Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2011-2012)
Règles du forum
Forum de partage de méditations chrétiennes
Forum de partage de méditations chrétiennes
- Fée Violine
- Consul

- Messages : 13034
- Inscription : mer. 24 sept. 2008, 14:13
- Conviction : Catholique ordinaire. Laïque dominicaine
- Localisation : France
- Contact :
Re: Il faut chercher et accomplir la volonté de Dieu
Le pouvoir des pierres! Non, ce n'est pas chrétien, c'est du pur "new age".
-
Mac
- Tribunus plebis

- Messages : 3962
- Inscription : lun. 09 févr. 2009, 23:40
- Localisation : la Réunion
Re: Il faut chercher et accomplir la volonté de Dieu
Bonjour Fée de la citéFée Violine a écrit :Le pouvoir des pierres! Non, ce n'est pas chrétien, c'est du pur "new age".
Je vous remercie pour votre aide. Bon si je comprends bien cette personne mélange Jésus avec l'occultisme. Qu'est-ce vous feriez par rapport à cette personne qui se trouve être gentille et proche?
Fraternellement en Notre Seigneur Jésus Christ.
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La vocation de Pierre - et la nôtre
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16,13-19.
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Je ne reprends pas toutes les lectures d'aujourd'hui, sans quoi mon commentaires prendrait beaucoup de pages, ou bien il me faudrait le réduire à trop peu de choses.
Toutefois, un mot jaillit qui condense en lui seul toutes les forces contenues dans ces textes: "Tu es le Messie, le fils du Dieu vivant !"
Dieu est bien vivant, en effet, et ce n'est pas l'exécution de Jacques et l'emprisonnement de Pierre qui peut freiner l’œuvre de Vie qu'accomplit en nous le fils du Dieu vivant.
Ce vendredi de vacances, pour une fois, c'est de moi que je parlerai. Après la journée particulièrement insignifiante d'hier - mais rendue lourde et pénible à cause de la chaleur sous un ciel plombé de nuages, je me suis relevé - toujours dans l'angoisse, afin d'être à l'heure à l'Eucharistie. Et comme chaque jour, l'Eucharistie m'a relevé de cette nuit hantée du souvenir des jours heureux du passé et du présent de la démission et de l'absence des membres de ma famille - ainsi que de mes amis.
Or, à la fin de la messe, une des fidèles que je ne connaissais que de vue, m'a abordé et demandé de lui préparer sur ordinateur son itinéraire de congés. C'est le prêtre officiant qui lui avait conseillé de s'adresser à moi, puisque ni l'une ni l'autre ne se sont jamais servi d'un pc. Et donc, au bout de six années de présence quotidienne à cette messe, çà y est, je suis ressorti en ayant établi deux contacts !
Et ce que je disais hier, dans mon précédent commentaire, se confirme: l'on passe énormément de temps non à "accomplir" beaucoup d’œuvres, mais à se tenir disponibles pour ce que Dieu voudra.C'est ainsi que cela se passe. Lorsque l'on est converti, on rêve facilement de grandes œuvres, mais ce qui se passe, c'est que d'abord, Dieu nous met en retrait des mouvements de la société.
Je songe souvent au travail de Jésus le charpentier de Nazareth, fils de Dieu. Il est dans son atelier il prend un morceau de bois, il l'étudie du regard et de la main, il le polit, il le découpe et le travaille, puis l'abandonne un temps pour travailler un autre élément de charpenterie. A quoi servirons-nous, nous les morceaux de bois ? Qui sait ? Nous servirons, mais jusqu'à ce que tout soit prêt, nous ne saurons pas à quoi nous sommes destinés, ni comment servir.
Évidemment, il y a ceux qui ne veulent pas attendre et se laisser conduire. Alors, ils partent pour parler du Seigneur à leur manière, selon leurs propres compréhensions. Et ils se retrouvent assez rapidement à semer le mal plutôt que le bien qu'ils voulaient. Car le mal, c'est d'abord le défaut et l'erreur, et l'erreur consiste à dire ce que Dieu n'est pas.
Il faut bien admettre que peu de croyants acceptent de passer sous le joug du Seigneur - aussi simple qu'il soit. J'ai moi-même commis de telles erreurs, et je me suis retrouvé le nez par terre ou dans les épines. Mais lorsque le Seigneur m'en a retiré, j'ai compris mon erreur et n'y suis pas retourné. A partir de notre adhésion ou de notre conversion, Dieu nous modèle autrement. Soyons patients. Comme l'apôtre Paul qui a couru la bonne course, c'est la couronne de lauriers qui compte, pas l'effort supporté sur le stade.
.
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Je ne reprends pas toutes les lectures d'aujourd'hui, sans quoi mon commentaires prendrait beaucoup de pages, ou bien il me faudrait le réduire à trop peu de choses.
Toutefois, un mot jaillit qui condense en lui seul toutes les forces contenues dans ces textes: "Tu es le Messie, le fils du Dieu vivant !"
Dieu est bien vivant, en effet, et ce n'est pas l'exécution de Jacques et l'emprisonnement de Pierre qui peut freiner l’œuvre de Vie qu'accomplit en nous le fils du Dieu vivant.
Ce vendredi de vacances, pour une fois, c'est de moi que je parlerai. Après la journée particulièrement insignifiante d'hier - mais rendue lourde et pénible à cause de la chaleur sous un ciel plombé de nuages, je me suis relevé - toujours dans l'angoisse, afin d'être à l'heure à l'Eucharistie. Et comme chaque jour, l'Eucharistie m'a relevé de cette nuit hantée du souvenir des jours heureux du passé et du présent de la démission et de l'absence des membres de ma famille - ainsi que de mes amis.
Or, à la fin de la messe, une des fidèles que je ne connaissais que de vue, m'a abordé et demandé de lui préparer sur ordinateur son itinéraire de congés. C'est le prêtre officiant qui lui avait conseillé de s'adresser à moi, puisque ni l'une ni l'autre ne se sont jamais servi d'un pc. Et donc, au bout de six années de présence quotidienne à cette messe, çà y est, je suis ressorti en ayant établi deux contacts !
Et ce que je disais hier, dans mon précédent commentaire, se confirme: l'on passe énormément de temps non à "accomplir" beaucoup d’œuvres, mais à se tenir disponibles pour ce que Dieu voudra.C'est ainsi que cela se passe. Lorsque l'on est converti, on rêve facilement de grandes œuvres, mais ce qui se passe, c'est que d'abord, Dieu nous met en retrait des mouvements de la société.
Je songe souvent au travail de Jésus le charpentier de Nazareth, fils de Dieu. Il est dans son atelier il prend un morceau de bois, il l'étudie du regard et de la main, il le polit, il le découpe et le travaille, puis l'abandonne un temps pour travailler un autre élément de charpenterie. A quoi servirons-nous, nous les morceaux de bois ? Qui sait ? Nous servirons, mais jusqu'à ce que tout soit prêt, nous ne saurons pas à quoi nous sommes destinés, ni comment servir.
Évidemment, il y a ceux qui ne veulent pas attendre et se laisser conduire. Alors, ils partent pour parler du Seigneur à leur manière, selon leurs propres compréhensions. Et ils se retrouvent assez rapidement à semer le mal plutôt que le bien qu'ils voulaient. Car le mal, c'est d'abord le défaut et l'erreur, et l'erreur consiste à dire ce que Dieu n'est pas.
Il faut bien admettre que peu de croyants acceptent de passer sous le joug du Seigneur - aussi simple qu'il soit. J'ai moi-même commis de telles erreurs, et je me suis retrouvé le nez par terre ou dans les épines. Mais lorsque le Seigneur m'en a retiré, j'ai compris mon erreur et n'y suis pas retourné. A partir de notre adhésion ou de notre conversion, Dieu nous modèle autrement. Soyons patients. Comme l'apôtre Paul qui a couru la bonne course, c'est la couronne de lauriers qui compte, pas l'effort supporté sur le stade.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Il faut chercher et accomplir la volonté de Dieu
St Jean Chrysostome
Homélies sur l'évangile de St Matthieu, 65, 4
Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, amis pour servir et donner sa vie pour la rédemption de plusieurs. Ainsi, je ne me suis pas contenté de souffrir la honte et l’ignominie, mais j’ai donné ma vie même pour la rédemption de plusieurs. Car qui sont ceux pour qui je suis mort, sinon les païens et les idolâtres ? Quand vous vous humiliez vous autres, c’est pour vous-mêmes. Mais quand je me suis humilié, ce n’était point pour moi, mais pour vous.
Ne craignez donc pas, mes frères, que votre humilité vous déshonore. Vous ne sauriez jamais, quoi que vous fassiez, vous humilier autant que votre Maître. Et néanmoins son humiliation est devenue son plus grand honneur et le comble de sa gloire. Avant qu’il se fût fait homme, il n’était connu que des anges. Mais depuis qu’il s’est revêtu de notre corps, et qu’il est mort sur une croix, non-seulement il n’a pas perdu cette première gloire, mais il y a encore ajouté celle de se faire connaître et adorer de toute la terre.
