La conclusion d'une telle phrase est que la révolution a fait reculer de plusieurs années ces avancées !Christian a écrit :N’empêche leur statut était bien assimilable à une dhimmitude, pour reprendre cette expression, et si un ministre de Louis XVI voulut le changer, ce n’était que quelques années avant la Révolution.
Il ne faut surtout pas en conclure que la révolution avait l'esprit ouvert (car c'est tout le contraire).
Maintenant pour bien comprendre la vie sous l'ancien régime il faut faire abstraction de l'individualisme actuel : ce qui prime était la société et non l'individu.
Donc si la société était catholique, tous les chrétiens devaient être catholique. D'ailleurs c'est ainsi que se sont développés les différents rites (romain, ambrosien, mozarabe, maronite, ...) : par région.
Mais les non-chrétiens n'étaient pas soumis aux mêmes obligations : ils avaient des lois privées (d'où le mot privilèges) et il n'était pas question de les traiter comme des chrétiens. Mais je n'ai jamais entendu parlé d'impot sur le fait qu'ils n'étaient pas chrétien (si vous voulez pousser jusqu'au bout la notion de dhimmis).
