Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2010-2011)
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Re: La croix et la Joie de chaque jour !
"Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venir dans son Règne. "
J'avais tjrs eu de la peine à comprendre ce passage. Merci pour votre éclairage.
J'avais tjrs eu de la peine à comprendre ce passage. Merci pour votre éclairage.
- Miss Alice
- Censor

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- Inscription : mer. 19 mai 2010, 20:45
Re: La croix et la Joie de chaque jour !
Merci pour cette belle "analyse" de la Parole de Notre Seigneur!
Fraternellement,
Miss Alice
Fraternellement,
Miss Alice
"Elle serait bien belle et bien utile à faire, la part du coeur, dans le progrès des sciences." Louis Pasteur.
"Ce n'est pas en étant moins scientifique que nous serons plus humains, mais en étant plus et autrement scientifiques." Alvan Feinstein.
"Ce n'est pas en étant moins scientifique que nous serons plus humains, mais en étant plus et autrement scientifiques." Alvan Feinstein.
- stephlorant
- Tribunus plebis

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Creusons nos fondations
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,43-49.
Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble.
Il ressemble à un homme qui bâtit une maison. Il a creusé très profond, et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l'inondation, le torrent s'est précipité sur cette maison, mais il n'a pas pu l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie. Mais celui qui a écouté sans mettre en pratique ressemble à l'homme qui a bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s'est précipité sur elle, et aussitôt elle s'est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il a creusé très profond, dit Jésus. Je dirais volontiers : creusons, creusons toujours plus nos fondations, creusons jusqu'à ce que le Seigneur nous rappelle à Lui ! Complètement isolé tout au cours de la semaine dernière, j'ai continué à communier chaque jour: même s'il me faut partir plus tôt encore, afin de trouver une place de parking libre, puis repartir et revenir à pieds, il n'est plus question de manquer une messe : j'y reçois vraiment tout ce dont j'ai besoin.
Lors de la fête de la Nativité de Marie, en dépit du peu de fidèles, j'ai reçu une sorte de sérénité tranquille et de légèreté qui a duré toute la journée et que je ressens encore aujourd'hui (une grâce qui dure !), tandis que dans mon passage de les étudiants se lançaient les uns aux autres des provocations, des éructations et les des insanités à tue-tête.
A cause de la solitude d'abord, mais ensuite dans la paix, j'ai pu prier plus que d'habitude, mieux travailler et je me suis remis à écrire, en faisant un tri dans ce qui est essentiel et ce qui relève de la vie dans le monde.
En creusant plus profond, je me suis rendu compte qu'il ne suffit pas de chercher à pratiquer la miséricorde, mais il faut aussi honorer Dieu dans de simples gestes - comme celui d'offrir son travail de la journée avant de la commencer.
Lorsque l'inondation viendra, je serai prêt. Je ne le dis pas avec présomption, car je me suis d'abord trouvé plus bas que terre et j'ai été relevé. Mais désormais je me tiens dans l'humilité et sans rien attendre des hommes : puisque désormais, c'est de Dieu que je recevrai.
Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble.
Il ressemble à un homme qui bâtit une maison. Il a creusé très profond, et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l'inondation, le torrent s'est précipité sur cette maison, mais il n'a pas pu l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie. Mais celui qui a écouté sans mettre en pratique ressemble à l'homme qui a bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s'est précipité sur elle, et aussitôt elle s'est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il a creusé très profond, dit Jésus. Je dirais volontiers : creusons, creusons toujours plus nos fondations, creusons jusqu'à ce que le Seigneur nous rappelle à Lui ! Complètement isolé tout au cours de la semaine dernière, j'ai continué à communier chaque jour: même s'il me faut partir plus tôt encore, afin de trouver une place de parking libre, puis repartir et revenir à pieds, il n'est plus question de manquer une messe : j'y reçois vraiment tout ce dont j'ai besoin.
Lors de la fête de la Nativité de Marie, en dépit du peu de fidèles, j'ai reçu une sorte de sérénité tranquille et de légèreté qui a duré toute la journée et que je ressens encore aujourd'hui (une grâce qui dure !), tandis que dans mon passage de les étudiants se lançaient les uns aux autres des provocations, des éructations et les des insanités à tue-tête.
A cause de la solitude d'abord, mais ensuite dans la paix, j'ai pu prier plus que d'habitude, mieux travailler et je me suis remis à écrire, en faisant un tri dans ce qui est essentiel et ce qui relève de la vie dans le monde.
En creusant plus profond, je me suis rendu compte qu'il ne suffit pas de chercher à pratiquer la miséricorde, mais il faut aussi honorer Dieu dans de simples gestes - comme celui d'offrir son travail de la journée avant de la commencer.
Lorsque l'inondation viendra, je serai prêt. Je ne le dis pas avec présomption, car je me suis d'abord trouvé plus bas que terre et j'ai été relevé. Mais désormais je me tiens dans l'humilité et sans rien attendre des hommes : puisque désormais, c'est de Dieu que je recevrai.
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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- stephlorant
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Nos dettes devant l'Amour
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,21-35.
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent).
Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. ' Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant : 'Rembourse ta dette ! '
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai. '
Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé. Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais ! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? 'Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Comme il est intéressant de lire certains passages d’Évangile "en parallèle", l'un à côté de l'autre ! Jésus, pour donner un exemple clair qui s'impose à tous, déforme à plaisir toutes les proportions. Par exemple : Pierre, en disant qu'il devrait pardonner son frère jusqu'à sept fois son frère, donne déjà un chiffre qui signifie 'de manière absolue'; mais il est aussitôt dépassé par son Maître, qui répond en multipliant ce chiffre hautement symbolique par dix fois sa valeur ! La perfection surélevée de dix fois ? Jusqu'où donc faudra-t-il monter avant que la capacité de pardon atteigne sa limite ?
L'exemple que Jésus donne ensuite montre combien nous sommes loin de connaître la valeur du pardon. Ainsi, le premier serviteur découvre à son confusion la plus totale qu'il doit: soixante millions de pièces d'argent ! (Imagine-t-on la profondeur de la mine qu'il a fallu exploiter afin de parvenir à extraire une quantité de minerai suffisante pour débiter autant de pièces d'argent ? Non, c'est hors de l'imagination... et l'homme en tombe littéralement à plat ventre: comment rembourser une telle fortune ! Il lui faudrait dix vies ! Or, aussitôt libéré, il retrouve un débiteur qui lui doit cent pièces d'argent - et ce montant étant beaucoup plus à portée de sa compréhension, il n'hésite pas un seul instant à en exiger le paiement immédiat. Exactement comme s'il ne s'agissait pas des mêmes choses... et pourtant !
La même différence de proportions se retrouvait déjà dans l'exemple de la paille et de la poutre à retirer de l'oeil d'un homme "afin qu'il y voie plus clair" sur sa propre vie. Une paille ? Combien de fétus de paille faudrait-il agglomérer entre eux pour parvenir à en constituer une poutre ? Ici également, il y a d'un côté 'un petit rien' que l'on constate à corriger chez autrui... tandis que l'énorme poutre qui fausse complètement notre regard eut dû nous empêcher de juger de quoi que ce soit...
Et donc, nous ne devrions jamais nous permettre de porter un quelconque jugement sur notre prochain. Non parce que nous le reconnaissons pas comme notre prochain, mais parce que nous y voyons à peine pour comprendre ce qu'est l'amour de Dieu.
L'Evangile d'aujourd'hui me fait dire facilement: qui suis-je pour estimer ce qu'il y a dans le coeur de l'autre, puisque je suis incapable de deviner de quel Amour je suis aimé ? Cette réflexion me rapporte instantanément au pied de la Croix, le jour où mes yeux se sont ouverts, à l'instant où j'ai compris que Jésus donnait librement sa vie afin que je cesse de m'enfermer dans mes petits raisonnements. La miséricorde de Dieu est infinie : pardonner sans limite nous devient finalement très facile à condition de ne jamais cesser de contempler la miséricorde divine que nous sommes appelés à servir.