Après cela, n’appréhendez point de vous abaisser en vous humiliant. C’est ainsi au contraire que vous vous relèverez davantage, parce que l’humilité est une source d’honneur et la porte du royaume. Craignons plutôt qu’en prenant une voie tout opposée pour nous élever, nous ne nous combattions nous-mêmes dans cette injuste prétention. Car on ne devient pas grand en désirant de l’être. Mais celui qui veut être le plus grand de tous, deviendra au contraire le dernier de tous.
Il m'apparaît, presque à chaque heure un peu plus, que la vie spirituelle - qui n'est autre que la vraie vie, présente dans la vie naturelle, ne doit pas faire l'objet d'une conquête, mais d'une simple acceptation. L'effort le plus important à produire, consiste donc à s'abandonner.
Et c'est vrai que pour l'homme, s'abandonner à la volonté du Père est difficile. Car cet abandon à l'Amour nous fait revenir au péché originel, au pied de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Si l'on s'en remet à Dieu, c'est à l'ambition de cette connaissance qu'il faut renoncer - et notre chair, notre moi, tout notre instinct s'y oppose. Parce que cela ressemble à abandonner les armes dont nous nous servons dans l'existence quotidienne afin de "gagner sa vie" (Gagner sa vie... quelle expression ridicule !)
S'il fallait prendre un exemple encore plus concret, je dirais que l'effort de la foi est le même que celui, pour un gros fumeur, de cesser de fumer. Cesser de fumer, comme c'est dur ! Or, il ne s'agit pas de faire quelque chose, mais simplement de s'arrêter, de cesser de le faire ! Il ne s'agit pas d'un effort, mais du contraire d'un effort.
Et lorsque nous récitons le Notre Père, nous disons toutes sortes de choses que notre chair est incapable de formuler par elle-même: "Que Ton nom soit sanctifié, que Ton Règne arrive - et surtout : que Ta volonté soit faite". Est-ce seulement possible ?
Eh bien, cela semble que non, et pourtant c'est possible. Quiconque a cessé de fumer pourrait confirmer que l'effort fourni fut seulement de "laisser faire". J'ai cessé de fumer le 13 mai 2004 et je peux assurer que le seul réel effort que j'ai fourni fus de dire: "Je suis d'accord de tout endurer, mais j'ai cessé de fumer". Ma souffrance, toute la journée du premier jour, fut complètement inondée par la Joie, et la même - immense - force de joie qui m'avait envahi à l'instant même de ma conversion.
Pour retrouver cette Joie, pour qu'elle envahisse de nouveau tout mon être, alors, oui, je renonce. Je renonce à moi-même. Je dis encore, avec Jésus: "Qu'il m'en soit fait non comme je veux, mais comme Toi, Tu veux !
"La grâce est de s’oublier. Mais si tout orgueil était mort en nous, la grâce des grâces serait de s’aimer humblement soi-même, comme n’importe lequel des membres souffrants de Jésus-Christ. » (Bernanos)
Homélies sur l'évangile de St Matthieu, 65, 4
Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, amis pour servir et donner sa vie pour la rédemption de plusieurs. Ainsi, je ne me suis pas contenté de souffrir la honte et l’ignominie, mais j’ai donné ma vie même pour la rédemption de plusieurs. Car qui sont ceux pour qui je suis mort, sinon les païens et les idolâtres ? Quand vous vous humiliez vous autres, c’est pour vous-mêmes. Mais quand je me suis humilié, ce n’était point pour moi, mais pour vous.
Ne craignez donc pas, mes frères, que votre humilité vous déshonore. Vous ne sauriez jamais, quoi que vous fassiez, vous humilier autant que votre Maître. Et néanmoins son humiliation est devenue son plus grand honneur et le comble de sa gloire. Avant qu’il se fût fait homme, il n’était connu que des anges. Mais depuis qu’il s’est revêtu de notre corps, et qu’il est mort sur une croix, non-seulement il n’a pas perdu cette première gloire, mais il y a encore ajouté celle de se faire connaître et adorer de toute la terre.
Après cela, n’appréhendez point de vous abaisser en vous humiliant. C’est ainsi au contraire que vous vous relèverez davantage, parce que l’humilité est une source d’honneur et la porte du royaume. Craignons plutôt qu’en prenant une voie tout opposée pour nous élever, nous ne nous combattions nous-mêmes dans cette injuste prétention. Car on ne devient pas grand en désirant de l’être. Mais celui qui veut être le plus grand de tous, deviendra au contraire le dernier de tous.
Il m'apparaît, presque à chaque heure un peu plus, que la vie spirituelle - qui n'est autre que la vraie vie, présente dans la vie naturelle, ne doit pas faire l'objet d'une conquête, mais d'une simple acceptation. L'effort le plus important à produire, consiste donc à s'abandonner.
Et c'est vrai que pour l'homme, s'abandonner à la volonté du Père est difficile. Car cet abandon à l'Amour nous fait revenir au péché originel, au pied de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Si l'on s'en remet à Dieu, c'est à l'ambition de cette connaissance qu'il faut renoncer - et notre chair, notre moi, tout notre instinct s'y oppose. Parce que cela ressemble à abandonner les armes dont nous nous servons dans l'existence quotidienne afin de "gagner sa vie" (Gagner sa vie... quelle expression ridicule !)
S'il fallait prendre un exemple encore plus concret, je dirais que l'effort de la foi est le même que celui, pour un gros fumeur, de cesser de fumer. Cesser de fumer, comme c'est dur ! Or, il ne s'agit pas de faire quelque chose, mais simplement de s'arrêter, de cesser de le faire ! Il ne s'agit pas d'un effort, mais du contraire d'un effort.
Et lorsque nous récitons le Notre Père, nous disons toutes sortes de choses que notre chair est incapable de formuler par elle-même: "Que Ton nom soit sanctifié, que Ton Règne arrive - et surtout : que Ta volonté soit faite". Est-ce seulement possible ?
Eh bien, cela semble que non, et pourtant c'est possible. Quiconque a cessé de fumer pourrait confirmer que l'effort fourni fut seulement de "laisser faire". J'ai cessé de fumer le 13 mai 2004 et je peux assurer que le seul réel effort que j'ai fourni fus de dire: "Je suis d'accord de tout endurer, mais j'ai cessé de fumer". Ma souffrance, toute la journée du premier jour, fut complètement inondée par la Joie, et la même - immense - force de joie qui m'avait envahi à l'instant même de ma conversion.
Pour retrouver cette Joie, pour qu'elle envahisse de nouveau tout mon être, alors, oui, je renonce. Je renonce à moi-même. Je dis encore, avec Jésus: "Qu'il m'en soit fait non comme je veux, mais comme Toi, Tu veux !
"La grâce est de s’oublier. Mais si tout orgueil était mort en nous, la grâce des grâces serait de s’aimer humblement soi-même, comme n’importe lequel des membres souffrants de Jésus-Christ. » (Bernanos)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Jésus, serviteur souffrant
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,5-17.
Jésus était entré à Capharnaüm ; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres ; je dis à l'un : 'Va', et il va, à un autre : 'Viens', et il vient, et à mon esclave : 'Fais ceci', et il le fait. » A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et le serviteur fut guéri à cette heure même.
Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; il chassa les esprits par sa parole et il guérit tous les malades.
Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Ce centurion romain aura vraiment tout traversé pour parvenir à Jésus. D'abord, son propre statut de représentant de l'armée d'occupation. Je me représente facilement que ce n'était certainement pas bien noté par les supérieurs, pour un centurion, d'aller trouver un de ces prédicateurs juifs... si facilement confondus aux zélotes ennemis de l'Empereur. Ensuite, l'hostilité même des Juifs, évidemment. Qu'un Romain approche un Rabbi, c'est une souillure, un scandale ! Enfin, la prévention des propres apôtres de Jésus: attention, un Romain, danger !
Or non seulement, c'est un homme brave, mais c'est aussi un brave homme. Regardez-le: il ne vient même pas pour lui-même, mais à cause de son serviteur qui est paralysé et qui souffre. Depuis qu'il a quitté sa lointaine patrie, combien d'hommes a-t-il pu voir souffrir et mourir au bord du chemin ? Mais cela ne l'a pas endurci, il compatit pour son subalterne - et il est miséricordieux, car pour un homme, être vraiment miséricordieux, c'est franchir une étape et tenter de remédier à la situation de la personne pour laquelle on compatit.
Sans le savoir, il a tout pour plaire à Jésus, mais il va manifester d'emblée la foi que Jésus avait élevé chez la Samaritaine, ou la syro-Phénicienne, avant de leur donner la grâce demandée. Ici, Jésus s'abaisse à dire, publiquement: je vais me rendre chez toi, Romain. Mais il reçoit une réponse de foi telle qu'il n'en a jamais vu en tout Israël: "C'est tout à fait inutile que tu te déplaces, Seigneur, il te suffit d'ordonner, car tout t'obéit !"
