Outercourse

« Dieu leur donnera peut-être de se convertir et de connaître la vérité. » (2Tm 2.25)
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Forum de débats dialectiques entre personnes de bonne volonté autour de la religion chrétienne (catholicisme) et des objections formulées à son encontre

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DA95
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Re: Outercourse

Message non lu par DA95 »

Bonjour Mikaël,
Mais voyons, ce n'est pas possible ! Simple question de logique... Sinon, si voulez jouer à ce petit jeu là, alors je peux inventer de toute pièce un scénario fictif
C'est très logique au contraire. Il ne s'agit pas d'inventer des scénarios c'est que votre postulat et argument de départ ne pas bon.
La Potentialité ne permet pas de choisir si un acte et bon ou non s'il est vrai ou faux => ne permet pas d'agir.
Vous fondez votre éthique sur un principe qui ne permet de savoir si l'acte est bon ou non. dans votre système tout est relatif voire subjectif. Il n'est pas étonnant que vous trouviez la masturbation morale.
Votre système n'est pas logique, il ne permet pas de choisir entre le bien et le mal. Et dans un tel système si l'on veut choisir un bien ou un mal, ce bien ou ce mal est relatif, donc fluctuant comme notre homme qui à vous croire aurait une diminution de potentiel. C'est complètement illogique et absurde.
Vous ne démontrez pas pourquoi effectuer un acte incomplet est nécessairement un mal. Je peux pourtant vous donner d'autres exemples où c'est manifestement un bien.
Vous ne démontrez rien vous ne donnez que des exemples.
Je vous réponds en me citant (et corrigeant).
Non vous ne pouvez pas le faire. Pour une raison simple les deux actes expriment une totalité. Il y a totalité dans l'acte du napperon par charité et totalité dans l'acte du napperon rémunération. La sexualité est une totalité alors que la sexualité non-procréatrice n'est pas une totalité (vous l'avez reconnu) Donc vous ne pouvez pas les comparez.
L'acte bon et vrai ici est la sexualité avec ses deux significations. Vous scindez, vous le dites vous même vous diminuez la vérité de cet acte. Donc il n'est pas moral.

Cordialement
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Un gentil athée
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Re: Outercourse

Message non lu par Un gentil athée »

Bonjour DA95,
DA95 a écrit :La Potentialité ne permet pas de choisir si un acte et bon ou non s'il est vrai ou faux => ne permet pas d'agir.
Désolé : vous confondez encore ma notion de potentialité avec celle d'Aristote, alors que je vous ai expliqué qu'elle était différente. Si une personne sait ce qui est bon pour elle, qu'elle sait comment l'obtenir, qu'elle a les aptitudes pour l'obtenir et qu'elle a la volonté pour l'obtenir, alors elle agit - nécessairement - de manière à l'obtenir.
Vous ne démontrez rien vous ne donnez que des exemples.
Je montre que votre position ne va pas de soi, qu'a priori sa plausibilité est faible, et donc que si vous souhaitez la maintenir, il vous faut apporter des arguments solides. La charge de la preuve (je vous l'ai déjà dit), vous incombe.

J'attends donc que vous me disiez si tirer avec des balles de paintball est immoral ou non, et si non, alors pourquoi la masturbation est-elle immorale : quelles sont les différences entre les deux cas qui fondent cette différence de jugement moral ? Je pense que la question est simple. J'aimerais donc une réponse claire et précise. Merci.

Cordialement,

Mikaël
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Griffon
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Re: Outercourse

Message non lu par Griffon »

Baroque a écrit :@ Griffon

Désolé, mais vous argumentez ad hominem en sortant d'on ne sait où que certains actes "m'attireraient". Vous savez, les couples qui recourent à la contraception ne sont pas attirés par la contraception en elle-même, en général... beaucoup y recourent pour des raisons graves et sérieuses. Et quand à l'hypocrisie, alors là, c'est complet... soit vous voulez discuter, auquel cas vous devez présumer la bonne foi de votre contradicteur, soit vous ne voulez pas discuter, et dans ce cas, ne discutez pas.

Si c'est des actes sexuels non directement liés à la procréation dont vous parlez, le sujet originel du fil étant ce fameux "outercourse"... sans entrer dans les détails, si vous y renoncez pour vous-mêmes, libre à vous, mais vous passez à côté de beaucoup de vraies joies. J'ai bien dit joie, et non plaisir. Daignez tolérer que de tels actes puissent renforcer l'amour mutuel entre certains couples, et donc, mais oui, osons le dire, les faire avancer sur le chemin de la sainteté.
Bonjour Baroque.

Ainsi, vous ne trouvez rien à dire à mon exemple de l’homme infidèle.
C’est bizarre, quand-même, non ?

Et votre seul « défense », c’est de prétexter de ma part des arguments « ad hominem ».
Faut-il que mon mail vous ait dérangé.
Vous aurais-insulté ? NON !
Vous ai-je traité incorrectement ? NON !
Tout ce que vous invoquez, c’est que ce ne serait pas correct que l’on puisse dire que vous seriez (au conditionnel de ma part, s’il vous plait) attiré par certains actes.
Je tiens à souligner que 2 lignes plus loin, vous nous dites toute la « joie » que ces actes peuvent vous apporter.
Et je peux donc enlever le conditionnel, tout en me demandant au nom de quoi ce serait incorrect de dire la vérité.

