandez à un prêtre catholique s’il se sent plus proche d’un Européen athée que d’un musulman et vous serez édifié par sa réponse.

16) J’entends dire aujourd’hui que l’Islam est la seconde religion de France. C’est une sottise. Cette religion ne concerne en aucune façon les Français. Elle est la religion des immigrés venus du continent africain et, en partie, de leurs descendants. Mise à part une infime minorité d’influençables, les Français et les Européens ne deviennent absolument pas musulmans. Les progrès de l’Islam en Europe sont uniquement dus au développement de la population d’origine musulmane, tant par l’immigration que par la natalité. C’est un phénomène démographique et nullement religieux. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les Français et les Européens, dans leur immense majorité, se désintéressent de toutes les religions, sauf peut-être, très minoritairement, du bouddhisme, qui est d’ailleurs une religion athée.

17) Le fondateur de l’Islam, Mahomet, était dans sa jeunesse polythéiste. La Kaaba (qui signifie «Le cube») devenue le lieu sacré des pèlerinages musulmans, était alors, au centre de La Mecque, un lieu de prières et de cérémonies polythéistes, ce que la plupart des musulmans ignorent. C’est un moine chrétien qui initia Mahomet au monothéisme biblique judéo-chrétien et devina en lui l’étoffe d’un «prophète». Mais ce n’est que vers l’âge de 40 ans que Mahomet commença de prêcher «son» monothéisme, après l’échec d’une tentative d’union avec les juifs. L’Arabie était à l’époque en proie à l’anarchie et pratiquement ruinée. On peut supposer que Mahomet vit dans le monothéisme un facteur d’unité sociale et politique nécessaire aux Arabes. Après de longues méditations dans les grottes proches de Médine, il écrivit le Coran, en prétendant que celui-ci lui avait été dicté par l’archange Gabriel.

18) Toute religion naissante doit trouver un soutien populaire, et doit donc intégrer plus ou moins les coutumes traditionnelles existantes et s’adapter à la psychologie des peuples qu’elle veut soumettre à sa loi. C’est ainsi que le catholicisme romain dut s’adapter partiellement aux coutumes gauloises, soit en confisquant la fête de No Hel, comme nous l’avons vu précédemment, soit en adoptant, non sans réticences, le principe du libre arbitre soutenu par le moine celte Morgan (dit Pélage), auquel s’opposait violemment St-Augustin. Mais le libre-arbitre s’imposa finalement, étant pratiquement consubstantiel à la psychologie des Européens. Analogiquement, on peut dire que Mahomet édifia un monothéisme mieux adapté à la mentalité arabe que le judéo-christianisme. De même que Luther, à travers le protestantisme, adapta ce même judéo-christianisme à la psychologie des peuples germaniques.

19) Néanmoins, le progrès des sciences et de la connaissance de l’univers a rendu les trois monothéismes complètement obsolètes. Ce ne sont plus que des stratifications archaïques d’époques et de sociétés dépassées. Nos cathédrales sont d’admirables témoignages de l’architecture et des arts occidentaux de l’époque et elles appartiennent désormais à l’archéologie et à l’Histoire beaucoup plus qu’à la religion, à l’instar des pyramides égyptiennes ou des temples aztèques. Mais ce qui fait la force inquiétante de l’Islam, c’est que les populations musulmanes, extrêmement ignorantes dans leur grande majorité, n’ont pas eu leur Renaissance hellénique, ni leur «Siècle des Lumières», ni leur Révolution française et ont cinq siècles de retard sur les Occidentaux. En fait, les intolérances que nous reprochons aujourd’hui aux islamistes sont analogues à celles du catholicisme médiéval et de l’Inquisition, qui brûlait les hérétiques ainsi que les guérisseuses accusées de sorcellerie. Les musulmans ne sont sans doute pas plus sots que d’autres. Leur drame, c’est d’être anachroniques.

