Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Virgile
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1116
Inscription : mer. 14 janv. 2009, 10:33

Re: Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Message non lu par Virgile »

Emmanuel Lyasse a écrit :Un laïc qui a des doutes sur ce que fait son curé peut l'interroger à ce sujet. Si le doute persiste, il peut s'adresser à l'évêque, il le doit même si la chose lui paraît grave. De même, un laïc ou un prêtre peut, et doit parfois, s'adresser à Rome à propos de son évêque. Mais il ne peut prétendre porter un jugement, et ne doit certainement pas le publier, car cela est agir contre l'Église. Il ne doit surtout pas se réclamer contre celui qu'il accuse de l'autorité supérieure: cela est une usurpation. S'il croit devoir (cela peut arriver) émettre ses doutes publiquement, il doit le faire clairement en son nom propre, sans se réclamer ni de l'Église, ni du pape, ni de la tradition.
:mal: ce procédé est moralement répugnant.
Je reviendrais donc préciser sur un nouveau fil ce qu'est exactement , dans l'Eglise, l'obéissance dans la foi.
Virgile
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1116
Inscription : mer. 14 janv. 2009, 10:33

Re: Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Message non lu par Virgile »

J'ouvrirai, dans les jours qui viennent, un fil sur l'obéissance dans la foi.

L'obéissance dans l'Eglise est fondamentale. Sans l'obéissance, il n'y a pas d'unité de l'Eglise.
Simplement cette obéissance doit être éclairée : c'est une obéissance filiale, une obéissance de la foi.

L'obéissance des prêtres et des évêques au Christ et à Son Eglise doit être illuminée par la foi, et le premier devoir de toute la hiérarchie - et en premier lieu les évêques - est de communiquer et d'entretenir l'obéissance dans la foi que doivent les fidèles au Christ et à son Eglise.

Lorsqu'il y a des défaillances individuelles ou même collectives de la part de ceux qui dans l'Eglise sont responsables avant tout de la foi, ce n'est aucunement une infidélité de la part des fidèles mais au contraire un devoir - et un devoir impérieux - et une marque de fidélité - et de très grande fidélité, de critiquer avec la plus grande fermeté et de refuser de façon explicite ce qu'enseigne ou pratique tel prêtre ou même tel évêque ou tout groupe d'évêques, lorsqu'il est clair que cela est en contradiction avec ce que l'Eglise demande, ce qu'elle ordonne, ce qu'elle exige, avec ce que le Pape, les conciles, et toute la tradition des évêques enseignent.
L'obéissance des fidèles doit donc toujours être une obéissance éclairée et une obéissance qui s'adresse, à travers les hommes, au Christ seul.
Et lorsque des hommes qui représentent le Christ se mettent visiblement et publiquement en conflit avec Lui, avec toute la tradition de l'Eglise et avec ceux qui en sont les représentants les plus assurés aujourd'hui même, il n'y a pas à hésiter une seule minute à leur résister par tous les moyens - et plus particulièrement lorsque la désobéissance manifestée est rendue publique, affichée comme "normale". Ses moyens de résistance peuvent comprendre la presse, les sites Internet, la radio, la télévision, les livres, brochures, associations, actions sur le terrain, etc...

Dans un premier temps, cette résistance doit être très respectueuse: mais si les prêtres et évêques ne comprennent pas ou n'acceptent pas ces critiques, il faut alors leur résister fermement et en face. Sans faiblir et sans aucun atermoiements: quel qu'en soit le prix ou les conséquences personnelles qui en découlent.

J'écris donc ici que la pratique lamentable qui consiste à faire appel à l'obéissance dans la foi pour faire taire cette résistance parfaitement légitime, ou pire encore l'assimiler à une infidélité à l'Eglise, ou plus incroyable encore à une désobéissance est un procédé honteux, inadmissible, scandaleux et contraire à la justice la plus élémentaire. C'est un procédé que j'ai qualifié de répugnant - c'est encore plus que cela : une véritable injure faite au Christ et à son Eglise. Une imposture et une trahison. Un véritable baiser de Judas.