Je tiens à vous préciser que l’exemple de l’homme infidèle, je l’ai pris car c’est étonnamment le même discours que j’ai entendu lors de confidences de ce genre.
Et précisément, comme vous, ces hommes tenaient à souligner le « joie » profonde que leur procuraient ces relations hors mariage, « grâce auxquelles ils trouvaient une nouvelle source d’amour pour leur femme. »

Faites donc ce que vous voulez de votre vie, mais ne venez pas nous parler de morale.
Baroque a écrit :... tout repose sur la liberté et la responsabilité de chacun, sur la façon qu'il a d'envisager Dieu et le prochain. Mais c'est ça, l'essence du christianisme.

Au contraire, cela n'a plus rien à voir avec le christianisme.
Ce genre de « relation globale d’amour pour notre Seigneur » est une insulte pour celui qui nous a aimé jusqu’à mourir.
Et toutes les femmes qui ont appris après coup le comportement de leur mari ne s’y sont pas trompées, en rejetant ces explications qui n’ont jamais convaincu que ceux qui s’en servent pour justifier leurs…. actes.

Cher Baroque,
Je suis direct, je le sais, et vous prie de m’excuser si cela vous blesse.
Ce n’est pas contre vous, mais contre votre conscience trompée et trompeuse.
Si vous agissez à l’encontre de la morale de l’Eglise, reconnaissez-le et basta.
Mais ne venez pas raconter sur un forum que c’est « au-delà de la morale », une « vraie relation d’amour ».

Cordialement,

Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
Baroque
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Re: Outercourse

Message non lu par Baroque »

Griffon a écrit :Bonjour Baroque.

Ainsi, vous ne trouvez rien à dire à mon exemple de l’homme infidèle.
C’est bizarre, quand-même, non ?
C'est surtout que ce n'est pas le sujet du fil... et je ne vois vraiment pas le rapport avec ce que j'ai pu écrire. Où avez-vous vu que je cherchais à justifier l'adultère ? L'adultère est inconcevable dans le cadre d'une relation d'amour authentique, dans laquelle celui ou celle qu'on aime est censé être comme "un équivalent de Dieu" devant nous, pour reprendre une expression de Simone Weil. L'adultère est à l'amour humain véritable ce que l'idolâtrie est à l'amour de Dieu. Ce que vous ne voyez pas, ou ne voulez pas voir, c'est que ma vision des choses est tout aussi exigeante que la vôtre. (Je n'ai d'ailleurs rien d'un Casanova, si c'est cela qui vous inquiète...). Il s'agit simplement d'un changement de perspective.

Les hommes qui vous ont dit trouver une nouvelle source d'amour pour leur femme dans l'adultère se sont moqués de vous, ou étaient dans un aveuglement complet. Êtes-vous sûr d'avoir bien compris ? Peut-être qu'il y a eu faute, puis conversion, aveu et pardon, auquel cas effectivement l'amour conjugal peut en sortir renforcé, mais ce n'est certainement pas "à cause" de l'adultère en lui-même.

J'ai peur que vous n'ayez pas bien saisi la notion de joie. La joie, ça n'a rien à voir avec le plaisir ou la satisfaction, au sens spirituel c'est l'état dans lequel se trouve la personne qui se rapproche de Dieu. Il me paraît impossible qu'une personne en train de commettre l'adultère (et qui donc blesse profondément la personne avec laquelle elle s'est engagée devant Dieu, et se blesse profondément elle-même sans s'en rendre compte) puisse être dans la joie...

Saint Paul nous invite à être "dans la joie" dans l'attente du retour du Seigneur. Je doute que se livrer à l'adultère soit la meilleure chose à faire dans l'attente du retour du Seigneur. En revanche, faire grandir l'amour qu'on a pour son conjoint, quoi de mieux ?
Griffon a écrit :Vous aurais-insulté ? NON !
Vous m'avez accusé d'hypocrisie et laissé explicitement entendre que mon point de vue sur la question était motivé par le désir de me livrer à certains actes. Si ce n'est pas de l'insulte, je ne sais pas ce que c'est. Je ne sais pas si c'est une attitude habituelle sur ce forum, mais j'avoue avoir été surpris. On peut être direct sans être insultant. Vous en rajoutez en parlant de ma conscience "trompée et trompeuse", alors que vous ne savez absolument rien de ma conscience.

Au lieu de vous excuser "si cela me blesse", vous feriez mieux de vous excuser tout court.
Baroque
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Re: Outercourse

Message non lu par Baroque »

Griffon a écrit :Cher Baroque,

Savez-vous ce que c'est qu'une comparaison ?

Elles ont toutes leurs limites, mais un gentil athée a trouvé la mienne assez pertinente.
Bizarre, non ?

Je suis étonné que vous teniez un discours a-moral pour l' " outercoursing ", mais que vous refusiez le même discours dans le chef d'un homme infidèle.
Une morale à plusieurs vitesse ?

Votre attitude me confirme qu'il y a dans votre tête un grand méli-mélo.
Ainsi, il y aurait des raisons de m'excuser si je vous avais blessé.

Mais sinon, de quoi devrais-je m'excuser ?

Puisse le Seigneur vous apporter ses Lumières,

Griffon.
Ne parlons plus d'excuses si vous ne voyez aucun problème à accuser quelqu'un que vous ne connaissez pas d'hypocrisie. Cela vous regarde.