20) Le «printemps arabe» qui a débuté en 2010 a soulevé une grande espérance dans les nations musulmanes et dans le monde entier. Il pourrait permettre aux jeunes générations de ces pays d’effectuer un bond en avant culturel et philosophique les mettant à l’unisson des autres peuples. Mais les extrémistes religieux s’efforcent de récupérer à leur profit ce grand réveil et d’enfermer ses protagonistes dans une nouvelle camisole idéologique qui serait pour le monde arabe un véritable suicide intellectuel et moral. Si les islamistes réactionnaires parvenaient à leurs fins, la paix du monde serait en danger, car le choc des civilisations deviendrait inévitable. Que peuvent faire les Européens pour écarter ce risque ? Certainement pas se claquemurer dans les casemates d’un judéo-christianisme exsangue et moribond, une sorte de «ligne Maginot» religieuse vouée à l’échec et que les islamistes pourraient d’ailleurs transformer en «cheval de Troie» à leur bénéfice, ce qui est évident quand on constate que les associations chrétiennes aident les immigrés clandestins musulmans à s’installer dans les pays européens au mépris des lois nationales.

21) Sous prétexte d’œcuménisme, d’humanisme et d’universalisme, l’Église romaine est toute prête à trahir l’Europe. Il va sans dire que le droit de vote accordé aux étrangers non européens que nous promettent les démagogues socialistes serait également ruineux pour notre identité. Les Européens, et notamment les Français, ne pourront assurer leur avenir que de trois manières : a) en rejetant ensemble les trois monothéismes rétrogrades à la fois rivaux et complices (ce qui n’exclut nullement la protection des minorités chrétiennes persécutées en pays musulman) et en guidant les jeunes générations arabes de tous pays vers la liberté de pensée et l’esprit démocratique, b) en fortifiant la laïcité et en ne tolérant aucune immixtion religieuse, notamment vestimentaire, dans la sphère civile et publique, avec expulsion immédiate de tout prédicateur de la charia, incompatible avec la République, c) en stoppant net toute immigration étrangère non européenne et en n’accordant la citoyenneté qu’aux immigrés présents qui auront donné des preuves de leur adhésion aux lois et aux valeurs républicaines ainsi qu’à l’Histoire et à la culture françaises placées au-dessus de toute dogmatique religieuse. Faute de quoi une guerre civile interethnique ensanglanterait fatalement l’Europe au cours des trente années qui viennent.

Pierre LANCE

29 septembre 2012

Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, Pierre Lance a publié notamment : «Alésia, un choc de civilisations» (Presses de Valmy) et «Le Fils de Zarathoustra» (Editions Véga/Trédaniel). Ces deux livres peuvent être commandés en librairie, ou bien par correspondance à «L’Ere nouvelle», BP 80171, 06407 Cannes cedex (Alésia : 23 euros port inclus – Fils de Zarathoustra : 26 euros port inclus). Pierre Lance dirige depuis 30 ans la revue de prospective sociopolitique «L’Ere nouvelle», abonnement annuel : 25 euros pour 5 numéros.
Extrait (mais bon, tout ce texte mérite correction ou amendement) :
) L’expansion du christianisme s’est très longtemps heurtée à la résistance des Gaulois, à qui cette religion étrangère semblait si aberrante qu’ils affublèrent du nom de «chrétien» les débiles mentaux, qualificatif demeuré jusqu’à nos jours dans la langue française sous la forme «crétin» (le terme médical «crétinisme» étant lui-même dérivé de «christianisme»).
Les Gaulois ont habillé les débiles mentaux du qualificatif "chrétiens"... On est pas loin de la guerre entre "paysans gaulois" & "crétins chrétiens". J'en peux plus de ces foutaises... :dormir: :zut:

Problème d'époque, de contexte, raccourci idéologique. Crétin était une variante d'innocent (Qui n'est pas souillé par le mal. ⇒ pur; immaculé). Cela supposerait donc que les fameux crétins en question étaient incapables de nuire, et c'est là le premier sens de ce mot...

Et CRÉTINISME n'en est qu'un dérivé. C'est lui qui fait le lien avec le christianisme :>
T. de Médec. Maladie qui règne dans les gorges de quelques montagnes, surtout parmi les goîtreux, et qui est caractérisée par une sorte d'abrutissement, joint à une conformation vicieuse de certains organes.

L'Academie francaise. 1835. .

Alors que
http://www.youtube.com/watch?v=u1bd2pU8-1Q
[youtube]u1bd2pU8-1Q[/youtube]
Le crétin est une personne qui, parce qu'il habite sur les crêts, boit de l'eau trop pure. Cette eau, parce qu'elle ne circule pas dans le sol, n'a pas la possibilité de se charger en minéraux, d'iode en particulier. On évite même de boire de l'eau des ruisseaux d'alpage, car elle est trop pauvre en minéraux.