V.
P.S.: pour référence: Louis Bouyer, Le métier de théologien (Paris, 1979, pp. 141-142).
Avatar de l’utilisateur
PaxetBonum
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 9857
Inscription : lun. 21 juin 2010, 19:01

Re: Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Message non lu par PaxetBonum »

Emmanuel Lyasse a écrit : Un exemple. J'ai été très surpris de découvrir que les Missionnaires du Saint Sacrement que patronne Mgr de Fréjus n'hésitaient pas à faire prêcher un simple laïc à la place du prêtre à la messe (ce n'était pas une ADAP) et que le curé l'autorisait. Je dis ma surprise. Je n'irai pas plus loin.
Si vous allez plus loin vous dites :
Emmanuel Lyasse a écrit :
Seul un clerc, prêtre ou diacre, peut en principe prêcher à la messe. Mais dans le cas d'une ADAP, il n'y a pas de prêtre et, le plus souvent pas de diacre. Ce sont donc nécessairement des laïcs qui parlent. Qu'ils soient hommes ou femmes ne fait rien à l'affaire.
Comment avez-vous affirmé cela ?
Parce que l'Eglise l'enseigne par sa tradition, ses papes, ses clercs… et que vous croyez que l'Eglise ne peut ni se tromper ni vous tromper.
Donc si le curé agit à l'inverse des enseignements de l'Eglise, il se met en opposition avec les enseignements de l'Eglise…
On peut être surpris, certes.
Il me paraît aussi important d'en parler avec le prêtre.

Pourquoi ? Parce que nombre de laïcs qui assistent à la messe risquent de faire passer leurs idées personnelles qui peuvent ne pas s'avérer catholique du tout… Et si quelqu'un dans l'assemblée prend cela pour argent comptant, qui sera responsable : le laïc qui prêche selon sa conscience (erronée), celui qui va suivre cet enseignement (erroné) ou celui qui a laissé prêcher cette personne non formée pour cela ?

Et n'est-il pas de notre devoir de prévenir une telle dérive ?
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"

St François d'Assise
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Re: Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Message non lu par etienne lorant »

A la messe anticipée du dimanche, un homme (je ne sais pas s'il est diacre, ce n'est pas l'église de ma paroisse, désormais close), a commencé la messe par une sorte d'annonce qui ressemblait déjà à une petite homélie... Je m'en suis senti peiné, je me suis demandé pourquoi ? L'homélie du prêtre - qui était présent était intéressante: il a dénoncé l'astrologie, montrant par plusieurs points que l’Étoile de Bethléem avait eu un comportement tout à fait particulier - du moins pour une étoile ! Il s'agissait du jeune prêtre dont j'ai diffusé un jour la photo sur le forum, appelé "en renfort" par l’Évêque, depuis sa campagne : il a obéi et fermé la communauté qu'il avait ouverte. Il était arrivé en ville à vélo. Un imitateur de saint François. Autrefois, il se laissait pousser les cheveux, à présent il les coupe... mais il est toujours à vélo...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Virgile
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1116
Inscription : mer. 14 janv. 2009, 10:33

Re: Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Message non lu par Virgile »

PaxetBonum a écrit :Et n'est-il pas de notre devoir de prévenir une telle dérive ?
Bonjour,

exactement.
Et d'autant plus de notre devoir lorsque des faits avérés de désobéissance sont rendus publics et:

- 1) conduisent de fait un certain nombre de fidèles peu informés à entrer dans des types de comportements qui sont contraires à ce que demande l'Eglise (à la désobéissance)
- 2) conduisent automatiquement les médias, qui ne cherchent que celà et dont il faut bien dire qu'ils sont majoritairement hostiles à l'Eglise, à faire accréditer auprès du public catholique comme du public non-catholique cette étrange idée qu'il existe dans l'Eglise des "gens ouverts" parce que "rebelles" qui "luttent" pour la "liberté" et de l'autre des "traditionnalistes" au mieux, des "excités fondamentalistes" ou des "intégristes" réfractaires au bon sens et au monde moderne au pire (et donc des "partisans du Pape"), contribuant ainsi à diviser davantage l'Eglise. Et davantage qu'elle ne l'est en raison des comportements, attitudes, paroles et actions de ceux-là même qui mettent en péril l'unité de l'Eglise.

La désobéissance au Christ et à l'Eglise d'un baptisé, qu'il soit simple fidèle, prêtre ou évêque est une chose d'une gravité extrême. Que l'on demande aux fidèles de déposer un "recours" juridique dans certains cas est une chose - parfaitement normale - il n'en reste pas moins que ce "recours" ne doit pas servir à couvrir, laisser perpétrer ou se poursuivre, voire encourager des actes graves de désobéissance. Le Père Louis Bouyer, de l'Oratoire, dont j'ai donné une référence dans le message précédent, a parfaitement définit ce qu'il importe de faire: résister fermement.