Je ne comprends pas pourquoi vous tenez à cette comparaison avec l'adultère, ça n'a rien à voir. L'amour que j'ai pour ma femme n'exclut pas (bien au contraire !) que je me livre avec elle à des pratiques sexuelles non procréatives. L'amour que j'ai pour ma femme exclut l'adultère. Si vous ne voyez pas de différence, je ne peux rien pour vous.

Je ne tiens pas un discours amoral, ni de "morale à plusieurs vitesses" mais peut-être "au-delà de la morale". Tout n'est pas permis, mais le seul critère de nos actions doit être l'amour. Essayez donc de nous dire en quoi l'amour véritable (celui que Dieu veut pour nous) exclut la contraception. Essayez donc de nous dire en quoi l'amour véritable exclut ce fameux outercourse. Là, ça pourrait devenir intéressant.

Et si vous tenez absolument au terme de "morale", pourquoi pas, mais alors de grâce, renoncez à cette morale qui ressemble à des comptes d'apothicaire, avec une colonne "passif", une colonne "actif", et chacun de vos actes précisément évalués et rangés dans l'une ou l'autre colonne. Si j'en crois ce que dit le Christ dans l'Évangile, le jugement dernier, ça ne devrait pas ressembler à ça...

Enfin, ce n'est parce que je ne pense pas comme vous qu'il y a "un grand méli-mélo dans ma tête". En tout cas, en général, ça ne semble pas être l'avis des gens qui me côtoient... mais si tel ou tel point ne vous semble pas assez clair, n'hésitez pas.
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Un gentil athée
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Re: Outercourse

Message non lu par Un gentil athée »

Bonsoir Baroque,

Chouette, on va pouvoir faire une triangulaire, ça va mettre du piment ;) Jusque maintenant, je savourais tes propos comme des friandises et n'avais rien de bien sérieux à t'objecter. Mais là, je me dois d'exprimer mon profond désaccord. Certes, je déplore avec toi le fait que Griffon t'ait traité d'hypocrite, etc. Cependant, je trouve son analogie avec la dite "infidélité conjugale" très pertinente, et je vais essayer de te montrer pourquoi.

L'Homme est naturellement enclin vers l'autre sexe. Il est utopique de penser - et les faits le contredisent chaque jour - que l'attirance érotique et l'amour romantique ne puissent exister que pour une et une seule personne à la fois. L'adultère n'est donc pas nécessairement mal intentionné. Il peut n'être que l'expression de cette non-exclusivité du sentiment amoureux et érotique. Donc, a priori, sans bonne raison pour s'y opposer, il semble qu'il faut considérer l'adultère comme moral : pourquoi une relation qui est moral si elle est unique, deviendrait-elle comme par magie immorale si elle n'est plus unique ? Dans la plupart des relations humaines, la pluralité ne pose strictement aucun problème moral. Pourquoi serait-ce différent quant à la sexualité ?

Donc, l'immoralité de l'adultère, comme celle de la masturbation, ne va pas de soi. Il faut de bonnes raisons à avancer pour s'y opposer. On objectera que l'adultère viole une promesse plus ou moins tacite d'exclusivité sexuelle. Outre le fait que l'on pourrait s'interroger sur la légitimité morale d'une promesse dont l'objet est notre corps (notre corps n'est pas un bien comme un autre, sur lequel pourrait porter des contrats de propriété), il faut remarquer que de nombreux couples vivent une sexualité ouverte avec accord mutuel.

A les entendre, cela les épanouit. Pourquoi ne pas donner autant foi à ces témoignages, qu'à ceux des couples pratiquant l'outercourse ? N'est-ce pas un détestable paternalisme ? On peut donc contester l'existence de conséquences objectives négatives. Certes, il y a une possibilité de grossesse extra-conjugale qui pourrait en effet appuyer l'immoralité de ce genre de comportement. Ça c'est du concret, chouette ! Toutefois, justement, à partir du moment où on admet la possibilité morale de l'outercourse, alors ce problème ne se pose plus.

Reste d'éventuelles conséquences subjectives négatives. Elles ne concernent pas les couples ouverts. Pour les autres, il faut encore s'interroger. Il est évident que le fait de l'adultère ne saurait causer de nuisances directes au conjoint s'il n'est pas de la partie. Que je sache, il n'existe pas d'"ondes adultérines" qui se propageraient dans l'espace et viendrait briser les cœurs... Si donc il y a souffrance éprouvée, il faut la comprendre exclusivement en terme d'inadéquation entre la représentation de l'acte et la représentation que l'on se fait de sa valeur morale. Autrement dit, tout se joue uniquement sur le terrain des représentations, sans jamais toucher le sol de la réalité bien concrète. En effet, tu remarqueras qu'un adultère caché demeure parfaitement indolore et inconnaissable du conjoint (je ne dis pas que c'est honnête de le cacher, je montre juste que s'il l'est, alors il ne cause pas de souffrance au conjoint), ce qui prouve bien que ce n'est pas l'adultère lui-même qui cause la souffrance, tandis qu'un aveu d'adultère inexistant provoque exactement le même genre d'effet néfaste qu'un aveu d'adultère existant, ce qui prouve que c'est uniquement la représentation mentale de l'adultère qui cause la souffrance, et encore uniquement chez les personnes animées d'un préjugé négatif à son sujet. Le plaisir étant la perception d'un bien, et le déplaisir celui d'un mal, on ne saurait se contenter de qualifier l'adultère de mal pour la seule raison qu'il provoque du déplaisir (après tout, aller à l'école est rarement rigolo, recevoir une piqûre également, mais ça n'en fait pas des activités immorales). Or, puisque nous avons éliminé les conséquences négatives réelles, il reste que si de la souffrance est éprouvée, elle est assimilable à une perception sans objet perçu, donc à une hallucination.

