Journal de Julien Green
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Re: Fioretti de Julien Green
1er juin 1973
Le père Dodin me disait en me montrant le crucifix dont il s'était servi à la messe : "Quand je suis devenu religieux, on m'a donné un exemplaire de la règle avec ces mots: "Ça, c'est la règle et voici le commentaire". Le commentaire, c'était le crucifix.
Note: C'est une déclaration intéressante, lorsque l'on se souvient de la "tension" qui s'exerce à l'intersection des deux premiers commandements: "Tu aimeras Dieu... dimension verticale, et "Tu aimeras ton prochain... dimension horizontale". N'y aurait-il pas toute une théologie à tirer de là ? Plus tu aimeras Dieu, plus tu te rendras capable d'aimer ton prochain.
Mais l'inverse est-il vrai ? ("Plus tu aimeras ton prochain, plus tu aimeras Dieu"?) Certains l'ont cru, mais il faut savoir une chose: le prochain n'aime pas la forme de ma tête, le prochain est malade, le prochain sent mauvais, le prochain n'est pas reconnaissant, le prochain en demande toujours plus, le prochain blesse et il arrive aussi qu'il tue. J'ai parfois entendu dire: alors, c'est impossible. Mais il faut savoir que Dieu n'a rien à faire des 'bons sentiments': dans l'amour du prochain, ce sont les actes d'abord. Il faut accomplir les actes de fraternité, de soutien, de réconfort, de partage, de parole au départ sans même éprouver aucun sentiment. Le sentiment vient plus tard. Aimer Dieu, c'est exigeant - mais à côté de cela, qu'est-ce qu'il reste ?
Le père Dodin me disait en me montrant le crucifix dont il s'était servi à la messe : "Quand je suis devenu religieux, on m'a donné un exemplaire de la règle avec ces mots: "Ça, c'est la règle et voici le commentaire". Le commentaire, c'était le crucifix.
Note: C'est une déclaration intéressante, lorsque l'on se souvient de la "tension" qui s'exerce à l'intersection des deux premiers commandements: "Tu aimeras Dieu... dimension verticale, et "Tu aimeras ton prochain... dimension horizontale". N'y aurait-il pas toute une théologie à tirer de là ? Plus tu aimeras Dieu, plus tu te rendras capable d'aimer ton prochain.
Mais l'inverse est-il vrai ? ("Plus tu aimeras ton prochain, plus tu aimeras Dieu"?) Certains l'ont cru, mais il faut savoir une chose: le prochain n'aime pas la forme de ma tête, le prochain est malade, le prochain sent mauvais, le prochain n'est pas reconnaissant, le prochain en demande toujours plus, le prochain blesse et il arrive aussi qu'il tue. J'ai parfois entendu dire: alors, c'est impossible. Mais il faut savoir que Dieu n'a rien à faire des 'bons sentiments': dans l'amour du prochain, ce sont les actes d'abord. Il faut accomplir les actes de fraternité, de soutien, de réconfort, de partage, de parole au départ sans même éprouver aucun sentiment. Le sentiment vient plus tard. Aimer Dieu, c'est exigeant - mais à côté de cela, qu'est-ce qu'il reste ?
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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Re: Fioretti de Julien Green
16 juillet 1973
Il y a du talent dans certains mots fabriqués par tout le monde et qui prennent leur place dans le langage familier. Par exemple fafiot qui imite à merveille le chuchotement des billets de banque que l'on compte.
Superbe onomatopée !
Il y a du talent dans certains mots fabriqués par tout le monde et qui prennent leur place dans le langage familier. Par exemple fafiot qui imite à merveille le chuchotement des billets de banque que l'on compte.
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Re: Fioretti de Julien Green
25 juillet 1973
De la force énorme qu'il y a dans la prière. On ne demande jamais assez. Le secret de l’Évangile, si souvent proclamé par Jésus, c'est que Dieu exauce les prières. Qui le croit vraiment ? Il m'a fallu une vie entière pour le découvrir. Je le savais, mais comme tant d'hommes, je ne le savais que superficiellement. Je ne mettais pas en doute que cela fût possible, mais vrai au point d'en avoir des preuves indiscutables, non. Et pourtant, en 1940, les preuves ont surabondé.
Note: J'ai lu un extrait du Journal que JG a retrouvé, après la guerre, lors de son retour en France. Il avait pris des notes lors de sa fuite de Paris vers l'Espagne. Il devait fuir mais il avait hésité beaucoup et j'imagine que c'est lors de cette traversée rocambolesque que ces preuves de l'efficacité de la prière ont 'surabondé'.