Résister, ce n'est pas désobéir - et ce serait un autre scandale de le penser, de le faire croire ou simplement de le sous-entendre. Ce serait une honte: j'ai écrit même écrit le mot "répugnant" - lorsque me sont revenus en mémoire les visages d'un certain nombre de "résistants" rencontrés dans ma jeunesse, et en premier lieu l'évêque de mon diocèse d'origine dans sa "fosse aux lions" (et oui! il y a des évêques qui ont eu à "résister") ; ce vicaire général d'une lumineuse intelligence perdu parmi les barbares; de simples prêtres aussi, remarquablement intègres et obéissants (parmis lesquels plusieurs déportés que certains clercs ont osé traiter de "fascistes"); des religieux souriants et si calmes dans la tourmente; des laïcs, tous ces hommes et toutes ces femmes pour qui l'obéissance dans la foi valait tous les sacrifices... et qui n'eurent droit qu'à de la dérision, des moqueries et du mépris. Ou pire encore.

Résistez est une chose en même temps extraordinairement facile et difficile.
C'est avant toute chose informer, diffuser, répondre, rétablir, réparer, protéger, encourager sans jamais se lasser; et rappeler à temps et à contre-temps les exigences qu'impose l'obéissance au Christ et à Son Eglise; c'est mettre tous ceux à qui il incombe d'obéir davantage et de montrer l'exemple d'une obéissance sainte et irréprochable - à proportion de la charge qu'ils ont accepté librement de prendre - de les mettre, donc, en face de toutes leurs responsabilités dans la garde et la sauvegarde de l'unité de l'Eglise. Résister, c'est refuser non pas l'obéissance, mais de transiger avec l'obéissance. C'est exposer, avec humour ou sérieusement, les impasses dramatiques auxquelles conduisent toutes les désobéissances. Résister, c'est être présent et ne jamais fuir.

Et résister c'est maintenir une fidélité constante et irréprochable au Christ et à Son Eglise - au prêtre de sa paroisse comme à l'évêque de son diocèse. Résister c'est rester avec eux, ne jamais les quitter ou les abandonner, quelles que soient les circonstances. Les aimer comme on aime le Christ. En particulier, c'est s'interdire toutes les vaines révoltes et les refus de communion dans l'Eglise. Nous devons tous à nos pasteurs une fidélité qui se doit d'être sans partage, autant que nous avons droit à leur obéissance inconditionnelle au Christ et à l'Eglise.

C'est la raison pour laquelle, pour répondre à l'agression invraisemblable (le mot n'est pas trop fort pour moi) que constitue la question d'Emmanuel, ce forum est bien un forum catholique. Il n'est même que cela. La ligne éditoriale de ce forum est celle d'une fidélité inconditionnelle au Christ, à l'Eglise, au Pape, à la Tradition, aux évêques, aux prêtres: obéissance dans la foi - qui n'a évidemment rien à voir avec la soumission inconditionnelle et sans examen raisonné, passive et attentiste à tout et à n'importe quoi. Sans parler du silence qui équivaut à une démission.

V.
Avatar de l’utilisateur
Laurent L.
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1607
Inscription : lun. 25 mai 2009, 13:18

Re: Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Message non lu par Laurent L. »

etienne lorant a écrit :Je me pose une question simple: au cas où je n'aurais plus accès à une Eucharistie avec prêtre (donc au cours d'une ADAP) est-il permis de communier?

Les laïcs ont-ils le pouvoir de faire communier avec des hosties sans doute précédemment consacrées - en l'absence d'une consécration le jour-même ?

J'avoue que tout cela me tape un peu sur les nerfs, cela me donne l'impression de tirer sur un élastique qui finira par me claquer entre les doigts - or c'est bien plus important et plus grave que de jouer à l'élastique !

Merci d'avance pour des avis qui font autorité !
La réponse est dans sacramentum caritatis, disponible sur le site du Vatican...
Oui, si l'évêque du diocèse l'a autorisé.
[+] Texte masqué
Assemblées dominicales en l'absence de prêtre