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent).
Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. ' Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant : 'Rembourse ta dette ! '
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai. '
Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé. Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais ! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? 'Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Comme il est intéressant de lire certains passages d’Évangile "en parallèle", l'un à côté de l'autre ! Jésus, pour donner un exemple clair qui s'impose à tous, déforme à plaisir toutes les proportions. Par exemple : Pierre, en disant qu'il devrait pardonner son frère jusqu'à sept fois son frère, donne déjà un chiffre qui signifie 'de manière absolue'; mais il est aussitôt dépassé par son Maître, qui répond en multipliant ce chiffre hautement symbolique par dix fois sa valeur ! La perfection surélevée de dix fois ? Jusqu'où donc faudra-t-il monter avant que la capacité de pardon atteigne sa limite ?
L'exemple que Jésus donne ensuite montre combien nous sommes loin de connaître la valeur du pardon. Ainsi, le premier serviteur découvre à son confusion la plus totale qu'il doit: soixante millions de pièces d'argent ! (Imagine-t-on la profondeur de la mine qu'il a fallu exploiter afin de parvenir à extraire une quantité de minerai suffisante pour débiter autant de pièces d'argent ? Non, c'est hors de l'imagination... et l'homme en tombe littéralement à plat ventre: comment rembourser une telle fortune ! Il lui faudrait dix vies ! Or, aussitôt libéré, il retrouve un débiteur qui lui doit cent pièces d'argent - et ce montant étant beaucoup plus à portée de sa compréhension, il n'hésite pas un seul instant à en exiger le paiement immédiat. Exactement comme s'il ne s'agissait pas des mêmes choses... et pourtant !
La même différence de proportions se retrouvait déjà dans l'exemple de la paille et de la poutre à retirer de l'oeil d'un homme "afin qu'il y voie plus clair" sur sa propre vie. Une paille ? Combien de fétus de paille faudrait-il agglomérer entre eux pour parvenir à en constituer une poutre ? Ici également, il y a d'un côté 'un petit rien' que l'on constate à corriger chez autrui... tandis que l'énorme poutre qui fausse complètement notre regard eut dû nous empêcher de juger de quoi que ce soit...
Et donc, nous ne devrions jamais nous permettre de porter un quelconque jugement sur notre prochain. Non parce que nous le reconnaissons pas comme notre prochain, mais parce que nous y voyons à peine pour comprendre ce qu'est l'amour de Dieu.
L'Evangile d'aujourd'hui me fait dire facilement: qui suis-je pour estimer ce qu'il y a dans le coeur de l'autre, puisque je suis incapable de deviner de quel Amour je suis aimé ? Cette réflexion me rapporte instantanément au pied de la Croix, le jour où mes yeux se sont ouverts, à l'instant où j'ai compris que Jésus donnait librement sa vie afin que je cesse de m'enfermer dans mes petits raisonnements. La miséricorde de Dieu est infinie : pardonner sans limite nous devient finalement très facile à condition de ne jamais cesser de contempler la miséricorde divine que nous sommes appelés à servir.
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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- stephlorant
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L'homme bon tire le bien du trésor de son coeur qui est bon
Commentaire :
Selon l'étude du psychiatre américain Peter Oswald reprise par S. Timothy Maloney, directeur de la division de la musique de la Bibliothèque nationale du Canada2, Glenn Gould aurait été sujet d'une forme d'autisme appelée syndrome d'Asperger. Plusieurs points étayeraient cette thèse :
La disproportion des sens : hypersensibilité de l'ouïe, de la vue et du toucher doublée d'une insensibilité du goût et de l'odorat.
Routines vestimentaire, alimentaire et répétition de codes, de rituels tout au long de sa vie. Il regardait quarante fois le même film ou écoutait une suite de musiques pendant des mois. Par exemple, il trempait toujours ses bras dans l'eau très chaude avant un concert, et refusait l'idée même de se séparer de sa chaise. Il mangeait le même repas (œuf brouillé, pain grillé, salade et biscuit) chaque jour.
Comportement social très difficile, et refus de l'interaction humaine au point de préférer la compagnie des animaux.
Attitude physique et répétition de geste, typique de ce comportement.
Manque de discernement (on a parlé à son sujet de manque de courtoisie), doublé d'une incroyable faculté mémorielle.
Maloney écrit : « Glenn Gould mérite notre profonde sympathie pour s'être si bien débrouillé, et notre profonde admiration pour avoir développé et mis en œuvre, face à l'incompréhension et à l'opprobre généraux, tant de techniques pour s'en sortir sans l'intervention ni le soutien des autres. Indépendamment de ses réalisations professionnelles uniques, ses réalisations personnelles représentent un véritable triomphe de l'esprit. »
Selon l'étude du psychiatre américain Peter Oswald reprise par S. Timothy Maloney, directeur de la division de la musique de la Bibliothèque nationale du Canada2, Glenn Gould aurait été sujet d'une forme d'autisme appelée syndrome d'Asperger. Plusieurs points étayeraient cette thèse :
La disproportion des sens : hypersensibilité de l'ouïe, de la vue et du toucher doublée d'une insensibilité du goût et de l'odorat.
Routines vestimentaire, alimentaire et répétition de codes, de rituels tout au long de sa vie. Il regardait quarante fois le même film ou écoutait une suite de musiques pendant des mois. Par exemple, il trempait toujours ses bras dans l'eau très chaude avant un concert, et refusait l'idée même de se séparer de sa chaise. Il mangeait le même repas (œuf brouillé, pain grillé, salade et biscuit) chaque jour.
Comportement social très difficile, et refus de l'interaction humaine au point de préférer la compagnie des animaux.
Attitude physique et répétition de geste, typique de ce comportement.
Manque de discernement (on a parlé à son sujet de manque de courtoisie), doublé d'une incroyable faculté mémorielle.
Maloney écrit : « Glenn Gould mérite notre profonde sympathie pour s'être si bien débrouillé, et notre profonde admiration pour avoir développé et mis en œuvre, face à l'incompréhension et à l'opprobre généraux, tant de techniques pour s'en sortir sans l'intervention ni le soutien des autres. Indépendamment de ses réalisations professionnelles uniques, ses réalisations personnelles représentent un véritable triomphe de l'esprit. »
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
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- stephlorant
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Fête de la Croix glorieuse
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 3, 13-17)
Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Lorsque Moïse érigea le serpent de bronze dans le désert, tous ceux qui étaient mordus par des serpents avaient la vie sauve. L'image du Livre des Nombres (Nb 21, 4-9) est tout à fait claire. "Qui regarde vers Lui resplendira !" Dans son homélie, ce matin, le prêtre a tenu à insister que si les souffrances de Jésus sur la croix doivent faire l'objet de notre contemplation, il faut cependant éviter l'écueil du dolorisme. "Le Christ meurt, soit, mais il meurt en vue de ressusciter !" Et il ne faut pas tomber non plus dans l'écueil inverse, de vouloir faire de la croix un simple symbole - et donc considérer une croix sans corps, comme dans l'église protestante.
Il y a donc une juste adoration de la croix qui doit aider le fidèle à entrer dans la contemplation de ce mystère. Pour ma part, je ne peux faire cela qu'en considérant quelle est ma propre croix, car nous avons chacun la nôtre: "Que celui qui veut me suivre, qu'il prenne sa croix chaque jour et qu'il me suive !", dit Jésus. Cette croix ressemble à celle de tout un chacun, c'est celle de considérer mes faiblesses, de supporter mes souffrances, physiques et morales, et de ne pas savoir comment je vais traverser le temps qu'il me reste sur la terre (mais en cela, j'ai tort, car ce qui compte, c'est le jour qui est commencé et comment le vivre, en vue de l'amour de Dieu).
Et en définitive, la vie éternelle est déjà présente et le Seigneur nous le rappelle encore : "tout homme qui croit en moi ne périra pas".
Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Lorsque Moïse érigea le serpent de bronze dans le désert, tous ceux qui étaient mordus par des serpents avaient la vie sauve. L'image du Livre des Nombres (Nb 21, 4-9) est tout à fait claire. "Qui regarde vers Lui resplendira !" Dans son homélie, ce matin, le prêtre a tenu à insister que si les souffrances de Jésus sur la croix doivent faire l'objet de notre contemplation, il faut cependant éviter l'écueil du dolorisme. "Le Christ meurt, soit, mais il meurt en vue de ressusciter !" Et il ne faut pas tomber non plus dans l'écueil inverse, de vouloir faire de la croix un simple symbole - et donc considérer une croix sans corps, comme dans l'église protestante.
Il y a donc une juste adoration de la croix qui doit aider le fidèle à entrer dans la contemplation de ce mystère. Pour ma part, je ne peux faire cela qu'en considérant quelle est ma propre croix, car nous avons chacun la nôtre: "Que celui qui veut me suivre, qu'il prenne sa croix chaque jour et qu'il me suive !", dit Jésus. Cette croix ressemble à celle de tout un chacun, c'est celle de considérer mes faiblesses, de supporter mes souffrances, physiques et morales, et de ne pas savoir comment je vais traverser le temps qu'il me reste sur la terre (mais en cela, j'ai tort, car ce qui compte, c'est le jour qui est commencé et comment le vivre, en vue de l'amour de Dieu).
Et en définitive, la vie éternelle est déjà présente et le Seigneur nous le rappelle encore : "tout homme qui croit en moi ne périra pas".
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
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Notre-Dame des Douleurs
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 19,25-27.
Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Je me suis dit, ce matin : à présent, j'ai la réponse à la question que je me pose depuis longtemps et qui était de savoir pourquoi il y a toujours plus de femmes que d'hommes présents à l'Eucharistie. Et la réponse est que, devant le malheur et la douleur, la patience des femmes et leur capacité de contemplation doivent être plus grande - ou plus profonde que celle des hommes. Pour le reste, confirmant ce que le prêtre nous disait hier dans son homélie (le Christ meurt, certes, mais en vue de la résurrection) se confirme dans la brève instruction donnée encore par Jésus, qui confie sa mère à Jean, et Jean à sa mère. Marie Madeleine est présente elle aussi, et son ardeur sera récompensée dès le matin de Pâques. Je découvre aujourd'hui (comment cela m'a-t-il échappé tant de temps ?) que la sœur de la mère de Jésus s'appelait également Marie. (*)
À Jérusalem, commémoraison des saintes femmes Marie de Cléophas et Salomé, qui, avec Marie-Madeleine, vinrent de grand matin au tombeau du Seigneur, pour embaumer son corps, et entendirent les premières l’annonce de sa résurrection.
Marie, femme de Cléophas (ou Clophas), proche parente de la Vierge Marie, près de laquelle elle se trouvait au pied de la Croix de Jésus. Elle est témoin de la Résurrection. Elle serait la mère de l’apôtre Saint Jude et des deux premiers évêques de Jérusalem: l’apôtre Saint Jacques le Mineur et Saint Siméon martyr.
Elle accompagna le Christ jusqu'au calvaire, se rendit au tombeau le matin de Pâques, puis revint annoncer aux apôtres incrédules la Résurrection du Seigneur. "...près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la soeur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine." (Jean 19, 25)
Dans l'église Notre Dame la Grande de Poitiers, on peut admirer le groupe en bois polychrome, adossé au premier pilier du collatéral nord, dit la Sainte Parenté (XVIe siècle), sainte Anne, la Vierge, Marie Cléophas, Marie Salomé, l’Enfant Jésus, les fils des deux Marie Cleophas et Salomé. (source: diocèse de Poitiers)
A Nevers, dans la cathédrale Saint Cyr et Sainte Julitte, mise au tombeau en pierre polychrome, datant de la fin du XVe siècle, les personnages sont représentés grandeur nature: La Vierge, saint Jean, Marie-Salomé et Marie-Cléophas, portant chacune un pot à parfums, Marie-Madeleine, Nicodème et Joseph d'Arimathie. (source: diocèse de Nevers)
Martyrologe romain
Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Je me suis dit, ce matin : à présent, j'ai la réponse à la question que je me pose depuis longtemps et qui était de savoir pourquoi il y a toujours plus de femmes que d'hommes présents à l'Eucharistie. Et la réponse est que, devant le malheur et la douleur, la patience des femmes et leur capacité de contemplation doivent être plus grande - ou plus profonde que celle des hommes. Pour le reste, confirmant ce que le prêtre nous disait hier dans son homélie (le Christ meurt, certes, mais en vue de la résurrection) se confirme dans la brève instruction donnée encore par Jésus, qui confie sa mère à Jean, et Jean à sa mère. Marie Madeleine est présente elle aussi, et son ardeur sera récompensée dès le matin de Pâques. Je découvre aujourd'hui (comment cela m'a-t-il échappé tant de temps ?) que la sœur de la mère de Jésus s'appelait également Marie. (*)
À Jérusalem, commémoraison des saintes femmes Marie de Cléophas et Salomé, qui, avec Marie-Madeleine, vinrent de grand matin au tombeau du Seigneur, pour embaumer son corps, et entendirent les premières l’annonce de sa résurrection.
Marie, femme de Cléophas (ou Clophas), proche parente de la Vierge Marie, près de laquelle elle se trouvait au pied de la Croix de Jésus. Elle est témoin de la Résurrection. Elle serait la mère de l’apôtre Saint Jude et des deux premiers évêques de Jérusalem: l’apôtre Saint Jacques le Mineur et Saint Siméon martyr.
Elle accompagna le Christ jusqu'au calvaire, se rendit au tombeau le matin de Pâques, puis revint annoncer aux apôtres incrédules la Résurrection du Seigneur. "...près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la soeur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine." (Jean 19, 25)
Dans l'église Notre Dame la Grande de Poitiers, on peut admirer le groupe en bois polychrome, adossé au premier pilier du collatéral nord, dit la Sainte Parenté (XVIe siècle), sainte Anne, la Vierge, Marie Cléophas, Marie Salomé, l’Enfant Jésus, les fils des deux Marie Cleophas et Salomé. (source: diocèse de Poitiers)
A Nevers, dans la cathédrale Saint Cyr et Sainte Julitte, mise au tombeau en pierre polychrome, datant de la fin du XVe siècle, les personnages sont représentés grandeur nature: La Vierge, saint Jean, Marie-Salomé et Marie-Cléophas, portant chacune un pot à parfums, Marie-Madeleine, Nicodème et Joseph d'Arimathie. (source: diocèse de Nevers)
Martyrologe romain
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
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http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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- Prætor

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- Inscription : jeu. 21 févr. 2008, 1:05
- Conviction : Catholique romaine
- Localisation : Provincia Quebecensis
Re: Notre-Dame des Douleurs
Je trouverais étonnant qu'un couple donne à deux de leurs enfants le même prénom...
Peut-être se trouve-t-on devant le même phénomène que pour celui des "frères de Jésus"... En effet, les liens familiaux étaient assez particuliers à l'époque de Jésus et le vocabulaire utilisé peut souvent prêter à confusion.
Je pense qu'on peut trouver la réponse à ce questionnement aux mêmes sources que pour le cas ci-haut. J'ai souvenir qu'Olivier C a un bon article à ce sujet sur son superbe site...
Pour ceux et celles qui l'auraient manqué:
http://christus-web.com/reflexion-sur-l ... -de-jesus/
Peut-être se trouve-t-on devant le même phénomène que pour celui des "frères de Jésus"... En effet, les liens familiaux étaient assez particuliers à l'époque de Jésus et le vocabulaire utilisé peut souvent prêter à confusion.
