Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu

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ThéophileduSegala
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu

Message non lu par ThéophileduSegala »

Parfois, certaines épreuves — burn-out, effondrement intérieur, dépouillement, lâcher-prise — nous ouvrent soudainement à une paix ou à une proximité de Dieu que nous ne connaissions pas auparavant. Comme si, pendant un instant, les anciennes structures de l’ego étaient mises en silence et que le Royaume devenait perceptible.

Mais cette ouverture ne suffit pas toujours pour “demeurer” durablement dans cette maison intérieure. Car si cette transformation n’est pas réellement intégrée et assumée par l’être profond, les anciennes structures finissent souvent par revenir et tout semble s’écrouler.

C’est peut-être ce que symbolise l’homme sans habit de noce dans la parabole de Jésus (Matthieu 22, 11-14).
Entrer au festin ne suffit pas, il faut encore être revêtu intérieurement de l’habit qui convient !

Finalement, la seule manière de demeurer dans la maison de Dieu est peut-être celle que décrit saint Paul :

« Revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ » (Rm 13,14).

Non comme une croyance extérieure, mais comme une transformation progressive de l’être : laisser le Christ remplacer peu à peu en nous ce qui vit encore de peur, de séparation et de contrôle, afin qu’une autre manière d’être puisse naître et demeurer.
✝︎
ThéophileduSegala
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Re: Ton pire péché est plus près de Dieu que ta fausse vertu

Message non lu par ThéophileduSegala »

Cela faisait longtemps que je n’avais pas passé une nuit comme celle-là.
Impossible de dormir.

L’examen de conscience m’a conduit à mettre au jour une superstructure mentale qui semble être le moteur de toute ma vie.
Cela a été très douloureux.
Mais mon âme commence enfin à comprendre.

Je suis enfermé depuis toujours dans une logique méritante.
Je me méprise profondément.
Je n’ai pas le droit d’être aimé.
Et pour m’accorder un peu d’amour — très peu — je dois travailler beaucoup, vraiment beaucoup.

Au fond, c’est une peur.
Une peur qui vient de l’enfance.
J’ai des souvenirs, entre deux et cinq ans, où je fonctionne déjà selon cette logique.

J’ai quand même réussi à dormir 2 heures cette nuit.
Ce matin, je me sentais déjà un peu mieux.
Et je pense que cela ira de mieux en mieux, parce que je vais désormais refuser de fonctionner ainsi.

J’ai eu deux interactions sociales ce matin, et la différence est flagrante.

Cette peur étant la plus ancienne de ma psyché, lorsque je la dépose, quelque chose d’extraordinaire apparaît : un amour et une joie incroyables, qui semblent grandir à mesure que je m’y abandonne.

Je vais peut-être enfin pouvoir trouver le sud sans perdre le nord.

L’amour est véritablement à la base de la conscience.
C’est ce qui se révèle naturellement lorsque l’on cesse de s’identifier à tout ce qui n’est pas lui.
✝︎
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