Le manque d'iode provoque plusieurs pathologies dont les principales sont l'idiotie et le goître (grosse tumeur). À l'état endémique, lorsque le manque d'iode est permanent, on parle de crétinisme. L'idiotie peut découler de plusieurs causes, alors que le crétinisme est spécifiquement une conséquence du manque d'iode.

Il est amusant de constater qu'une fausse explication étymologique, inventée à une époque où on ignorait tout des pathologies liées aux carences, prête au mot chrétien la paternité du vocable crétin.

Les personnes qui ont pondu cette explication ne se sont pas rendues compte que, dans les régions dans lesquelles sévissait le crétinisme, tout le monde était chrétien. Ce qui signifie qu'il n'y a aucune chance que toute une population ait donné à une maladie le nom de ce qu'ils étaient au plus profond d'eux-mêmes.

Par contre, les libres penseurs, les anticléricaux, qui sont passés dans les Alpes se sont fait plaisir en inventant une explication qui apportait de l'eau à leur moulin.
En français, ça peut faire illusion, mais pas en arpitan:
Le mot est donné pour valaisan, donc c'est à l'arpitan qu'il faut se référer.
Pour simplifier la lecture aux francophone, je vais donner la version en arpitan francisé:

Crétin se dit .....KRÉ-T-IN ou KRE-T-IN ou KR'-T-IN
Chrétien se dit .KRÉ-T-CH-I-IN ou KRE-T-CH-I-IN ou KR'-T-CH-I-IN
[+] Texte masqué
La question du mot crétin est assez complexe. Quant à la réalité du crétinisme dans les Alpes, elle est tout aussi complexe. En fait, non, tout cela est parfaitement lumineux, à condition qu'on se plonge dans les textes originaux et qu'on ne se satisfasse pas des sources secondaires qui abondent…

La première occurence du mot crétin dans la langue française écrite semble être due au marquis de Maugiron, dans un Mémoire lu devant la Société Royale de Lyon, en juillet 1750 : Voyage en Suisse. 1750. Lettre et mélange de dissertation Ecritte à la Societé Royalle de Lyon par le Marquis de MAUGIRON membre de cette académie. Lu dans la séance du 22 juillet, 1750. (Mémoire conservé au Fonds Ancien de la Bibliothèque Municipale de Lyon)

Dans ce texte, Maugiron écrit : il nait chez eux [les valaisans] en assés grande quantité, et surtout a Sion leur capitale vne espece d'hommes qu'ils apellent cretins […].

Cependant, il ne donne aucune indication sur l'origine du mot.

Le Mémoire de Maugiron sera repris dans plusieurs publications, notamment le Mercure de France en février 1753.

En 1754, L'Encyclopédie publie un article sur les crétins (Tome 4). Puis le terme fait son apparition pour la première fois dans un dictionnaire en 1769, dans Le Grand Dictionnaire François (Tome 7).

Toutefois, le texte de L'Encyclopédie comme celui du Dictionnaire n'est que le texte de Maugiron à peine modifié.

Dans aucun de ces textes, il n'est fait référence à l'étymologie crétin/chrétien. Par contre, il est dit que les crétins sont vus comme des « Anges tutélaires des familles ».

Dans les textes relatant des voyages à travers les Alpes dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, il n'est jamais fait mention du lien étymologique chrétien/crétien (Robert, 1789 ; Saussure, 1786, etc.) Par contre, les termes du texte de Maugiron sont repris à la lettre : les crétins sont les anges tutélaires des familles.

La plupart de ces textes situent les crétins exclusivement dans le Valais.

Ce n'est que petit à petit que les textes successifs vont situer les crétins ailleurs : dans le Val d'Aoste, puis en Savoie, puis, plus généralement, dans les vallées alpines et les vallées de montagne un peu partout dans le monde.

L'identification crétin/chrétien semble arriver plus tard, au XIXe siècle. Mais, pour l'instant, je ne la situe pas encore avec précision.

