Re: Différence Catholique et Protestant
Publié : mar. 02 août 2011, 17:35
Bonjour Gerardh, merci pour votre réponse.
Certes vous êtes bien fidèle au Christ en ce que vous aimez tous vos frères quels qu'ils soient mais il ne s'agit pas de la Communion entre fidèles dans un même corps : dans les actes il est bien dit que les apôtres priaient d'un seul cœur et, dans les épîtres, les points de divergence doctrinaux soulevés (sur la circoncision par exemple) étaient bien clarifiés et tranchés n'est-ce pas ? Si ce n'était le cas, comme vous le dites justement, il aurait été impossible aux premiers chrétiens de vivre une quelconque Communion en Esprit sincère dont la fraction et le partage du pain est le signe visible sinon ce geste de partage ne serait qu'un acte convivial sans autre portée en termes de Foi.
Les articles de Foi communs à la plupart des Églises dites protestantes (toutes mouvance confondues) constituent effectivement un point de convergence notable j'en conviens mais je considère qu'il s'agit d'une convergence a minima insuffisante à mon avis pour sous-tendre une Communion d'Esprit pleine et entière, sauf si on considère qu'une approche relativiste peut être intégrée pour certains points mais cela est contraire pour moi à la notion de Vérité unique : on tombe dans le supermarché spirituel.
Pourtant le Credo (j'ai un doute nous reconnaissons bien le même ?) a bien été formalisé selon ce cheminement par action de l'Esprit dans l’Église : il y a eu réflexion, débat argumenté et cela a abouti ensuite à la proclamation du Credo. Je vois là personnellement un mécanisme sain qui permet à l’Église de progresser linéairement dans la connaissance ecclésiale du Verbe sans avoir à remettre les mêmes débats sur le métier ou à les laisser à discrétion des fidèles.
Quant à la communion des Saints et l'intercession il s'agit de tirer les conséquences de la construction du Corps du Christ : pour moi il intègre autant les vivants que ceux de l'autre monde vivants dans le Christ qui peuvent tous aussi prier pour nous comme nous pouvons prier pour eux.
Par ailleurs je remarque que vous semblez mettre sur le même plan "la Médiation" (cf. prologue de Saint Jean : en substance, Dieu nul ne l'a vu mais Jésus donne à le voir - il est bien l'Intermédiaire Unique qui, par sa personne, donne à connaître Dieu ce que nul humain n'a pu, ne peut et ne pourra jamais réaliser) et "l'intercession" qui n'est pas nouvelle du tout et consiste à implorer Dieu pour autrui tel Moïse qui, bien avant Jésus, implorait le Seigneur pour son peuple. Le fait que Jésus implore son Père dans les Évangiles ne nous interdit pas à nous croyants vivants ou morts de le faire, au contraire il nous donne là un exemple édifiant de charité en actes mais il ne s'agit en aucun cas de Médiation au sens du prologue de Saint Jean comme évoqué supra.
A bientôt.
PS : j'entendais par te terme tarabiscoté d'approche matricielle le fait que les Églises protestantes ne sont pas constituées en hiérarchies mais plutôt en groupe d’Église autonomes ce qui a tendance à aboutir à une nébuleuse d'idées et au relativisme du "chacun définit sa Foi" à mon avis.
En vous relisant il me semble que nous n'accordons pas le même sens au terme de communion : certes j'apprécie que vous vous sentiez en communion d'esprit avec tous les vrais chrétiens mais pour définir le "vrai chrétien" avec qui vous pourrez manifester votre Communion d'Esprit pleine et entière lors de la Cène il faut bien clarifier et s'accorder, en Église, sur la question du contenu de la Foi non ?gerardh a écrit :
S’agissant de la communion, je dis d’emblée que je me sens en communion d’esprit avec tous les vrais chrétiens de l’ensemble des dénominations chrétiennes, y compris catholique, et que j’aime tous mes frères.
Certes vous êtes bien fidèle au Christ en ce que vous aimez tous vos frères quels qu'ils soient mais il ne s'agit pas de la Communion entre fidèles dans un même corps : dans les actes il est bien dit que les apôtres priaient d'un seul cœur et, dans les épîtres, les points de divergence doctrinaux soulevés (sur la circoncision par exemple) étaient bien clarifiés et tranchés n'est-ce pas ? Si ce n'était le cas, comme vous le dites justement, il aurait été impossible aux premiers chrétiens de vivre une quelconque Communion en Esprit sincère dont la fraction et le partage du pain est le signe visible sinon ce geste de partage ne serait qu'un acte convivial sans autre portée en termes de Foi.
Les articles de Foi communs à la plupart des Églises dites protestantes (toutes mouvance confondues) constituent effectivement un point de convergence notable j'en conviens mais je considère qu'il s'agit d'une convergence a minima insuffisante à mon avis pour sous-tendre une Communion d'Esprit pleine et entière, sauf si on considère qu'une approche relativiste peut être intégrée pour certains points mais cela est contraire pour moi à la notion de Vérité unique : on tombe dans le supermarché spirituel.
Pourtant le Credo (j'ai un doute nous reconnaissons bien le même ?) a bien été formalisé selon ce cheminement par action de l'Esprit dans l’Église : il y a eu réflexion, débat argumenté et cela a abouti ensuite à la proclamation du Credo. Je vois là personnellement un mécanisme sain qui permet à l’Église de progresser linéairement dans la connaissance ecclésiale du Verbe sans avoir à remettre les mêmes débats sur le métier ou à les laisser à discrétion des fidèles.
Quant à la communion des Saints et l'intercession il s'agit de tirer les conséquences de la construction du Corps du Christ : pour moi il intègre autant les vivants que ceux de l'autre monde vivants dans le Christ qui peuvent tous aussi prier pour nous comme nous pouvons prier pour eux.
Par ailleurs je remarque que vous semblez mettre sur le même plan "la Médiation" (cf. prologue de Saint Jean : en substance, Dieu nul ne l'a vu mais Jésus donne à le voir - il est bien l'Intermédiaire Unique qui, par sa personne, donne à connaître Dieu ce que nul humain n'a pu, ne peut et ne pourra jamais réaliser) et "l'intercession" qui n'est pas nouvelle du tout et consiste à implorer Dieu pour autrui tel Moïse qui, bien avant Jésus, implorait le Seigneur pour son peuple. Le fait que Jésus implore son Père dans les Évangiles ne nous interdit pas à nous croyants vivants ou morts de le faire, au contraire il nous donne là un exemple édifiant de charité en actes mais il ne s'agit en aucun cas de Médiation au sens du prologue de Saint Jean comme évoqué supra.
A bientôt.
PS : j'entendais par te terme tarabiscoté d'approche matricielle le fait que les Églises protestantes ne sont pas constituées en hiérarchies mais plutôt en groupe d’Église autonomes ce qui a tendance à aboutir à une nébuleuse d'idées et au relativisme du "chacun définit sa Foi" à mon avis.