75. Redécouvrant le sens de la célébration dominicale pour la vie des chrétiens, il est naturel de se poser le problème de ces communautés chrétiennes où manque le prêtre et où il n'est donc pas possible de célébrer la Messe le Jour du Seigneur. Il faut dire, à ce propos, que nous nous trouvons face à des situations très différentes les unes des autres. Le Synode a tout d'abord recommandé aux fidèles de se rendre dans une des églises du diocèse où est garantie la présence du prêtre, même quand cela demande un certain sacrifice. (211) Là où, par contre, les grandes distances rendent pratiquement impossible la participation à l'Eucharistie dominicale, il est important que les communautés chrétiennes se rassemblent également pour louer le Seigneur et pour faire mémoire du jour qui lui est consacré. Cela devra cependant se réaliser dans le cadre d'une instruction appropriée sur la différence entre la Messe et les assemblées dominicales en absence de prêtre. Le soin pastoral de l'Église doit s'exprimer dans ce cas en veillant à ce que la liturgie de la Parole, organisée sous la présidence d'un diacre ou d'un responsable de la communauté à qui ce ministère a été régulièrement confié par l'autorité compétente, se déroule selon un rituel spécifique, élaboré par les Conférences épiscopales et approuvé par elles à cette fin. (212) Je rappelle que concéder la faculté de distribuer la communion dans ces liturgies revient aux Ordinaires, qui évalueront attentivement l'opportunité des choix à effectuer. En outre, on doit faire en sorte que de telles assemblées n'entraînent pas de confusion sur le rôle central du prêtre et sur l'aspect sacramentel dans la vie de l'Église. L'importance du rôle des laïcs, que l'on doit justement remercier de leur générosité au service des communautés chrétiennes, ne peut jamais occulter le ministère irremplaçable des prêtres pour la vie de l'Église. (213) On veillera donc avec attention à ce que les assemblées en absence de prêtre ne donnent pas prise à des visions ecclésiologiques qui ne seraient pas fidèles à la vérité de l'Évangile et à la tradition de l'Église. Elles devraient plutôt être des occasions privilégiées de prière adressée à Dieu pour qu'il envoie de saints prêtres selon son cœur. À ce sujet, ce qu'écrivait le Pape Jean-Paul II dans sa Lettre aux prêtres pour le Jeudi Saint 1979, est particulièrement émouvant, rappelant les lieux où les fidèles, privés de prêtre par un régime dictatorial, se réunissaient dans une église ou dans un sanctuaire, mettaient sur l’autel une étole qu'ils conservaient encore et récitaient les prières de la liturgie eucharistique, faisant silence « au moment qui correspondrait à la transsubstantiation », témoignant qu'ils désiraient « ardemment entendre les paroles que seules les lèvres d'un prêtre peuvent prononcer efficacement ». (214) Dans cette perspective, étant donné le bien incomparable qui découle de la célébration du Sacrifice eucharistique, je demande à tous les prêtres une disponibilité effective et concrète pour visiter le plus souvent possible les communautés qui sont confiées à leur soin pastoral, pour qu'elles ne restent pas trop longtemps sans le Sacrement de la charité.
A propos :
À ce sujet, ce qu'écrivait le Pape Jean-Paul II dans sa Lettre aux prêtres pour le Jeudi Saint 1979, est particulièrement émouvant, rappelant les lieux où les fidèles, privés de prêtre par un régime dictatorial, se réunissaient dans une église ou dans un sanctuaire, mettaient sur l’autel une étole qu'ils conservaient encore et récitaient les prières de la liturgie eucharistique, faisant silence « au moment qui correspondrait à la transsubstantiation », témoignant qu'ils désiraient « ardemment entendre les paroles que seules les lèvres d'un prêtre peuvent prononcer efficacement ».
Cela est toujours fait aujourd'hui au sein de la petite-Eglise de Vendée, dont les membres n'ont toujours pas digéré le concordat avec Napoléon. Puisqu'ils n'avaient pas d'évêques de leur côté, leurs prêtres se sont éteints.
Emmanuel Lyasse
Quæstor
Quæstor
Messages : 241
Inscription : lun. 05 sept. 2011, 10:05

Re: Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Message non lu par Emmanuel Lyasse »

J'ai hésité à prolonger cette discussion (A quoi bon ?). J'y reviens quand même.

Le problème de Virgile, qui ne lui est pas propre, c'est qu'il ne veut pas ou ne peut pas prendre compte la question: qui juge, et de quel droit ?

En somme, tout catholique qui a l'impression que son curé ou son évêque désobéit au pape a le droit de leur désobéir, et de les accuser publiquement. Mais qui peut garantir que cette impression est juste ?

C'est faire de sa propre subjectivité la seule norme. Chacun s'autoproclame évêque universel.