Des historiens et médecins du XXe siècle affirment que le terme crétin est aussi employé bien avant, notamment dans les textes de Paracelse, Platter ou Willis. Or les termes employés par ces auteurs de la Renaissance et de l'époque Moderne sont les suivants : stultitia, fatuitas ou encore stupiditas. Ces termes n'ont pas le sens moderne de crétin. Ils ont des sens qui sont à relier aux conceptions scholastiques et théologiques des époques où ils ont été écrits. Stupiditas, par exemple, peut vouloir dire rustique… Ce qui n'est pas la même chose que crétin… (Voir Christopher Goodey, "Foolishness" in Early Modern Medicine and the Concept of Intellectual Disability, Medical History, 2004, 48, p. 289-310)

Quant à la question du goitre, de l'iode et du crétinisme… De toute évidence, il n'y a jamais eu de problèmes de goitre, ni d'iode, ni de crétinisme dans les Alpes… Aussi surprenante que puisse paraître cette conclusion, c'est la seule qui s'impose au terme de ma longue enquête. A lire, petit à petit, ici : http://cretindesalpes.unblog.fr (pour le moment, il n'y a encore rien de publié… patience).

Ceci dit, je VEUX savoir d'où vous tenez cette étymologie crêt/crétin, nom d'un crétin des Alpes !
Tout ce que vous écrivez est construit d'après le regard porté au XIXe siècle sur les zones de montagne. C'est un regard noir qui décrit les zones de montagnes comme étant enclavées, arriérées et pauvres ; handicapées par la difficulté d'accès et l'hiver.

Or les documents d'archives livrent des données qui, toutes, sont en contradiction flagrante avec ce regard historiquement daté. Par ailleurs, les administrateurs et militaires des XVIIe et XVIIIe siècles qui doivent travailler ou combattre dans les zones de montagnes écrivent tous, contrairement aux voyageurs du XIXe siècle, que les montagnes sont des régions riches et très actives : leurs écrits sont en parfaite cohérence avec ce que livrent les archives.

Pour de nombreuses raisons, maintenant bien établies par les historiens, les disettes étaient moins nombreuses et moins graves en pays de montagne qu'en pays de plaine. Dans le Haut-Verdon, que j'ai assez bien étudié, le Grand Hyver de 1709 a fait comparativement bien moins de victimes que dans les zones de plaines.

Enfin, ce que vous suggérez sur le handicap mental n'a strictement aucun fondement. Ironiquement, c'est d'ailleurs en contradiction avec les descriptions du XIXe siècle qui disent que les crétins vivent dans les fonds de vallées et jamais sur les hauteurs. Ceci dit, il ne faut pas prendre au pied de la lettre ces textes.

Mais revenons à l'étymologie du crétin : je veux absolument savoir où Jean-Charles a trouvé cette origine !
Je suis d'accord avec les explications helvétiques de Jean-Charles que j' avais déjà entendues quelque part.!

D'autre part, je constate que le mot "crestel" (n.m. du XIIe s.) et cresté et crestelé (adj. attesté dès le XIIe s.) ont un rapport avec la crête. Les montagnes suisses en ont à profusion, de là à établir une relation entre ceux qui vivaient tout là-haut sur la montagne et le crétinisme parce qu'ils étaient en manque d'iode, il n'y a qu'un bond !


Le mot crestin ou crestine: désignait soit une hotte, soit une muselière en osier. On avait aussi une crestinel (petit panier conique en osier ou en fil de métal (au XVI e s.). Étym. obscure. "Portant cretins et paniers sur leurs testes" (Olivier de la Marche, XVe s.)

Crestine: n.f. Crue, inondation : "El font les flueves desriver par lor outrageuses cretines" (Roman de la Rose).


Crétin n'a aucune rapport avec chrétien ! C'est entendu !
Mais La crête et enfin la maladie.

Cependant, les mots s'étendent sous les cieux et dépendent souvent des usagers !

Le crétin est comme qui dirait "cresté" (qui a une crête, ou, qui a la crête deressée dans une attitude d'orgueil ou de fureur; hérissé comme un coq !)
On a dit aussi crestu : Les deus serpents grans et crestus" (Gerbert de Montreuil, XIIIes.)
Le serpent crestu, ça surprend , mais il n'y a pas que lui, le roi Noble , le lion (pour qui s'en souvient encore) en prend pour son grade chez Chrestien de Troyes: "A ce coup le lion se creste" (= dresse la tête).

A mes yeux, ce texte c'est de la me*de dans un bas de soie.
Dommage que ce PL ne sois placé dans l'arène face à un philosophe ou historien de sensibilité chrétienne. :rire:
Demandez donc à J.Robin d'organiser une rencontre entre vous ou PL et un académicien de l'Institut Catholique. Je pense malheureusement qu'ils n'auront pas le temps mais sait-on jamais. Certains théologiens catho' ne déclineraient pas la proposition.