En conclusion :
1°) l'adultère peut être "commis" sans mauvaise intention, non pas par désamour du conjoint ou pour le déshonorer ou le rendre jaloux, mais simplement parce que l'on éprouve de l'amour, en plus, pour telle ou telle personne.
(De même, la masturbation et l'outercourse peuvent être pratiqués sans mauvaise intention.)
2°) il ne viole pas nécessairement de contrat d'exclusivité : non seulement il existe des couples "open" par consentement mutuel, mais encore on peut contester l'idée d'un droit qui permettrait de s'approprier certaines parties du corps d'autrui (sinon, alors pourquoi ne pas pousser le vice jusqu'à interdire à son conjoint de faire la bise ou même de donner des poignets de main à d'autres ? pourquoi ne pas demander également l'exclusivité de l'âme de son conjoint ? pourquoi ne pas lui interdire de porter des T-Shirt jaune les nuits de pleine lune ?...).
(De même, la masturbation et l'outercourse ne violent aucun contrat... sauf si une personne exige que son conjoint s'en abstienne, après tout, pourquoi pas ? ça serait concevable de la part d'une personne catholique par exemple)
3°) il ne présente pas de conséquences négatives réelles et objectives
(De même, la masturbation et l'outercourse ne présentent aucune conséquence négative réelle et objective)
4°) il ne présente, éventuellement, que des conséquences négatives subjectives dont j'ai essayé de montrer la non-pertinence.
(De même, un certains nombre de catholiques souffrent peut-être dans leur for intérieur de savoir que des gens se masturbent ou pratiquent l'outercourse)

Par conséquent, sur les mêmes bases qui te font admettre l'outercourse, on doit également admettre l'adultère.

D'ailleurs, si j'examine à présent ton discours. D'aucuns pourront te dire, à juste titre, qu'il pourrait quasiment être copié-collé pour condamner masturbation and Co.
Baroque a écrit :L'adultère est inconcevable dans le cadre d'une relation d'amour authentique, dans laquelle celui ou celle qu'on aime est censé être comme "un équivalent de Dieu" devant nous, pour reprendre une expression de Simone Weil.
Peut-être que l'outercourse est inconcevable dans le cadre d'une relation d'amour authentique, même si on ne voit pas pourquoi (après tout, comme je crois l'avoir montré, il n'est pas si évident que l'adultère soit inconcevable dans le cadre d'une relation d'amour authentique).
Baroque a écrit :L'adultère est à l'amour humain véritable ce que l'idolâtrie est à l'amour de Dieu.
"L'outercourse est à l'intercourse ce que l'idolâtrie est à l'amour de Dieu."
Baroque a écrit :Les hommes qui vous ont dit trouver une nouvelle source d'amour pour leur femme dans l'adultère se sont moqués de vous, ou étaient dans un aveuglement complet. Êtes-vous sûr d'avoir bien compris ? Peut-être qu'il y a eu faute, puis conversion, aveu et pardon, auquel cas effectivement l'amour conjugal peut en sortir renforcé, mais ce n'est certainement pas "à cause" de l'adultère en lui-même.
"Les hommes qui vous ont dit trouver une nouvelle source de joie avec leur femme dans l'outercourse se sont moqués de vous, ou étaient dans un aveuglement complet. Êtes-vous sûr d'avoir bien compris ? Peut-être qu'il y a eu faute, puis conversion, aveu et pardon, auquel cas effectivement l'amour conjugal peut en sortir renforcé, mais ce n'est certainement pas "à cause" de l'outercourse en lui-même."
Baroque a écrit :J'ai peur que vous n'ayez pas bien saisi la notion de joie. La joie, ça n'a rien à voir avec le plaisir ou la satisfaction, au sens spirituel c'est l'état dans lequel se trouve la personne qui se rapproche de Dieu. Il me paraît impossible qu'une personne en train de commettre l'adultère (et qui donc blesse profondément la personne avec laquelle elle s'est engagée devant Dieu, et se blesse profondément elle-même sans s'en rendre compte) puisse être dans la joie...
"J'ai peur que vous n'ayez pas bien saisi la notion de joie. La joie, ça n'a rien à voir avec le plaisir ou la satisfaction, au sens spirituel c'est l'état dans lequel se trouve la personne qui se rapproche de Dieu. Il me paraît impossible qu'une personne en train de commettre l'outercourse (et qui donc blesse profondément Dieu, et se blesse profondément elle-même sans s'en rendre compte) puisse être dans la joie..."
Baroque a écrit :Saint Paul nous invite à être "dans la joie" dans l'attente du retour du Seigneur. Je doute que se livrer à l'adultère soit la meilleure chose à faire dans l'attente du retour du Seigneur. En revanche, faire grandir l'amour qu'on a pour son conjoint, quoi de mieux ?
"Saint Paul nous invite à être "dans la joie" dans l'attente du retour du Seigneur. Je doute que se livrer à l'outercourse soit la meilleure chose à faire dans l'attente du retour du Seigneur. En revanche, faire grandir l'amour qu'on a pour son conjoint, quoi de mieux ?"

