Ben oui, mon n'veux, çà c'est sûr ! On n'a plus rien pour rien !
Un ancien analyste de l'agence Moody's, Mark Froeba, a lancé de virulentes attaques contre son ancien employeur devant la Commission d'enquête sur la crise financière du Sénat américain. «Quand j'ai quitté Moody's (en 2008, NDLR), la pire crainte d'un analyste était qu'il fasse quelque chose qui mettrait en danger la part de marché de Moody's, de causer du tort à son chiffre d'affaires (…) et de perdre son travail en conséquence», a-t-il dénoncé. Or, un analyste devrait seulement craindre de «contribuer à l'attribution d'une note qui serait fausse».
• Des agences très rentables. Avec la complexification des marchés financiers, les agences avancent qu'il devient de plus en plus coûteux d'analyser le risque de faillite des acteurs économiques. C'est pourquoi, dans les années 70, elles ont commencé à faire payer les entreprises qu'elles notaient (1).
Ce modèle économique assure une très haute rentabilité aux agences. Moody's table sur une marge opérationnelle (résultat opérationnel rapporté au chiffre d'affaires) comprise entre 38% et 40% en 2011. Standard & Poor's de 43% sur le seul premier trimestre 2011 et Fitch de 58% sur l'exercice décalé 2010/2011.
(1) Question : "Combien me coûterait un 'A' en plus cette année ?, demande le patron à l'agence de notation". "Ah, tant que çà ?", "Oui, mais on vous accorde une participation sur nos bénéfices en bourse !" ... et dire que tout le monde marche dans le jeu !
Source : les agences de notation décryptées - le figaro
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011 ... yptees.php