Je pense qu'on peut trouver la réponse à ce questionnement aux mêmes sources que pour le cas ci-haut. J'ai souvenir qu'Olivier C a un bon article à ce sujet sur son superbe site...
Pour ceux et celles qui l'auraient manqué:
http://christus-web.com/reflexion-sur-l ... -de-jesus/
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
- stephlorant
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Une journée ordinaire derrière Jésus
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,1-3.
Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons),Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les aidaient de leurs ressources.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
C'est déjà l’Église en marche avec le Christ à sa tête. C'est peut-être une petite remarque, mais j'ai songé une minute aux onguents que ces femmes avaient toujours avec elles pour soigner les plaies des pieds de tous abîmés par la marche du jour, quand il ne s'agit pas des coups de soleil ou autres petites blessures. Guéries de leurs maladies, les voici qui soignent à leur tour. Mais elles ne font pas que cela, elles les aident de leurs ressources lorsqu'un besoin particulier se présente.
Jésus ne dédaigne pas tout cela, lui qui peut à volonté multiplier les pains et les poissons, apaiser d'un mot une tempête, ou marcher sur les eaux du lac de Galilée. Qu'un homme ou une femme, comme vous et moi, suive Jésus - je le fais chaque jour en me rendant à une Eucharistie - et ensuite en ayant choisi, pour premier "travail" de la journée, de relire l’Évangile après l'avoir écouté, et de le commenter selon l'inspiration qui me vient.
Suivre, c'est aussi marcher derrière, et jamais précéder. Dans la fougue des premières années qui ont suivi ma conversion, j'ai souvent agi selon ma propre idée - ce qui m'a conduit plus d'une fois au fossé, en plein dans les ornières, d'où je hurlais afin que le bon berger vienne me retirer des épines qui me retenaient et où je cuisais de honte...
Reste l'image de la route dont je peux me représenter certaines images: le réveil et l'heure de se remettre en route: mais où est Jésus ? Puis la marche et les rencontres sur le chemin, des occasions que le Seigneur n'aura jamais laissées vaines; la pause, car il faut boire; la halte du midi, etc. Ce n'est pas pour rien que l’Évangéliste Jean termine son récit sur les mots : "Il y a encore beaucoup d'autres choses que Jésus a faites ; et s'il fallait rapporter chacune d'elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l'on écrirait ainsi." Les livres sont toujours en train d'être écrits, voici une prophétie qui dure !
Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons),Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les aidaient de leurs ressources.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
C'est déjà l’Église en marche avec le Christ à sa tête. C'est peut-être une petite remarque, mais j'ai songé une minute aux onguents que ces femmes avaient toujours avec elles pour soigner les plaies des pieds de tous abîmés par la marche du jour, quand il ne s'agit pas des coups de soleil ou autres petites blessures. Guéries de leurs maladies, les voici qui soignent à leur tour. Mais elles ne font pas que cela, elles les aident de leurs ressources lorsqu'un besoin particulier se présente.
Jésus ne dédaigne pas tout cela, lui qui peut à volonté multiplier les pains et les poissons, apaiser d'un mot une tempête, ou marcher sur les eaux du lac de Galilée. Qu'un homme ou une femme, comme vous et moi, suive Jésus - je le fais chaque jour en me rendant à une Eucharistie - et ensuite en ayant choisi, pour premier "travail" de la journée, de relire l’Évangile après l'avoir écouté, et de le commenter selon l'inspiration qui me vient.
Suivre, c'est aussi marcher derrière, et jamais précéder. Dans la fougue des premières années qui ont suivi ma conversion, j'ai souvent agi selon ma propre idée - ce qui m'a conduit plus d'une fois au fossé, en plein dans les ornières, d'où je hurlais afin que le bon berger vienne me retirer des épines qui me retenaient et où je cuisais de honte...
Reste l'image de la route dont je peux me représenter certaines images: le réveil et l'heure de se remettre en route: mais où est Jésus ? Puis la marche et les rencontres sur le chemin, des occasions que le Seigneur n'aura jamais laissées vaines; la pause, car il faut boire; la halte du midi, etc. Ce n'est pas pour rien que l’Évangéliste Jean termine son récit sur les mots : "Il y a encore beaucoup d'autres choses que Jésus a faites ; et s'il fallait rapporter chacune d'elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l'on écrirait ainsi." Les livres sont toujours en train d'être écrits, voici une prophétie qui dure !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
- stephlorant
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Quelle est la qualité de notre lumière ?
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,16-18.
Comme la foule se rassemblait autour de Jésus, il disait en parabole : " Personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un couvercle ou ne la met en dessous du lit; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière.
Car rien n'est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n'est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car celui qui a recevra encore, et celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il paraît avoir. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il est important que ceux qui nous rencontrent perçoivent la lumière qui nous habite, qui éclaire notre front, fait briller nos yeux, s'ouvrir notre sourire. Mais gare à la lumière factice, aux éclats des paillettes ! Cependant, gare à la lumière factice: aux idées brillantes qui sont ténèbres, aux yeux dont le regard qui brille n'est que convoitise ou condescendance, et malheur à ceux dont le sourire n'est qu'un piège tendu à son prochain. Rappelons-nous sans cesse que le Seigneur est là qui voit dans le secret, puisse-t-il se réjouir de nos efforts tendus vers le Bien.
Comme cette Parole en rappelle une autre ! "’L'œil est la lampe du corps. Si ton oeil est en bon état, tout ton corps sera éclairé; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres!"
Comme la foule se rassemblait autour de Jésus, il disait en parabole : " Personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un couvercle ou ne la met en dessous du lit; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière.
Car rien n'est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n'est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car celui qui a recevra encore, et celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il paraît avoir. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il est important que ceux qui nous rencontrent perçoivent la lumière qui nous habite, qui éclaire notre front, fait briller nos yeux, s'ouvrir notre sourire. Mais gare à la lumière factice, aux éclats des paillettes ! Cependant, gare à la lumière factice: aux idées brillantes qui sont ténèbres, aux yeux dont le regard qui brille n'est que convoitise ou condescendance, et malheur à ceux dont le sourire n'est qu'un piège tendu à son prochain. Rappelons-nous sans cesse que le Seigneur est là qui voit dans le secret, puisse-t-il se réjouir de nos efforts tendus vers le Bien.
Comme cette Parole en rappelle une autre ! "’L'œil est la lampe du corps. Si ton oeil est en bon état, tout ton corps sera éclairé; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres!"
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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Ceux qui entendent la Parole et qui la metttent en pratique
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,19-21.
La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu'à lui à cause de la foule,
On le fit savoir à Jésus : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. »
Il leur répondit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Ces mots paraissent durs. Ils me paraissent difficiles à entendre pour moi qui ai suivi, comme j'ai pu, en me révoltant parfois avec beaucoup d'énergie, et en sombrant parfois dans la déprime, mon père qui vieillissait mal et que j'ai accompagné jusqu'à son décès; difficiles aussi du fait que je me suis automatiquement mis à dos, à son décès, une maison à entretenir en plus de mon travail; difficiles encore car, tout s'est joué si vite - moins de quatre ans: je vais rester le dernier à accompagner ma mère jusqu'au seuil de la Maison du Père. Après quoi...
Et cependant, avec cette "drôle de vie", partagée entre la messe du matin, puis le travail au milieu d'une clientèle très 'mélangée' - un milieu où j'ai eu souvent l'occasion de manifester ma foi, et encore ce qui me reste de famille, peut-être ai-je tout de même entendu la parole de Dieu et l'ai-je mise en pratique ? Plus j'y songe, plus je me représente "la parole de Dieu" comme un remède au mal, qui s'applique partout et en tout milieu. Ou bien est-il une personne, ou une catégorie de personnes, que le message de l'Amour ne puisse atteindre ? Mais non: on lit des vies de saints et l'on se dit parfois: "Ah, si j'avais su plus tôt" ! Mais la sainteté, qui est d'accomplir la volonté du Père, est à la portée de tous. Damien est devenu saint en partant vivre au milieu des lépreux - sans retour possible, à Molokaï; Mutien-Marie, quant à lui, homme-à-tout-faire, puis simple assistant du professeur de musique (les instruments de musique lui firent ce que le latin fit au saint curé d'Ars !) est devenu saint en suivant à la lettre, même devenu vieux, même malade et fiévreux, la Règle de son ordre. Aucun rapport entre les deux, si ce n'est que ce sont des saints originaires de mon pays.