Les autres guérisons auxquelles Jésus va procéder ensuite - et que ce passage met en parallèle montre bien que, dans les guérisons accomplies par Jésus, il y a un effort semblable à celui accompli par le centurion. Jésus ne claque pas des doigts comme font les magiciens au spectacle, mais Il va véritablement à la rencontre de la souffrance de l'homme. Et dans sa part humaine, il se fatigue et prend courageusement sur lui - jusqu'à une heure tardive. C'est bien ainsi qu'il est le "serviteur souffrant" et aussi le bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis. En vérité, Il ne l'a pas donné qu'une fois sur la Croix, mais tous les jours, depuis son baptême dans le Jourdain, jusqu'à la fin de sa vie publique.
Aujourd'hui, ce que me dit l'Evangile, c'est d'accepter tout simplement tout ce qui arrive et de continuer de rendre grâce, en dépit des difficultés, de l'indifférence et je dirais même de la "folie ordinaire" qui s'étale chaque jour sous mes yeux. Oh, si vous ne les voyez pas, alors ouvrez vos yeux !
Jésus était entré à Capharnaüm ; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres ; je dis à l'un : 'Va', et il va, à un autre : 'Viens', et il vient, et à mon esclave : 'Fais ceci', et il le fait. » A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et le serviteur fut guéri à cette heure même.
Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; il chassa les esprits par sa parole et il guérit tous les malades.
Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Ce centurion romain aura vraiment tout traversé pour parvenir à Jésus. D'abord, son propre statut de représentant de l'armée d'occupation. Je me représente facilement que ce n'était certainement pas bien noté par les supérieurs, pour un centurion, d'aller trouver un de ces prédicateurs juifs... si facilement confondus aux zélotes ennemis de l'Empereur. Ensuite, l'hostilité même des Juifs, évidemment. Qu'un Romain approche un Rabbi, c'est une souillure, un scandale ! Enfin, la prévention des propres apôtres de Jésus: attention, un Romain, danger !
Or non seulement, c'est un homme brave, mais c'est aussi un brave homme. Regardez-le: il ne vient même pas pour lui-même, mais à cause de son serviteur qui est paralysé et qui souffre. Depuis qu'il a quitté sa lointaine patrie, combien d'hommes a-t-il pu voir souffrir et mourir au bord du chemin ? Mais cela ne l'a pas endurci, il compatit pour son subalterne - et il est miséricordieux, car pour un homme, être vraiment miséricordieux, c'est franchir une étape et tenter de remédier à la situation de la personne pour laquelle on compatit.
Sans le savoir, il a tout pour plaire à Jésus, mais il va manifester d'emblée la foi que Jésus avait élevé chez la Samaritaine, ou la syro-Phénicienne, avant de leur donner la grâce demandée. Ici, Jésus s'abaisse à dire, publiquement: je vais me rendre chez toi, Romain. Mais il reçoit une réponse de foi telle qu'il n'en a jamais vu en tout Israël: "C'est tout à fait inutile que tu te déplaces, Seigneur, il te suffit d'ordonner, car tout t'obéit !"
Les autres guérisons auxquelles Jésus va procéder ensuite - et que ce passage met en parallèle montre bien que, dans les guérisons accomplies par Jésus, il y a un effort semblable à celui accompli par le centurion. Jésus ne claque pas des doigts comme font les magiciens au spectacle, mais Il va véritablement à la rencontre de la souffrance de l'homme. Et dans sa part humaine, il se fatigue et prend courageusement sur lui - jusqu'à une heure tardive. C'est bien ainsi qu'il est le "serviteur souffrant" et aussi le bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis. En vérité, Il ne l'a pas donné qu'une fois sur la Croix, mais tous les jours, depuis son baptême dans le Jourdain, jusqu'à la fin de sa vie publique.
Aujourd'hui, ce que me dit l'Evangile, c'est d'accepter tout simplement tout ce qui arrive et de continuer de rendre grâce, en dépit des difficultés, de l'indifférence et je dirais même de la "folie ordinaire" qui s'étale chaque jour sous mes yeux. Oh, si vous ne les voyez pas, alors ouvrez vos yeux !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Jésus et la condition des femmes
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 5,21-43.
Jésus regagna en barque l'autre rive, et une grande foule s'assembla autour de lui. Il était au bord du lac.
Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive. »
Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu'elle l'écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans... -
Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré -. . .
cette femme donc, ayant appris ce qu'on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »
A l'instant, l'hémorragie s'arrêta, et elle ressentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu'une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t'écrase, et tu demandes : 'Qui m'a touché ? ' »
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste.
Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Mais Jésus reprit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l'accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l'agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L'enfant n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille.
Il saisit la main de l'enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher - elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés.
Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Beaucoup commenté déjà, l’Évangile de ce dimanche nous montre Jésus particulièrement attentif à la condition féminine. C'est saint Marc qui fait se chevaucher ici deux récits, deux situations différentes et deux "relèvements".
D'une part, la fille du notable Jaïre: à l'âge de la puberté, elle se retrouve à demi-morte, comme en léthargie, coincée entre deux vies, entre l'enfance et l'âge adulte, l'ancien et le nouveau, la volonté de son père et sa mère - présente mais quasi absente - de ce récit.
D'autre part, la femme aux pertes de sang, aux hémorragies: celle subit cet état depuis douze années déjà et mène de front un double combat. Contre la maladie d'abord et contre les préjugés ensuite. Car si les juifs considèrent une femme comme impure durant la période de ses règles, combien plus impure cette femme atteinte d'une maladie aussi ... redoutable !
Il est assez clair que les deux personnages féminins de ce récit sont comme "empêchées" dans leur développement personnel. En partie du fait de leur fragilité, et en partie à cause de la rigidité de la condition faite aux femmes à cette époque.
Une idée m'est venue : la femme qui souffre d'hémorragies a peut-être commencé à chercher un médecin capable de la guérir... à partir du même âge que la fille de Jaïre, c'est-à-dire au moment de sa maturité sexuelle. C'est du moins ce que j'ai pu lire (*)
Et lorsque l'on s'étonne qu'aux deux femmes, la plus jeune et la plus âgée, Jésus donne le nom de "fille" - c'est que très probablement, la femme malade n'a pas trouvé de fiancé à cause de sa maladie.
Avant même de guérir l'une et l'autre, Jésus leur adresse le même langage libérateur: à l'enfant, il dit "Jeune fille" et à la femme, il dit "Ma fille" et c'est à la vie qu'il les renvoie toutes deux, en les laissant totalement libres de leurs choix futurs.
Guéries, et non seulement guéries, mais également : délivrées, c'est-à-dire : rendues libres. Alors, quoi: Jésus, un macho ?
Galates 5 : 1 "C’est pour que nous soyons vraiment libres que Christ nous a libérés."
(*) http://alamoministries.com/French/Gospe ... rried.html
Jésus regagna en barque l'autre rive, et une grande foule s'assembla autour de lui. Il était au bord du lac.
Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive. »
Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu'elle l'écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans... -
Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré -. . .
cette femme donc, ayant appris ce qu'on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »
A l'instant, l'hémorragie s'arrêta, et elle ressentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu'une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t'écrase, et tu demandes : 'Qui m'a touché ? ' »
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste.
Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Mais Jésus reprit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l'accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l'agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L'enfant n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille.
Il saisit la main de l'enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher - elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés.
Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Beaucoup commenté déjà, l’Évangile de ce dimanche nous montre Jésus particulièrement attentif à la condition féminine. C'est saint Marc qui fait se chevaucher ici deux récits, deux situations différentes et deux "relèvements".
D'une part, la fille du notable Jaïre: à l'âge de la puberté, elle se retrouve à demi-morte, comme en léthargie, coincée entre deux vies, entre l'enfance et l'âge adulte, l'ancien et le nouveau, la volonté de son père et sa mère - présente mais quasi absente - de ce récit.
D'autre part, la femme aux pertes de sang, aux hémorragies: celle subit cet état depuis douze années déjà et mène de front un double combat. Contre la maladie d'abord et contre les préjugés ensuite. Car si les juifs considèrent une femme comme impure durant la période de ses règles, combien plus impure cette femme atteinte d'une maladie aussi ... redoutable !
Il est assez clair que les deux personnages féminins de ce récit sont comme "empêchées" dans leur développement personnel. En partie du fait de leur fragilité, et en partie à cause de la rigidité de la condition faite aux femmes à cette époque.
Une idée m'est venue : la femme qui souffre d'hémorragies a peut-être commencé à chercher un médecin capable de la guérir... à partir du même âge que la fille de Jaïre, c'est-à-dire au moment de sa maturité sexuelle. C'est du moins ce que j'ai pu lire (*)
Et lorsque l'on s'étonne qu'aux deux femmes, la plus jeune et la plus âgée, Jésus donne le nom de "fille" - c'est que très probablement, la femme malade n'a pas trouvé de fiancé à cause de sa maladie.
Avant même de guérir l'une et l'autre, Jésus leur adresse le même langage libérateur: à l'enfant, il dit "Jeune fille" et à la femme, il dit "Ma fille" et c'est à la vie qu'il les renvoie toutes deux, en les laissant totalement libres de leurs choix futurs.