Bien cordialement,

Mikaël
Dernière modification par Un gentil athée le mer. 15 déc. 2010, 1:41, modifié 4 fois.
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Re: Outercourse

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Bonsoir Mikaël,

Quand vous avez définit votre agir éthique vous avez écrit " il faut qu'il connaisse ce qui est le mieux pour lui, et qu'il puisse l'accomplir"

La vous dites "Si une personne sait ce qui est bon pour elle, qu'elle sait comment l'obtenir, qu'elle a les aptitudes pour l'obtenir et qu'elle a la volonté pour l'obtenir, alors elle agit - nécessairement - de manière à l'obtenir."

Votre dernière phrase à du sens. Mais votre définition de l'agir éthique je le redis n'est pas logique. Car le fait que l'on puisse ou non accomplir un acte n'agit pas dans la détermination de savoir s'il est bon ou non. Il n'est pas question de savoir si je peux l'accomplir. Je ne l'accomplirai peut être jamais. La question est de savoir si cet acte est moral.

C'est le problème qui persiste depuis le début avec votre système. Rien ne nous dit ce qui détermine ce qui est bon juste et vrai. Car l'agir éthique est un agir libre d'actes vrai et bon. Votre position est faible et illogique je viens de vous le montrer une nouvelle fois.

Pour revenir au sujet: L'acte bon et vrai ici est la sexualité avec ses deux significations. Vous scindez, vous le dites vous même vous diminuez la sexualité d'une de ces significations et vous l'assumez. Que vous en ayez la possibilité et la capacité ne rend pas cet acte bon. Que vous le vouliez et en ayez la volonté ne rend pas cet acte bon.
La masturbation diminue la vérité sur la sexualité. Elle n'est pas bonne car ne signifiant pas la totalité de la signification que la sexualité humaine porte en elle.
Elle est une une falsification de la vérité intérieure de l'amour conjugal, appelé à être un don de la personne tout entière pour reprendre les mots de Jean Paul 2.

Cordialement
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Re: Outercourse

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Mikaël,

vous demandiez en quoi l'outercourse était un mal. Je vous l'ai montré.

dans un de vos précédents messages vous m'a écrit savoir que ces pratiques étaient une diminution de la vérité de l'union conjugale. C'est à dire un mal.

Le sujet est bouclé.

Je vous est montré également que cela venait de votre définition de l'agir moral.

Voilà. je me lasse de vous montrez toujours la même chose et que vous n'argumentiez pas. certes vous donnez des exemples. Mais avant un exemple il faut des arguments. Vous "tordez" les exemples jusqu'à leur faire dire ce qui vous arrange et vous faites d'un exemple un argument.

Bon continuation.
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Re: Outercourse

Message non lu par Un gentil athée »

Bonsoir DA95,
DA95 a écrit :Quand vous avez définit votre agir éthique vous avez écrit " il faut qu'il connaisse ce qui est le mieux pour lui, et qu'il puisse l'accomplir"

La vous dites "Si une personne sait ce qui est bon pour elle, qu'elle sait comment l'obtenir, qu'elle a les aptitudes pour l'obtenir et qu'elle a la volonté pour l'obtenir, alors elle agit - nécessairement - de manière à l'obtenir."

Votre dernière phrase à du sens. Mais votre définition de l'agir éthique je le redis n'est pas logique.
Pourtant, ma première phrase n'était - dans mon esprit - qu'une version condensée de la seconde. Pour que quelqu'un puisse accomplir une action, il faut qu'il sache comment l'obtenir, qu'il ait les aptitudes pour l'obtenir et qu'il ait la volonté pour l'obtenir. Vous pouvez contester cette équivalence, soit. En ce cas, vous n'avez qu'à remplacer la première phrase par la seconde, beaucoup plus claire.
Car le fait que l'on puisse ou non accomplir un acte n'agit pas dans la détermination de savoir s'il est bon ou non. Il n'est pas question de savoir si je peux l'accomplir. Je ne l'accomplirai peut être jamais. La question est de savoir si cet acte est moral.
Vous avez tronqué ma définition. L'objet de l'acte doit être reconnu comme "bon pour soi". C'est pourquoi, on en infère indirectement que savoir ce qui est bon pour soi, est en soi une vertu. Si l'acte est "bon pour soi", alors il est moral. Ensuite, par dérivation, la connaissance, l'aptitude et la volonté à le réaliser sont moraux. Puisqu'ils sont moraux, alors on peut les reconnaître comme fin à poursuivre. Et ainsi de suite.
Pour revenir au sujet: L'acte bon et vrai ici est la sexualité avec ses deux significations. Vous scindez, vous le dites vous même vous diminuez la sexualité d'une de ces significations et vous l'assumez. Que vous en ayez la possibilité et la capacité ne rend pas cet acte bon. Que vous le vouliez et en ayez la volonté ne rend pas cet acte bon.
La masturbation diminue la vérité sur la sexualité. Elle n'est pas bonne car ne signifiant pas la totalité de la signification que la sexualité humaine porte en elle.
Elle est une une falsification de la vérité intérieure de l'amour conjugal, appelé à être un don de la personne tout entière pour reprendre les mots de Jean Paul 2.
Vous répétez tout le temps la même chose. Puisque vous voyez bien que ça ne me convainc pas, vous pourriez peut-être changer votre discours pour tenir compte de mes remarques et objections, non ? Car sinon on n'avance pas et c'est pas de ma faute...