Je me demande: ont-ils été fidèles parce qu'ils ont souffert; ou bien : ont-ils souffert à cause de leur fidélité ?
Non, finalement, ce que dit Jésus ce matin (il est à peine 7h15) n'est pas si dur à entendre, mais c'est le monde qui est dur, et hélas, beaucoup de cœurs sont endurcis.
----
Saint Mutien-Marie WIAUX
Nom: WIAUX
Prénom: Louis - Joseph
Nom de religion: Mutien-Marie
Pays: Belgique
Naissance: 20.03.1841 à Mellet prs de Gosselies (Belgique)
Mort: 30.01.1917 à Malonne
Etat: Frère des Ecoles chrétiennes
Note: 58 ans au collège de Malonne comme surveillant et enseignant dans des charges secondaires et un humble dévouement.
Béatification: 30.10.1977 à Rome par Paul VI
Canonisation: 10.12.1989 à Rome par Jean Paul II
Fête: 30 janvier
Réf. dans l’Osservatore Romano: 1989 n.51
Réf. dans la Documentation Catholique: 1977 p.954 - 1990 p.59-60
Notice
Louis-Joseph Wiaux naît en 1841 à Mellet près de Grosselies, dans le Hainaut belge. En 1856, à 15 ans, il entre chez les Frères des Écoles chrétiennes (de Saint Jean-Baptiste de la Salle). Vu son inaptitude à l'enseignement, il manque de se faire renvoyer. Néanmoins en 1859, il est assigné au collège de Malonne (Hainaut). Son nom de religion est Mutien-Marie. Et ce jeune frère, peu doué pour les arts, grâce à sa persévérance, arrive à jouer correctement de un ou deux instrument de musique dans la fanfare du collège. Il tient honorablement sa modeste place d'adjoint aux maîtres de musique et de dessein. Il accomplit dans l'ombre d'autres tâches subalternes nécessitées par la vie d'un pensionnat. Dans ce collège, pendant plus d'un demi-siècle, il fera l'édification des Frères de l'Institut et des élèves, par sa régularité, sa piété et son humilité.
Régularité, car il pratique les observances avec une entière générosité. Pour lui, rien de plus important que l'obéissance. Piété, piété mariale notamment. C'est une silhouette familière pour les élèves que celle de ce Frère toujours avec son chapelet. On l'a appelé "l'apôtre de l'Ave Maria". Il écrit par exemple dans une lettre: "Pour arriver à une intime union avec le Seigneur, prenez le chemin de Marie." (1914). Humilité, il se considère comme faible et pauvre, et cela le rend naturellement proche de tous ceux qui se confient à lui. Bref, "une sainteté au quotidien" (Jean Paul II). Après 58 années passées au collège, il y meurt le 30 janvier 1917.
La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu'à lui à cause de la foule,
On le fit savoir à Jésus : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. »
Il leur répondit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Ces mots paraissent durs. Ils me paraissent difficiles à entendre pour moi qui ai suivi, comme j'ai pu, en me révoltant parfois avec beaucoup d'énergie, et en sombrant parfois dans la déprime, mon père qui vieillissait mal et que j'ai accompagné jusqu'à son décès; difficiles aussi du fait que je me suis automatiquement mis à dos, à son décès, une maison à entretenir en plus de mon travail; difficiles encore car, tout s'est joué si vite - moins de quatre ans: je vais rester le dernier à accompagner ma mère jusqu'au seuil de la Maison du Père. Après quoi...
Et cependant, avec cette "drôle de vie", partagée entre la messe du matin, puis le travail au milieu d'une clientèle très 'mélangée' - un milieu où j'ai eu souvent l'occasion de manifester ma foi, et encore ce qui me reste de famille, peut-être ai-je tout de même entendu la parole de Dieu et l'ai-je mise en pratique ? Plus j'y songe, plus je me représente "la parole de Dieu" comme un remède au mal, qui s'applique partout et en tout milieu. Ou bien est-il une personne, ou une catégorie de personnes, que le message de l'Amour ne puisse atteindre ? Mais non: on lit des vies de saints et l'on se dit parfois: "Ah, si j'avais su plus tôt" ! Mais la sainteté, qui est d'accomplir la volonté du Père, est à la portée de tous. Damien est devenu saint en partant vivre au milieu des lépreux - sans retour possible, à Molokaï; Mutien-Marie, quant à lui, homme-à-tout-faire, puis simple assistant du professeur de musique (les instruments de musique lui firent ce que le latin fit au saint curé d'Ars !) est devenu saint en suivant à la lettre, même devenu vieux, même malade et fiévreux, la Règle de son ordre. Aucun rapport entre les deux, si ce n'est que ce sont des saints originaires de mon pays.
Je me demande: ont-ils été fidèles parce qu'ils ont souffert; ou bien : ont-ils souffert à cause de leur fidélité ?
Non, finalement, ce que dit Jésus ce matin (il est à peine 7h15) n'est pas si dur à entendre, mais c'est le monde qui est dur, et hélas, beaucoup de cœurs sont endurcis.
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Saint Mutien-Marie WIAUX
Nom: WIAUX
Prénom: Louis - Joseph
Nom de religion: Mutien-Marie
Pays: Belgique
Naissance: 20.03.1841 à Mellet prs de Gosselies (Belgique)
Mort: 30.01.1917 à Malonne
Etat: Frère des Ecoles chrétiennes
Note: 58 ans au collège de Malonne comme surveillant et enseignant dans des charges secondaires et un humble dévouement.
Béatification: 30.10.1977 à Rome par Paul VI
Canonisation: 10.12.1989 à Rome par Jean Paul II
Fête: 30 janvier
Réf. dans l’Osservatore Romano: 1989 n.51
Réf. dans la Documentation Catholique: 1977 p.954 - 1990 p.59-60
Notice
Louis-Joseph Wiaux naît en 1841 à Mellet près de Grosselies, dans le Hainaut belge. En 1856, à 15 ans, il entre chez les Frères des Écoles chrétiennes (de Saint Jean-Baptiste de la Salle). Vu son inaptitude à l'enseignement, il manque de se faire renvoyer. Néanmoins en 1859, il est assigné au collège de Malonne (Hainaut). Son nom de religion est Mutien-Marie. Et ce jeune frère, peu doué pour les arts, grâce à sa persévérance, arrive à jouer correctement de un ou deux instrument de musique dans la fanfare du collège. Il tient honorablement sa modeste place d'adjoint aux maîtres de musique et de dessein. Il accomplit dans l'ombre d'autres tâches subalternes nécessitées par la vie d'un pensionnat. Dans ce collège, pendant plus d'un demi-siècle, il fera l'édification des Frères de l'Institut et des élèves, par sa régularité, sa piété et son humilité.
Régularité, car il pratique les observances avec une entière générosité. Pour lui, rien de plus important que l'obéissance. Piété, piété mariale notamment. C'est une silhouette familière pour les élèves que celle de ce Frère toujours avec son chapelet. On l'a appelé "l'apôtre de l'Ave Maria". Il écrit par exemple dans une lettre: "Pour arriver à une intime union avec le Seigneur, prenez le chemin de Marie." (1914). Humilité, il se considère comme faible et pauvre, et cela le rend naturellement proche de tous ceux qui se confient à lui. Bref, "une sainteté au quotidien" (Jean Paul II). Après 58 années passées au collège, il y meurt le 30 janvier 1917.
