Justement, la religion chrétienne n'a plus grand chose de juif à mon sens. Très peu de chrétiens connaissent l'Ancien Testament et les prophètes Abraham, Moïse etc. L'acte politique fondateur de la religion chrétienne, ce n'est absolument pas la crucifixion de Jésus, mais la conversion de l'empereur Constantin. Le christianisme n'a rien de sémite, c'est une religion occidentale, latine, qui a certes une valeur universaliste, mais qui puise sa source dans le monde latin. En cela, le Vatican, dont la langue officielle n'est ni l'hébreux, ni l'arabe (des langues sémitiques donc) mais le latin, est l'ultime émanation de l'empire gréco-romain. Le christianisme est le monde occidental sont irrémédiablement liés, ce qui n'a pas empêché le christianisme de s'exporter en Amérique, ou en Afrique. Il en est de même pour l'Islam qui, quoiqu'on en dise, aura toujours un lien privilégié avec le monde arabe.Si vous connaissiez un peu la religion chrétienne vous sauriez qu'elle est née au moyen-orient, est d'origine juive et a été marquée par la philosophie grecque et latine.
Bonjour Suliko :
En partie, c'est surtout le fait de s'être déclaré calife sans en avoir le moindre droit qui me les rend méprisable.Par curiosité, que reprochez-vous tant au pouvoir ottoman, concrètement? La turquisation des territoires arabes (entre autres)?
Je ne pense pas, mais alors il est injuste que les chrétiens cherchent à raviver un esprit de croisade. Qu'on ne me parle donc pas des invasions musulmanes datant du VIIe siècle pour justifier une violence inhérente à l'Islam.Tout cela est certes vrai, mais sommes-nous responsables de ce passé? De la faiblesse des peuples musulmans face à l'Occident? Devons-nous nous excuser pour un passé que nous n'avons pas connu et, qui plus est, fortement critiqué aujourd'hui?
Je suis désolé, mais les musulmans ne sont pas le seuls à éprouver du ressentiment. Je vous rappelle que le Japon s'est vu imposé sa constitution par les États-Unis (après deux bombes atomiques au passage) l'anti-américanisme japonais est une réalité politique forte. Quant à la Chine, le ressentiment est détourné du fait qu'il est massivement dirigé contre le voisin japonais, mais les Chinois n'ont jamais oublié les concessions, et les conflits avec Hong Kong sont toujours l'occasion de voir proférer des insultes anti-occident. Enfin, ayez à l'esprit que les pays asiatiques sont en développement, tandis que les pays musulmans ont raté leur entrée dans la modernité, sont agressés par l'OTAN et la morale matérialiste des Occidentaux. À ce niveau là, l'Asie s'est développée, certes, mais au détriment de toute sa culture. Il n'y a pas un pays plus décadent au monde que le Japon, où les jeunes préfèrent s'adonner à l'onanisme plutôt que de procréer.Les Chinois, les Japonais, les Vietnamiens, les Indiens etc...ne semblent pas faire preuve d'une telle rancoeur et sont parvenus à se moderniser et à tourner en quelque sorte la page.
Pour vous expliquer, je vais prendre un exemple : 1204, la quatrième croisade. Par simple appât du gain, les Vénitiens ont violé Constantinople, elle est belle la chrétienté médiévale ! Alors, vous pouvez me dire que le pape a désapprouvé, certes, il n'a cependant pas remué ciel et terre une fois qu'il a vu les présents ramenés par les Vénitiens. De manière globale, le Moyen-âge, c'est le moment où l'usure se répand dans la société, où les ordres mendiants justifient le rôle des banques, du crédit, des marchands. C'est le moment où les villes italiennes se dotent d'institutions qui vont à l'encontre de tout ce qui était jusqu'ici tenu pour sain et moral, le moment où des banquiers deviennent des princes. Que les têtes pensantes aient critiqué tout cela ne change rien. Les résultats politiques du Moyen-Âge, c'est l'individualisme naissant.C'est un peu fort comme accusation! Le Moyen Age fut une période qui n'était pas du tout individualiste et matérialiste. Certes, il y eut le nominalisme, mais ce courant s'est développé et radicalisé bien plus tard...
Après, comme je l'ai déjà écrit, le christianisme accorde une place fondamentale à la liberté humaine, d'où les risques de déviances.
Je vais aller plus loin, en me plaçant au XVIe siècle. Quand je regarde le Vatican, ses fresques ostentatoires, son art décadent, où les individus se dénudent dans le but de singer l'Antiquité, ses églises aux proportions juste ahurissantes je me dis que rien dans cet endroit n'exprime le moindre sens. Tous les maux de l'Occident moderne, on peut selon moi les trouver dans la Renaissance, et ici vous ne pourrez pas me dire que l'Église a condamné quoi que ce soit. Les papes ont été de puissants acteurs de ce mouvement, ils sont responsable de l'état de décrépitude du christianisme moderne.




