Re: Abrogation du motu proprio Summorum Pontificum
Publié : dim. 10 oct. 2021, 5:10
Si je continue votre calcul (puisqu'on en est là... ce qui ne m'est pas habituel comme réflexion, c'est même un euphémisme) et considère qu'un prêtre sera en exercice environ 50 ans, cela fait un peu moins de 3 prêtres par lieu (il faudrait aussi compter les "séminaire, université, école, services de presse et de comm", etc. qui "consomment", sinon cela ferait grosso modo 6 (28/5 il me semble) par années donc 300)
C'est correct mais point confortable, vu que les fidèles sont nombreux par lieux je crois, cela assure juste l
Pour les messes, je me suis souvenu à vous lire d'une anecdote, je ne sais plus en quelle circonstance, d'un officiant qui zappait le lavement des mains systématiquement. La première fois cela pouvait être involontaire (ne pas juger...) mais la seconde il n'a pu que voir ma stupeur effarée. Aux suivantes, j'ai bien compris que c'était sa routine, qu'elle était "à la base" délibérée et répondait à quelque chose de "personnel".
Je ne suis pas allé le voir pour lui demander d'explication, je crois que mes petits mouvements de tête horizontaux avec la bouche en coin et sans regard fâché mais désolé suffisaient : il était évident que ce n'était pas parce qu'il se jugeait sans péché, et son explication quelle qu'elle soit ne "tenait pas" : la meilleure manière de le lui dire était de ne pas la lui demander. Il me jeta parfois un regard avec une lueur de défi (je ne me souviens pas des circonstances, l'assistance était peu nombreuse et cela a dû durer sur max une semaine).
Sinon, notre vicaire actuel a l'habitude de rajouter, à l'offertoire du pain "nous te confions aussi la peine des hommes sans travail" : je n'y vois qu'une bonne intention, même si ce n'est pas réglementaire, et ne peux m'empêcher de guetter s'il l'oubliera ou pas (cela lui arrive rarement) cette fois !
En fait, je suis forcé de reconnaître que pourtant, à chaque messe, depuis Vatican II, je crains au fond de moi une dérive ! Et cela même avec les messes tridentines, quand je ne connais pas l'officiant. J'y suis même plus sévère puisque les prescriptions sont plus nombreuses et précises, et en général "je gagne" au lavabo : ils se montrent tous austères et compassés, alors que la très belle prière de ce rite demanderait qu'ils dansent de joie ou en donnent l'impression (un petit roulement des hanches peut ne pas être érotique !)
Il est à noter que le lavabo a changé complétement de sens avec le NOM, je le dirai même la plus belle illustrations en faveur de l'ancien rite, et elle n'est pas mise en valeur !! Preuve qu'ils ne savent pas l'apprécier...
Voilà, j'avoue qu'il m'arrive d'être étriqué, qu'il y a une petite dimension de cela encore en moi !
Sinon le sautillement m'a fait sourire, les ballades m'ont fait penser à une imitation de ce qui se fait (en bien) dans des rites orientaux, quant aux censures que vous dites "systématiques" (c'est forcément exagéré, à moins que vous vouliez en entendre parler à chaque sermon !), il faut du temps pour s'en apercevoir : vous êtes comme moi aux aguets, ce n'est pas bien !
C'est correct mais point confortable, vu que les fidèles sont nombreux par lieux je crois, cela assure juste l
Pour les messes, je me suis souvenu à vous lire d'une anecdote, je ne sais plus en quelle circonstance, d'un officiant qui zappait le lavement des mains systématiquement. La première fois cela pouvait être involontaire (ne pas juger...) mais la seconde il n'a pu que voir ma stupeur effarée. Aux suivantes, j'ai bien compris que c'était sa routine, qu'elle était "à la base" délibérée et répondait à quelque chose de "personnel".
Je ne suis pas allé le voir pour lui demander d'explication, je crois que mes petits mouvements de tête horizontaux avec la bouche en coin et sans regard fâché mais désolé suffisaient : il était évident que ce n'était pas parce qu'il se jugeait sans péché, et son explication quelle qu'elle soit ne "tenait pas" : la meilleure manière de le lui dire était de ne pas la lui demander. Il me jeta parfois un regard avec une lueur de défi (je ne me souviens pas des circonstances, l'assistance était peu nombreuse et cela a dû durer sur max une semaine).
Sinon, notre vicaire actuel a l'habitude de rajouter, à l'offertoire du pain "nous te confions aussi la peine des hommes sans travail" : je n'y vois qu'une bonne intention, même si ce n'est pas réglementaire, et ne peux m'empêcher de guetter s'il l'oubliera ou pas (cela lui arrive rarement) cette fois !
En fait, je suis forcé de reconnaître que pourtant, à chaque messe, depuis Vatican II, je crains au fond de moi une dérive ! Et cela même avec les messes tridentines, quand je ne connais pas l'officiant. J'y suis même plus sévère puisque les prescriptions sont plus nombreuses et précises, et en général "je gagne" au lavabo : ils se montrent tous austères et compassés, alors que la très belle prière de ce rite demanderait qu'ils dansent de joie ou en donnent l'impression (un petit roulement des hanches peut ne pas être érotique !)
Il est à noter que le lavabo a changé complétement de sens avec le NOM, je le dirai même la plus belle illustrations en faveur de l'ancien rite, et elle n'est pas mise en valeur !! Preuve qu'ils ne savent pas l'apprécier...
Voilà, j'avoue qu'il m'arrive d'être étriqué, qu'il y a une petite dimension de cela encore en moi !
Sinon le sautillement m'a fait sourire, les ballades m'ont fait penser à une imitation de ce qui se fait (en bien) dans des rites orientaux, quant aux censures que vous dites "systématiques" (c'est forcément exagéré, à moins que vous vouliez en entendre parler à chaque sermon !), il faut du temps pour s'en apercevoir : vous êtes comme moi aux aguets, ce n'est pas bien !