Guéries, et non seulement guéries, mais également : délivrées, c'est-à-dire : rendues libres. Alors, quoi: Jésus, un macho ?
Galates 5 : 1 "C’est pour que nous soyons vraiment libres que Christ nous a libérés."
(*) http://alamoministries.com/French/Gospe ... rried.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Comment avoir la Vie en soi ?
Le lundi de la 13e semaine du Temps Ordinaire
Livre d'Amos 2,6-10.13-16.
Ainsi parle le Seigneur : La sentence est irrévocable, à cause des crimes et des crimes d'Israël. Ils vendent le juste pour de l'argent, le pauvre pour une paire de sandales.
Ils écrasent la tête des petites gens dans la poussière, ils ferment la route aux malheureux. Le fils et le père vont vers la même femme et profanent ainsi mon saint Nom.
Auprès des autels, ils se couchent sur les vêtements qu'ils ont pris en gage. Dans le temple de leur Dieu, ils boivent le vin de ceux qu'ils ont frappés d'amende.
Moi, pourtant, j'avais détruit devant eux l'Amorite, dont la stature égalait celle des cèdres et la vigueur, celle des chênes ! Je l'avais anéanti, depuis les fruits jusqu'aux racines.
Moi, je vous avais fait monter du pays d'Égypte et je vous avais, pendant quarante ans, conduits à travers le désert, pour vous donner en héritage le pays de l'Amorite.
Eh bien, moi, maintenant, je vous écraserai sur place, comme un char plein de gerbes écrase tout sur son passage.
L'homme le plus rapide ne pourra pas fuir, le plus fort ne pourra pas montrer sa vigueur, même le héros ne sauvera pas sa vie.
L'archer ne tiendra pas, le coureur n'échappera pas, le cavalier ne sauvera pas sa vie.
Le plus brave s'enfuira tout nu, en ce jour-là. Parole du Seigneur.
Psaume 50(49),16bc-17.18-19.20-21.22-23.
Mais à l'impie, Dieu déclare : « Qu'as-tu à réciter mes lois, à garder mon alliance à la bouche,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n'aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ?
« Si tu vois un voleur, tu fraternises, tu es chez toi parmi les adultères ;
tu livres ta bouche au mal, ta langue trame des mensonges.
« Tu t'assieds, tu diffames ton frère, tu flétris le fils de ta mère.
« Voilà ce que tu fais ;
garderai-je le silence ?
Penses-tu que je suis comme toi ?
Je mets cela sous tes yeux, et je t'accuse.
Comprenez donc, vous qui oubliez Dieu : sinon je frappe, et pas de recours !
« Qui offre le sacrifice d'action de grâce,
celui-là me rend gloire :
sur le chemin qu'il aura pris,
je lui ferai voir le salut de Dieu. »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,18-22.
Jésus, voyant la foule autour de lui, donna l'ordre de partir vers l'autre rive du lac. Un scribe s'approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. » Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. »
Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. » Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »
Les lecture de ce lundi ont entre elles ce point commun de dire : accomplir la volonté de Dieu n'est pas facile. Et il n'est pas simple pour un homme de suivre Jésus. Le prophète Amos annonce de terribles châtiments, auxquels n'échappera personne, pas même le plus brave, qui s'enfuira, ridicule et tout nu. Le prophète Amos livre une parole implacable, comme est implacable la manière dont les juifs considèrent Dieu. Car si l'on considère que Dieu n'est que justice - que Dieu lui-même est soumis à ses propres lois, dès lors aucun pardon possible.
Le Psaume apporte une atténuation à cette rigueur impitoyable: aux accusations justes que porte Dieu contre homme, il est possible de répondre en offrant un sacrifice d'action de grâce.
Quant à l’Évangile, il ne contredit pas le fait que devenir saint en accomplissant la volonté de Dieu soit chose difficile. Le scribe, qui est par excellence l'homme des Écritures, sur lesquelles il appuie toute sa vie et sa justification, comment expliquera-t-il que Jésus s'apprête à traverser le lac pour se rendre chez les païens ! A peine aura-t-il suivi Jésus une seule journée que toutes les certitudes qu'il avait eues jusque là tomberont d'un seul coup. Car connaître son catéchisme à fond et suivre à la lettre toutes les règles de l’Église ne suffisent pas lorsqu'il s'agit d'aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces et son prochain comme soi-même.
Mais pour suivre Jésus, il faut laisser les morts enterrer leurs morts. C'est-à-dire qu'il faut derrière lui vers l'inconnu de chaque jour, en ayant laissé derrière soi toutes nos références humaines, et jusqu'à celles qui nous semblent les plus dignes de respect. Il ne suffit pas d'enterrer ses morts, il faut d'abord avoir la Vie en soi.
C'est ainsi que le Seigneur vient à notre rencontre au cœur de nos solitudes, mais en balayant nos anciennes certitudes ! En effet, c'est ainsi qu'il vient à nous chaque jour, en prenant le vêtement de plus pauvre que nous.
.
Livre d'Amos 2,6-10.13-16.
Ainsi parle le Seigneur : La sentence est irrévocable, à cause des crimes et des crimes d'Israël. Ils vendent le juste pour de l'argent, le pauvre pour une paire de sandales.
Ils écrasent la tête des petites gens dans la poussière, ils ferment la route aux malheureux. Le fils et le père vont vers la même femme et profanent ainsi mon saint Nom.
Auprès des autels, ils se couchent sur les vêtements qu'ils ont pris en gage. Dans le temple de leur Dieu, ils boivent le vin de ceux qu'ils ont frappés d'amende.
Moi, pourtant, j'avais détruit devant eux l'Amorite, dont la stature égalait celle des cèdres et la vigueur, celle des chênes ! Je l'avais anéanti, depuis les fruits jusqu'aux racines.
Moi, je vous avais fait monter du pays d'Égypte et je vous avais, pendant quarante ans, conduits à travers le désert, pour vous donner en héritage le pays de l'Amorite.
Eh bien, moi, maintenant, je vous écraserai sur place, comme un char plein de gerbes écrase tout sur son passage.
L'homme le plus rapide ne pourra pas fuir, le plus fort ne pourra pas montrer sa vigueur, même le héros ne sauvera pas sa vie.
L'archer ne tiendra pas, le coureur n'échappera pas, le cavalier ne sauvera pas sa vie.
Le plus brave s'enfuira tout nu, en ce jour-là. Parole du Seigneur.
Psaume 50(49),16bc-17.18-19.20-21.22-23.
Mais à l'impie, Dieu déclare : « Qu'as-tu à réciter mes lois, à garder mon alliance à la bouche,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n'aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ?
« Si tu vois un voleur, tu fraternises, tu es chez toi parmi les adultères ;
tu livres ta bouche au mal, ta langue trame des mensonges.
« Tu t'assieds, tu diffames ton frère, tu flétris le fils de ta mère.
« Voilà ce que tu fais ;
garderai-je le silence ?
Penses-tu que je suis comme toi ?
Je mets cela sous tes yeux, et je t'accuse.
Comprenez donc, vous qui oubliez Dieu : sinon je frappe, et pas de recours !
« Qui offre le sacrifice d'action de grâce,
celui-là me rend gloire :
sur le chemin qu'il aura pris,
je lui ferai voir le salut de Dieu. »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,18-22.
Jésus, voyant la foule autour de lui, donna l'ordre de partir vers l'autre rive du lac. Un scribe s'approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. » Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. »
Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. » Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »
Les lecture de ce lundi ont entre elles ce point commun de dire : accomplir la volonté de Dieu n'est pas facile. Et il n'est pas simple pour un homme de suivre Jésus. Le prophète Amos annonce de terribles châtiments, auxquels n'échappera personne, pas même le plus brave, qui s'enfuira, ridicule et tout nu. Le prophète Amos livre une parole implacable, comme est implacable la manière dont les juifs considèrent Dieu. Car si l'on considère que Dieu n'est que justice - que Dieu lui-même est soumis à ses propres lois, dès lors aucun pardon possible.
Le Psaume apporte une atténuation à cette rigueur impitoyable: aux accusations justes que porte Dieu contre homme, il est possible de répondre en offrant un sacrifice d'action de grâce.
Quant à l’Évangile, il ne contredit pas le fait que devenir saint en accomplissant la volonté de Dieu soit chose difficile. Le scribe, qui est par excellence l'homme des Écritures, sur lesquelles il appuie toute sa vie et sa justification, comment expliquera-t-il que Jésus s'apprête à traverser le lac pour se rendre chez les païens ! A peine aura-t-il suivi Jésus une seule journée que toutes les certitudes qu'il avait eues jusque là tomberont d'un seul coup. Car connaître son catéchisme à fond et suivre à la lettre toutes les règles de l’Église ne suffisent pas lorsqu'il s'agit d'aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces et son prochain comme soi-même.