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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Oui, tout simplement OUI
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,28-32.
Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne'.
Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas. ' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla.
Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur ! ' et il n'y alla pas.
Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ». Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.
Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il y a des théologiens qui, face à toutes les choses terribles qui surviennent aujourd’hui dans le monde, disent que Dieu ne peut être absolument tout-puissant. Face à cela, nous professons Dieu, le Tout-Puissant, le Créateur du ciel et de la terre. Et nous sommes heureux et reconnaissants qu’il soit tout-puissant. Mais nous devons, en même temps, nous rendre compte qu’il exerce sa puissance de manière différente de ce que nous, les hommes, avons l’habitude de faire. Lui-même a mis une limite à son pouvoir, en reconnaissant la liberté de ses créatures. Nous sommes heureux et reconnaissants pour le don de la liberté. Toutefois, lorsque nous voyons les choses horribles qui arrivent à cause d’elle, nous nous effrayons. Faisons confiance à Dieu dont la puissance se manifeste surtout dans la miséricorde et dans le pardon. Et nous en sommes certains, chers fidèles : Dieu désire le salut de son peuple. Il désire notre salut, mon salut, le salut de chaque personne. Toujours, et surtout en des temps de péril et de changement radical, il nous est proche, et son cœur s’émeut pour nous, il se penche sur nous. Pour que la puissance de sa miséricorde puisse toucher nos cœurs, il faut s’ouvrir à Lui, il faut librement être prêt à abandonner le mal, à sortir de l’indifférence, et à donner un espace à sa Parole. Dieu respecte notre liberté. Il ne nous contraint pas. Il attend notre « oui » et, pour ainsi dire, il le mendie.
Dans l’Évangile, Jésus reprend ce thème fondamental de la prédication prophétique. Il raconte la parabole des deux fils qui sont envoyés par leur père pour travailler dans la vigne. Le premier fils répond : « ‘Je ne veux pas’. Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla » (Mt 21, 29). L’autre au contraire dit à son père : « ‘Oui Seigneur ! » mais « il n’y alla pas » (Mt 21, 30). À la demande de Jésus, qui des deux a accompli la volonté du père, les auditeurs répondent justement : « Le premier » (Mt 21, 31). Le message de la parabole est clair : ce ne sont pas les paroles qui comptent, mais c’est l’agir, les actes de conversion et de foi. Jésus –nous l’avons entendu- adresse ce message aux grands prêtres et aux anciens du peuple d’Israël, c’est-à-dire aux experts en religion dans son peuple. Eux, d’abord, disent « oui » à la volonté de Dieu. Mais leur religiosité devient routine, et Dieu ne les inquiète plus. Pour cela ils ressentent le message de Jean Baptiste et le message de Jésus comme quelque chose qui dérange. Ainsi, le Seigneur conclut sa parabole par des paroles vigoureuses : « Les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole » (Mt 21, 31-32). Traduite en langage de ce temps, l’affirmation pourrait correspondre plus ou moins à ceci : les agnostiques, qui au sujet de la question de Dieu ne trouvent pas la paix ; les personnes qui souffrent à cause de leurs péchés et ont le désir d’un cœur pur, sont plus proches du royaume de Dieu que ne le sont les fidèles « de routine », qui dans l’Église voient désormais seulement ce qui paraît, sans que leur cœur soit touché par la foi.
Ainsi la parole doit faire beaucoup réfléchir, et même, doit nous secouer tous. Ceci, cependant, ne signifie pas que tous ceux qui vivent dans l’Église et travaillent pour elle sont à estimer comme loin de Jésus et du royaume de Dieu. Absolument pas ! Non, c’est plutôt le moment de dire une parole de profonde gratitude à tant de collaborateurs employés et volontaires, sans lesquels la vie dans les paroisses et dans l’Église tout entière serait impensable. [...] Alors interrogeons-nous aussi à partir de l’Évangile d’aujourd’hui : comment est ma relation personnelle avec Dieu, dans la prière, dans la participation à la messe dominicale, dans l’approfondissement de la foi par la méditation de la sainte Écriture et l’étude du Catéchisme de l’Église catholique ? Chers amis, le renouveau de l’Église, en dernière analyse, ne peut se réaliser qu’à travers la disponibilité à la conversion et à travers une foi renouvelée.
[...] Chers amis, avec Paul, j’ose vous exhorter : rendez ma joie complète en étant solidement unis dans le Christ ! L’Église en Allemagne surmontera les grands défis du présent et de l’avenir et demeurera un levain dans la société si les prêtres, les personnes consacrées et les laïcs croyants dans le Christ, en fidélité à leur vocation spécifique, collaborent dans l’unité ; si les paroisses, les communautés et les mouvements se soutiennent et s’enrichissent mutuellement ; si les baptisés et les confirmés, en union avec l’Évêque, tiennent haut le flambeau d’une foi inaltérée et laissent illuminer par elle leurs riches connaissances et capacités. L’Église en Allemagne continuera d’être une bénédiction pour la communauté catholique mondiale, si elle demeure fidèlement unie aux Successeurs de saint Pierre et des Apôtres, si elle soigne de multiples manières la collaboration avec les pays de mission et se laisse aussi « gagner » en cela par la joie dans la foi des jeunes Églises."
(J'ai copié la méditation de ce jour, simplement en consultant "Le Salon beige", que certains média catholiques ont bien critiqué l'autre jour... comme quoi... "l'ébeur est chumaine, veuillez nous carbonner !")
Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne'.
Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas. ' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla.
Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur ! ' et il n'y alla pas.
Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ». Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.
Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il y a des théologiens qui, face à toutes les choses terribles qui surviennent aujourd’hui dans le monde, disent que Dieu ne peut être absolument tout-puissant. Face à cela, nous professons Dieu, le Tout-Puissant, le Créateur du ciel et de la terre. Et nous sommes heureux et reconnaissants qu’il soit tout-puissant. Mais nous devons, en même temps, nous rendre compte qu’il exerce sa puissance de manière différente de ce que nous, les hommes, avons l’habitude de faire. Lui-même a mis une limite à son pouvoir, en reconnaissant la liberté de ses créatures. Nous sommes heureux et reconnaissants pour le don de la liberté. Toutefois, lorsque nous voyons les choses horribles qui arrivent à cause d’elle, nous nous effrayons. Faisons confiance à Dieu dont la puissance se manifeste surtout dans la miséricorde et dans le pardon. Et nous en sommes certains, chers fidèles : Dieu désire le salut de son peuple. Il désire notre salut, mon salut, le salut de chaque personne. Toujours, et surtout en des temps de péril et de changement radical, il nous est proche, et son cœur s’émeut pour nous, il se penche sur nous. Pour que la puissance de sa miséricorde puisse toucher nos cœurs, il faut s’ouvrir à Lui, il faut librement être prêt à abandonner le mal, à sortir de l’indifférence, et à donner un espace à sa Parole. Dieu respecte notre liberté. Il ne nous contraint pas. Il attend notre « oui » et, pour ainsi dire, il le mendie.
Dans l’Évangile, Jésus reprend ce thème fondamental de la prédication prophétique. Il raconte la parabole des deux fils qui sont envoyés par leur père pour travailler dans la vigne. Le premier fils répond : « ‘Je ne veux pas’. Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla » (Mt 21, 29). L’autre au contraire dit à son père : « ‘Oui Seigneur ! » mais « il n’y alla pas » (Mt 21, 30). À la demande de Jésus, qui des deux a accompli la volonté du père, les auditeurs répondent justement : « Le premier » (Mt 21, 31). Le message de la parabole est clair : ce ne sont pas les paroles qui comptent, mais c’est l’agir, les actes de conversion et de foi. Jésus –nous l’avons entendu- adresse ce message aux grands prêtres et aux anciens du peuple d’Israël, c’est-à-dire aux experts en religion dans son peuple. Eux, d’abord, disent « oui » à la volonté de Dieu. Mais leur religiosité devient routine, et Dieu ne les inquiète plus. Pour cela ils ressentent le message de Jean Baptiste et le message de Jésus comme quelque chose qui dérange. Ainsi, le Seigneur conclut sa parabole par des paroles vigoureuses : « Les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole » (Mt 21, 31-32). Traduite en langage de ce temps, l’affirmation pourrait correspondre plus ou moins à ceci : les agnostiques, qui au sujet de la question de Dieu ne trouvent pas la paix ; les personnes qui souffrent à cause de leurs péchés et ont le désir d’un cœur pur, sont plus proches du royaume de Dieu que ne le sont les fidèles « de routine », qui dans l’Église voient désormais seulement ce qui paraît, sans que leur cœur soit touché par la foi.
