Re: Rendre à Dieu ce qui est à Dieu
Publié : ven. 06 déc. 2019, 15:28
Prodigal,
Il vous faudrait quand même préciser clairement que l'espérance est une vertu dite "théologale"; relative à Dieu directement; don de Dieu et pour nous faire communiquer avec lui comme enfants. C'est une vertu qui concerne ceux qui sont entrés dans la famille de Dieu, les enfants de Dieu.
Toute est grâce
Dire que "Tout est grâce !" serait bien le genre de mot qu'une Thérèse de l'Enfant-Jésus pouvait dire mais bien qu'en connaissant pourtant qu'une foule d'âmes se perdait. Bernanos s'inspirait du propos des saints. C'est que "tout est grâce ou tout finira par tourner à bien" pour qui aime Dieu.
Et si c'est vrai du bon larron sur la croix, ce l'est pas mal moins quant àJudas Iscariote. Du "fils de perdition", Jésus n'allait pas jusqu'à dire que tout serait grâce pour lui. Non, parce que celui-là : il lui aurait mieux valu de ne pas naître. Je n'invente rien. C'est dans le Nouveau Testament comme vous le savez. Tout se révélera "avoir été grâce" (cf. la misère, la pauvreté, les mauvais traitements, le rejet, le mépris, la maladie, la prison, etc.) pour celui qui au final meurt en état de grâce ! Cela n'implique pas tout le monde. Car, dans l'amitié de Dieu : il faut y être.
On trouverait déjà le commentaire de tout ceci dans le livre de la Sagesse.
Car des impies, il est dit :
"... ils ignorent les secrets de Dieu,
ils n'espèrent pas de rémunération pour la sainteté,
ils ne croient pas à la récompense des âmes pures." (Sagesse 2, 22)
mais des justes
"Les âmes des justes sont dans la main de Dieu et nulle torture ne les atteindra.
Aux yeux des insensés il ont paru mourir, leur départ a été tenu pour un malheur
et leur voyage loin de nous pour un anéantissement, mais ils sont en paix.
S'ils ont, aux yeux des hommes, subi des châtiments, leur espérance était
pleine d'immortalité; pour une légère correction ils recevront des grands
bienfaits.
Dieu en effet les a mis à l'épreuve et il les a trouvés dignes de lui;
comme l'or au creuset, il les a éprouvés, comme un parfait holocauste, il les a
agréés. Au temps de leur visite, ils resplendiront et comme des étincelles à
travers le chaume ils courront. Ils jugeront les nations et domineront sur les
peuples, et le Seigneur régnera sur eux à jamais.
Ceux qui mettent en lui leur
confiance comprendront la vérité, et ceux qui sont fidèles demeureront auprès
de lui dans l'amour; car la grâce et la miséricorde sont pour ses saints et sa visite
pour ses élus.
Majs les impies auront un châtiment conforme à leurs pensées, eux qui ont négligé
le juste et se sont écartés du Seigneur.
Car malheur à ceux qui méprisent sagesse et instruction :
vaine est leur espérance,
sans utilité leurs labeurs,
sans profit leurs oeuvres,
leurs femmes sont insensées,
pervers leurs enfants,
maudite leur postérité !" (Sagesse 3, 1-12)
Au chapitre 5
"... et quand s'établira le compte de leurs péchés, ils viendront plein d'effroi,
et leurs iniquités les accuseront en face. Alors le juste se tiendra debout,
plein d'assurance, en présence de ceux qui l'auront affligé et qui, pour ses
labeurs, n'avaient que mépris. A sa vue, ils seront troublés par une peur
terrible, stupéfaits de le voir sauvé contre toute attente. Ils se diront
entre eux, plein de regrets et gémissant, l'esprit angoissé [...]
Comment donc a-t-il été compté parmi les fils de Dieu ? Comment a-t-il
son lot parmi les saints ?
Oui, nous nous sommes égarés loin du chemin
de la vérité, la lumière de la justice n'a pas brillé pour nous, le soleil ne
s'est pas levé pour nous. Nous nous sommes rassasiés dans les sentiers
de l'iniquité et de la perdition, nous avons traversé des déserts sans
chemins et la voie du Seigneur, nous ne l'avons pas connue !
