Re: Calanda et Peter van Rudder : des faux miracles
Publié : mer. 22 janv. 2014, 12:53
Il est possible de construire un scénario dans lequel le miracle de Calanda est une supercherie. C'est indéniable. Un scénario cohérent, qui explique les faits, qui répond aux exigences des sceptiques.
La difficulté, c'est que les procédures d'enquêtes d'aujourd'hui ne sont pas celles de l'époque. La notion de preuve n'est plus la même. La manière d'interroger un témoin n'est plus la même. Et on voudrait que le dossier de l'époque réponde aux critères d'aujourd'hui : c'est peine perdue. Avec les critères d'aujourd'hui et les éléments que nous connaissons, le prodige n'est plus démontré.
Alors, oui, on peut construire un tel scénario.
C'est un scénario dans lequel un mendiant et mutilé est un menteur et un escroc. Dans lequel les chirurgiens amputent à tour de bras, et ne montrent aucune compassion, aucune attention à la personne qu'ils coupent en morceaux. Dans lequel tous les témoins sont soit menteurs, soit d'une naïveté coupable. Dans lequel les hommes d'Eglise qui mènent l'enquête bâclent leur dossier. Dans lequel même un soldat de passage est un "soudard". Bref, un dossier dans lequel on emploie systématiquement les qualificatifs les plus vils que l'on ose se permettre, car il faut détruire la crédibilité de tous les intervenants, sans exception. Un scénario dans lequel tout homme est fondamentalement vicié, corrompu, indigne de foi.
Et après, on accuse l'Eglise d'avoir une vision pessimiste de l'homme parce que nous tenons le dogme du péché originel.
Qui, dans cette affaire, a la vision pessimiste de l'homme ?
Je pense qu'il est impossible aujourd'hui de trancher sur cette affaire. Ceux qui ne veulent pas croire au miracle n'y croiront pas. Mais quand je vois la conception que les sceptiques ont de l'humanité, je n'ai qu'une envie : croire à ce miracle. J'aime l'homme, je ne peux me résoudre à ne voir en lui que noirceur et abjection.
Est-ce que ma volonté de croire oriente ma lecture des faits ? C'est évident. Mais aucun miracle ne saurait forcer à croire celui qui ne veut pas croire. "S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait" (Lc 16, 31).
La difficulté, c'est que les procédures d'enquêtes d'aujourd'hui ne sont pas celles de l'époque. La notion de preuve n'est plus la même. La manière d'interroger un témoin n'est plus la même. Et on voudrait que le dossier de l'époque réponde aux critères d'aujourd'hui : c'est peine perdue. Avec les critères d'aujourd'hui et les éléments que nous connaissons, le prodige n'est plus démontré.
Alors, oui, on peut construire un tel scénario.
C'est un scénario dans lequel un mendiant et mutilé est un menteur et un escroc. Dans lequel les chirurgiens amputent à tour de bras, et ne montrent aucune compassion, aucune attention à la personne qu'ils coupent en morceaux. Dans lequel tous les témoins sont soit menteurs, soit d'une naïveté coupable. Dans lequel les hommes d'Eglise qui mènent l'enquête bâclent leur dossier. Dans lequel même un soldat de passage est un "soudard". Bref, un dossier dans lequel on emploie systématiquement les qualificatifs les plus vils que l'on ose se permettre, car il faut détruire la crédibilité de tous les intervenants, sans exception. Un scénario dans lequel tout homme est fondamentalement vicié, corrompu, indigne de foi.
Et après, on accuse l'Eglise d'avoir une vision pessimiste de l'homme parce que nous tenons le dogme du péché originel.
Qui, dans cette affaire, a la vision pessimiste de l'homme ?
Je pense qu'il est impossible aujourd'hui de trancher sur cette affaire. Ceux qui ne veulent pas croire au miracle n'y croiront pas. Mais quand je vois la conception que les sceptiques ont de l'humanité, je n'ai qu'une envie : croire à ce miracle. J'aime l'homme, je ne peux me résoudre à ne voir en lui que noirceur et abjection.
Est-ce que ma volonté de croire oriente ma lecture des faits ? C'est évident. Mais aucun miracle ne saurait forcer à croire celui qui ne veut pas croire. "S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait" (Lc 16, 31).