L'Opus Dei

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Sofia
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Re: L'Opus Dei

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Bonjour,
Théophane a écrit :Dans l'Opus Dei, les deux sections sont séparées mais complémentaires.
Oui, justement : je pensais que les femmes faisaient le ménage dans leur « section » et les hommes dans la leur.
Quand vous dites que les femmes s'occupent de l'administration, par « administration », entendez-vous autre chose que « faire le ménage » ?
Théophane a écrit :De plus, c'était l'occasion d'enseigner que les travaux ménagers sont eux aussi susceptibles d'être sanctifiés.
Quel dommage que les hommes de vos centres manquent une telle occasion de se sanctifier. :hypocrite:
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Théophane
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Re: L'Opus Dei

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Sofia a écrit :Bonjour,
Théophane a écrit :Dans l'Opus Dei, les deux sections sont séparées mais complémentaires.
Oui, justement : je pensais que les femmes faisaient le ménage dans leur « section » et les hommes dans la leur.
Dans les deux sections, les numéraires auxiliaires s'occupent de l'entretien des centres. Mais si cela peut vous rassurer, dans la section féminine, les femmes numéraires ne "font pas le ménage" pour reprendre votre expression.
Quand vous dites que les femmes s'occupent de l'administration, par « administration », entendez-vous autre chose que « faire le ménage » ?
C'est un peu réducteur et méprisant de parler ainsi. Il s'agit de la propreté et de la décoration des centres, de la cuisine, de la lingerie... En quelque sorte les personnes de l'administration jouent le rôle de la mère de famille. Elles sont un merveilleux cadeau que Dieu a fait à l'Œuvre ! D'ailleurs, la première numéraire auxiliaire, Dora del Hoyo, est enterrée dans la crypte du siège central de l'Opus Dei à Rome, près de la sœur du fondateur. Le Prélat actuel avait voulu par cette décision témoigner sa gratitude et son affection à ces femmes qui accomplissent un travail difficile avec une grande perfection et une grande générosité.
Théophane a écrit :De plus, c'était l'occasion d'enseigner que les travaux ménagers sont eux aussi susceptibles d'être sanctifiés.
Quel dommage que les hommes de vos centres manquent une telle occasion de se sanctifier. :hypocrite:
Chacun doit se sanctifier dans l'accomplissement de son travail. Pour le professeur ce sera l'enseignement, pour le facteur mettre le courrier dans les boîtes aux lettres, pour l'avocat plaider au tribunal, pour la femme de ménage veiller à ce que la maison soit propre... Bref, chacun à sa place. Ces travaux peuvent être humainement humbles ou prestigieux, mais dans l'esprit de l'Opus Dei, ils ont simplement la valeur de la perfection et de l'amour avec lesquels ils sont accomplis.
En outre, le travail de grande qualité des personnes de l'administration permet aux autres membres de l'Œuvre, qu'ils soient hommes ou femmes, d'être déchargés de ces taches afin de s'occuper pleinement de leur travail professionnel et des moyens de formation chrétiennes proposés par la Prélature.
Ceci dit, moi je ne fais pas le ménage mais je sais préparer des pizzas pour le dîner qui suit la méditation prêchée du mardi soir. :)
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
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Sofia
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Re: L'Opus Dei

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Théophane a écrit :Dans les deux sections, les numéraires auxiliaires s'occupent de l'entretien des centres.
Désolée d'insister mais puisque les centres de l'Opus Dei ne sont pas mixtes, pourquoi l'entretien de la section masculine n'est-il pas confié à des auxiliaires numéraires masculins ? L'Opus Dei considère t-elle que le ménage, la décoration, la cuisine, la lingerie etc. sont des tâches à réserver aux femmes ? Apparemment, la mixité n'est pas prisée par l'Ordre, pourquoi faire une exception quand il s'agit des tâches ménagères ?
Comprenez-moi bien : il n'y a rien de honteux à effectuer ces tâches (ma mère a longtemps été aide-ménagère), mais je ne vois pas pourquoi votre Ordre les « réserve » aux femmes. Quelle serait la réaction de l'Opus Dei si un homme se proposait comme auxiliaire numéraire ?
Théophane a écrit :Il s'agit de la propreté et de la décoration des centres, de la cuisine, de la lingerie...
Merci de ces précisions.
Théophane a écrit :En quelque sorte les personnes de l'administration jouent le rôle de la mère de famille.
Les pères de famille peuvent aussi s'occuper des tâches ménagères.
Théophane a écrit :Ceci dit, moi je ne fais pas le ménage mais je sais préparer des pizzas pour le dîner qui suit la méditation prêchée du mardi soir. :)
:top:
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PriereUniverselle
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Théophane a écrit :Prière Universelle (j'aime bien votre pseudo :) ),

