jovanni a écrit : ↑mar. 13 févr. 2018, 2:52
Bonjour,
Vous citez que la fin de mon paragraphe en sortant la phrase de son contexte, oui en effet sous cet augure ce que j'ai dit paraîtrait hors sujet.
voici le paragraphe complet
En suivant cet argument, les premiers prophètes, Abraham et tous ceux qui ont suivi. Ils sont arrivé en "proposant" Dieu? Vous savez tout aussi bien que moi que votre religion ne repose pas sur des propositions. Mais bien des affirmations d'existence. Bien sur que les chrétiens affirment l'existence de leur croyance. C'est incontestable. Et bien sur qu'il y a des agnostiques pour douter, parler de ces gens est une notion hors sujet. Le débat n'a jamais été de savoir si oui ou non on devait forcément croire ou ne pas croire en Dieu. Par définition on sait que cette question est un faux dilemme.
Le paragraphe reste hors sujet, car il est sans importance logique que les Xtiens aient affirmé une existence, cette affirmation n'est pas nécessaire pour que celui qui affirme une inexistence ait une charge de preuve. Nous nous demandons si P doit être affirmé pour que non P ait charge de preuve. Or ce n'est pas nécessaire; il suffit que la question de l'existence de P soit posée par un agnostique par exemple. Alors dans le dialogue entre l"agnostique et celui qui affirme une inexistence, celui ci va avoir charge de preuve. Il ne faut pas confondre histoire et logique.
Pour morane c'est clair: à peu près personne n'a dit qu'il existe sauf quelques enfants, et pourtant celui qui dit qu'il n'existe pas doit le prouver , et c'est ce que nous faisons (et s' il n'y a pas de preuve nous ne saurons pas démonstrativement qu'il n'existe pas, mais nous le croirons avec certitude morale, comme nous croirions la proposition Benoit XVI ne se mariera pas demain.)
Il ne fait pas l'ombre d'un doute que le christianisme ne s'est pas "proposé". Il suffit de se référer à la bible elle-même pour avoir réponse à cette question, la réponse de la bible est plutôt explicite. Il n'y pas vraiment de place à l’interprétation concernant l’approbation de la vérité de Dieu.
A coté du point à l'étude. Dire que Dieu n'existe pas ne nécessite pas logiquement que quelqu'un ait précédemment affirmé son existence.
Ps. Attention au terme proposition, vous l'avez pris à contresens, il semble.Il s' agit ici du sens logique, pas du sens volontariste (suggestion à accepter): proposition veut dire contenu d'un énoncé, x est y. The dog is white et le chien est blanc sont 2 énoncés exprimant la même proposition.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Proposition_(philosophie)
Le point à l'étude c'est qu'il n'est pas nécessaire logiquement que le théisme soit affirmé pour que celui qui affirme l'inexistence de Dieu ait une charge de preuve.
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ce n"est pas le
"point d'une étude". Car selon toute vraisemblance l'Eglise affirme l’existence de Dieu, il ne pourrait tout simplement pas en être autrement.
A coté du point logique. Voir ci -haut. "nécessaire logiquement" ne veut [pas dire historique. Pour Bob Morane il n'y a généralement pas d'affirmation, et nous nous demandons ici non s' il y a affirmation, mais si elle est nécessaire pour que non P ait charge de preuve.
Le fait que j'ai dit que les licornes étaient invisibles ou non est juste hors de propos. Le propos de mon post était la démonstration des limites de votre définition de l'agnosticisme, car comme je l'ai dit à de nombreuses reprises déjà, si on suit votre définition de agnosticisme, absolument rien n'est prouvable, on ne peut nier l'existence des licornes, de la Théière de Russell
. La preuve: j'aurais parlé d'un Alien à trois tête dans exemple, ce serait revenu exactement au même.
Pas du tout. Une entité physique à 3 têtes n'est pas contradictoire, un cheval à corne est une entité physique, elle ne peut être par nature invisible, ce serait contradictoire et un être contractictoire ne peut exister. une licorne rose visible est donc totalement différente d'une licorne visible.
quant à nier les licornes ou la théière, il faut distinguer croire et savoir. ET Russell ne nie absolument pas la théière, il ne fait que douter.