A quoi nous a servi l'orgueil ? Que nous a valu richesse et jactance ?
[...]
Oui, l'espoir de l'impie est comme la bale emportée par le vent,
comme l'écume légère chassée par l'ouragan; il se dissipe comme
fumée au vent, il passe comme le souvenir de l'hôte d'un jour.
Mais les justes vivent à jamais, leur récompense est auprès du Seigneur
et le Très-Haut a souci d'eux. Aussi recevront-ils la couronne royale
splendide et le diadème de beauté, de la main du Seigneur; car de sa droite
il les protégera, et de son bras,
comme d'un bouclier, il les couvrira. Pour armure il prendra son ardeur
jalouse, il armera la création pour repousser ses ennemis, pour cuirasse
il revêtira la justice, il mettra pour casque un jugement sans feinte, il
prendra pour bouclier la sainteté invincible, de sa colère inexorable il
fera une épée tranchante, et l'univers ira au combat avec lui contre les
insensés. [...]
... contre eux les flots de la mer feront rage, les fleuves les
submergeront sans merci; un souffle puissant se lèvera contre eux et les
vannera comme un ouragan. Ainsi l'iniquité dévastera la terre entière
et la malfaisance renversera des trônes de puissants."
-------------------
Le livre de la Sagesse laisse voir le jugement dernier, ainsi que la damnation des impies avec la dynamique désastreuse pour eux que cette dernière implique soit se retrouver dans la position définitive d'un ennemi de Dieu battu par les puissances de la création entière ! C'est la définition de l'Enfer rien de moins cf "Au feu, maudits !"
Bref, les impies ne pourront pas dire que tout aura été grâce pour eux, et grâce sur grâces. Que non ! C'est la richesse des riches qui va leur brûler les mains. La crainte de Dieu est chose importante. Parlons ici du souci de ne pas être séparé de Dieu. Or les impies n'ont pas ce souci parce qu'ils ne croient pas comme le dit le livre. Ils ne croient pas à la récompense finale des justes, pas plus à cette récompense qu'à une quelconque survivance dans l'être, à l'immortalité ou à la résurrection de la chair, etc.
Il vous faudrait quand même préciser clairement que l'espérance est une vertu dite "théologale"; relative à Dieu directement; don de Dieu et pour nous faire communiquer avec lui comme enfants. C'est une vertu qui concerne ceux qui sont entrés dans la famille de Dieu, les enfants de Dieu.
Toute est grâce
Dire que "Tout est grâce !" serait bien le genre de mot qu'une Thérèse de l'Enfant-Jésus pouvait dire mais bien qu'en connaissant pourtant qu'une foule d'âmes se perdait. Bernanos s'inspirait du propos des saints. C'est que "tout est grâce ou tout finira par tourner à bien" pour qui aime Dieu.
Et si c'est vrai du bon larron sur la croix, ce l'est pas mal moins quant àJudas Iscariote. Du "fils de perdition", Jésus n'allait pas jusqu'à dire que tout serait grâce pour lui. Non, parce que celui-là : il lui aurait mieux valu de ne pas naître. Je n'invente rien. C'est dans le Nouveau Testament comme vous le savez. Tout se révélera "avoir été grâce" (cf. la misère, la pauvreté, les mauvais traitements, le rejet, le mépris, la maladie, la prison, etc.) pour celui qui au final meurt en état de grâce ! Cela n'implique pas tout le monde. Car, dans l'amitié de Dieu : il faut y être.
On trouverait déjà le commentaire de tout ceci dans le livre de la Sagesse.
Car des impies, il est dit :
"... ils ignorent les secrets de Dieu,
ils n'espèrent pas de rémunération pour la sainteté,
ils ne croient pas à la récompense des âmes pures." (Sagesse 2, 22)
mais des justes
"Les âmes des justes sont dans la main de Dieu et nulle torture ne les atteindra.
Aux yeux des insensés il ont paru mourir, leur départ a été tenu pour un malheur
et leur voyage loin de nous pour un anéantissement, mais ils sont en paix.
S'ils ont, aux yeux des hommes, subi des châtiments, leur espérance était
pleine d'immortalité; pour une légère correction ils recevront des grands
bienfaits.
