Avec la vivacité de l'éclair, Jésus saisit la parole qui lui est adressée et la répand avec fougue sur la foule venue l'entendre. Ayez confiance, dit-Il. Car si vous m'écoutez, vous serez vous aussi pour moi, toi une mère, toi un frère, toi une soeur. Vous êtes déjà de ma famille si vous accomplissez la volonté de mon Père. Beaucoup de chrétiens sont étonnés que Jésus semble ici renvoyer Marie, mais il ne faut pas oublier que Marie, elle aussi, elle la première dans toute cette foule, accomplit la volonté du Père qui est aux cieux. Et il faut se rappeler aussi que Jésus va peu à peu préparer Marie à devenir la mère de tous les hommes, et de tous les temps.
Je me confie à la prière de Marie pour cette journée.
La Parole est vive et forte et elle est donnée à tous les hommes. Mais pourquoi est-elle voilée sous une succession d'images qui agissent comme des miroirs sur lesquels sa lumière se répercute ? Un converti du XXème siècle a écrit que s'il en est ainsi, c'est afin que les 'sages et les intelligents' de notre temps soit s'y exaspèrent et rejettent le petit livre avec colère, ou bien finissent par comprendre qu'il leur faut, à la manière des petits et des simples, entrer dans les Évangiles en courbant leur dos, en abandonnant leur prétendue richesse intellectuelle.
Car l'on ne peut être sauvé que pour autant que l'on s'est reconnu pécheur. On ne peut dire "Je crois en Dieu" sans avoir fait la démarche de s'être "mouillé" et d'avoir mis sa foi en pratique. Comme le dit saint Jacques : "Tu crois en Dieu, tu as raison: les démons eux aussi croient en Dieu, mais ils craignent !" De la même façon, de notre temps, beaucoup d'hommes ont le coeur alourdi et déclarent: "Je suis croyant mais pas pratiquant'. Autrement dit: "Je crois que Dieu existe mais cela ne change rien à ma vie". Ô l'esprit faux qui admet croire et ne veut pas se convertir ! C'est finalement par sa propre parole qu'il sera jugé ! Dire que l'on croit sans pratiquer, c'est ce que font les auditeurs de Jésus dans ce passage : ils se sont bouchés les yeux pour que leurs yeux ne voient pas. Quel peut-être leur sort final, sinon d'errer dans les Ténèbres ?
Mais nous qui avons cru, c'est dans la Lumière que nous avançons. La Lumière n'est pas toujours agréable parce que nous nous voyons tels que nous sommes assez souvent: lâches et timorés, divisés, désireux d'avancer, mais traînant le pas. On voudrait bien vivre comme saint François, dans un chant vers Dieu perpétuel, mais hélas, dès qu'il faut abandonner un peu de notre confort, nous fuyons ! Mais tout de même nous avançons, de petites luttes en chutes, et de chutes en relèvements nous avançons. Si j'aime beaucoup le bienheureux Charles de Foucauld, c'est que lui un jour, est tombé de son cheval et a changé de vie tout à fait. Je profite de ce passage d'Evangile pour remercier encore le Seigneur de m'avoir converti en août 1985. Les paraboles, moi non plus, je ne les comprenais pas bien, jusqu'au moment où j'ai réalisé qu'elles me parlaient de moi.
Re: L'Evangile à coeur ouvert
Publié : ven. 22 juil. 2011, 2:25
par Anne
stephlorant a écrit :
Les paraboles, moi non plus, je ne les comprenais pas bien, jusqu'au moment où j'ai réalisé qu'elles me parlaient de moi.
Marie-Madeleine ne reconnaît pas Jésus ? Mais si l'on y songe un peu, qui l'eût reconnu ? Après la flagellation, après la couronne d'épines, la crucifixion le coup de lance final... et la rigidité cadavérique, ce n'était pas tant un homme que des restes d'un homme. Mais il n'y a pas que l'état dans lequel elle s'attendait à le trouver, il y a aussi, et surtout, le bouleversement de la Résurrection ! Il est logique de penser qu'après être ressuscité, Jésus se tenait droit près de sa tombe, mais le corps détendu et paisible, les yeux bien ouverts.