Mais pour suivre Jésus, il faut laisser les morts enterrer leurs morts. C'est-à-dire qu'il faut derrière lui vers l'inconnu de chaque jour, en ayant laissé derrière soi toutes nos références humaines, et jusqu'à celles qui nous semblent les plus dignes de respect. Il ne suffit pas d'enterrer ses morts, il faut d'abord avoir la Vie en soi.
C'est ainsi que le Seigneur vient à notre rencontre au cœur de nos solitudes, mais en balayant nos anciennes certitudes ! En effet, c'est ainsi qu'il vient à nous chaque jour, en prenant le vêtement de plus pauvre que nous.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Il faut chercher et accomplir la volonté de Dieu
Oui, la foi est une lutte.
Mais il est tout de même difficile de connaitre la volonté de Dieu sur nous. On a beau demander... Seul l'esprit saint peut nous laisser des indice, peut-être, et il faut être à l'écoute..
Par exemple, entre deux boulots, prendre le plus humiliant et le moins payé?

Mais il est tout de même difficile de connaitre la volonté de Dieu sur nous. On a beau demander... Seul l'esprit saint peut nous laisser des indice, peut-être, et il faut être à l'écoute..
Par exemple, entre deux boulots, prendre le plus humiliant et le moins payé?
Dans toutes vos œuvres, écoutez votre âme, et soyez-lui fidèle; car c'est ainsi qu'on garde les commandements de Dieu.
Ecclésiastique de Jésus, 32-27
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Saint Augustin et l'arbre de la désobéissance
Lecture extraite de : "Genèse", commentaire au sens littéral, 8,6,12
"L'arbre de la science du bien et du mal se présente maintenant à notre attention. Sans nul doute, c'était un arbre réel et visible comme tous les autres. Là n'est point la question : le point à éclaircir est de savoir pourquoi il a été nommé ainsi. Moi, qui ai beaucoup réfléchi à cette affaire, je n’ai pas de mots pour exprimer combien me plaît la sentence qui dit que cet arbre n’était pas nocif pour son fruit ; car celui qui a fait toutes les choses extrêmement bonnes, n’a placé au paradis aucune chose mauvaise, mais le mal découla pour l’homme de la transgression du précepte. Car il convenait à l’homme qu’on lui interdise quelque chose, afin que, placé sous le Seigneur Dieu, il puisse de cette façon, par la vertu de l’obéissance, mériter la possession de son Seigneur. Je peux dire avec certitude que l’obéissance est la vertu propre de la créature rationnelle, qui agit sous le pouvoir de Dieu ; et aussi que le premier et le plus grand de tous les vices est l’orgueil, qui conduit l’homme à vouloir utiliser sa liberté pour la ruine, et a le nom de désobéissance. Or l'homme ne pourrait reconnaître ni sentir la souveraineté de Dieu, s'il n'avait un commandement à exécuter. Par conséquent, l'arbre n'avait en lui même rien de malfaisant : il fut appelé l'arbre de la science du bien et du mal, parce que, si l'homme venait à manger de ses fruits après là défense qu'il en avait reçue, il violerait, par la même, l'ordre de Dieu et reconnaîtrait, au châtiment qui suivrait cette transgression, toute la différence du bien et du mal, de la soumission et de la révolte."
Cher saint Augustin, je vous reconnais bien ici. Quel souffle ! Et quand j'y réfléchis, je suis tout à fait d'accord : pour un homme doué de raison, le péché le plus simple est la désobéissance. Ah, si nous savions obéir, de manière très simple ! C'est l'obéissance qui a fait un saint tel Mutien-Marie. "Le Frère Mutien fut un fidèle observateur de la règle. Son supérieur a rendu ce témoignage : « Je n’ai pas vu une seule fois, le Frère Mutien violer une seule de nos règles; non seulement les grandes Règles: exercices spirituels, charité, obéissance…mais ces petites prescriptions qui exigent une attention continuelle et une entière possession de soi-même ».
http://www.philagodu.be/generalculturel ... utien.html
"L'arbre de la science du bien et du mal se présente maintenant à notre attention. Sans nul doute, c'était un arbre réel et visible comme tous les autres. Là n'est point la question : le point à éclaircir est de savoir pourquoi il a été nommé ainsi. Moi, qui ai beaucoup réfléchi à cette affaire, je n’ai pas de mots pour exprimer combien me plaît la sentence qui dit que cet arbre n’était pas nocif pour son fruit ; car celui qui a fait toutes les choses extrêmement bonnes, n’a placé au paradis aucune chose mauvaise, mais le mal découla pour l’homme de la transgression du précepte. Car il convenait à l’homme qu’on lui interdise quelque chose, afin que, placé sous le Seigneur Dieu, il puisse de cette façon, par la vertu de l’obéissance, mériter la possession de son Seigneur. Je peux dire avec certitude que l’obéissance est la vertu propre de la créature rationnelle, qui agit sous le pouvoir de Dieu ; et aussi que le premier et le plus grand de tous les vices est l’orgueil, qui conduit l’homme à vouloir utiliser sa liberté pour la ruine, et a le nom de désobéissance. Or l'homme ne pourrait reconnaître ni sentir la souveraineté de Dieu, s'il n'avait un commandement à exécuter. Par conséquent, l'arbre n'avait en lui même rien de malfaisant : il fut appelé l'arbre de la science du bien et du mal, parce que, si l'homme venait à manger de ses fruits après là défense qu'il en avait reçue, il violerait, par la même, l'ordre de Dieu et reconnaîtrait, au châtiment qui suivrait cette transgression, toute la différence du bien et du mal, de la soumission et de la révolte."
Cher saint Augustin, je vous reconnais bien ici. Quel souffle ! Et quand j'y réfléchis, je suis tout à fait d'accord : pour un homme doué de raison, le péché le plus simple est la désobéissance. Ah, si nous savions obéir, de manière très simple ! C'est l'obéissance qui a fait un saint tel Mutien-Marie. "Le Frère Mutien fut un fidèle observateur de la règle. Son supérieur a rendu ce témoignage : « Je n’ai pas vu une seule fois, le Frère Mutien violer une seule de nos règles; non seulement les grandes Règles: exercices spirituels, charité, obéissance…mais ces petites prescriptions qui exigent une attention continuelle et une entière possession de soi-même ».
http://www.philagodu.be/generalculturel ... utien.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La loi condamne ceux qui ne la pratiquent pas
Le mercredi de la 13e semaine du temps ordinaire
Livre d'Amos 5,14-15.21-24.
Cherchez le bien et non le mal, afin de vivre. Ainsi le Seigneur, Dieu de l'univers, sera avec vous, comme vous l'affirmez.
Détestez le mal, aimez le bien, faites régner le droit dans vos litiges ; peut-être alors le Seigneur, Dieu de l'univers, aura-t-il pitié de ce qui reste d'Israël. Je déteste, je méprise vos fêtes, je n'ai aucun goût pour vos assemblées. Quand vous me présentez des holocaustes et des offrandes, je ne les accueille pas ; vos sacrifices de bêtes grasses, je ne les regarde même pas. Éloignez de moi le tapage de vos cantiques ; que je n'entende pas la musique de vos harpes. Mais que le droit jaillisse comme une source ; la justice, comme un torrent qui ne tarit jamais !
Psaume 50(49),7ac-8.9-10.12-13.16bc-17.
« Écoute, mon peuple, je parle.
Moi, Dieu, je suis ton Dieu !
« Je ne t'accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant moi.
Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine,
pas un bélier de tes enclos.
« Tout le gibier des forêts m'appartient
et le bétail des hauts pâturages.
« Si j'ai faim, irai-je te le dire ?
Le monde et sa richesse m'appartiennent.
Vais-je manger la chair des taureaux
et boire le sang des béliers ?
« Qu'as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n'aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ?
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,28-34.
Comme Jésus arrivait sur l'autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre ; ils étaient si méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin. Et voilà qu'ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé ? »
Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. » Il leur répondit : « Allez-y. » Ils sortirent et ils s'en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots. Les gardiens prirent la fuite et s'en allèrent en ville annoncer tout cela, avec l'affaire des possédés. Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région.
A nouveau, dans la première lecture comme dans le Psaume, Dieu reproche déclare à son peuple n'avoir nul besoin des holocaustes et des offrandes. Comme il est écrit ailleurs en Isaïe (1:11): "Qu'ai-je à faire de la multitude de vos sacrifices? dit l'Éternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux; Je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs." Ce que veut Dieu, dit plus loin le prophète, c'est de "rechercher le bien et non le mal, afin de vivre !" La dernière strophe du Psaume est terrible car elle accuse les juifs de faire le mal tout en professant qu'ils connaissent la Loi... Ainsi, ils présentent eux-mêmes le motif de leur condamnation.
C'est ce qu'il advient également dans l’Évangile, avec ces multiples démons qui s'adressent d'eux-mêmes à Jésus. Eux aussi connaissent la Loi, me semble-t-il, puisqu'ils viennent à Jésus faire étalage de leur science: ils savent que Jésus est le fils de Dieu, ils savent qu'il y a un temps fixé pour leur châtiment. Mais Jésus ne répond pas. Autre ressemblance d'avec la logique juive: ils choisissent eux-mêmes la justice qui doit leur être appliquée et ils veulent habiter les porcs - puisque pour les juifs, les porcs sont impurs.