On peut certainement nier l'existence des licornes invisibles car elles ont contradictoires. C'est unepreuve. Pour les licornes visibles on croit qu'elles n'existent pas (et on rempliT la
charge de fondement) par induction à propos des entités romanesques qui n'existent généralement pas (comme bob morane)
. L'idée est qu'il ne sera jamais prouvé que Spiderman n'est pas vrai, en effet les gens croiront à bon fondement que Spiderman n'est pas vrai, comme on croit en tout sorte de chose, Bob morane si vous voulez, ou bob l'éponge, peu importe. Le fait est que si on s'en tient à ce que vous dite, il n'existe aucune raison objective de nier l'existence de Spiderman ou du père Noël, ce qui est parfaitement absurde. Bien sûr qu'ils n'existent pas, votre argument sous entendrait qu'il serait impossible de nier leur existence sous couvert de charge de preuve partagée, cela ne marche juste pas. La démonstration étant: il est parfaitement évident que Spiderman n'existe pas, pourtant vous ne pouvez nier son existence en vous en tenant à ce que vous dite. Ce raisonnement pose donc problème, il ne fonctionne pas. Car oui, Spiderman n'existe définitivement pas et j'ai pas besoin de preuve pour le dire.
Raisonnement fautif. nous avons de bonnes raisons de croire (fondements) ou savoir (preuve; mais avec vérififcation dans les romans) que Bob n'existe pas:
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 18&t=43251
Spiderman est pareil. IL faut examiner les romans pour voir si, p.ex. Spiderman a des propriétés contradictoires, cesera preuve d'inexistence; s'il n'est pas contradictoire, on verra des indices qu'il n'existe pas et on aura une croyance à cette inexistence. Il est ridicule de dire qu'il n'existe pas sans aucun fondement. nous avons de bons fondements pour affimer son inexistence. Si nous n'avons pas de preuve démonstrative que Spiderman n'existe pas, il est certainement faux de dire que son inexistence est parfaitement évidente.
: l'athéisme n'est que ce que suggère son étymologie. Après si des gens qui se revendiquent athées vont aller crier sur tout les toits que Dieu n'existe pas on peut pas vraiment blâmer l'athéisme pour ce comportement. ...
Donc non l'athée ne dira pas que Dieu n'existe pas, l'athée est un mot pas une personne et le mot athée à sa définition et cette définition c'est "sans dieux" celui qui ne croit pas, point. Et non, ça c'est pas de agnosticisme, autant se référer à la définition du mot qui fait autorité et qui est quand même bien plus révélatrice qu'une idée reçue relevant de la sensibilité personnelle de chacun.
Non car il s'agit aussi de logique, et l'étymologie, bien que utile, est insuffisante. En effet, l'agnostique est aussi sans Dieu, comme l'athée, et donc les 2 concepts auront exactement la même signification, ce qui est absurde.
Laissant la croyance de coté, prenons la catégorie savoir: celui qui ne sait pas que Dieu existe est sans Dieu. Or ne pas savoir (que Dieu existe ou non)
n'est pas athée, c'est évident, c'est agnostique. Et alors il y aura complète équivalence entre agnosticisme et athéisme.
De la même manière , pour l'agnosticisme de croyance : je ne crois pas que Dieu existe et je ne crois pas non plus que Dieu n'existe pas deviendra athée; alors qu'en tout domaine une suspension de croyance est un agnosticisme (en tout domaine ne pas croire P et ne pas croire non P se dit agnosticisme sur P).
Vu d'un autre angle:
si être sans existence de Dieu est athée, être sans inexistence de Dieu sera théiste (théisme faible). Donc celui qui est sans Dieu mais sans inexistence de Dieu, sera aussi théiste.
J'ai jamais dit que ce n'était pas une croyance, j'ai dit que je croyais à bon fondement qu'on ne transformait pas l'eau en vin. Le fait que ce soit une croyance relève du sens commun.
Tout comme il N'y a rien d'impossible à ce que la cause des lois de la nature les transforme temporairement et qu'un homme soit un jour mordu par une araignée et attrape de pouvoirs paranormaux qui lui permettent de grimper partout comme l'insecte qui l'a piqué.