Il est toujours à la fois affligeant et amusant de retrouver chez les "tradis" prétendus l'esprit du protestantisme.
Avatar de l’utilisateur
AdoramusTe
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 3276
Inscription : sam. 23 févr. 2008, 17:40
Conviction : Catholique romain

Re: Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Message non lu par AdoramusTe »

Emmanuel Lyasse a écrit :J'ai hésité à prolonger cette discussion (A quoi bon ?). J'y reviens quand même.

Le problème de Virgile, qui ne lui est pas propre, c'est qu'il ne veut pas ou ne peut pas prendre compte la question: qui juge, et de quel droit ?

En somme, tout catholique qui a l'impression que son curé ou son évêque désobéit au pape a le droit de leur désobéir, et de les accuser publiquement. Mais qui peut garantir que cette impression est juste ?

C'est faire de sa propre subjectivité la seule norme. Chacun s'autoproclame évêque universel.

Il est toujours à la fois affligeant et amusant de retrouver chez les "tradis" prétendus l'esprit du protestantisme.
Excusez-moi mais Virgile n'a pas de problème.

Il y a un ensemble de normes dans l'Eglise, spécialement pour la liturgie, donc on peut objectivement constater qu'un prêtre ne respecte pas ces normes. Il n'y a rien de subjectif.

Le fidèle a le droit de se plaindre des abus. Ce droit nous est donné par l'Eglise elle-même.
Nous vous avons déjà donné une référence sur le document Redemptionis Sacramentum,
(http://www.vatican.va/roman_curia/congr ... tre%20VIII)
mais manifestement vous avez refusé de la lire pour tenir sur vos positions.

Je cite le passage :
184 - Il est reconnu à tout catholique, qu’il soit prêtre, diacre ou fidèle laïc, le droit de se plaindre d’un abus liturgique, auprès de l’Évêque diocésain ou de l’Ordinaire compétent équiparé par le droit, ou encore auprès du Siège Apostolique en raison de la primauté du Pontife Romain.[290] Cependant, il convient, autant que possible, que la réclamation ou la plainte soit d’abord exposée à l’Évêque diocésain. Cela doit toujours se faire dans un esprit de vérité et de charité.
Si vous êtes de bonne foi, vous pouvez désormais reconnaitre que vous avez tort.
Ignoratio enim Scripturarum ignoratio Christi est
Emmanuel Lyasse
Quæstor
Quæstor
Messages : 241
Inscription : lun. 05 sept. 2011, 10:05

Re: Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Message non lu par Emmanuel Lyasse »

Je n'ai jamais dit autre chose
Emmanuel Lyasse a écrit :Un laïc qui a des doutes sur ce que fait son curé peut l'interroger à ce sujet. Si le doute persiste, il peut s'adresser à l'évêque, il le doit même si la chose lui paraît grave. De même, un laïc ou un prêtre peut, et doit parfois, s'adresser à Rome à propos de son évêque.
Ce que Virgile a qualifié aimablement de "procédé moralement répugnant".

C'est à peu près ce que dit le texte que vous citez, qui ne me semble pas mentionner le forum "La cité catholique", ou "Paix (!) Liturgique", ou "Perepiscopus"… et qui réclame un esprit de vérité et de charité.

Et vous parlez de bonne foi…
Virgile
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1116
Inscription : mer. 14 janv. 2009, 10:33

Re: Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Message non lu par Virgile »

Emmanuel Lyasse a écrit :Ce que Virgile a qualifié aimablement de "procédé moralement répugnant"
Non.
Ce qui est répugnant c'est l'attitude qui consiste à mépriser ouvertement le droit, les normes, les décisions, l'autorité légitime, et puis ensuite à se réclamer avec un sourire patelin de l'autorité légitime, des décisions, des normes et du droit. C'est avec de tels procédés et de telles attitudes que certains clercs ont fait perdre tout crédit à l'Eglise dans tous les milieux où la rectitude morale avait encore un certain sens. C'est proprement répugnant.

Ou alors, faut-il croire que vous n'avez jamais fait l'expérience personnelle de ce genre de procédé?
Mais vous n'êtes certainement pas un naïf...

Pour le reste vous perdez votre temps.
Et je refuse catégoriquement de perdre le mien plus longtemps avec vous.

V.
Dernière modification par Virgile le ven. 13 janv. 2012, 15:18, modifié 2 fois.
Avatar de l’utilisateur
AdoramusTe
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 3276
Inscription : sam. 23 févr. 2008, 17:40
Conviction : Catholique romain

Re: Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Message non lu par AdoramusTe »

Emmanuel Lyasse a écrit : C'est à peu près ce que dit le texte que vous citez, qui ne me semble pas mentionner le forum "La cité catholique", ou "Paix (!) Liturgique", ou "Perepiscopus"… et qui réclame un esprit de vérité et de charité.