Donc elle ne reconnaît pas son Maître, d'abord parce qu'elle s'était préparée à voir le corps d'un supplicié, mais ensuite parce que la parole de cet étranger ne peut être que celle d'un gardien. Mais elle le reconnaît lors qu’Il l'appelle par son prénom et à l'intonation de sa voix. C'est à cela que je voulais en venir: le son de la voix d'une personne aimée se reconnaît toujours. C'est un appel qui fait résonner la "fibre du cœur". Même si ce n'est pas indiqué, je suis sûr que les larmes ont aussitôt suivi... "Si mon père revenait des morts et que je le croise dans la rue , m'avait dit mon copain Christophe l'athée, je penserais avoir une hallucination et je changerais de trottoir" - et cela m'a suffi, mais j'aurais dû ajouter: "Mais s'il t'appelait par ton prénom ?"
Ce qui me frappe encore, c'est que Jésus ait attendu, pour monter vers son Père, de pouvoir consoler Marie-Madeleine et de faire d'elle, à raison même de la qualité de son amour, la première de toutes les femmes à recevoir une mission. Et c'est déjà d'annoncer que le Christ est ressuscité, c'est-à-dire qu'Il est toujours présent aujourd'hui. Malgré le temps maussade, je suis dans la joie car j'ai pu communier ce matin.
Pour recevoir de Dieu
Publié : sam. 23 juil. 2011, 16:43
par stephlorant
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 6, 36-)
36i Jésus disait à la foule: "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
37 Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
38 Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »
Pour un homme qui donne à son prochain, la mesure dont il s'est servi sera toujours un peu courte, et cependant, même ainsi, il aura difficile d'arracher son aumône à la dureté de son coeur. Néanmoins, à la fin, il recevra plus que ce qu'il a donné lui-même. Pourquoi?
Parce ce n'est pas le prochain - celui qui a reçu l'aumône, qui rendra le bienfait, mais c'est le Père ! C'est une mesure de générosité. Celui qui voit dans le secret a vu la peine que s'est donnée le bienfaiteur, Il a vu son débat intérieur, Il a vu l'obole de la pauvre veuve: elle est ridicule comparée à toutes les autres, mais c'est elle qui a déposé le plus, car elle a mis "tout son nécessaire". Il lui sera donc rendu plus qu'à tous les autres. Le texte dit aussi que cette mesure sera "bien pleine, tassée, débordante", ce qui montre bien la largesse du Seigneur.
Cet Évangile, en l'occasion de la fête de saint Jacques, survient de manière incontournable pour rappeler à l'humilité ceux qui rêvent d'une Église qui dominerait sur les autres peuples de la terre. Mais n'est-ce pas exactement cela qu'attendaient les Juifs lors de la venue du Messie ? Toute la terre, tous les peuples du globe soumis au seul gouvernement de Jérusalem et de son Messie, foudre de justice, immensément plus puissant que l'Empereur de Rome ?
Cela ne peut fonctionner ainsi. Ni pour l'église chrétienne, ni pour aucune autre religion instituée: il suffit de songer un instant à quelle division, qui dure encore, a conduit le schisme protestant ! C'est curieux, tout de même, lorsqu'on a lu l’Évangile, de songer que des catholiques, nombreux, sous toutes les latitudes, rêvent encore d'un pouvoir temporel ! Ils rêvent de régner par le haut, tandis que le Christ, dès le commencement, leur a montré que, justement, le seul véritable règne sur la terre ne peut être assuré que par le bas, par la base, par la fondation sur la pierre d'angle que les bâtisseurs ont rejetée et abandonnée. "Le Royaume, ne le cherchez pas, le voici, il est au milieu de vous !"
Il n'y a, selon moi, pas plus de crainte de voir s'instaurer un régime islamique stable dans le monde. Pourquoi ? Historiquement, Mohammed meurt de pleurésie en 632, sans héritier mâle. Après 25 ans d’Islam unitaire, sous l’impulsion des quatre premiers califes, la rupture est consommée, les armes à la main, entre trois principaux courants: khâridjites, chiites, sunnites. Les deux derniers se sont étripés en Irak et en Iran bien avant les attentats du 11 septembre !