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Dernière chose, on le sait la Chrétienté s'éloigne du message des Evangiles lorsqu'elle en a besoin. Elle sait aller piocher dans l'AT quand il le faut, ex. les Croisades ou piocher plus ou moins dans le beau modèle de l'Islam quand il s'agit de mener la lutte ou l'enquête contre les "hérétiques", "les païens" "les espions" les non croyants ou autres victimes de divers horizons. (mais là encore attention aux raccourcis simplets)

Mais il ne me semble pas avoir lu chez T. F. pourtant bien plus renseigné sur la Période Antique, une critique comme "les crimes de la Celtisation, de la Romanisation, hellénisation" etc. alors que là aussi en usant frauduleusement des mots et de leur sens, on pourrait tout avancer et tout dire. Je m’élèverais contre lui de la même manière s'il le faisait. Pourtant c'est faisable si l'on regarde les travaux sérieux sur le déclin des modes de vie préceltiques.

Il faut composer avec la réalité. Notre philosophie est égypto-grecque. Notre droit est Romain. "Notre sang" est indo-européen. Notre religion, nos cultures, nos langues et nos cultes c'est l'hellono-christianisme, le Panceltisme, la romanité, la latinité etc. (avec un petit fond sémite)". (ça c'est notre Histoire, les choses changent d'une manière actuellement, qu'à titre personnel je regrette).

Toujours est-il que c'est là notre substrat. Renier la Chrétienté est un songe-creux, au même titre que d’espérer côté chrétien revenir à la chrétienté ou à la France d'avant 1789, 1945 ou 1968. On ne rattrape pas le temps,il faut en tirer leçons, apprendre de lui, le vivre, à partir de là on peut commencer à bâtir un présent et envisager l'avenir.

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Rémi Brague :
Ne nous trompons pas sur ce que veut le Dieu chrétien. Ce n’est pas ce que nous, nous voudrions. Ce qu’Il veut n’est pas écraser ses ennemis, encore moins les envoyer en enfer. C’est au contraire les délivrer de ce qui fait qu’ils sont ses ennemis, à savoir une fausse image de Lui: celle d’un tyran auquel il faut se soumettre. Le Christ crucifié et restant en croix présente l’inverse exact de ce monstre-là. Dieu est liberté. Par suite, Il ne s’intéresse qu’à notre liberté. Il cherche à la guérir, ce qui suppose qu’il commence par la respecter. Le problème pour Dieu est de monter un dispositif permettant à l’homme de guérir sa liberté blessée, et de choisir librement la vie, contre toutes les tentations de mort qu’il porte en lui. Ce dispositif, les théologiens l’appellent l’“économie du salut”. Les Alliances, l’Église, les sacrements, etc. en font partie. Le rôle des civilisations est indispensable, mais ce n’est pas le même. Et leurs moyens sont tout différents: elles doivent exercer une contrainte, physique ou sociale. La foi doit exercer un attrait sur la liberté, de par la seule majesté de son objet. Il faudrait redire pour notre époque ce que les Papes ont dit aux Empereurs d’Occident, autour de la Réforme grégorienne, au XIe siècle: vous n’êtes pas en charge du salut des âmes, contentez-vous de faire le mieux possible votre métier, faire régner la paix.
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Re: Comment s'est faite la christianisation

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En effet, Hypatie est devenue un personnage légendaire.

J'ai relu hier les pages la concernant dans "Chronique des derniers païens" de Pierre Chuvin. Les sources fiables à son propos tiennent malheureusement en quelques lignes (Socrate le Scolastique et la correspondance de Synésios, son ancien élève), rien de son oeuvre ne nous est parvenu.
Son assassinat, particulièrement cruel, n'est pas lié au fait qu'elle était païenne mais à un conflit opposant l'évêque et le préfet d'Alexandrie.

In Christo

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"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"


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Teano. C'est ça :). Son assassinat reste une infamie. Effectivement pas ou peu de traces de l’œuvre et du magistère philosophique de cette Dame.
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Re: Comment s'est faite la christianisation

Message non lu par Teano »

Oui, mais moi, les études en histoire, je les ai faites et les bouquins je les ai lus ;)
Je viens de parcourir quelques liens que vous indiquez, j'avais vu juste, M. Ferrier se revendique assez clairement du néo-paganisme.

