Re: Cessons la guerre des messes
Publié : mar. 07 mai 2019, 6:37
Ce qui est invariable, immuable, répondrait à un conformisme étroit, digne des ayatollahs d'Iran ? Donc la liturgie orthodoxe, le rite copte, éthiopien, melkite, etc., sont des liturgies "d'un conformisme étroit" ? Et donc aussi la liturgie catholique pendant des siècles jusqu'en 1969 ?
En fait, tout ce qui est traditionnel répond à un conformisme étroit ? Les rites bouddhistes, taoïstes, soufis, hindous, sont concernés aussi par ce conformisme étroit ? Les hippies qui allaient chercher de la tradition rituelle sur les bords du Gange étaient donc mus par un étrange conformisme étroit ?
Et donc lorsque vous allumez un cierge, vous accomplissez un geste atteint de conformisme étroit ? De même lorsque le prêtre consacre le pain et le vin chaque jour à la messe ? Je suppose qu'il a alors "le vin triste" pour répéter ainsi chaque jour le même geste immuable ? Et tous les papes depuis 2000 ans ont eu, si je vous suis bien, "le vin triste", pour avoir répété sans cesse le même rite "d'un conformisme étroit" ?
Vous avez besoin de variété, vous avez besoin de rompre la routine, Cinci, vous avez besoin de nouveauté incessante, de changement, et de ne jamais faire deux fois la même chose, afin d'échapper à ce conformisme étroit ? Ce doit être compliqué, au bout d'un moment, d'arriver à ne pas reproduire deux fois la même chose, vous ne pensez pas ?
Et votre définition de la catholicité, votre "et, et", cette règle que vous venez à l'instant d'inventer, je n'ai pas l'impression qu'elle fut toujours à l'honneur, lorsque par exemple, les messes traditionnelles étaient tout simplement refusées à ceux qui le demandaient (entre 1970 et les années 2000, si je me souviens bien). C'est parce que les traditionalistes ont insisté, et un petit peu désobéi, qu'ils ont obtenu ce "et", et encore, pas partout, loin de là. Je connais au moins une ville où il n'y a point de "et". Mais "qu'ils aillent ailleurs", n'est-ce pas ?
Ceci étant, avant 1969, point de "et" non plus. J'ai bien l'impression que cette règle du "et, et" n'a jamais existé...
Quant à moi, je n'aurai sans doute jamais la réponse à ma question sur l'unité de l'Église.
Je n'aurai pas ma réponse, pour la simple cause qu'elle n'existe pas, et que ce débat qui tourne en rond, est un débat entre la raison et l'émotion. L'émotion ne sera jamais d'accord avec la raison, et se dérobera toujours. Le plus effrayant, le plus monstrueux, est d'avoir donné les pleins pouvoirs à l'émotion, et d'avoir forcé la raison à prendre le maquis. Ce n'est pas un hasard si tout cela s'est mis en place en même temps que "l'enfant roi", et toute la logique "sociétale" dans laquelle est empêtrée l'Occident depuis 50 ans.
En fait, tout ce qui est traditionnel répond à un conformisme étroit ? Les rites bouddhistes, taoïstes, soufis, hindous, sont concernés aussi par ce conformisme étroit ? Les hippies qui allaient chercher de la tradition rituelle sur les bords du Gange étaient donc mus par un étrange conformisme étroit ?
Et donc lorsque vous allumez un cierge, vous accomplissez un geste atteint de conformisme étroit ? De même lorsque le prêtre consacre le pain et le vin chaque jour à la messe ? Je suppose qu'il a alors "le vin triste" pour répéter ainsi chaque jour le même geste immuable ? Et tous les papes depuis 2000 ans ont eu, si je vous suis bien, "le vin triste", pour avoir répété sans cesse le même rite "d'un conformisme étroit" ?
Vous avez besoin de variété, vous avez besoin de rompre la routine, Cinci, vous avez besoin de nouveauté incessante, de changement, et de ne jamais faire deux fois la même chose, afin d'échapper à ce conformisme étroit ? Ce doit être compliqué, au bout d'un moment, d'arriver à ne pas reproduire deux fois la même chose, vous ne pensez pas ?
Et votre définition de la catholicité, votre "et, et", cette règle que vous venez à l'instant d'inventer, je n'ai pas l'impression qu'elle fut toujours à l'honneur, lorsque par exemple, les messes traditionnelles étaient tout simplement refusées à ceux qui le demandaient (entre 1970 et les années 2000, si je me souviens bien). C'est parce que les traditionalistes ont insisté, et un petit peu désobéi, qu'ils ont obtenu ce "et", et encore, pas partout, loin de là. Je connais au moins une ville où il n'y a point de "et". Mais "qu'ils aillent ailleurs", n'est-ce pas ?
Ceci étant, avant 1969, point de "et" non plus. J'ai bien l'impression que cette règle du "et, et" n'a jamais existé...
Quant à moi, je n'aurai sans doute jamais la réponse à ma question sur l'unité de l'Église.
Je n'aurai pas ma réponse, pour la simple cause qu'elle n'existe pas, et que ce débat qui tourne en rond, est un débat entre la raison et l'émotion. L'émotion ne sera jamais d'accord avec la raison, et se dérobera toujours. Le plus effrayant, le plus monstrueux, est d'avoir donné les pleins pouvoirs à l'émotion, et d'avoir forcé la raison à prendre le maquis. Ce n'est pas un hasard si tout cela s'est mis en place en même temps que "l'enfant roi", et toute la logique "sociétale" dans laquelle est empêtrée l'Occident depuis 50 ans.