De la force énorme qu'il y a dans la prière. On ne demande jamais assez. Le secret de l’Évangile, si souvent proclamé par Jésus, c'est que Dieu exauce les prières. Qui le croit vraiment ? Il m'a fallu une vie entière pour le découvrir. Je le savais, mais comme tant d'hommes, je ne le savais que superficiellement. Je ne mettais pas en doute que cela fût possible, mais vrai au point d'en avoir des preuves indiscutables, non. Et pourtant, en 1940, les preuves ont surabondé.
Note: J'ai lu un extrait du Journal que JG a retrouvé, après la guerre, lors de son retour en France. Il avait pris des notes lors de sa fuite de Paris vers l'Espagne. Il devait fuir mais il avait hésité beaucoup et j'imagine que c'est lors de cette traversée rocambolesque que ces preuves de l'efficacité de la prière ont 'surabondé'.
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Re: Fioretti de Julien Green
28 juillet 1973
Les Chants de l'aube de Schumann me font penser à l'expression grecque que je trouve dans l'Evangile : 'les profondeurs de l'aube'. On ne peut entendre cette musique sans un pincement au coeur. Détresse et lumière. Deux ou trois mois plus tard, Schumann se jette dans le Rhin.
Les Chants de l'aube de Schumann me font penser à l'expression grecque que je trouve dans l'Evangile : 'les profondeurs de l'aube'. On ne peut entendre cette musique sans un pincement au coeur. Détresse et lumière. Deux ou trois mois plus tard, Schumann se jette dans le Rhin.
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Re: Fioretti de Julien Green
6 août 1973
Cette nuit et la nuit précédente regardé longuement la Grande Ourse par la fenêtre de la salle de bain. Il était une heure du matin. Le ciel étoilé dans son indescriptible splendeur attire par en haut comme un gouffre le ferait par en bas, mais comment dire ces choses. Tout ce qui est essentiel demeure incommunicable. Silence.
Note : Pourquoi ne saisirait-on pas le 'vertige d'en haut, comme le vertige d'en bas ? Le problème, c'est qu'en ville, par la fenêtre de la salle de bain, on ne voit jamais rien ...
Cette nuit et la nuit précédente regardé longuement la Grande Ourse par la fenêtre de la salle de bain. Il était une heure du matin. Le ciel étoilé dans son indescriptible splendeur attire par en haut comme un gouffre le ferait par en bas, mais comment dire ces choses. Tout ce qui est essentiel demeure incommunicable. Silence.
Note : Pourquoi ne saisirait-on pas le 'vertige d'en haut, comme le vertige d'en bas ? Le problème, c'est qu'en ville, par la fenêtre de la salle de bain, on ne voit jamais rien ...
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http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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Re: Fioretti de Julien Green
21 août 1973
L'ennui insondable, mystérieux frère du néant qui vient me rendre visite à la campagne, toujours au milieu des vacances. On dirait qu'il sort des murs. Il est là aujourd'hui. Tout paraît vide à cause de cette présence. J'ouvre un livre après l'autre et les referme tous avec le sentiment de leur irréalité.
]Note: Qui n'a pas connu ces journées dont j'ai parfois entendu dire: "Ma journée a été si ennuyeuse que j'ai eu l'impression qu'elle me passait sur le corps comme un rouleau compresseur, seconde après seconde." Mais désormais, qu'il s'agisse de cet état-là ou d'un autre, je ne cherche seulement qu'à demeurer ouvert à la volonté de Dieu.
L'ennui insondable, mystérieux frère du néant qui vient me rendre visite à la campagne, toujours au milieu des vacances. On dirait qu'il sort des murs. Il est là aujourd'hui. Tout paraît vide à cause de cette présence. J'ouvre un livre après l'autre et les referme tous avec le sentiment de leur irréalité.
]Note: Qui n'a pas connu ces journées dont j'ai parfois entendu dire: "Ma journée a été si ennuyeuse que j'ai eu l'impression qu'elle me passait sur le corps comme un rouleau compresseur, seconde après seconde." Mais désormais, qu'il s'agisse de cet état-là ou d'un autre, je ne cherche seulement qu'à demeurer ouvert à la volonté de Dieu.
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Re: Fioretti de Julien Green
8 septembre 1973
Un avion feddayne vole vers le Koweit avec ses malheureux otages, tous arabes, enlevés à l'ambassade d'Arabie à Paris. Les pirates menacent de les jeter en plein vol si on ne leur accorde pas la liberté de je ne sais qui.
