Re: Symbolisme dans la liturgie.
Publié : ven. 04 nov. 2011, 11:33
Je me pose la même question car la réponse convenue : "pour être plus proche du peuple" ne me convient pas.
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Lylïéflorèncé! a écrit :Je me pose la même question car la réponse convenue : "pour être plus proche du peuple" ne me convient pas.
Comme vous le souhaitez, je me permets de donner mon avis : il me semble que les "anti-latin" sont, en majorité, des personnes qui avaient entre 10 et 18 ans lors du concile Vatican II. Donc qui ont très peu connu les messes tridentines, et qui ont été élevées dans "l'ordinaire conciliaire". Ces mêmes disent aujourd'hui que nos églises se vident parce que "les anciens" remettent au goût du jour, depuis quelques temps déjà, ce qui avait été revu par ce concile. Pour eux, leurs jeunes refuseraient de participer à des offices dont ils ne comprennent pas la langue ! et déserteraient donc les lieux. Il est cependant facile de prouver le contraire : car là où régulièrement ont lieu des messes extra-ordinaires, on rencontre de plus en plus de jeunes.Isabelle47 a écrit :Je ne souhaite pas lancer une discussion polémique entre les pro et les anti-latin et messe en latin ou non mais cela m'intéresserais d'avoir des avis, néanmoins.
Bonjour,christophe colomb a écrit :" Si l'orientation de l'église n'est pas respectée, quelle est serait l'importance? la conséquence? "
L'orientation est-ouest et la théologie sous tendue (Crhistus, Sol oriens) des églises n'est pas très importante.
La structure gothique (pour faciliter l'élévation de l'âme) ou romane (favorise le recueillement), idem.
C'était plus une tradition qu'un support théologique pur.
Si vous parlez des accessoires (chasuble, surplis, encens), cela n'enlève rien n'y n'ajoute quelque chose dans la compréhension de la liturgie eucharistique. Sauf le côté esthétique peut-être. Perso, je ne suis pas très attaché à ce genre de chose.
Si vous parlez de théologie liturgique, il me semble normal qu'on ne l'explique pas ou plus.
Bonjour à nouveau,christophe colomb a écrit :Actuellement, la tradition est d'ériger des monuments circulaires pour sous-tendre la notion de communauté.
Puis-je vous demander comment vous l'expliquez? Je vois quatre hypothèses.Virgile a écrit : Le pire, ce fut et c'est encore, la déritualisation de la liturgie.
Bonjour,spk a écrit :Puis-je vous demander comment vous l'expliquez? Je vois quatre hypothèses.
Certaines de ses hypothèses vous satisfont-elles, ou bien en voyez-vous d'autres?
Bonjour,spk a écrit :Merci Virgile pour votre réponse. Est-ce la résumer correctement de dire que la formation des clercs les avait conduits à mieux connaître Marx et Freud que leur propre religion?
Le concept d'aliénation serait alors la clef. Que la religion soit considérée comme une aliénation n'est pas nouveau. Mais la nouveauté serait que des autorités ecclésiastiques aient pensé qu'il ne fallait pas combattre ni même dépasser cette idée, mais s'en inspirer pour créer une Eglise nouvelle, débarrassée de ses archaïsmes superstitieux, afin que la foi ne soit plus aliénante. Est-ce bien cela?
Bonjour,Isabelle47 a écrit :La question est de savoir si cette rupture est réversible ou pas.
Il semblerait que la question se pose à beaucoup.
Une précision: dans les messages précédents, je fais mention des clercs qui furent chargés de mettre en oeuvre la réforme liturgique. Je ne parle pas des clercs qui préparèrent au moyen de thèses polycopiées et autres publications plus ou moins "clandestines", de réunions "informelles" et de discussions plus ou moins "privées" les changements liturgiques selon le fameux "l'esprit du Concile"... ce ne sont pas les mêmes, du moins pas forcément, et il s'agit en ce qui les concerne d'un problème quelque peu différent et beaucoup plus délicat à traiter.spk a écrit :Est-ce la résumer correctement de dire que la formation des clercs les avait conduits à mieux connaître Marx et Freud que leur propre religion?
Virgile a écrit :Bonjour,Isabelle47 a écrit :La question est de savoir si cette rupture est réversible ou pas.
Il semblerait que la question se pose à beaucoup.
en un sens cette rupture est irréversible dans la mesure ou le passé ne reviendra pas et ou il n'y aura pas de "restauration" du passé.
Dans un autre sens, cette rupture n'est irréversible que pour ceux qui désirent qu'elle le soit.
Et pour ceux qui désirent la continuité, une telle "rupture" n'est finalement qu'une figure destinée à passer, et l'indication qu'à la bifurcation on a pris le bon chemin avec la bonne compagnie.
Amicalement.
Virgile.
J'irais plus loin que vous : l'esprit des années 60-70 trouve encore des échos dans la jeunesse actuelle.Virgile a écrit : Et puis également limités, parce qu'à la longue ce que je vais appeler les "pseudo-réformateurs" se sont essoufflés, ont vieilli et n'ont pas été remplacé (ce qui était leur désir d'ailleurs), sont aujourd'hui décédés; limités aussi parce que tout le contexte idéologique des années 50, 60 et 70 est devenu totalement inactuel et incompréhensible pour les jeunes générations.