Raistlin, Cgs, Yves,
... que si on s'efforce de raisonner de manière un peu objective, on [ on ? plaît-il ? l'amicale arc-en-ciel ?] ne peut que constater le caractère désordonné des actes homosexuels.
D'un simple point de vue naturaliste, le désordre dont vous parler est relatif à une fin de reproduction uniquement. Seulement, ce n'est pas la nature qui dicte ou vient restreindre l'usage de la sexualité à cette unique fin.
Votre argument du désorde objectif ne va s'adresser rien qu'au cas
bien improbable où nos homosexuels ignoreraient de quelle manière se font les enfants en réalité, voudraient ensuite contribuer eux-mêmes à la reproduction de l'espèce et persisteraient dans cette finalité or qu'à vouloir, pourtant, tenter de s'accoupler qu'entre hommes seulement. En ce cas, il serait là un réel désordre (trouble) chez eux. Nos gais seraient complètement hors de la réalité.
Sauf, ce n'est pas du tout la fin que recherche un homo en faisant usage de sa sexualité. Non, c'est autre chose. Et, dans son cas, cet ''autre chose'' renvoi plutôt à une sorte de désir d'affranchissement typiquement humain, comme pour n'être pas lié ou soumis de la façon ''la plus étroite'' à une sorte d'injonction biologique primaire et ordonné justement en la fin de produire un nouvel individu. Et rajouter ensuite comme parallèlement (ou d'emblée) qu'il serait là d'ailleurs le désordre (trouble, maladie, déviance) parce qu'un individu ne voudrait pas se reproduire en actant : ce serait un peu pousser le bouchon.
[...]
Tout votre propre raisonnement semble se baser sur l'idée qu'il en faudrait impérativement que tout humain s'en reproduisît lui-même en deux, trois, quatre, cinq ou dix exemplaires nouveaux. Et vous affirmer « C'est la nature qui l'exige ou le commande ! » C'est à croire que tout homme devrait se soumettre à une sorte d'injonction instinctuelle de pallier inférieur ( cf. c'est la génitalité qui doit ...)
Mais non, dans la nature, ce ne sont pas tous les individus qui se reproduisent. Il est aussi une structure sociale complexe. La nature : c'est aussi bien une meute de loups avec des mâles dominants et des dominés, quand seul le dominant se reproduit, quand des femelles pourraient aussi bien se frotter entre elles sans risquer de se reproduire, etc. Il ne semble pas y avoir d'injonction dans la nature et à l'effet qu'une ''manoeuvre sexuelle'' quelconque devrait obligatoirement pouvoir se solder par l'apparition d'un nouvel individu. Parce que, dans la nature, apparemment, les ''manoeuvres sexuelles'' peuvent servir différentes fins. Et ce serait par exemple comme pour le dominant d'imposer sa dominance sur un autre mâle aussi bien que sur une femelle, pour une femelle de quêter de la nourriture, pour un plus faible comme l'individu juvénile de rechercher la protection d'un plus fort (résolution de conflit éventuel, moyen de dissiper des tensions), jeux de rôles, socialisations, etc. On dit : dans la nature¹.
La nature ne fait bien que manifester ce qui est là. C'est tout ce qui sera possible. Tout à fait comme dans le cas des singes bonobo. Puis c'est sans qu'il n'y ait de connotations en bien ou mal à ce qui est. Il n'est pas de nature (une instance supérieure ''de nature'') qui vient exhorter le singe bonobo à faire ceci plutôt que cela, à ne rien vouloir d'autre que tel comportement précis pour ''se contraindre''. Le monde des fourmis est drôlement contraint sur le plan comportemental ou à l'être comme enchaîné à celui d'un jeu de chimie des molécules. Sauf, avec un animal supérieur en complexité vient aussi une plus grande complexité de comportements sociaux possibles. Il est un jeu qui se dégage. Le bien ou le mal n'est pas la question ici. Je pense que la sexualité humaine en elle-même est une affaire déjà plus compliquée que le seul tenant de vouloir obtenir un enfant.
OUI
Personne ne va nier que l'énergie sexuelle (libido) sera comme une potentialité qui se trouve exploitée dans la nature, et pour tantôt induire l'apparition d'un être neuf. Cependant, la restriction volontaire chez un humain de sa propre énergie sexuelle, et à vouloir faire usage d'elle uniquement dans ce but bien projeté par vous ou M. le curé
n'est pas un fait de nature, et soit c'est pas plus que ne le serait jamais la continence volontaire du père abbé dans son monastère, comme une sublimation que celui-ci irait faire de sa propre sexualité. C'est bien l'esprit qui est à la clé.
Votre histoire de ''loi naturelle'' qui imposerait pratiquement le mariage homme-femme d'un côté; de l'autre, qui limiterait encore l'exercice de la sexualité à une seule fin de procréation :
ça ne fonctionne pas pour convaincre. C'est à dire : penser pouvoir exploiter ''la nature'' pour imposer un point de vue religieux au final de la démonstration n'est qu'entreprise vouée à l'échec, d'après moi. Et l'argument sera tout le temps irrecevable pour un incroyant ou un tenant d'une autre religion exotique² quelconque. Je dis que les fondements de la morale chrétienne trouvent leur assise dans une «révélation» qui outrepasse la nature, la transcende et la dépasse. Un gai n'est pas
désordonné par rapport à la nature³ comme il pourra objectivement la trouver devant lui,
bien plutôt rapport à la révélation chrétienne. Il s'agit bel et bien d'un argument d'autorité en dernière analyse. Dieu dit; quand Dieu recommande-exhorte; que Dieu suggère ... ; alors qu'un idéal pour l'homme.
C'est la notion d'objectivité comme toute relative à la nature que je remet en question ou critique, et puis telle que dans votre façon du moment de présenter les choses. Il se trouve qu'en s'exprimant comme vous le faite l'on croirait
a priori que les autres devraient porter (dans votre esprit) un regard moins objectif que vous sur la nature. Or je ne crois pas que ce soit le cas même pour les homosexuels et athées.
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¹ Et, du côté de Sodome, l'on devait y être de ''grands naturalistes'' là-bas pour l'avoir observer souvent, la nature (sourire)
² Exotique : étrangère au modèle cognitif découlant d'un judéo-christianisme.
³ La nature : un chrétien pourra toujours faire valoir que c'est la nature qui est blessée elle-même par le péché. Sauf ce serait nous en ramener sur le terrain religieux or c'est ce qui est justement mis en question à la base par le sceptique. C'est de sorte que l'argument ne prendra pas. cf. une nature blessée.