Mais de génération en génération, le Christ règne dans les âmes qui L'accueillent et qui vivent à son imitation. A mon niveau, c'est de plus en plus évident. Il n'y a rien d'autre à rechercher en dehors du mouvement qui nous fait servir notre prochain. C'est bien en cela que réside la puissance: quand l'homme qui est persécuté se réjouit d'être dans les chaînes car il y tient la certitude de sa victoire conte le véritable Ennemi du genre humain.
Saint Paul nous dit: « Je désire que vous le sachiez, frères, mon affaire a tourné plutôt au profit de l'Évangile : en effet, dans tout le Prétoire et partout ailleurs, mes chaînes ont acquis, dans le Christ, une vraie notoriété, et la plupart des frères, enhardis dans le Seigneur du fait même de ces chaînes, redoublent d'une belle audace à proclamer sans crainte la Parole." ( Phillippiens 1,12.14) et encore: "« Que dis-je ? Nous nous glorifions encore des tribulations, sachant bien que la tribulation produit la constance, la constance une vertu éprouvée, la vertu éprouvée l'espérance. Et l'espérance ne déçoit point, parce que l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous fut donné. » (romains 5/3.5)
En vertu de quoi, je peux que me réjouir, ces derniers temps, des diverses peines que je supporte, au moment où je constate que ma famille se défait, et que plus de la moitié des prêtres du diocèse resteront absents et indisponibles en juillet et en août. Je me dis que si les officiers sont partis, alors c'est à nous les petits, les sans-grade, de veiller à leur place. Le travail ne manque jamais, ici, aujourd'hui et maintenant.
De l'ancien et du nouveau
Publié : jeu. 28 juil. 2011, 12:40
par stephlorant
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,47-53.
Jésus disait à la foule cette parabole : " Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes
et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Avez-vous compris tout cela ? - Oui », lui répondent-ils.
Jésus ajouta : « C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien. »
Jésus acheva ainsi de proposer des paraboles, puis il s'éloigna de là.
Le premier des énoncés se laisse comprendre facilement, mais le second me paraît beaucoup plus mystérieux. Pourtant, ne suis-je pas, moi aussi, dont l'écriture fut longtemps profane, devenu disciple du Royaume des cieux ? Je comprends mieux ce que dit Jésus ici, à condition de le rapprocher de le rapprocher de la parabole de l'homme qui cherche des perles fines.
Le fait d'avoir finalement découvert la perle de l'Evangile me permet effectivement de reprendre d'anciens raisonnements et de dire plus exactement en quoi ils s'approchaient de la Vérité, et en quoi ils s'en éloignaient. De plus, la reconnaissance de Jésus comme étant la Parole vivante envoyée par le Père, me permet, avec le secours de l'Esprit Saint, de mettre à jour des points de vue tout à fait neufs qui me combleront de joie... Ce fut le cas, par exemple, lorsque j'ai mis en rapport la parabole du bon grain et de l'ivraie de celle du grain qui a été semé dans la bonne terre. Il y avait effectivement quelque chose à retirer de la rencontre des deux paraboles, et c'est l' extraordinaire 'dynamique' de la Parole. Certes, l'ivraie semée par l'ennemi, va lever en même temps que le bon grain, mais le bon grain, celui qui est tombé dans la bonne terre, va rapporter beaucoup plus de fruits que ne le peut l'ivraie. Et donc, croire que l'ennemi lutte d'égal à égal avec Dieu, c'est une hérésie: il y aura, tout à la fin, beaucoup plus de bon blé à ramasser lors de la moisson, que de mauvaise herbe à jeter au feu.
Je sais bien le monde de notre temps semble s'éloigner de plus en plus de la Vérité, mais cela veut dire simplement que le temps de la Moisson se fait plus proche. Je peux dire par avance que je trouverai d'autres exemples quant à la perpétuelle nouveauté de l’Évangile - puisque la Parole est vivante et puisque la Révélation se poursuit sans cesse.
Béni soit donc Jésus-Christ, notre Maître, pour le pain d'aujourd'hui !