Pour préciser ma pensée : si l'outercourse n'est pas immoral, c'est tout simplement parce qu'il n'entraîne la diminution du potentiel de personne, ni dans les faits, ni même dans l'intention ; et qu'il est l'expression de l'amour, de valeurs d'esthétique, de sensualité et de prudence responsable, ainsi que - parfois - d'une libération des conditionnements de la religion et de la société.
DA95 a écrit :dans un de vos précédents messages vous m'a écrit savoir que ces pratiques étaient une diminution de la vérité de l'union conjugale. C'est à dire un mal.
J'aimerais bien savoir où je suis censé avoir dit une chose pareille :sonne: De toute façon, la vérité n'est pas un absolu moral. Si on ne peut pas faire autrement, il faut mentir à des nazis qui nous demandent si on cache des juifs lorsque c'est le cas. Si une personne manque d'assurance, on va lui dire "tu vas y arriver", alors que si ça s'trouve non, il ne va pas y arriver, mais le fait de le dire va lui donner du courage. A une personne condamnée par la médecine à brève échéance, on dira "c'est bon tu vas t'en sortir" s'il nous demande, alors que l'on sait que l'espoir est nul, mais pour ne pas accabler ses derniers jours, etc.
Voilà. je me lasse de vous montrez toujours la même chose et que vous n'argumentiez pas. certes vous donnez des exemples. Mais avant un exemple il faut des arguments. Vous "tordez" les exemples jusqu'à leur faire dire ce qui vous arrange et vous faites d'un exemple un argument.
En quoi mon exemple du tir est-il tordu ? Bizarrement, vous l'avez laissé sous silence, vous ne l'avez pas creusé, vous l'avez expédiez vite fait bien fait. Ce n'est pas très sérieux. Je vais essayer de le décortiquer pour vous montrer sa pertinence :
- la sexualité a d'abord pour but la procréation / le tir a d'abord pour but la chasse ou la guerre
- la sexualité a aussi pour but l'amour et la sensualité / le tir a aussi pour but de développer l'adresse et de passer du bon temps
- parfois, il n'est pas bon de faire des enfants / parfois il n'est pas bon de chasser ou de faire la guerre
- si on veut se concentrer sur l'amour et la sensualité de la sexualité, on risque, si on ne prend pas de précaution, une grossesse non-désirée / si on veut se concentrer sur le développement de l'adresse au tir et passer du bon temps à tirer, on risque, si on ne prend pas de précaution, de tuer un être humain ou un animal par erreur
- heureusement, on peut utiliser l'outercourse / heureusement, on peut utiliser des fausses balles de paintball

Ensuite, désolé, mais un exemple, et surtout plusieurs exemples, peuvent constituer un argument. Un argument inductif dirais-je. J'ai montré par mes exemples que votre position ne va pas de soi. Et au lieu de me montrer en quoi elle était malgré tout fondée, vous finissez par boucler et me répéter tel un perroquet les mêmes arguments déjà réfutés. Un seul exemple peut même suffire à réfuter une hypothèse. Un seul corbeau blanc suffit à réfuter l'hypothèse "tous les corbeaux sont noirs".

Donc désolé mais mon argumentation par l'exemple est... exemplaire :>

Bien cordialement,

Mikaël
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DA95
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Re: Outercourse

Message non lu par DA95 »

bonjour Mikaël
Si l'acte est "bon pour soi", alors il est moral.
Si un acte est "bon pour soi" il est bon pour vous pas forcément pour un autre. L'acte peut être "mauvais pour soi" pour un autre. Par conséquent pour l'autre il n'est pas moral. Tout cela est trop subjectif et relatif. C'est le plus fort qui l'emporte au détriment du plus faible. (Il y a un gros problème de morale là ;) )
Vous ne pouvez fonder la morale sur votre système.
Vous répétez tout le temps la même chose. Puisque vous voyez bien que ça ne me convainc pas, vous pourriez peut-être changer votre discours pour tenir compte de mes remarques et objections, non ? Car sinon on n'avance pas et c'est pas de ma faute...
Je ne cherche pas à vous convaincre. J'ai pointé les faiblesses de votre argumentation et en j'en ai montré les erreurs. Vous ne voulez pas le reconnaître là n'est pas l'important. vous faites des syllogismes pour prouvez vos propos mais votre terme moyen n'est pas identique donc votre raisonnement est faux. Prenons votre exemple (mais on pourrait le faire de presque tous vos exemples):
Je vais essayer de le décortiquer pour vous montrer sa pertinence :
- la sexualité a d'abord pour but la procréation / le tir a d'abord pour but la chasse ou la guerre
- la sexualité a aussi pour but l'amour et la sensualité / le tir a aussi pour but de développer l'adresse et de passer du bon temps
- parfois, il n'est pas bon de faire des enfants / parfois il n'est pas bon de chasser ou de faire la guerre
- si on veut se concentrer sur l'amour et la sensualité de la sexualité, on risque, si on ne prend pas de précaution, une grossesse non-désirée / si on veut se concentrer sur le développement de l'adresse au tir et passer du bon temps à tirer, on risque, si on ne prend pas de précaution, de tuer un être humain ou un animal par erreur
- heureusement, on peut utiliser l'outercourse / heureusement, on peut utiliser des fausses balles de paintball
Le tir dans votre exemple à plusieurs finalités, je suis d'accord. L'acte de tir peut avoir pour but de tuer un animal ou un homme. C'est un acte. Le tir sur cible n'à pas pour but de tuer, c'est un plaisir. Un acte qui permet d'atteindre deux buts différent. C'est votre donnée numéro 1.
Une remarque, le tir n'est pas un acte seul il est inclus dans un acte plus vaste: soit se défendre ou attaquer. Prenons l'exemple d'un tir défensif, le but de l'acte n'est pas le tir en soi mais de se défendre.
Le moyen terme de votre raisonnement est : un acte deux but.
Vous comparez l'acte de tir à la sexualité. Or la sexualité c'est un acte un but. votre raisonnement est donc faux tout simplement car vous n'avez pas le même moyen terme dans votre argumentation.