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Re: Comment s'est faite la christianisation

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Pas vraiment du néo-paganisme, mais de certains cultes tout à fait officiels et anciens.
Isabelle47
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Re: Comment s'est faite la christianisation

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Merci, Sol Invictus :clap: :boxe: :)
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
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Re: Comment s'est faite la christianisation

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Pour ?
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Re: Comment s'est faite la christianisation

Message non lu par Cinci »

Bonjour,

On sait peu de choses à propos de cette Hypathie en effet.

Pour ce qui est de Cyrille par contre, il semblerait avoir été lui-même un vrai caïd en son genre (sourire). Ses adversaires auraient eu intérêt à se barrer en règle générale. Il semblait pas tellement apte à pouvoir souffrir longtemps la contradiction. Oui, il pouvait bien y avoir du fanatisme, mais en même temps les désordres publics ne recevaient pas vraiment l'aval du pouvoir impérial en réalité, et pas davantage du côté de l'ensemble de l'Église. C'est toujours ce qu'il faut se rappeler à mon avis. Un Cyrille avait bien des adversaires dans le saint même de l'Église et qui pouvaient contester tour à tour ses méthodes apostoliques.


Il y a encore cela au sujet de Constantin :
  • «... il déclare que ceux dont l'aveuglement résistera à la lumière céleste jouiront en paix de leurs temples et du culte de leurs dieux imaginaires. La suppression totale des cérémonies du paganisme est formellement démentie par l'empereur lui-même, qui motive sagement sa modération sur ce qu'il croit devoir accorder à l'empire invincible de l'habitude, des préjugés et de la superstition. [cf. Eusèbe in Vit. Constant.1, II, 56-60 «dans le sermon que l'empereur prononça devant l'assemblée des saints, lorsque sa dévotion fut confirmée par les années, il déclare aux idolâtres qu'il leur permet d'offrir leurs sacrifices et d'exercer librement toutes les pratiques de leur religion»]

    [...]

    ... quoique son zèle pour la foi chrétienne fût sans doute le motif aussi de la sévérité qu'il exerça dans des occasions particulières, il avait soin de la colorer d'un prétexte plausible d'utilité publique et il attaquait secrètement les fondements de l'ancienne religion sous le prétexte d'en réformer les abus. A l'exemple de ses plus sages prédécesseurs, il condamna à des peines sévères l'art impie de la divination, qui donnait des espoirs illusoires et encourageaient quelquefois les entreprises criminelles d'hommes inquiets ou mécontents de leur état. Il condamna à un silence ignominieux les oracles dont on avait reconnu publiquement la fraude et la fausseté, et supprima les prêtres efféminés du Nil. Constantin rempli les devoirs d'un censeur romain, quand il fit démolir les temples de Phénicie, dans lesquels on pratiquait dévotement et en plein jour, toutes les espèces de prostitutions en l'honneur de Vénus. [cf. Eusèbe, Vit. Constant. 1, III, 54-58. Ces actes d'autorité peuvent se comparer à la suppression et à la démolition du temple d'Isis par les magistrats de la Rome païenne]
Un autre détail très intéressant et au sujet de l'établissement de Constantinople comme nouvelle capitale impériale cette fois. Parce que Thomas Ferrier en disait un mot. C'est que pour enrichir la nouvelle cité en oeuvres d'arts pouvant satisfaire la vue, Constantin aura bien fait dépouiller quelques temples païens ça et là. Or Gibbon rapporte que Libanios avait dit un mot à ce sujet dans un de ses ouvrages. Ce dernier déclarait positivement «... qu'il se saisit de l'argent et des richesses sacrées, mais qu'il ne toucha point au culte des temples, qui furent à la vérité appauvris, mais où l'on célébrait pas moins les cérémonies ordinnaires de l'ancienne religion» [Libanios, Orat. pro templis, p. 9, 10. édit Godefroy]

Constantin ne se comporte pas comme un fanatique et dans le seul but d'éradiquer violemment l'ancienne religion. Que non ! D'autre part, les empereurs païens avant lui pouvaient également démolir des temples à l'occasion, et recycler leurs matériaux (statues, colonnades, bronze, plaquettes en or, etc). Un empereur Hadrien par exemple (je le dis de mémoire ici; un Néron voire) ne se privait pas du tout de ce genre de procédés.