Note: Le groupe de feddayns s'appelait "Le châtiment" et exigeait la libération d'un leader palestinien Abou Daoub, détenu en Jordanie. Tous les otages furent libérés, ainsi qu'Aboud Daoub. Dans son autobiographie Palestine : de Jérusalem à Munich, Abou Daoud avait reconnu son entière responsabilité dans l'attaque contre des athlètes israéliens durant les JO de Munich de 1972. L'auteur y racontait la planification de cette prise d'otages par le commando "Septembre noir", qui avait coûté la vie à 18 personnes dont 11 athlètes israéliens, le 5 septembre 1972. Il est décédé à Damas le 4 juillet 2010... de mort naturelle...
Un avion feddayne vole vers le Koweit avec ses malheureux otages, tous arabes, enlevés à l'ambassade d'Arabie à Paris. Les pirates menacent de les jeter en plein vol si on ne leur accorde pas la liberté de je ne sais qui.
Note: Le groupe de feddayns s'appelait "Le châtiment" et exigeait la libération d'un leader palestinien Abou Daoub, détenu en Jordanie. Tous les otages furent libérés, ainsi qu'Aboud Daoub. Dans son autobiographie Palestine : de Jérusalem à Munich, Abou Daoud avait reconnu son entière responsabilité dans l'attaque contre des athlètes israéliens durant les JO de Munich de 1972. L'auteur y racontait la planification de cette prise d'otages par le commando "Septembre noir", qui avait coûté la vie à 18 personnes dont 11 athlètes israéliens, le 5 septembre 1972. Il est décédé à Damas le 4 juillet 2010... de mort naturelle...
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Re: Fioretti de Julien Green
8 septembre 1973
Dans le langage des jardiniers, les plantes crèvent, mais les roses meurent...
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Re: Fioretti de Julien Green
11 septembre 1973
Le subjonctif meurt laidement. Chassé d'ici, il se réfugie là où il n'a que faire, par exemple, avec après que. On entend couramment : après qu'il ait, au lieu de après qu'il a... S'il n'y avait que cela ! Pendant la guerre de 14, nous connaissions une dame du monde, fort puriste, qui disait après une offensive malheureuse, en levant un doigt sentencieux : "Il eût fallu, si nous l'eussions pu, leur rabattre leur caquet."...
Le subjonctif meurt laidement. Chassé d'ici, il se réfugie là où il n'a que faire, par exemple, avec après que. On entend couramment : après qu'il ait, au lieu de après qu'il a... S'il n'y avait que cela ! Pendant la guerre de 14, nous connaissions une dame du monde, fort puriste, qui disait après une offensive malheureuse, en levant un doigt sentencieux : "Il eût fallu, si nous l'eussions pu, leur rabattre leur caquet."...
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Re: Fioretti de Julien Green
stephlorant a écrit :LE PLUS BEAU ET LE PLUS COURT :
![]()
8 septembre 1973
Dans le langage des jardiniers, les plantes crèvent, mais les roses meurent...
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
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Re: Fioretti de Julien Green
19 septembre 1973
Dans un petit livre appelé le Manuscrit du Purgatoire que le père Bouyer compare à un guide de l'au-delà. Il y a beaucoup de naïvetés, mais ceci me paraît bon : "Comment vous dire et décrire ce qui se passe après l'agonie ? ... L'âme en quittant son corps se trouve toute perdue, toute investie par Dieu. Elle se trouve dans une telle clarté qu'en un clin d’œil, elle aperçoit sa vie entière et, d'après cela, ce qu'elle mérite... elle se plonge d'elle-même dans le Purgatoire. Oh bienheureux Purgatoire, disait Saint-Cyran. Pie XII demandait humblement qu'il lui fût permis d'y entrer.
Note: Comment ne ferait-on pas autrement que de désirer le Purgatoire ? C'est exactement ce qui s'est passé lorsque j'ai prié le Seigneur de me délivrer de ma tabagie. Le 13 mai 2004, de onze heures du matin à dix-huit heures, j'ai réellement haleté après une cigarette... mais ce n'était rien du tout à côté de la Joie qui m'avait envahi de tous côtés, car le Seigneur était présent et me gardait dans sa Joie. C'est indescriptible, évidemment. J'avais désiré mourir en 1985, et 19 ans plus tard, je désirais de nouveau mourir afin de demeurer dans la Joie. Ce qui me fait dire: le Seigneur ne guérit pas par un pouvoir, mais par la Joie qu'il donne.
