Paul Victor a écrit :Ce qui suit concerne bien le fil de cette dicussion ; Contraception Que dit l'Eglise.
S’il est vrai que l’église n’autorise que l’abstinence comme méthode de contraception, cela veut dire aussi que l’église autorise la contraception, et donc que le mariage n’a pas pour unique but la Procréation.
Il faudrait s'entendre sur le terme "contraception". En l'occurrence, l'Eglise autorise les méthodes de régulation
naturelle. Elle autorise le fait de les utiliser éventuellement pour ne pas avoir d'enfant pendant un certain temps pour des raisons de prudence (par exemple: le couple n'a pas les moyens, pour le moment, d'élever un enfant de plus, ou bien la femme a une santé fragile et la grossesse est très dangereuse pour elle). Elle n'autorise pas le fait d'utiliser les mêmes méthodes dans un but de refus de donner la vie (dans le sens: "j'ai pas envie d'avoir des enfants").
Sinon,"le mariage a pour but unique dans la Procréation", l'Eglise n'a jamais dit ça, puisqu'elle enseigne au contraire qu'il y a deux fins dans le mariage.
Que dire d’un cas que j’ai personnellement connu ‘dans le cadre de ma profession, et loin d’être unique d’une femme ayant 2 utérus et 4 ovaires qui avaient deux stérilets ses périodes fécondes étant incalculables. Etait-elle coupable de péché mortel ?
L'Eglise interdit clairement le stérilet qui est un abortif, au même titre que la "pilule du lendemain" par exemple. Vous pouvez trouver ça dur et penser que l'Eglise se trompe en prétendant qu'un ovule à peine fécondé est un être humain. Mais pouvez-vous dire où commence la vie, où commence le meurtre? Moi pas. Alors, dans le doute...
Doit-on interdire tous les moyens contraceptifs artificiels à une femme dont l’irrégularité d’ovulation est telle que pour être sûre de ne pas être enceinte elle devrait s’abstenir de tous rapports. Doit-elle etre condamnée par l'EGLISE à la chasteté totale dans le mariage
D'une part, même si je ne connais pas le cas précis de cette femme, je serais étonné qu'une ovulation irrégulière empêche totalement tous les rapports en utilisant la méthode Billings (même si, effectivement, ça peut les rendre assez rares), puisque cette méthode se base sur les symptômes et pas sur le rythme des ovulations.
d'autre part, quand vous dites qu'"elle devrait s'abstenir de tous rapports", vous supposez qu'elle ne veut pas d'enfants, ce qui est effectivement contraire à l'enseignement de l'Eglise. Il est vrai que si elle a une bonne raison de ne pas vouloir d'enfant, ça implique des périodes d'abstinence, en supposant que tout rapport lui soit effectivement interdit durant cette période. Eh oui, l'Eglise ne considère pas l'acte sexuel comme un acte anodin, ni comme absolument indispensable à toute vie humaine, et encore moins à accomplir sans discernement, uniquement par pulsion. Et je trouve qu'elle a raison.
Enfin, que sous-entend donc votre utilisation des majuscules dans "Eglise"?
L'EGLISE devrait donc refuser le mariage à un couple se sachant irrémédiablement stérile avant de se marier, puisqu’il y a impossibilité de procréer. Ce cas existe
Elle ne le refuse pas, la stérilité n'est pas un cas d'empêchement au mariage (cf Code de Droit Canon).
Au fait, qu'est-ce-qui vous permet par avance de condamner un couple comme "irrémédiablement stérile"? Quand bien même ça serait le cas, n'a-t-il aucune possibilité d'adopter des enfants?
Dans les cas très nombreux de danger pour la maman, doit-on refuser une protection plus sérieuse que l’abstinence. A-t-on le droit de mettre en danger la vie de la mère au lieu de la protéger. Que dit l'EGLISE ?
Qu'appelez-vous une protection "plus sérieuse" que l'abstinence? Un contraceptif qui n'est jamais efficace à 100%?
Ne pas faire d’une règle générale une application propre à chaque cas, serait une bonne approche de la contraception
Ceci n'est pas très clair.
Il est certain que la position de l'Eglise, quand elle revient à exiger une abstinence prolongée, peut paraître difficilement tenable dans la mentalité actuelle... surtout quand on n'a pas pris l'habitude de la respecter. Pourtant l'Eglise ne condamne pas le pécheur, elle rappelle où est le péché. Après, si on n'a pas la force de respecter ses commandements... on assume au moins les conséquences de ses actes. Si on ne
veut pas la respecter... qu'on ne reproche pas sa position à l'Eglise.
In Xto,
archi.