Je développe mais je crois l'avoir déjà fait .
Vous scinder ce qui ne peut l'être. La sexualité à une finalité double et indissociable.
Pour qu'il est une union conjugale il faut deux personnes qui s'aime et qui veulent cette union l'union première partie de la finalité de la sexualité. Le fait pour l'homme de déposer sa semence dans le vagin de la femme permet une éventuelle procréation. Je précise éventuelle car c'est le cas. En période fertile la procréation n'est pas automatique (25% de chance) donc éventuelle ou possible mais pas certaine. En période infertile le sperme sera déposé toujours cette possibilité mais non le col de l'utérus est fermé. donc pas de procréation.
En résumé. Un acte la sexualité qui à une finalité double et indissoluble : Amour des époux et possible procréation.
Donc un acte un but pour revenir à votre raisonnement.
Par conséquenton a ici un moyen terme différent donc votre raisonnement est faux. C'est de la logique élémentaire.
J'ai montré par mes exemples que votre position ne va pas de soi.
Comme je viens de vous le montrer vous ne montrer rien.

Cordialement
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Raistlin
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Re: Outercourse

Message non lu par Raistlin »

Un gentil athée a écrit :Si l'acte est "bon pour soi", alors il est moral.
Ce serait vrai si l'Homme savait reconnaître son bien de façon sûre. Mais ce n'est justement pas le cas...

Et il me semble difficile de prétendre le contraire : étant donné les cas de personnes qui trouvent leur "bien" dans le massacre d'innocent, le viol, etc., on voit mal comment dire que ces actes sont moraux. Vous rétorquerez alors que ce genre d'actes impliquent une autre personne et que donc ils ne sont pas uniquement "bons pour soi". Qu'à cela ne tienne : prenez ceux qui se droguent, qui s'automutilent, qui abusent de la nourriture jusqu'à se mettre en danger, etc.

Bref, il est intenable de prétendre qu'il suffit de juger une chose bonne pour soi pour qu'elle soit morale. Car, de toute façon, la morale ne traite pas que de choses qui ne concernent que nous (et on a vu que déjà à ce niveau, ça ne fonctionnait pas), mais aussi de nos relations avec autrui. On en revient donc au problème de ceux qui trouvent le viol, le meurtre, la persécution, etc. comme "bons" pour eux.
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Un gentil athée
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Re: Outercourse

Message non lu par Un gentil athée »

Bonsoir DA95,
DA95 a écrit :bonjour Mikaël
Si l'acte est "bon pour soi", alors il est moral.
Si un acte est "bon pour soi" il est bon pour vous pas forcément pour un autre. L'acte peut être "mauvais pour soi" pour un autre. Par conséquent pour l'autre il n'est pas moral. Tout cela est trop subjectif et relatif. C'est le plus fort qui l'emporte au détriment du plus faible. (Il y a un gros problème de morale là ;) )
Vous ne pouvez fonder la morale sur votre système.
Vous avez juste oublié que selon moi, l'homme étant par nature un animal social, il ne peut trouver de véritable épanouissement à l'exclusion de l'épanouissement de tous et de chacun. Mais bon, je l'avais déjà dit (pas avec les mêmes mots, donc j'espère que ce coup-ci se sera plus clair...).
Je ne cherche pas à vous convaincre. J'ai pointé les faiblesses de votre argumentation et en j'en ai montré les erreurs. Vous ne voulez pas le reconnaître là n'est pas l'important.
Si, c'est important. C'est même le but de toute discussion, sinon pourquoi discuter ? Il est important de me convaincre, car sinon vous croirez que vous aurez apporté des bons arguments alors que ce ne sera peut-être pas le cas. A moins de présupposer bien sûr que je suis idiot ou de mauvaise foi, mais j'espère que tel n'est pas le cas. C'est même une condition transcendantale à tout débat de supposer la rationalité et l'honnêteté de son interlocuteur. J'ai toujours pris soin d'apporter des arguments sensés et n'ai esquivé aucune question embarassante. J'ai toujours cherché à comprendre ce qu'on me disait le plus justement possible, sans caricature. Donc pas de raisons a posteriori de ne pas me considérer comme un interlocuteur valable.

Pour revenir au sujet :

Si je vous comprends bien, le tir aurait deux finalités (et on pourrait donc les séparer sans problème), tandis que la sexualité aurait une seule finalité, mais qui serait double : amour et procréation. La nuance, honnêtement, me paraît pour le moins rhétorique. Elle ne le serait pas s'il y avait une impossibilité logique ou de fait, à séparer amour et procréation. En ce cas, on pourrait en effet parler de finalité double et non de deux finalités. Mais s'il y avait une impossibilité logique ou de fait, alors il n'y aurait pas d'obligation morale à ne pas séparer amour et procréation, puisqu'il ne serait de toute manière pas possible de le faire. Ce qui est impossible ne peut pas être interdit, puisque de toute façon, personne ne peut réussir à le faire. Ainsi, on ne peut pas interdire moralement d'aller plus vite que la lumière dans le vide, puisque rien ne peut aller plus vite que la lumière dans le vide. Si une telle interdiction existait elle ne pourrait qu'être respectée ! Or, l'interdiction morale hypothétique de séparer l'amour de la procréation peut être enfreinte, ce qui prouve que amour et procréation sont séparables dans les faits, et donc logiquement. Donc parler de double finalité pose problème.