Tout ce que fait Jésus, c'est de consentir: "Allez-y". Mais c'est plus un ordre qu'un consentement. Et les deux possédés sont aussitôt délivrés.Le texte de Matthieu ne nous dit pas ce qu'il advint d'eux, mais c'est un silence qui montre bien deux hommes rendus libres de leurs choix.Et de tout cela, il résulte qu'il vaut mieux pour un homme de dire "je ne crois pas en Dieu" - mais de faire le bien... que de croire en Dieu, mais de ne croire que par une pratique impeccable (celle des juifs pieux dans le temple) -ou, pour nous, dans l’Église - alors qu'on ne recherche pas le bien et que l'on continue à faire le mal.
Posons-nous la question: une fois sortis de la messe, le précepte : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" est-il tout chaud et vivant dans notre cœur ?
.
Livre d'Amos 5,14-15.21-24.
Cherchez le bien et non le mal, afin de vivre. Ainsi le Seigneur, Dieu de l'univers, sera avec vous, comme vous l'affirmez.
Détestez le mal, aimez le bien, faites régner le droit dans vos litiges ; peut-être alors le Seigneur, Dieu de l'univers, aura-t-il pitié de ce qui reste d'Israël. Je déteste, je méprise vos fêtes, je n'ai aucun goût pour vos assemblées. Quand vous me présentez des holocaustes et des offrandes, je ne les accueille pas ; vos sacrifices de bêtes grasses, je ne les regarde même pas. Éloignez de moi le tapage de vos cantiques ; que je n'entende pas la musique de vos harpes. Mais que le droit jaillisse comme une source ; la justice, comme un torrent qui ne tarit jamais !
Psaume 50(49),7ac-8.9-10.12-13.16bc-17.
« Écoute, mon peuple, je parle.
Moi, Dieu, je suis ton Dieu !
« Je ne t'accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant moi.
Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine,
pas un bélier de tes enclos.
« Tout le gibier des forêts m'appartient
et le bétail des hauts pâturages.
« Si j'ai faim, irai-je te le dire ?
Le monde et sa richesse m'appartiennent.
Vais-je manger la chair des taureaux
et boire le sang des béliers ?
« Qu'as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n'aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ?
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,28-34.
Comme Jésus arrivait sur l'autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre ; ils étaient si méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin. Et voilà qu'ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé ? »
Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. » Il leur répondit : « Allez-y. » Ils sortirent et ils s'en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots. Les gardiens prirent la fuite et s'en allèrent en ville annoncer tout cela, avec l'affaire des possédés. Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région.
A nouveau, dans la première lecture comme dans le Psaume, Dieu reproche déclare à son peuple n'avoir nul besoin des holocaustes et des offrandes. Comme il est écrit ailleurs en Isaïe (1:11): "Qu'ai-je à faire de la multitude de vos sacrifices? dit l'Éternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux; Je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs." Ce que veut Dieu, dit plus loin le prophète, c'est de "rechercher le bien et non le mal, afin de vivre !" La dernière strophe du Psaume est terrible car elle accuse les juifs de faire le mal tout en professant qu'ils connaissent la Loi... Ainsi, ils présentent eux-mêmes le motif de leur condamnation.
C'est ce qu'il advient également dans l’Évangile, avec ces multiples démons qui s'adressent d'eux-mêmes à Jésus. Eux aussi connaissent la Loi, me semble-t-il, puisqu'ils viennent à Jésus faire étalage de leur science: ils savent que Jésus est le fils de Dieu, ils savent qu'il y a un temps fixé pour leur châtiment. Mais Jésus ne répond pas. Autre ressemblance d'avec la logique juive: ils choisissent eux-mêmes la justice qui doit leur être appliquée et ils veulent habiter les porcs - puisque pour les juifs, les porcs sont impurs.
Tout ce que fait Jésus, c'est de consentir: "Allez-y". Mais c'est plus un ordre qu'un consentement. Et les deux possédés sont aussitôt délivrés.Le texte de Matthieu ne nous dit pas ce qu'il advint d'eux, mais c'est un silence qui montre bien deux hommes rendus libres de leurs choix.Et de tout cela, il résulte qu'il vaut mieux pour un homme de dire "je ne crois pas en Dieu" - mais de faire le bien... que de croire en Dieu, mais de ne croire que par une pratique impeccable (celle des juifs pieux dans le temple) -ou, pour nous, dans l’Église - alors qu'on ne recherche pas le bien et que l'on continue à faire le mal.
Posons-nous la question: une fois sortis de la messe, le précepte : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" est-il tout chaud et vivant dans notre cœur ?
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le pouvoir de remettre les péchés
Livre d'Amos 7,10-17.
Amazias dit à Amos : « Va-t'en d'ici avec tes visions, enfuis-toi au pays de Juda ; c'est là-bas que tu pourras gagner ta vie en faisant ton métier de prophète. Mais ici, à Béthel, arrête de prophétiser ; car c'est un sanctuaire royal, un temple du royaume. »
Amos répondit à Amazias : « Je n'étais pas prophète ni fils de prophète ; j'étais bouvier, et je soignais les figuiers. Mais le Seigneur m'a saisi quand j'étais derrière le troupeau, et c'est lui qui m'a dit : 'Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël. '
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,1-8.
Jésus monta en barque, traversa le lac et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voilà qu'on lui apportait un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Or, quelques scribes se disaient : « Cet homme blasphème. »
Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi et marche' ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés... » alors, il dit au paralysé : « Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi. »
L'homme se leva et rentra chez lui.
En voyant cela, la foule fut saisie de crainte, et elle rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Les juifs de l'époque qui plaçaient leur foi dans le nom, la filiation, la lignée. De la sorte, on était prophète de père en fils, comme pour tout autre métier ! Mais en réalité, Dieu choisit qui il veut pour être son prophète et l'exemple d'Amos est vraiment caractéristique du choix de Dieu : "« Je n'étais pas prophète ni fils de prophète ; j'étais bouvier, et je soignais les figuiers. Mais le Seigneur m'a saisi quand j'étais derrière le troupeau, et c'est lui qui m'a dit : 'Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël. '
Il ne faut donc pas s'étonner que Jésus, lorsqu'il retourne dans la ville, qu'il s'est choisie, qui n'est ni Nazareth, ni Bethléem, ni Jérusalem, soit considéré par les scribes comme un homme de basse extraction et - par ses paroles, comme un blasphémateur.
Ce qui n'interrompt nullement l’œuvre accomplie par Jésus. Il est intéressant de noter que Jésus choisit de remettre les péchés avant de guérir le paralytique - c'est que la rémission des péchés est supérieure à la guérison du corps. C'est encore, comme ne manqueront pas de dire ses détracteurs, le privilège de Dieu et qu'il manifestera de plein droit.
La stupeur des uns n'a d'égale que la déroute des autres. En effet, qu'est-ce qui est le plus facile pour Dieu: remettre les péchés ou guérir un paralytique !
Seigneur, que je puisse guérir de tous mes péchés et que mon corps s'en porte mieux ! Ainsi soit-il.
Amazias dit à Amos : « Va-t'en d'ici avec tes visions, enfuis-toi au pays de Juda ; c'est là-bas que tu pourras gagner ta vie en faisant ton métier de prophète. Mais ici, à Béthel, arrête de prophétiser ; car c'est un sanctuaire royal, un temple du royaume. »
Amos répondit à Amazias : « Je n'étais pas prophète ni fils de prophète ; j'étais bouvier, et je soignais les figuiers. Mais le Seigneur m'a saisi quand j'étais derrière le troupeau, et c'est lui qui m'a dit : 'Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël. '
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,1-8.
Jésus monta en barque, traversa le lac et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voilà qu'on lui apportait un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Or, quelques scribes se disaient : « Cet homme blasphème. »
Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi et marche' ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés... » alors, il dit au paralysé : « Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi. »
L'homme se leva et rentra chez lui.
En voyant cela, la foule fut saisie de crainte, et elle rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Les juifs de l'époque qui plaçaient leur foi dans le nom, la filiation, la lignée. De la sorte, on était prophète de père en fils, comme pour tout autre métier ! Mais en réalité, Dieu choisit qui il veut pour être son prophète et l'exemple d'Amos est vraiment caractéristique du choix de Dieu : "« Je n'étais pas prophète ni fils de prophète ; j'étais bouvier, et je soignais les figuiers. Mais le Seigneur m'a saisi quand j'étais derrière le troupeau, et c'est lui qui m'a dit : 'Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël. '
Il ne faut donc pas s'étonner que Jésus, lorsqu'il retourne dans la ville, qu'il s'est choisie, qui n'est ni Nazareth, ni Bethléem, ni Jérusalem, soit considéré par les scribes comme un homme de basse extraction et - par ses paroles, comme un blasphémateur.
