Re: Evolutionisme ? Ou pas ?
Publié : lun. 28 oct. 2019, 13:18
Bonjour Altior,
Je me rends compte de votre réponse que j'ai été trop approximatif sur un sujet important et donc qui demande de la rigueur.
Je vais résumer ce que j'estime une position raisonnable, suivie des explications:
a) l'évolution d'une espèce vers une autre est difficile à nier aujourd'hui.
b) le monogénisme ne peut être complètement exclu des travaux de génétiques récents, mais le polygénisme reste le très probable.
En ne prenant que la génétique (encore une fois l'évolution des espèces est avérée par bien d'autres disciplines, dont l'anatomie comparée et les traces fossiles dans les couches géologiques datées):
a) Arguments pour l'évolution des espèces :
Outre l'exemple de la séquence de mâchoire dentée dans le génome du poulet, si on examine l'ADN l'humain, on trouve des gènes non fonctionnels à certains endroits bien précis des chromosomes. Or on trouve ces mêmes gènes chez le chimpanzé, aux mêmes endroits et avec les mêmes mutations. Dire que les humains et les chimpanzés ont un ancêtre commun est plus que convaincant.
C'est la position de la science.
b) Arguments contre le monogénisme:
Les gènes ont des variantes dans la population, on dit des allèles. Ainsi leur étude permet de déterminer si, dans une population donnée, il y a eu un goulet d'étranglement. Le monogénisme serait un goulet maximal, avec deux parents uniquement qui ont transmis leurs gènes (4 allèles possibles au plus).
Divers travaux, avec 3 méthodes d'analyse et de raisonnement différents, montrent tous qu'il y a eu effectivement un tel goulet il y a quelques dizaines de milliers d'années, mais la population était à chaque conclusion de plusieurs milliers d'individus.
C'est la position de la science.
Plutôt que de vouloir contrer l'ensemble des résultats scientifiques solides (ici il n'y a que quelques exemples), il me semble plus judicieux de chercher à déterminer si abandonner l'idée de monogénisme est réellement si difficile du point de vue de notre foi.
P.S : le métissage avec d'autres branches d'hominidés ne montrent pas comme vous l'avez justement fait remarquer que nous n'avons pas un couple de parents unique. Cela montre juste que les ancêtres communs, un couple ou plusieurs, sont en fait très très anciens.
Je me rends compte de votre réponse que j'ai été trop approximatif sur un sujet important et donc qui demande de la rigueur.
Je vais résumer ce que j'estime une position raisonnable, suivie des explications:
a) l'évolution d'une espèce vers une autre est difficile à nier aujourd'hui.
b) le monogénisme ne peut être complètement exclu des travaux de génétiques récents, mais le polygénisme reste le très probable.
En ne prenant que la génétique (encore une fois l'évolution des espèces est avérée par bien d'autres disciplines, dont l'anatomie comparée et les traces fossiles dans les couches géologiques datées):
a) Arguments pour l'évolution des espèces :
Outre l'exemple de la séquence de mâchoire dentée dans le génome du poulet, si on examine l'ADN l'humain, on trouve des gènes non fonctionnels à certains endroits bien précis des chromosomes. Or on trouve ces mêmes gènes chez le chimpanzé, aux mêmes endroits et avec les mêmes mutations. Dire que les humains et les chimpanzés ont un ancêtre commun est plus que convaincant.
C'est la position de la science.
b) Arguments contre le monogénisme:
Les gènes ont des variantes dans la population, on dit des allèles. Ainsi leur étude permet de déterminer si, dans une population donnée, il y a eu un goulet d'étranglement. Le monogénisme serait un goulet maximal, avec deux parents uniquement qui ont transmis leurs gènes (4 allèles possibles au plus).
Divers travaux, avec 3 méthodes d'analyse et de raisonnement différents, montrent tous qu'il y a eu effectivement un tel goulet il y a quelques dizaines de milliers d'années, mais la population était à chaque conclusion de plusieurs milliers d'individus.
C'est la position de la science.
Plutôt que de vouloir contrer l'ensemble des résultats scientifiques solides (ici il n'y a que quelques exemples), il me semble plus judicieux de chercher à déterminer si abandonner l'idée de monogénisme est réellement si difficile du point de vue de notre foi.
P.S : le métissage avec d'autres branches d'hominidés ne montrent pas comme vous l'avez justement fait remarquer que nous n'avons pas un couple de parents unique. Cela montre juste que les ancêtres communs, un couple ou plusieurs, sont en fait très très anciens.