Bonjour,
Socrate d'Aquin a écrit :Oui, et alors ? C'est mal de traduire un texte ?
Un texte ? Il me semble que nous ne parlons pas de n'importe lesquels ici, et de n'importe quel usage d'iceux...
Paul VI a-t-il demandé la suppression totale et absolue du latin dans la liturgie romaine ? J'ai répondu, preuves à l'appui, que non. C'est tout.
Il me semblait pourtant que nous étions d'accord pour dire qu'en effet, ce n'est pas de cette façon si grossière que Paul VI a de facto rendu possible le démantèlement de la transmission latine au sein de l'Église. Les faits, les textes, les dates restent parfaitement clairs, ils nous permettent de :
- appuyer la pensée que
ce démantèlement n'est pas ce qu'il désirait, oui avec vous,
- montrer que, pourtant, c'est bien ce qui a eu lieu,
grâce aux approbations et actes qu'il a posés.
Avoir les yeux en face des trous permet bien de voir, en principe, toutes les facettes et les conséquences des faits : paroles, actes, validations, permissions.
Qui parle de fascisme ? A ma connaissance, personne ici n'a manifesté une quelconque sympathie pour le régime mussolinien. Je ne vois du reste pas le rapport avec le catholicisme traditionaliste.
C'est que, chaque fois que certains fidèles parlent des "traditionalistes", leurs pareils, leurs semblables, et tout ce petit monde, on se retrouve invariablement soupçonné d'être une personne peu recommandable et, de nos jours, les personnes les moins recommandables semblent être ce qu'il est convenu d'appeler "les facho"... On sent assez facilement les soupçons affleurer, y compris sur un forum catholique, ce qui est pour le moins embêtant. J'aimerais que, parfois, on se contente de nous prendre juste pour les idiots du village, des faibles qui ont juste besoin de voir respecter leurs besoins en terme de foi un peu populaire.
Pour ce qui est du latin, il serait également temps de se rendre compte que le vrai problème n'est pas tant d'avoir adopté une langue vernaculaire que de l'avoir fait en rupture par rapport à une tradition multiséculaire, alors que Vatican II rendait possible tout autre chose.
Donc, l'adoption des langues vernaculaires a permis une rupture par rapport à une tradition multiséculaire (à contre-cœur, au corps défendant, sans penser à mal, vous avez vu que je suis prête à l'admettre bien volontiers). Puisque ceci est à présent clair, pourriez-vous m'éclairer sur les points qui, dans
Sacrosanctum Concilium, rendaient en réalité possible une tout autre application de cette adoption du vernaculaire, bonne et désirable ? Je ne pose pas la question de façon ironique ou provocante, et je suis consciente de la difficulté à y répondre, mais je suis réellement intéressée par les éléments que vous apportez fidèlement et avec honnêteté tout au long de la discussion.