Ce qui n'interrompt nullement l’œuvre accomplie par Jésus. Il est intéressant de noter que Jésus choisit de remettre les péchés avant de guérir le paralytique - c'est que la rémission des péchés est supérieure à la guérison du corps. C'est encore, comme ne manqueront pas de dire ses détracteurs, le privilège de Dieu et qu'il manifestera de plein droit.
La stupeur des uns n'a d'égale que la déroute des autres. En effet, qu'est-ce qui est le plus facile pour Dieu: remettre les péchés ou guérir un paralytique !
Seigneur, que je puisse guérir de tous mes péchés et que mon corps s'en porte mieux ! Ainsi soit-il.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La nouvelle religion en Jésus
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,14-17.
Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.
« Et personne ne coud une pièce d'étoffe neuve sur un vieux vêtement ; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage. »
Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
J'aime vraiment beaucoup les exemples que choisit Jésus afin de montrer ce que représentent ces noces de l'Agneau pour quiconque voudra bien le suivre. Il faudra un vêtement neuf, le raccommodage ne suffira pas. L'image du vêtement convient bien pour représenter la nouvelle façon de croire - il ne s'agira plus d'enfermer sa pratique sous des habits de belle apparence, de pratiquer de la charité pour son public, de se contenter de respecter les règles prescrites dans la Loi, mais il faudra revêtir le Christ, c'est-à-dire: vivre "par Lui, avec Lui et en Lui".
Quant au vin nouveau, il désigne la Joie, l'Esprit-Saint, qui nous fera vivre, aimer, et nous réjouir dans le Seigneur bien au-delà de ce que nous nous étions cru capables. Puisque l'on pourra aller jusqu'au martyre lorsque l'Esprit-Saint nous accompagne.
C'est donc d'une nouvelle vie qu'il s'agit : non plus une vie qui se limite à la pratique régulière et sincère, mais qui saisit l'être entier et le pousse - chaque jour et même en chaque occasion, à pratiquer sa foi.
Ce dont parle Jésus, c'est d'un nouvel état de l'être, déjà passé de la mort à la Vie !
Je remercie le Seigneur pour cet Evangile que je découvre le jour de mon anniversaire.
Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.
« Et personne ne coud une pièce d'étoffe neuve sur un vieux vêtement ; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage. »
Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
J'aime vraiment beaucoup les exemples que choisit Jésus afin de montrer ce que représentent ces noces de l'Agneau pour quiconque voudra bien le suivre. Il faudra un vêtement neuf, le raccommodage ne suffira pas. L'image du vêtement convient bien pour représenter la nouvelle façon de croire - il ne s'agira plus d'enfermer sa pratique sous des habits de belle apparence, de pratiquer de la charité pour son public, de se contenter de respecter les règles prescrites dans la Loi, mais il faudra revêtir le Christ, c'est-à-dire: vivre "par Lui, avec Lui et en Lui".
Quant au vin nouveau, il désigne la Joie, l'Esprit-Saint, qui nous fera vivre, aimer, et nous réjouir dans le Seigneur bien au-delà de ce que nous nous étions cru capables. Puisque l'on pourra aller jusqu'au martyre lorsque l'Esprit-Saint nous accompagne.
C'est donc d'une nouvelle vie qu'il s'agit : non plus une vie qui se limite à la pratique régulière et sincère, mais qui saisit l'être entier et le pousse - chaque jour et même en chaque occasion, à pratiquer sa foi.
Ce dont parle Jésus, c'est d'un nouvel état de l'être, déjà passé de la mort à la Vie !
Je remercie le Seigneur pour cet Evangile que je découvre le jour de mon anniversaire.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
lucieperraton
- Ædilis

- Messages : 35
- Inscription : mer. 02 mai 2012, 23:37
Re: La nouvelle religion en Jésus
Merci Etienne pour les méditations au quotidien que vous nous apportez.
En ce jour de votre anniversaire Jésus revêt le Père dans la joie de L'Esprit Saint pour vous témoigner son Amour , Quelle offrande!
Lucie
En ce jour de votre anniversaire Jésus revêt le Père dans la joie de L'Esprit Saint pour vous témoigner son Amour , Quelle offrande!
Lucie
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Jésus qui sauve !
Le lundi de la 14e semaine du temps ordinaire
Livre d'Osée 2,16.17b-18.21-22.
[b]Parole du Seigneur. Mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l'entraîner jusqu'au désert, et je lui parlerai cœur à cœur.
Et là, je lui rendrai ses vignobles, et je ferai de la Vallée-du-Malheur la porte de l'espérance. Là, elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d'Égypte.
En ce jour-là, déclare le Seigneur, voici ce qui arrivera : Tu m'appelleras : « Mon époux » et non plus : « Mon maître ».
Tu seras ma fiancée, et ce sera pour toujours. Tu seras ma fiancée, et je t'apporterai la justice et le droit, l'amour et la tendresse ;
tu seras ma fiancée, et je t'apporterai la fidélité, et tu connaîtras le Seigneur.[/b]
Psaume 145(144),2-3.4-5.6-7.8-9.
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n'est pas de limite.
D'âge en âge, on vantera tes œuvres,
on proclamera tes exploits.
Je redirai le récit de tes merveilles,
ton éclat, ta gloire et ta splendeur.
On dira ta force redoutable ;
je raconterai ta grandeur.
On rappellera tes immenses bontés ;
tous acclameront ta justice.
Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,18-26.
Tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean Baptiste, voilà qu'un chef s'approcha; il se prosternait devant lui en disant : " Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. "
Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples.
Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »
Jésus se retourna, la vit et lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t'a sauvée. » Et la femme fut sauvée à l'heure même.
Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et l'agitation de la foule :
« Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva.
Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.
Ce passage, que l'on croit connaître, il est possible de le redécouvrir et d'y puiser ... de cette eau rafraîchissante qu'un mois de juillet est incapable d'offrir.
Lors d'une première approche du texte, j'avais eu mon attention attirée par la condition des femmes au temps de Jésus. La fille de Jaïre n'était pas d'emblée annoncée comme morte - ce qui est le cas ici. La première lecture n'évoquait pas Israël comme l'épouse infidèle que le Seigneur veut entraîner dans le désert pour lui parler cœur à cœur et finalement lui pardonner.
C'est donc une autre lecture et un autre travail d'intériorisation qui nous est proposé. La fille de Jaïre "est morte à l'instant". C'est un constat clair, qui ne laisse pas de place au moindre doute, mais la foi de son père est telle qu'il croit d'emblée que Jésus est tout à fait capable de la ressusciter.
Quant à la femme aux hémorragies, son cas est présenté de façon "clinique" dirais-je: son cas est grave et la démarche qu'elle entreprend est bien la dernière : jusque-là, elle a agit de façon logique et raisonnable, mais cette démarche sera la dernière. A mon sens (je parle de sensibilité), si elle était quelque peu fataliste avant de croiser le chemin de Jésus, la foi a envahi son cœur en le voyant - et elle s'est précipitée pour le toucher sans plus tenir compte de la foule. La voici sauvée.
Si Jésus ne dit pas qu'il va ressusciter la fille de Jaïre, c'est que le moment n'est pas encore venu - et d'ailleurs, on se moque de lui, mais le miracle est accompli.
Je remarque avec bonheur les phrases très courtes par lesquelles les faits sont rapportés : que celui qui les lira les complète en y mettant de son propre esprit !
Je prie aujourd'hui qu'un peu d'amour pénètre le cœur des membres de ma famille qui ont complètement négligé ma date d'anniversaire, mais finalement, c'est moi (sans le Seigneur c'eût été impossible) qui les ai mis en rapport entre eux, sans qu'ils s'en doutent... mon plus bel acte de miséricorde de cette année !
Livre d'Osée 2,16.17b-18.21-22.
[b]Parole du Seigneur. Mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l'entraîner jusqu'au désert, et je lui parlerai cœur à cœur.
Et là, je lui rendrai ses vignobles, et je ferai de la Vallée-du-Malheur la porte de l'espérance. Là, elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d'Égypte.
En ce jour-là, déclare le Seigneur, voici ce qui arrivera : Tu m'appelleras : « Mon époux » et non plus : « Mon maître ».
Tu seras ma fiancée, et ce sera pour toujours. Tu seras ma fiancée, et je t'apporterai la justice et le droit, l'amour et la tendresse ;
tu seras ma fiancée, et je t'apporterai la fidélité, et tu connaîtras le Seigneur.[/b]
Psaume 145(144),2-3.4-5.6-7.8-9.
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n'est pas de limite.
D'âge en âge, on vantera tes œuvres,
on proclamera tes exploits.
Je redirai le récit de tes merveilles,
ton éclat, ta gloire et ta splendeur.
On dira ta force redoutable ;
je raconterai ta grandeur.
On rappellera tes immenses bontés ;
tous acclameront ta justice.
Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,18-26.
Tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean Baptiste, voilà qu'un chef s'approcha; il se prosternait devant lui en disant : " Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. "
Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples.
Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »
Jésus se retourna, la vit et lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t'a sauvée. » Et la femme fut sauvée à l'heure même.
Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et l'agitation de la foule :
« Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva.
Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.
Ce passage, que l'on croit connaître, il est possible de le redécouvrir et d'y puiser ... de cette eau rafraîchissante qu'un mois de juillet est incapable d'offrir.
Lors d'une première approche du texte, j'avais eu mon attention attirée par la condition des femmes au temps de Jésus. La fille de Jaïre n'était pas d'emblée annoncée comme morte - ce qui est le cas ici. La première lecture n'évoquait pas Israël comme l'épouse infidèle que le Seigneur veut entraîner dans le désert pour lui parler cœur à cœur et finalement lui pardonner.
C'est donc une autre lecture et un autre travail d'intériorisation qui nous est proposé. La fille de Jaïre "est morte à l'instant". C'est un constat clair, qui ne laisse pas de place au moindre doute, mais la foi de son père est telle qu'il croit d'emblée que Jésus est tout à fait capable de la ressusciter.
Quant à la femme aux hémorragies, son cas est présenté de façon "clinique" dirais-je: son cas est grave et la démarche qu'elle entreprend est bien la dernière : jusque-là, elle a agit de façon logique et raisonnable, mais cette démarche sera la dernière. A mon sens (je parle de sensibilité), si elle était quelque peu fataliste avant de croiser le chemin de Jésus, la foi a envahi son cœur en le voyant - et elle s'est précipitée pour le toucher sans plus tenir compte de la foule. La voici sauvée.
Si Jésus ne dit pas qu'il va ressusciter la fille de Jaïre, c'est que le moment n'est pas encore venu - et d'ailleurs, on se moque de lui, mais le miracle est accompli.
Je remarque avec bonheur les phrases très courtes par lesquelles les faits sont rapportés : que celui qui les lira les complète en y mettant de son propre esprit !
Je prie aujourd'hui qu'un peu d'amour pénètre le cœur des membres de ma famille qui ont complètement négligé ma date d'anniversaire, mais finalement, c'est moi (sans le Seigneur c'eût été impossible) qui les ai mis en rapport entre eux, sans qu'ils s'en doutent... mon plus bel acte de miséricorde de cette année !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Les ouvriers pour la moisson de Dieu
Livre d'Osée 8,4-7.11-13.
Parole du Seigneur : les fils d'Israël ont établi des rois sans me consulter, ils ont nommé des princes sans mon accord ; avec leur argent et leur or, ils se sont fabriqué des idoles. Ils seront anéantis.
Je le rejette, ton veau d'or, Samarie ! Ma colère s'est enflammée contre tes enfants. Refuseront-ils toujours de retrouver l'innocence ?
Ce veau est l'œuvre d'Israël, un artisan l'a fabriqué, ce n'est pas un dieu ; ce veau de Samarie sera brisé en mille morceaux.
Ils ont semé le vent, ils récolteront la tempête. L'épi ne donnera pas de grain ; s'il y avait du grain, il ne donnerait pas de farine, et, s'il en donnait, elle serait dévorée par les étrangers.
Éphraïm a multiplié les autels pour expier le péché ; et ces autels ne lui servent qu'à pécher.
J'ai beau lui mettre par écrit toutes les prescriptions de ma loi, il n'y voit qu'une loi étrangère.
Ils offrent des sacrifices pour me plaire et ils en mangent la viande, mais le Seigneur n'y prend pas de plaisir. Au contraire, il y trouve le rappel de toutes leurs fautes, il fait le compte de leurs péchés. Qu'ils retournent donc en Égypte !
Psaume 115(113B),3-4.5-6.7ab.8ab.9.11.
Notre Dieu, il est au ciel
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,32-38.
On présenta à Jésus un possédé qui était muet.
Lorsque le démon eut été expulsé, le muet se mit à parler. La foule fut dans l'admiration, et elle disait : « Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël ! » Mais les pharisiens disaient : « C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Les pharisiens, lorsqu'ils accusent Jésus de chasser les démons par le chef des démons, ne se fondent par sur les connaissances qu'ils ont du monde surnaturel, mais ils parlent de leur propre fond - ce Jésus les dérangent, alors le premier prétexte venu sert à l'accuser. Dans son homélie, le prêtre nous a mis en garde contre cette fâcheuse habitude que nous avons, nous aussi de dénigrer sans réfléchir ceux et celles qui dénoncent des défauts que nous avons bel et bien en nous-mêmes ! Et l'on remarque bien également, comment la foule des simples sait admirer une œuvre qui manifestement est bonne - et ne saurait provenir de quelqu'un de mauvais.
Par la suite, Jésus demande que l'on prie Dieu, le maître de la moisson, d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Une nouvelle fois, notre prêtre a fait cette remarque: il s'agit de la moisson du maître de la moisson - c'est-à-dire: la moisson de Dieu. Ainsi, il est bon de prier pour obtenir de Dieu des vocations sacerdotales et religieuses, évidemment ! Mais il ne faudrait pas limiter à cela notre prière. Des vocations religieuses, Dieu peut en susciter de toutes les sortes, comme bon lui plaît et quelle que soit la position de l’Église à ce sujet.
Car c'est l’Église qui doit servir Dieu et non l'inverse.
Il y a eu un petit murmure dans l'assemblée - pourtant peu nombreuse, de la part de quelques religieuses âgées qui viennent chaque matin à la messe. Mais en ce qui me concerne, j'ai surtout frémi aux derniers mots de la première lecture:
"Qu'ils retournent donc en Égypte !", dit Dieu par son prophète.Eh bien, notre génération n'est-elle pas de retour en Égypte, est-ce qu'elle ne se met pas à genoux devant les idoles de l'argent, du plaisir et de l'individualisme ?
Parole du Seigneur : les fils d'Israël ont établi des rois sans me consulter, ils ont nommé des princes sans mon accord ; avec leur argent et leur or, ils se sont fabriqué des idoles. Ils seront anéantis.
Je le rejette, ton veau d'or, Samarie ! Ma colère s'est enflammée contre tes enfants. Refuseront-ils toujours de retrouver l'innocence ?
Ce veau est l'œuvre d'Israël, un artisan l'a fabriqué, ce n'est pas un dieu ; ce veau de Samarie sera brisé en mille morceaux.
Ils ont semé le vent, ils récolteront la tempête. L'épi ne donnera pas de grain ; s'il y avait du grain, il ne donnerait pas de farine, et, s'il en donnait, elle serait dévorée par les étrangers.
Éphraïm a multiplié les autels pour expier le péché ; et ces autels ne lui servent qu'à pécher.
J'ai beau lui mettre par écrit toutes les prescriptions de ma loi, il n'y voit qu'une loi étrangère.
Ils offrent des sacrifices pour me plaire et ils en mangent la viande, mais le Seigneur n'y prend pas de plaisir. Au contraire, il y trouve le rappel de toutes leurs fautes, il fait le compte de leurs péchés. Qu'ils retournent donc en Égypte !
Psaume 115(113B),3-4.5-6.7ab.8ab.9.11.
Notre Dieu, il est au ciel
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,32-38.
On présenta à Jésus un possédé qui était muet.
Lorsque le démon eut été expulsé, le muet se mit à parler. La foule fut dans l'admiration, et elle disait : « Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël ! » Mais les pharisiens disaient : « C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Les pharisiens, lorsqu'ils accusent Jésus de chasser les démons par le chef des démons, ne se fondent par sur les connaissances qu'ils ont du monde surnaturel, mais ils parlent de leur propre fond - ce Jésus les dérangent, alors le premier prétexte venu sert à l'accuser. Dans son homélie, le prêtre nous a mis en garde contre cette fâcheuse habitude que nous avons, nous aussi de dénigrer sans réfléchir ceux et celles qui dénoncent des défauts que nous avons bel et bien en nous-mêmes ! Et l'on remarque bien également, comment la foule des simples sait admirer une œuvre qui manifestement est bonne - et ne saurait provenir de quelqu'un de mauvais.
Par la suite, Jésus demande que l'on prie Dieu, le maître de la moisson, d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Une nouvelle fois, notre prêtre a fait cette remarque: il s'agit de la moisson du maître de la moisson - c'est-à-dire: la moisson de Dieu. Ainsi, il est bon de prier pour obtenir de Dieu des vocations sacerdotales et religieuses, évidemment ! Mais il ne faudrait pas limiter à cela notre prière. Des vocations religieuses, Dieu peut en susciter de toutes les sortes, comme bon lui plaît et quelle que soit la position de l’Église à ce sujet.
Car c'est l’Église qui doit servir Dieu et non l'inverse.
Il y a eu un petit murmure dans l'assemblée - pourtant peu nombreuse, de la part de quelques religieuses âgées qui viennent chaque matin à la messe. Mais en ce qui me concerne, j'ai surtout frémi aux derniers mots de la première lecture:
"Qu'ils retournent donc en Égypte !", dit Dieu par son prophète.Eh bien, notre génération n'est-elle pas de retour en Égypte, est-ce qu'elle ne se met pas à genoux devant les idoles de l'argent, du plaisir et de l'individualisme ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 4 invités
