Re: Je ne crois plus en Dieu
Publié : ven. 25 août 2023, 0:19
J'ai trouvé ces quelques informations dans un livret d'apologétique :
Le papyrus 7Q5 découvert dans la septième grotte de Qumran a été formellement identifié par C.P. Thiede comme une copie en grec d'un passage de l'évangile de Marc (ch.6 v.52-53). Les grottes de Qumran ayant été murées en 68, ce papyrus est évidemment antérieur à cette date.
Papias, dans la première moitié du deuxième siècle, a écrit : « quant à Matthieu, il a mis en ordre les dires relatifs au Seigneur en langue hébraïque. »
L'abbé Carmignac, connaissant parfaitement l'hébreu, a montré que certains sémitismes ne peuvent pas s'expliquer par l'influence de la langue maternelle, ni par l'influence de la traduction grecque de la Bible, mais seulement si l'évangile a été écrit en hébreu ou en araméen. Il a ainsi prouvé que les évangiles de Matthieu et Marc ont été rédigés dans une langue sémitique, et celui de Luc à partir de documents sémitiques.
Or, si les évangiles ont été écrits dans une langue sémitique, c'est qu'ils ont été écrits à une époque où la majorité des chrétiens étaient d'origine juive et palestinienne. Mais la foi chrétienne a commencé à sortir de Palestine en l'an 36, et dès les années 48-50 elle avait complètement explosé hors de Palestine, comme le témoigne le concile de Jérusalem. Après cette date, on n'aurait pas eu l'idée d'écrire des évangiles en hébreu, langue qui n'est pas connue (même des juifs) hors de la Palestine. Donc les évangiles datent d'avant l'an 50.
Aucun des évangélistes n'a connu la ruine de Jérusalem (en 70). En effet celle-ci marque un bouleversement complet dans la mentalité juive. Des écrivains postérieurs à 70, parlant de la société juive et de Jérusalem, n'auraient pas pu éliminer toute allusion au nouvel ordre de choses. Si un écrivain écrit un livre sur Hiroshima, au bout de quelques lignes on sait tout de suite s'il écrit avant ou après 1945.
Par exemple, dans Saint Jean on lit ceci : « Il est à Jérusalem, près des "brebis", une piscine appelée Bethzatha ; elle a cinq portiques. » Saint Jean dit « il est ». S'il avait écrit après 70, il aurait dû mettre « il y avait ». De plus, il dit « près des brebis » pour dire « près de la porte des brebis », de la même façon qu'un parisien parle de « la Concorde » pour parler de la place de la Concorde. Saint Jean écrivait donc pour un public qui était familier de Jérusalem.
Le papyrus 7Q5 découvert dans la septième grotte de Qumran a été formellement identifié par C.P. Thiede comme une copie en grec d'un passage de l'évangile de Marc (ch.6 v.52-53). Les grottes de Qumran ayant été murées en 68, ce papyrus est évidemment antérieur à cette date.
Papias, dans la première moitié du deuxième siècle, a écrit : « quant à Matthieu, il a mis en ordre les dires relatifs au Seigneur en langue hébraïque. »
L'abbé Carmignac, connaissant parfaitement l'hébreu, a montré que certains sémitismes ne peuvent pas s'expliquer par l'influence de la langue maternelle, ni par l'influence de la traduction grecque de la Bible, mais seulement si l'évangile a été écrit en hébreu ou en araméen. Il a ainsi prouvé que les évangiles de Matthieu et Marc ont été rédigés dans une langue sémitique, et celui de Luc à partir de documents sémitiques.
Or, si les évangiles ont été écrits dans une langue sémitique, c'est qu'ils ont été écrits à une époque où la majorité des chrétiens étaient d'origine juive et palestinienne. Mais la foi chrétienne a commencé à sortir de Palestine en l'an 36, et dès les années 48-50 elle avait complètement explosé hors de Palestine, comme le témoigne le concile de Jérusalem. Après cette date, on n'aurait pas eu l'idée d'écrire des évangiles en hébreu, langue qui n'est pas connue (même des juifs) hors de la Palestine. Donc les évangiles datent d'avant l'an 50.
Aucun des évangélistes n'a connu la ruine de Jérusalem (en 70). En effet celle-ci marque un bouleversement complet dans la mentalité juive. Des écrivains postérieurs à 70, parlant de la société juive et de Jérusalem, n'auraient pas pu éliminer toute allusion au nouvel ordre de choses. Si un écrivain écrit un livre sur Hiroshima, au bout de quelques lignes on sait tout de suite s'il écrit avant ou après 1945.
Par exemple, dans Saint Jean on lit ceci : « Il est à Jérusalem, près des "brebis", une piscine appelée Bethzatha ; elle a cinq portiques. » Saint Jean dit « il est ». S'il avait écrit après 70, il aurait dû mettre « il y avait ». De plus, il dit « près des brebis » pour dire « près de la porte des brebis », de la même façon qu'un parisien parle de « la Concorde » pour parler de la place de la Concorde. Saint Jean écrivait donc pour un public qui était familier de Jérusalem.