Pour essayer d'être charitable, on pourrait convenir que, certes, amour et procréation sont séparables logiquement et factuellement, mais pas téléologiquement. C'est-à-dire qu'ils ne formeraient en réalité qu'une seule et unique fin, quoique cette fin puisse se décomposer en moments relativement indépendants factuellement. Ainsi, Dieu (ou l'évolution si on est athée, agnostique, déiste, panthéiste...) aurait conçu (avec des guillemets si on parle de l'évolution) l'amour pour (avec des guillemets si on parle de l'évolution) la procréation. En détachant l'amour de la procréation, on prendrait des libertés par rapport à un certain projet.

Sauf que, étant athée, vous comprendrez que je ne crois pas en un projet réellement à l'oeuvre dans la nature. Et je ne vois pas de raison de suivre ce qui n'est qu'une apparence de projet sous l'hypothèse d'un évolutionnisme athée.

Mais même si on suppose que c'est Dieu qui a conçu l'amour pour la procréation, on ne voit quand même pas très bien pourquoi cela opportunerait le Créateur que sa créature fasse preuve d'inventivité en se permettant d'exprimer sexuellement l'amour sans la procréation, du moment qu'elle procréé suffisamment pour réaliser les desseins divins.

Enfin, je maintiens que l'exemple que j'ai donné comportait bien, lui aussi, une seule double finalité. Ne vous en déplaise, je n'ai pas parlé de tir sur des cibles. J'ai parlé de tir avec des fausses balles (par exemple les boulettes de peinture bleue utilisées au paintball), éventuellement sur des vraies personnes et des vrais animaux, donc. J'ai donc dissocié une double finalité : tirer sur des gens ou des animaux étant normalement une finalité indissociable de les tuer. Certes, tirer et tuer sont séparables logiquement et factuellement, mais pas téléologiquement. C'est-à-dire qu'ils ne forment en réalité qu'une seule et unique fin, quoique cette fin puisse se décomposer en moments relativement indépendants factuellement. Ainsi, l'inventeur des armes à feu a conçu le tir pour tuer. En détachant le tir du fait de tuer (comme au paintball, invention récente...), on prend donc des libertés par rapport à un certain projet (celui de l'inventeur des armes à feu).

Ce n'est pas moi l'inventeur des armes à feu, mais à sa place, je ne vois vraiment pas pourquoi je m'offusquerais qu'on détourne mon invention de son projet initial, à partir du moment où il demeure suffisamment de monde qui utilise de vraies balles afin d'accomplir les fins de chasse, de défense et de guerre.

Bien cordialement,

Mikaël
Dernière modification par Un gentil athée le jeu. 16 déc. 2010, 16:42, modifié 3 fois.
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Re: Outercourse

Message non lu par Invité »

j'avais posté un message sur les préliminaires...
personne n'a répondu ...

les préliminaires sont ils immoraux ....?
s'ils amènent à l'acte sexuel complet (avec procréation), sûrement non !

Mais s'ils sont interrompus , qu'en est-il de leur moralité ?

Cette question dérange-t-elle ?
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Un gentil athée
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Re: Outercourse

Message non lu par Un gentil athée »

Raistlin a écrit :
Un gentil athée a écrit :Si l'acte est "bon pour soi", alors il est moral.
Ce serait vrai si l'Homme savait reconnaître son bien de façon sûre. Mais ce n'est justement pas le cas...
L'homme seul, laissé à sa subjectivité, est mal barré pour reconnaître son bien (et celui d'autrui) de façon sûre. Toutefois, la communauté des hommes pris dans leur ensemble, et notamment les plus experts et objectifs d'entre eux, peuvent déterminer avec une assez bonne précision ce bien, et aider tout un chacun à développer un esprit propre à le trouver. Ce bien peut se trouver par l'expérience et par la raison. En fait, c'est ni plus ni moins que la science, ultimement, qui nous assure les meilleures bases pour guider notre action (attention, ce n'est pas du scientisme, dans la mesure où : d'une part, la science est notre meilleur guide, mais pas le seul ni le plus complet ; d'autre part, il est nécessaire de poser un principe moral extra-scientifique qui est la valeur morale de la recherche du "meilleur pour soi" véritable). Ensuite, l'expérience quotidienne des hommes et des femmes peut permettre de compléter ce tableau en suggèrant des pistes d'actions plus profitables que d'autres. Enfin, nos propres expériences et réflexions viennent apporter la touche finale.

Bien à vous,

Mikaël
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Re: Outercourse

Message non lu par Raistlin »

Un gentil athée a écrit :Toutefois, la communauté des hommes pris dans leur ensemble, et notamment les plus experts et objectifs d'entre eux, peuvent déterminer avec une assez bonne précision ce bien, et aider tout un chacun à développer un esprit propre à le trouver.
Et cette proposition admet nécessairement le corollaire suivant : c'est la majorité qui fait la vérité. Le seul petit hic, c'est que toute l'expérience humaine hurle le contraire.

Vous m'excuserez donc de ne pas adhérer à ce genre de présupposé idéologique que l'expérience et la réalité récusent.
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