Re: De l'ancien et du nouveau
Publié : jeu. 28 juil. 2011, 15:50
par Pneumatis
Merci Etienne pour cette réflexion emplie d'espérance. Je me permets d'y ajouter, sur le trésor duquel on tire du neuf et du vieux, ce court enseignement qui m'a beaucoup éclairé :
Pneumatis a écrit :Merci Etienne pour cette réflexion emplie d'espérance. Je me permets d'y ajouter, sur le trésor duquel on tire du neuf et du vieux, ce court enseignement qui m'a beaucoup éclairé :
Je ne saurais vous dire assez merci, car en écoutant cet homme parler, j'y ai reconnu ce que je vis moi-même chaque fois que j'aborde l'Ecriture. Quelle découverte !
Re: De l'ancien et du nouveau
Publié : ven. 29 juil. 2011, 13:00
par Xavi
Un très grand merci, cher Pneumatis.
Cet exposé est excellent et particulièrement lumineux.
Dans ce récit de la mort du Baptiste, je devine comment tous les pouvoirs humains, temporels, finissent souvent par se retourner contre eux-mêmes: car ils n'ont pas d'assise en Dieu. Ainsi le roi Hérode. Dans son récit du même épisode, saint Marc écrit: "Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre." Ce qui nous montre une chose, c'est que les mots de Jean, du fond de son cachot, touchaient Hérode dans sa conscience.
Si Jean a finalement été exécuté, c'est à cause de que l'on pourrait appeler une 'une intrigue de palais". Le moins que l'on puisse en dire, c'est qu'elle est assez sordide. Mais ce qui frappe, c'est la faiblesse d'un roi qui prend des engagements publics à cause du désir qu'il a d'une femme. Il n'a pas pu se rétracter, nous dit saint Matthieu, "à cause de ses convives", mais le fait de décapiter un homme pour un motif aussi léger... Peut-on s'imaginer comment les vassaux de ce roi - sans parler des Romains, ont pu considérer la chose ? Je me mets à leur place et j'aurais murmuré : "Hérode est fou. S'il avait été un roi digne de ce nom, il ne se serait pas soumis au désir d'une fille. Tôt ou tard, il faudra le remplacer".
De nos jours, cela donne des gouvernants qui prennent des décisions moins en fonction des besoins de leur population qu'en suivant les cours de la bourse. Ils n'ont pas de véritable projet de société, mais ils décident en fonction des idées du temps et de leur indice de popularité. Ils sont rares, ceux qui osent sortir du "consensus général" ! Mais ai-je besoin d'en dire plus ?
Je regarde de plus en plus souvent vers le Vatican, car j'ai là un point de repère qui ne change pas - et l'on ne peut pas dire que les pressions manquent ! Je termine en rappelant la réponse de Jésus à Pilate: "En vérité, tu n'aurais aucun pouvoir sur moi, s'il ne t'avait été donné d'En-Haut par mon Père."
Voici un passage d'Evangile qui a dû inspirer quelques ermites ! Comme souvent, après avoir agi et enseigné beaucoup, Jésus se retire dans la montagne pour y prier le Père. Et au moment où il revient vers les disciples en marchant sur la mer, c'est après toute une soirée et une nuit en contemplation. Cette capacité de se retirer du monde, d'entrer en prière comme en un état second, beaucoup de croyants la recherchent. Mais il n'est pas indispensable d'habiter en pays montagneux: en ville aussi, il est possible de se retirer d'une foule et de trouver sa "chambre haute" pour le coeur à coeur avec Dieu.
Je ne vais pas prétendre que cela m'arrive très souvent, et pourtant, il y a effectivement un endroit de moi-même où Dieu seul compte. Cet endroit n'est pas forcément simple à atteindre (surtout pour un 'agité' dans mon genre !), car il y a comme une montagne intérieure à gravir avant de se retrouver sur 'les verts pâturages" - là où tout est tranquille... Pour traduire les choses plus simplement encore: il faut tendre à se détacher de toutes les préoccupations humaines. En une certaine occasion, au cours de l'hiver 2008-2009, ce fut au cours d'un accès de fièvre, tandis que le plus couramment, je pars en promenade et je prie à mesure que j'avance le pas, jusqu'au moment où je me retrouve comme 'enveloppé' de la miséricordieuse tendresse du Père. Alors, il n'est même plus besoin d'égrainer mon chapelet, car Dieu entre dans le coeur qui s'est bien disposé, et Dieu parle au coeur.