Ainsi la parole doit faire beaucoup réfléchir, et même, doit nous secouer tous. Ceci, cependant, ne signifie pas que tous ceux qui vivent dans l’Église et travaillent pour elle sont à estimer comme loin de Jésus et du royaume de Dieu. Absolument pas ! Non, c’est plutôt le moment de dire une parole de profonde gratitude à tant de collaborateurs employés et volontaires, sans lesquels la vie dans les paroisses et dans l’Église tout entière serait impensable. [...] Alors interrogeons-nous aussi à partir de l’Évangile d’aujourd’hui : comment est ma relation personnelle avec Dieu, dans la prière, dans la participation à la messe dominicale, dans l’approfondissement de la foi par la méditation de la sainte Écriture et l’étude du Catéchisme de l’Église catholique ? Chers amis, le renouveau de l’Église, en dernière analyse, ne peut se réaliser qu’à travers la disponibilité à la conversion et à travers une foi renouvelée.
[...] Chers amis, avec Paul, j’ose vous exhorter : rendez ma joie complète en étant solidement unis dans le Christ ! L’Église en Allemagne surmontera les grands défis du présent et de l’avenir et demeurera un levain dans la société si les prêtres, les personnes consacrées et les laïcs croyants dans le Christ, en fidélité à leur vocation spécifique, collaborent dans l’unité ; si les paroisses, les communautés et les mouvements se soutiennent et s’enrichissent mutuellement ; si les baptisés et les confirmés, en union avec l’Évêque, tiennent haut le flambeau d’une foi inaltérée et laissent illuminer par elle leurs riches connaissances et capacités. L’Église en Allemagne continuera d’être une bénédiction pour la communauté catholique mondiale, si elle demeure fidèlement unie aux Successeurs de saint Pierre et des Apôtres, si elle soigne de multiples manières la collaboration avec les pays de mission et se laisse aussi « gagner » en cela par la joie dans la foi des jeunes Églises."
(J'ai copié la méditation de ce jour, simplement en consultant "Le Salon beige", que certains média catholiques ont bien critiqué l'autre jour... comme quoi... "l'ébeur est chumaine, veuillez nous carbonner !")
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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- stephlorant
- Tribunus plebis

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Qui sera le plus grand ?
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,46-50.
Une discussion s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux. Mais Jésus, connaissant la discussion qui occupait leur pensée, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille accueille aussi celui qui m'a envoyé. Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand. »
Jean, l'un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un chasser les esprits mauvais en ton nom, et nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas avec nous pour te suivre. » Jésus lui répondit : « Ne l'empêchez pas : celui qui n'est pas contre vous est pour vous. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
A peine appelés, les douze, qui montrent bien ainsi qu'ils demeurent de simples instruments dans les mains du Seigneur, de simple "porte-voix" de la Parole, retombent aussitôt dans la présomption : ils n'ont pas encore été mis à l'épreuve qu'il se posent la question: qui d'entre nous est le plus grand ? Jésus saisit leurs pensées et, plaçant un enfant à ses côtés, semble rire d'eux : dans le monde, tous cherchent la bonne place et les honneurs, mais dans le Royaume, celui qui est le plus humble, le plus doux, celui qui n'aspire à rien qu'à aimer, celui qui ne regarde pas les autres avec envie - mais sans doute pour se réjouir de leur succès, c'est celui-là le plus grand.
Au cours de la semaine dernière, beaucoup de personnes, dont un médecin, des gens de ma famille et d'autres, m'ont dit tout ce que je devais faire pour bien assister ma mère, qui semblait faiblir beaucoup. (Et c'était bien le cas ! Le 'timbre' que j'ai retiré d'autorité de sa peau n'était pas 'léger" laxatif, comme on me l'avait assuré, mais de la morphine). C'est tout de même-moi qui me suis épuisé jour après jour, jusqu'à tomber malade durant ce week-end qui fut sans doute le plus beau des deux derniers mois : mais je l'ai passé aphone et à l'abri.
Que dire de l'intervention de Jean ? Cet inconnu ne l'est pas de Jésus - lui qui peut se tenir sous un figuier et entendre la prière d'un de ses futurs disciples ? Certes, le Seigneur le connaît et lui a donné sa mission particulière: que les 'grands' ne s'en offusquent donc pas ! Ainsi doit-il en être au sein de notre Eglise, et je voudrais bien qu'il y ait moins de mauvaises langues à la sortie de la messe, pour commenter ce qu'a dit le prêtre et la démarche de la personne qui est passée pour la quête ! Seigneur, je te rends donc grâce que la maladie fait de moi un petit aujourd'hui, mais donne-moi du courage, car je suis essouflé par avance de la journée qui m'attend !
Une discussion s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux. Mais Jésus, connaissant la discussion qui occupait leur pensée, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille accueille aussi celui qui m'a envoyé. Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand. »
Jean, l'un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un chasser les esprits mauvais en ton nom, et nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas avec nous pour te suivre. » Jésus lui répondit : « Ne l'empêchez pas : celui qui n'est pas contre vous est pour vous. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
A peine appelés, les douze, qui montrent bien ainsi qu'ils demeurent de simples instruments dans les mains du Seigneur, de simple "porte-voix" de la Parole, retombent aussitôt dans la présomption : ils n'ont pas encore été mis à l'épreuve qu'il se posent la question: qui d'entre nous est le plus grand ? Jésus saisit leurs pensées et, plaçant un enfant à ses côtés, semble rire d'eux : dans le monde, tous cherchent la bonne place et les honneurs, mais dans le Royaume, celui qui est le plus humble, le plus doux, celui qui n'aspire à rien qu'à aimer, celui qui ne regarde pas les autres avec envie - mais sans doute pour se réjouir de leur succès, c'est celui-là le plus grand.
Au cours de la semaine dernière, beaucoup de personnes, dont un médecin, des gens de ma famille et d'autres, m'ont dit tout ce que je devais faire pour bien assister ma mère, qui semblait faiblir beaucoup. (Et c'était bien le cas ! Le 'timbre' que j'ai retiré d'autorité de sa peau n'était pas 'léger" laxatif, comme on me l'avait assuré, mais de la morphine). C'est tout de même-moi qui me suis épuisé jour après jour, jusqu'à tomber malade durant ce week-end qui fut sans doute le plus beau des deux derniers mois : mais je l'ai passé aphone et à l'abri.
Que dire de l'intervention de Jean ? Cet inconnu ne l'est pas de Jésus - lui qui peut se tenir sous un figuier et entendre la prière d'un de ses futurs disciples ? Certes, le Seigneur le connaît et lui a donné sa mission particulière: que les 'grands' ne s'en offusquent donc pas ! Ainsi doit-il en être au sein de notre Eglise, et je voudrais bien qu'il y ait moins de mauvaises langues à la sortie de la messe, pour commenter ce qu'a dit le prêtre et la démarche de la personne qui est passée pour la quête ! Seigneur, je te rends donc grâce que la maladie fait de moi un petit aujourd'hui, mais donne-moi du courage, car je suis essouflé par avance de la journée qui m'attend !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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- stephlorant
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Dieu ? Ou bien le monde ?
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,15-26.