Et vous parlez de bonne foi…
Vous êtes naïf.
Les évêques ne gèrent plus la liturgie dans leur diocèse et refusent même de remplir leur rôle.
Aujourd'hui, si l'on s'en tient à cela, rien ne peut changer.

Par conséquent, il faut utiliser des moyens pour que Rome puisse être au courant de l'état de la liturgie dans les diocèses.
C'est ce que fait l'association Pro Liturgia (http://www.proliturgia.org), association qui a reçu le soutien du Cardinal Ratzinger au moment de sa création, soutien constant, il faut le rappeler.

Travailler à la restauration de la liturgie -- par restauration, j'entends application des normes -- c'est la moindre des charités pour son prochain qui doit subir chaque dimanche une liturgie blessée.
Ignoratio enim Scripturarum ignoratio Christi est
Avatar de l’utilisateur
PaxetBonum
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 9857
Inscription : lun. 21 juin 2010, 19:01

Re: Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Message non lu par PaxetBonum »

Emmanuel Lyasse a écrit : Le problème de Virgile, qui ne lui est pas propre, c'est qu'il ne veut pas ou ne peut pas prendre compte la question: qui juge, et de quel droit ?

En somme, tout catholique qui a l'impression que son curé ou son évêque désobéit au pape a le droit de leur désobéir, et de les accuser publiquement. Mais qui peut garantir que cette impression est juste ?
Ce qui fait autorité plus, que le pape, se sont les textes officiels de l'Eglise dont il est garant.
Ainsi le Magistère et toute la Tradition ecclésiale sont des points de repère véridiques.

Si mon voisin roule à 35 km/h dans la zone 30km/h, il désobéit au code de la route.
Il n'y a pas de jugement, juste une constatation de ma part.
Libre à moi de lui faire savoir pour qu'il rétablisse sa ligne de conduite en conformité avec l'autorité supérieure (pas la mienne)

Si votre curé s'oppose au Magistère, il désobéit à l'Eglise.
Il n'y a pas de jugement, juste une constatation.
Libre à moi de lui faire savoir pour qu'il rétablisse sa ligne de conduite.

C'est précisément cela qui nous différencie du protestantisme.
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"

St François d'Assise
Virgile
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1116
Inscription : mer. 14 janv. 2009, 10:33

Re: Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Message non lu par Virgile »

C'est une chose assurément regrettable qu'il se rencontre parmi les catholiques des hommes qui, tout en se faisant gloire de ce nom, se montrent complètement imbus de principes corrompus, et y adhèrent avec une telle opiniâtreté qu'ils ne savent plus soumettre avec docilité leur intelligence au jugement du Saint-Siège quand il leur est contraire. Leur but est d'agiter les esprits et d'exciter les gens de leur faction. Outre le mal qu'ils font en jetant ainsi le trouble parmi les fidèles et en livrant aux discussions de la rue les plus graves questions, ils nous réduisent à déplorer dans leur conduite une déraison égale à leur audace...
Avatar de l’utilisateur
Griffon
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 3122
Inscription : sam. 26 déc. 2009, 20:24

Re: Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Message non lu par Griffon »

Et moi, cher Emmanuel,
Je trouve que vous avez parfaitement raison.

Ceux qui veulent utiliser des textes du magistère pour faire croire que le prêtre s'oppose à l'évêque, ou que l’évêque se fiche pas mal de son rôle et qu'il ne reste plus que Rome comme seul recours... ceux-là détournent le texte pour l'utiliser à leurs propres vues.

Pfff...

Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
Avatar de l’utilisateur
PaxetBonum
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 9857
Inscription : lun. 21 juin 2010, 19:01

Re: Dans le diocèse de Rouen, des femmes peuvent prêcher

Message non lu par PaxetBonum »

Griffon a écrit :Et moi, cher Emmanuel,
Je trouve que vous avez parfaitement raison.

Ceux qui veulent utiliser des textes du magistère pour faire croire que le prêtre s'oppose à l'évêque, ou que l’évêque se fiche pas mal de son rôle et qu'il ne reste plus que Rome comme seul recours... ceux-là détournent le texte pour l'utiliser à leurs propres vues.

Pfff...

Griffon.
Donc chacun fait ce qui lui plaît, les textes du magistère de Rome ne servent à rien, autant qu'ils économisent de l'encre et du papier ?
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"

St François d'Assise
Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 4 invités