E. Gibbon, Le déclin [....], tome 1, chap. XXVI, «Troubles de l'Église sous Constantin et ses fils», p. 604
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Re: Comment s'est faite la christianisation

Message non lu par Sol Invictus »

Constantin était stratège. Il leva les persécutions et compta sur le profit de cette nouvelle force que représentait l'importante minorité chrétienne, cette minorité qu'il allait "sauver" et donc se mettre dans la poche, c'était tout bénéf' ;)
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Re: Comment s'est faite la christianisation

Message non lu par Cinci »

Sol Invictus,
... de certains cultes tout à fait officiels et anciens.
:?:

Et quels sont ces cultes auxquels monsieur Ferrier devrait adhérer ? Ma curiosité est un petit peu sollicitée pour le coup.
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Teano
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Re: Comment s'est faite la christianisation

Message non lu par Teano »

Voici un message de M. Ferrier qui résume assez bien sa position : en italique, les questions qui lui sont posées et les réponses qu'il donne sont en caractère normal.

Thomas FERRIER
1 octobre 2012 à 10 h 54 min

1 – Le baptême, ou adhésion par choix personnel et volontaire. L’usage du baptême des enfants est un compromis entre ce principe et celui du rôle primordial des parents dans l’éducation de leurs enfants

Pas du tout. Le fait est qu’il y avait dans le paganisme des rites destinés aux nouveaux-nés liées à une lustration rituelle, le fait de verser de l’eau sur le nouveau-né ou de le tremper dans l’eau. Le christianisme, dont le baptême se passait généralement vers la fin de sa vie (voir Constantin), a ensuite christianisé un rite païen parce qu’il n’arrivait pas à l’empêcher (un classique).

2 – Quand un État chrétien convertit de force au christianisme, le christianisme n’y est pour rien

Sauf quand toutes les autorités religieuses vont dans le même sens et que le pouvoir politique est de fait soumis à leur volonté. Le principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat n’a jamais été concrètement appliqué. La responsabilité est donc bien de l’Eglise qui incitait le pouvoir politique à convertir de force les païens. Il est trop facile de l’exonérer sous prétexte qu’elle prétend être séparée du pouvoir politique alors qu’elle a toujours cherché bien au contraire à le dominer. Le conflit entre les guelfes et les gibelins le démontre aisément.

J’ajoute que ceux qui critiquent les épisodes de christianisation forcée, s’ils sont sincèeres, devraient être tout aussi opposés la déchristianisation forcée que nous a imposé la République socialiste…

Je ne suis pas pour la déchristianisation mais pour la repaganisation, qui est ainsi le rétablissement de la situation antérieure à cette christianisation forcée.
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"


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Re: Comment s'est faite la christianisation

Message non lu par Cinci »

Isabelle47,
Merci, néanmons de votre patience à les décortiquer et merci de votre analyse.
On va dire que c'est une occasion de revisiter les vieux classiques entre autres.

:cool:
Isabelle47
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Re: Comment s'est faite la christianisation

Message non lu par Isabelle47 »

Sol Invictus a écrit :Pour ?
Merci pour votre longue réponse pertinente à l'historien dont il est question sur ce fil!
Et aussi d'avoir conclu votre intervention sur un texte de Rémi Braque. :)
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
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Re: Comment s'est faite la christianisation

Message non lu par Sol Invictus »

Merci :)

Il était doctorant en histoire, mais n'a pas obtenu son doctorat. Il n'est pas non plus agrégé d'histoire. Il n'a pas (à ma connaissance) rédigé d'ouvrage historique. Alors il n'est ni historien, ni professeur d'Histoire. C'est un passionné d'Histoire.

J'aurais aimé qu'il s'inscrive sur le forum pour débattre avec nous, mais je ne pense pas qu'il le fasse ni qu'il daigne nous répondre ou prendre notre avis et nos arguments en compte si ce n'est en en extrayant ce qui l’intéresse pour continuer à alimenter son petit manège et faire passer les chrétiens pour des zélateurs.

Je ne pense pas qu'il connaisse Rémi Brague si ce n'est de nom. Comme c'est un chrétien il ne doit pas vraiment en faire une référence. Pourtant Brague est un des plus grands connaisseurs (niveau mondial et même historique) sur la Chrétienté et le christianisme. ( même si, en e qui le concerne, ça va bien au delà de ces deux domaines)

Amicalement :>
Dernière modification par Sol Invictus le mer. 03 oct. 2012, 0:19, modifié 3 fois.
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