Que dire ? Ce que Dieu change dans un coeur quand Il lui 'parle', cela ne se remarque pas sur le moment. La seule trace qu'Il laisse, c'est une forme de lassitude heureuse, un sentiment de plénitude. Dans cet état particulier, on aurait vite envie de se coucher et de dormir - c'est un état de douce langueur intérieure, bienheureuse, auquel on voudrait aussi abandonner son corps.
j'ai vécu cela aujourd'hui, durant quelques minutes à peine, et j'ai offert ceux et celles qui se sont inscrits sur les forums, à cause du manque d'amour vrai et sincère, et libre, et absolu, qu'ils et elles désirent. Je leur dis : je l'ai désiré cet amour, et je l'ai demandé au Seigneur, et le Seigneur est venu. Demandez à voir le Seigneur, demandez qu'Il se manifeste en vos coeurs, n'ayez pas peur ! Il vient mais tandis que vous regardez le ciel pour sa venue, Lui se tient à vos côtés et vous accompagne.
Qu'il y ait des conducteurs aveugles pour des aveugles, de ce temps, c'est tellement évident ! Pour moi, cela m'a paru vraiment évident le jour où j'ai appris que la 'Théorie du Genre' est en train d'envahir tous les pays d'Europe: il s'agit, dès la maternelle, d'enseigner aux jeunes enfants que la sexualité ne correspond pas forcément à la conformation de leur corps, mais que c'est à chacun de décider s'il est 'homme' ou 'femme' quel que soit son sexe à la naissance... Vers quels folies est-on en train de conduire l'humanité ? Et que dire de la politique générale des pays, fondés moins sur la solidarité, que sur la spéculation boursière ?
De plus en plus, j'entends parler de folie généralisée. "Le monde est fou !", m'a dit une dame aujourd'hui. Je lui ai répondu que le monde est monde depuis toujours - mais je doute qu'elle m'ait compris.
Or en dépit de cette dégradation générale, moi qui circule sur plusieurs sites d'échanges chrétiens, je constate que de nombreux jeunes reviennent vers l’Église et ils sont parfois très 'ardents' ! Cela m'a beaucoup réjoui. Comme tous et toutes, devant ce renouveau possible, je continue de regretter le manque de prêtres, dont je souffre, afin de donner les sacrements. Il y a moins d'un an, comme il m'était encore facile de recevoir la confession et la communion chaque jour ! Mais à présent, trop souvent laissé à mes propres forces, subissant les mêmes tentations que tous, je gémis, ma prière devient douloureuse et je me sens abandonné de Dieu à cause de mes fautes.
Tout à l'heure, avant de devoir réécrire mon partage, car comme un fait exprès, il s'est effacé, je suggérais de prier plus souvent l'Esprit Saint dans les temps pénibles que nous traversons et qui sont encore devant nous. Je vous propose dès maintenant de chanter la prière que j'entendais chaque lundi matin chez les Soeurs Clarisses. C'était la première prière de toute la semaine, et elle consistait à demander sur nous le secours de l'Esprit Saint.
La voici chantée en latin, avec une traduction française.
"
Nota bene : si vous n'obtenez rien en ciiquant sur l'image, il suffit de cliquer sur: "Intégration désactivée sur demande, visionnez sur Youtube.
Viens, Esprit Créateur,
visite l'âme de tes fidèles,
emplis de la grâce d'En-Haut
les cœurs que tu as créés.
Toi qu'on nomme le Conseiller,
don du Dieu très-Haut,
source vive, feu, charité,
invisible consécration.
Tu es l'Esprit aux sept dons,
le doigt de la main du Père,
L'Esprit de vérité promis par le Père,
c'est toi qui inspires nos paroles.
Allume en nous ta lumière,
emplis d'amour nos cœurs,
affermis toujours de ta force
la faiblesse de notre corps.
Repousse l'ennemi loin de nous,
donne-nous ta paix sans retard,
pour que,sous ta conduite et ton conseil,
nous évitions tout mal et toute erreur.
Fais-nous connaître le Père,
révèle-nous le Fils,
et toi, leur commun Esprit,
fais-nous toujours croire en toi.
Gloire soit à Dieu le Père,
au Fils ressuscité des morts,
à l'Esprit Saint Consolateur,
maintenant et dans tous les siècles.
Amen.