Dans un petit livre appelé le Manuscrit du Purgatoire que le père Bouyer compare à un guide de l'au-delà. Il y a beaucoup de naïvetés, mais ceci me paraît bon : "Comment vous dire et décrire ce qui se passe après l'agonie ? ... L'âme en quittant son corps se trouve toute perdue, toute investie par Dieu. Elle se trouve dans une telle clarté qu'en un clin d’œil, elle aperçoit sa vie entière et, d'après cela, ce qu'elle mérite... elle se plonge d'elle-même dans le Purgatoire. Oh bienheureux Purgatoire, disait Saint-Cyran. Pie XII demandait humblement qu'il lui fût permis d'y entrer.
Note: Comment ne ferait-on pas autrement que de désirer le Purgatoire ? C'est exactement ce qui s'est passé lorsque j'ai prié le Seigneur de me délivrer de ma tabagie. Le 13 mai 2004, de onze heures du matin à dix-huit heures, j'ai réellement haleté après une cigarette... mais ce n'était rien du tout à côté de la Joie qui m'avait envahi de tous côtés, car le Seigneur était présent et me gardait dans sa Joie. C'est indescriptible, évidemment. J'avais désiré mourir en 1985, et 19 ans plus tard, je désirais de nouveau mourir afin de demeurer dans la Joie. Ce qui me fait dire: le Seigneur ne guérit pas par un pouvoir, mais par la Joie qu'il donne.
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Re: Fioretti de Julien Green
23 septembre 1973
La Cantate Wie schön leuchtet der Morgenstern. (Comme elle brille bien, l'étoile du matin !) Cette foi énorme, à la fois puissante et douce, comme Dieu.
Dédié spécialement à Papillon.
La Cantate Wie schön leuchtet der Morgenstern. (Comme elle brille bien, l'étoile du matin !) Cette foi énorme, à la fois puissante et douce, comme Dieu.
Dédié spécialement à Papillon.
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Re: Fioretti de Julien Green
3 novembre 1973
Ecouté La Damnation de Faust de Berlioz. Vais-je être obligé de faire une palinodie (encore une) sur Berlioz ? Sa musique est superbe, d'une beauté sauvage, les choeurs d'une puissance d'évocation magique. Il a créé un monde. Je savais cela en 1919 et l'ai oublié - et j'ai dit du mal de Berlioz.
Ecouté La Damnation de Faust de Berlioz. Vais-je être obligé de faire une palinodie (encore une) sur Berlioz ? Sa musique est superbe, d'une beauté sauvage, les choeurs d'une puissance d'évocation magique. Il a créé un monde. Je savais cela en 1919 et l'ai oublié - et j'ai dit du mal de Berlioz.
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Re: Fioretti de Julien Green
8 novembre 1973
Hier soir regardé de grands albums sur Bosch qui m'ont émerveillé et un peu effrayé, car enfin, comment ne pas se demander, devant ce cauchemar multicolore si tout cela n'est pas vrai ? On affirme que Dürer devant ces peintures garda le silence, ne louant ni ne condamnant. Mais qu'est-ce que la sécheresse de Dürer auprès de cette explosion de cette explosion de formes nouvelles ?
Ce détail du "Portement de croix" en dit long sur la vision personnelle de l'auteur !

Hier soir regardé de grands albums sur Bosch qui m'ont émerveillé et un peu effrayé, car enfin, comment ne pas se demander, devant ce cauchemar multicolore si tout cela n'est pas vrai ? On affirme que Dürer devant ces peintures garda le silence, ne louant ni ne condamnant. Mais qu'est-ce que la sécheresse de Dürer auprès de cette explosion de cette explosion de formes nouvelles ?
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In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
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Re: Fioretti de Julien Green
18 novembre 1973
Le père Dodin me dit qu'il a fait dix ou douze fois le commentaire du film de Bresson (Journal d'un curé de campagne) à des auditoires de gens d'Eglise. Les curés bretons pleuraient. Un cardinal, qui n'était pas breton, a déclaré: "Si j'avais un prêtre pareil dans mon diocèse, je m'en débarrasserais."
Le père Dodin me dit qu'il a fait dix ou douze fois le commentaire du film de Bresson (Journal d'un curé de campagne) à des auditoires de gens d'Eglise. Les curés bretons pleuraient. Un cardinal, qui n'était pas breton, a déclaré: "Si j'avais un prêtre pareil dans mon diocèse, je m'en débarrasserais."
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