Comme Jésus avait expulsé un démon, certains se mirent à dire : " C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. "D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit : « Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.
Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité.Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Jusqu'au moment où le Messie est venu, l'homme fort qui est le démon a pu régner sans partage et sans contestation - car en réalité, il a régné du fait du manque de charité, et en entretenant la division des hommes entre eux, du fait de ce manque d'Amour. On voit cela très bien dans les oppositions que Jésus rencontre au moment même où il a expulsé un démon: les uns disent que c'est par le chef des démons qu'il chasse les esprits mauvais, tandis que les autres lui réclament un signe de son autorité divine. Or, la délivrance d'un homme, n'est-il pas un bonne en elle-même ?
Et le monde d'aujourd'hui, n'est-il pas toujours de la même sorte qu'au cours de cette scène ? L'abandon, sur un demi-siècle, par un grand nombre d'hommes, de la foi qui animait nos parents et nos grands-parents nous a conduits à ce "machin" (ainsi que de Gaulle qualifiait l'ONU) qui est notre monde. Le monde prétend toujours rechercher l'unité pour le bien commun... mais c'est toujours le chaos qui règne - voyez le jeu des spéculateurs, c'est toujours la domination des forts plutôt que le partage, avec - ce qui me navre le plus: l'éclatement des familles.
Il n'y a qu'une seule manière de guérir et de vivre, individuellement et collectivement, et c'est de suivre Jésus. Et c'est la raison pour laquelle j'ai gardé jusqu'ici la lecture du dernier paragraphe de cet Evangile :
"Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit : 'Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti. En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début."
Sur le plan individuel, ni vous ni moi ne peuvent se permettre, en dépit même de notre nature pécheresse, d'aller trop loin dans les "dérives égocentriques"! Mais nous devons, quand bien même notre intelligence nous le contraire, continuer de suivre le Christ et l’Église. Je ne fais pas partie de ceux qui diront: "la fin du monde est proche ! Jésus revient !"... si c'est, dans le même moment, placer de l'argent sur une action qui est bonne et ne peut que remonter à la bourse ! Car ou bien je crois que le Seigneur prendra soin de moi jusqu'au bout, ou bien c'est le monde et le démon que je sers.
Pour terminer, Jésus décrit cette dérive d'une foi qui devient tiède, équivoque, qui ménage ses efforts, qui regarde en arrière... Ainsi, l'on va donner dix cents à la quête du dimanche puis placer cinquante euros sur un cheval dans le tiercé du jour... Mais çà ne prête pas à conséquence, voyons ! Ah, vous croyez ? Accorder cinq mille fois plus de crédit à un animal qui court sur un champ de course le dimanche qu'à un Dieu qui mendie et dont c'est le jour... à la longue, cela mène à la tiédeur et il n'y a rien de plus proche de la tiédeur que la chute. Le Seigneur nous aime sérieusement, il est normal que nous le soyons envers Lui, nous aussi !
Comme Jésus avait expulsé un démon, certains se mirent à dire : " C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. "D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit : « Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.
Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité.Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Jusqu'au moment où le Messie est venu, l'homme fort qui est le démon a pu régner sans partage et sans contestation - car en réalité, il a régné du fait du manque de charité, et en entretenant la division des hommes entre eux, du fait de ce manque d'Amour. On voit cela très bien dans les oppositions que Jésus rencontre au moment même où il a expulsé un démon: les uns disent que c'est par le chef des démons qu'il chasse les esprits mauvais, tandis que les autres lui réclament un signe de son autorité divine. Or, la délivrance d'un homme, n'est-il pas un bonne en elle-même ?
Et le monde d'aujourd'hui, n'est-il pas toujours de la même sorte qu'au cours de cette scène ? L'abandon, sur un demi-siècle, par un grand nombre d'hommes, de la foi qui animait nos parents et nos grands-parents nous a conduits à ce "machin" (ainsi que de Gaulle qualifiait l'ONU) qui est notre monde. Le monde prétend toujours rechercher l'unité pour le bien commun... mais c'est toujours le chaos qui règne - voyez le jeu des spéculateurs, c'est toujours la domination des forts plutôt que le partage, avec - ce qui me navre le plus: l'éclatement des familles.
Il n'y a qu'une seule manière de guérir et de vivre, individuellement et collectivement, et c'est de suivre Jésus. Et c'est la raison pour laquelle j'ai gardé jusqu'ici la lecture du dernier paragraphe de cet Evangile :
"Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit : 'Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti. En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début."
Sur le plan individuel, ni vous ni moi ne peuvent se permettre, en dépit même de notre nature pécheresse, d'aller trop loin dans les "dérives égocentriques"! Mais nous devons, quand bien même notre intelligence nous le contraire, continuer de suivre le Christ et l’Église. Je ne fais pas partie de ceux qui diront: "la fin du monde est proche ! Jésus revient !"... si c'est, dans le même moment, placer de l'argent sur une action qui est bonne et ne peut que remonter à la bourse ! Car ou bien je crois que le Seigneur prendra soin de moi jusqu'au bout, ou bien c'est le monde et le démon que je sers.
Pour terminer, Jésus décrit cette dérive d'une foi qui devient tiède, équivoque, qui ménage ses efforts, qui regarde en arrière... Ainsi, l'on va donner dix cents à la quête du dimanche puis placer cinquante euros sur un cheval dans le tiercé du jour... Mais çà ne prête pas à conséquence, voyons ! Ah, vous croyez ? Accorder cinq mille fois plus de crédit à un animal qui court sur un champ de course le dimanche qu'à un Dieu qui mendie et dont c'est le jour... à la longue, cela mène à la tiédeur et il n'y a rien de plus proche de la tiédeur que la chute. Le Seigneur nous aime sérieusement, il est normal que nous le soyons envers Lui, nous aussi !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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-
etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Une question sur Jonas et Jésus.
Dans l'Evangile, Jésus fait mémoire du prophète Jonas, qui est demeuré trois jours et trois nuits dans le ventre du grand poisson et en sortira vivant. C'est le "signe de Jonas".
Mais une question me poursuit, à laquelle je n'ai pas trouvé de réponse:
dans le récit de la tempête apaisée, Jésus, comme Jonas, dort profondément alors même que les flots sont complètement déchaînés. Les disciples doivent le réveiller. Dans le récit de Jonas, ce dernier, lui aussi, dort profondément, tandis que les autres matelots prient chacun leur Dieu pour avoir la vie sauve.
Bref, je voudrais savoir si quelqu'un parmi vous pourrait m'expliquer quel est cet étrange sommeil dans lequel Jonas et Jésus sont plongés. On pourrait répondre : dans le cas de Jésus, c'est une image de la conscience parfaitement pure qui ne craint rien ni dans la vie ni dans la mort ... mais alors, quel est le sommeil de Jonas dans la tempête, lui dont la conscience n'est pas nette, puisqu'il a refusé de faire ce que Dieu lui avait ordonné ?
Merci de bien vouloir m'éclairer... je "sèche" tout à fait !
Mais une question me poursuit, à laquelle je n'ai pas trouvé de réponse:
dans le récit de la tempête apaisée, Jésus, comme Jonas, dort profondément alors même que les flots sont complètement déchaînés. Les disciples doivent le réveiller. Dans le récit de Jonas, ce dernier, lui aussi, dort profondément, tandis que les autres matelots prient chacun leur Dieu pour avoir la vie sauve.
Bref, je voudrais savoir si quelqu'un parmi vous pourrait m'expliquer quel est cet étrange sommeil dans lequel Jonas et Jésus sont plongés. On pourrait répondre : dans le cas de Jésus, c'est une image de la conscience parfaitement pure qui ne craint rien ni dans la vie ni dans la mort ... mais alors, quel est le sommeil de Jonas dans la tempête, lui dont la conscience n'est pas nette, puisqu'il a refusé de faire ce que Dieu lui avait ordonné ?
Merci de bien vouloir m'éclairer... je "sèche" tout à fait !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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