Tout à fait. Nous avons donc 2 croyances et on examine les fondements et possibilité s au cas par cas. Dans le cas de l'araignée, il faut examiner si quelqu'un a affirmé la chose, et les fondements, le contexte etc. Bref la crédibilité. Il y a une foule de degrés.
Il est impossible de prouver qu'une loi de la nature soit sans exception aucune. ca ne veut pas dire que celui qui affirme une telle exception puisse dire n'importe quoi sans fondement. Un fondement sera nécessaire. Voir l'argument fameux de David Hume sur les miracles (lui qui pourtant a une conception très faible des lois inductives de la nature, qui ne sont que le résultat de l'habitude selon lui)
Et quand je vous dis que je crois à bon fondement que Dieu n'existe pas, vous arguez que c'est une croyance, mais justement ... : Là ou ça coince c'est quand vous dite que nos croyances se valent,
Attention, pour ce cas (existence de Dieu, pas datation d'une révélation), c'est trop dire qu'elles se valent. Elles sont juste toutes 2 des croyances (mettons de coté les preuves philosophiques pour l'une et l'autre position), donc elles sont comparables, et surtout, elles ont toutes deux charge de fondement. Il faut des raisons distinctes des 2 cotés, et c'est ce qu'on voit couramment: les uns parlent du mal dans le monde, les autres de l'ordre intelligent universel etc.
L'idée importante est qu'on n'a pas seulement, toujours une croyance et une incroyance de l'autre coté, mais généralement 2 croyances qui se font face.
Fatalement la question qui me revient sans cesse est: comment serait-il possible de réfuter quelque chose qui -de facto- n'est de toute façon pas prouvé comme étant vrai?
t,
C'est une question qui manque de clarté, et le terme réfuter est ambigue. Il peut avoir le sens de montrer l'invalidité d'une preuve de P: là P sera sans preuve, et si on affirme P ce sera une affirmation gratuite (qui peut être vraie). Il peut aussi avoir le sens de prouver que P est faux (et pas seulement gratuit); et alors ca va au delà d'une démonstration d'invalidité des fondements adverses: si je dis il pleuvra demain sans aucun fondement, quelqu'unpeut très bien "réfuter" (au sens de prouver non P) cela avec un bon fondement de l'inexistence de pluie demain - et bien sur il pleuvra demain "n"est de toute facon pas prouvé comme étant vrai".
En fait on peut croire avec fondement qu'il ne pleuvra pas demain sans que personne n'ait affirmé la pluie, avec ou sans fondement. il n'y a pas besoin pour "réfuter" que quelque chose soit prouvé comme vrai.
jovanni a écrit : ↑dim. 04 févr. 2018, 15:04
Bonjour,
un preuve ne repose pas sur un fait, qu'est-ce que la substance et l'aboutissant d'une preuve alors? Je m'en tiens qu'à la définition du mot. Une preuve n'en est pas une si elle ne repose pas sur du factuel. Ce que j'ai dit est un fait, j'énonce un principe qui est de part sa nature un fait. On ne prouve pas quelque chose sans fait, c'est tout bonnement impossible. Car dans ce cas il n'y aurait tout simplement rien à prouver.
En math. le preuve n"est pas factuelle. En philo le factuel est présent mais peut être très indirect. En philo morale la preuve que le génocide est un mal n'est pas factuelle comme en chimie, c'est pourquoi la chimie ne peut rien prouver sur le mal d'Auschwitz, au contraire ce dernier événement est tout à fait conforme à la chimie et est une réussite (un bien) de ce point de vue factuel directement empirique (cubage et cyanure bien calculés etc.)
Même chose en philo des science: la démarche ne relève pas des faits de laboratoire, mais d'argumentation.
Le problème avec la religion, c'est qu'on part du postulat qu'il est un fait que Dieu existe.
En certains cas on peut avoir un postulat avec fondements raisonnable (eg. Postulats de la raison pure pratique de Kant: dieu, immortalité, libre arbitre). Dans d'autres cas on a démontrations philosophiques ou fondements d'autorité. Enfin en religion l'argument d'autorité n'est pas un postulat, comme l'acceptation du 15 mars pour la mort de césar n'est pas postulée avant que nous jugions que les témoins sont crédibles (elle est plutôt le résultat de ce jugement)