Dieu en effet les a mis à l'épreuve et il les a trouvés dignes de lui;
comme l'or au creuset, il les a éprouvés, comme un parfait holocauste, il les a
agréés. Au temps de leur visite, ils resplendiront et comme des étincelles à
travers le chaume ils courront. Ils jugeront les nations et domineront sur les
peuples, et le Seigneur régnera sur eux à jamais.
Ceux qui mettent en lui leur
confiance comprendront la vérité, et ceux qui sont fidèles demeureront auprès
de lui dans l'amour; car la grâce et la miséricorde sont pour ses saints et sa visite
pour ses élus.
Majs les impies auront un châtiment conforme à leurs pensées, eux qui ont négligé
le juste et se sont écartés du Seigneur.
Car malheur à ceux qui méprisent sagesse et instruction :
vaine est leur espérance,
sans utilité leurs labeurs,
sans profit leurs oeuvres,
leurs femmes sont insensées,
pervers leurs enfants,
maudite leur postérité !" (Sagesse 3, 1-12)
Au chapitre 5
"... et quand s'établira le compte de leurs péchés, ils viendront plein d'effroi,
et leurs iniquités les accuseront en face. Alors le juste se tiendra debout,
plein d'assurance, en présence de ceux qui l'auront affligé et qui, pour ses
labeurs, n'avaient que mépris. A sa vue, ils seront troublés par une peur
terrible, stupéfaits de le voir sauvé contre toute attente. Ils se diront
entre eux, plein de regrets et gémissant, l'esprit angoissé [...]
Comment donc a-t-il été compté parmi les fils de Dieu ? Comment a-t-il
son lot parmi les saints ?
Oui, nous nous sommes égarés loin du chemin
de la vérité, la lumière de la justice n'a pas brillé pour nous, le soleil ne
s'est pas levé pour nous. Nous nous sommes rassasiés dans les sentiers
de l'iniquité et de la perdition, nous avons traversé des déserts sans
chemins et la voie du Seigneur, nous ne l'avons pas connue !
A quoi nous a servi l'orgueil ? Que nous a valu richesse et jactance ?
[...]
Oui, l'espoir de l'impie est comme la bale emportée par le vent,
comme l'écume légère chassée par l'ouragan; il se dissipe comme
fumée au vent, il passe comme le souvenir de l'hôte d'un jour.
Mais les justes vivent à jamais, leur récompense est auprès du Seigneur
et le Très-Haut a souci d'eux. Aussi recevront-ils la couronne royale
splendide et le diadème de beauté, de la main du Seigneur; car de sa droite
il les protégera, et de son bras,
comme d'un bouclier, il les couvrira. Pour armure il prendra son ardeur
jalouse, il armera la création pour repousser ses ennemis, pour cuirasse
il revêtira la justice, il mettra pour casque un jugement sans feinte, il
prendra pour bouclier la sainteté invincible, de sa colère inexorable il
fera une épée tranchante, et l'univers ira au combat avec lui contre les
insensés. [...]
... contre eux les flots de la mer feront rage, les fleuves les
submergeront sans merci; un souffle puissant se lèvera contre eux et les
vannera comme un ouragan. Ainsi l'iniquité dévastera la terre entière
et la malfaisance renversera des trônes de puissants."
-------------------
Le livre de la Sagesse laisse voir le jugement dernier, ainsi que la damnation des impies avec la dynamique désastreuse pour eux que cette dernière implique soit se retrouver dans la position définitive d'un ennemi de Dieu battu par les puissances de la création entière ! C'est la définition de l'Enfer rien de moins cf "Au feu, maudits !"
Bref, les impies ne pourront pas dire que tout aura été grâce pour eux, et grâce sur grâces. Que non ! C'est la richesse des riches qui va leur brûler les mains. La crainte de Dieu est chose importante. Parlons ici du souci de ne pas être séparé de Dieu. Or les impies n'ont pas ce souci parce qu'ils ne croient pas comme le dit le livre. Ils ne croient pas à la récompense finale des justes, pas plus à cette récompense qu'à une quelconque survivance dans l'être, à l'immortalité ou à la résurrection de la chair, etc.