N'oubliez pas la chose suivante : quelle que soit la vocation dans l'Eglise, c'est Dieu qui appelle. Cela vaut aussi pour la vocation à l'Opus Dei. Il s'agit de quelque chose d'exigeant mais qui comble le cœur d'un tel bonheur !
Je ne connais pas les personnes qui travaillent dans l'administration des centres, mais je m'aperçois toujours de la qualité, de la grandeur et de la délicatesse de leur travail. En ce qui concerne cette affaire, je ne pense pas qu'il soit bon de s'exprimer avec précipitation, mais tout en faisant confiance aux magistrats chargés de l'instruction, je suis très optimiste. Dans l'Opus Dei, il n'y a rien à cacher et personne n'a rien non plus à se reprocher. Je suis convaincu que le tribunal le reconnaîtra.

En ce qui concerne les prêtres, je ne partage pas tout à fait votre avis. S'il est vrai que nous devons avec une extrême vénération pour l'état sacerdotal (je reprends les mots de saint Josémaria), il est faux d'affirmer que les prêtres sont plus saints ou appelés à une plus haute sainteté que les laïcs. Dans l'Opus Dei, d'ailleurs, la vocation est la même pour tous, prêtres et laïcs, mariés et célibataires ; cette vocation consiste en la sanctification du travail ordinaire.
Je me rappelle d'une méditation prêchée du mois dernier, dans laquelle le prêtre nous disait qu'un laïc pouvait être plus saint qu'un prêtre s'il était plus fidèle, plus pieux, plus généreux envers Dieu. Cela, saint Josémaria l'enseignait depuis 1928 ; le Concile Vatican II a proclamé solennellement cet enseignement relatif à l'appel universel à la sainteté.

Bonjour Théophane !

Je n'ai jamais dit ni sous entendu qu'il puisse y avoir un Concours de Sainteté entre Prêtres et Laïcs ! Mais enfin, il y a une différence de taille à ne pas omettre.....Le Prêtre seul apporte aux fidèles laïcs les Sacrements du Baptême, de l'Eucharistie, la Confession (et réconciliation) , le Mariage, l'Onction des Malades ; et Pour nos Evêques les Sacrements de Confirmation et d'Ordination Sacerdotal des Prêtres ! Et Notre Saint Père le Pape étant le Successeur de Saint-Pierre sur Terre ! :saint:

Il est indispensable de sonder de la rigueur la plus stricte possible la détermination des Séminaristes dans leur attachement solide et sans faille aucune à la Foi du Christ, la discipline Sacerdotale à laquelle ils doivent obéir, et Servir l'Eglise toute leur vie ainsi que les fidèles qui leur seront confiés !
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Théophane
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Re: L'Opus Dei

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Chère Sofia,

Je me permets d'abord d'apporter une petite précision concernant le vocabulaire. L'Opus Dei n'est pas un ordre mais une institution composée essentiellement de laïcs. Plus exactement, son statut juridique dans l'Eglise est celui de la Prélature personnelle. Cela me semble important, car l'Opus Dei n'a rien à voir avec les ordres religieux, et sa spiritualité est pleinement séculière, laïque.

Ensuite, pour répondre à votre question, l'organisation actuelle de l'Œuvre est celle qui a été établie par saint Josémaria. Toute la vie période de sa vie est considérée comme la période de la fondation de l'Opus Dei. Nous croyons donc vraiment que Dieu a voulu qu'il en soit ainsi.
Je tiens à préciser que dès le début, saint Josémaria encouragea les femmes à entreprendre des études supérieures. Aujourd'hui, il y a des femmes de l'Opus Dei qui exercent des professions à responsabilité, dans le domaine culturel, politique, médical, juridique, scientifique, etc. Mais il y a aussi celles qui choisissent, ou plutôt qui sont appelées par Dieu, des travaux moins visibles directement. Saint Josémaria avait une grande affection pour ses filles faisant partie de l'administration. Il leur rappelait souvent qu'elles accomplissaient le travail de la Vierge Marie.
Il serait absurde et même honteux d'affirmer que les femmes sont faites pour ne se consacrer qu'aux taches ménagères. L'Eglise fait d'ailleurs beaucoup d'efforts pour promouvoir la condition féminine. Saint Josémaria et le bienheureux Jean-Paul II en sont des exemples éloquents. Cependant, on ne peut pas nier que les femmes accomplissent mieux certains travaux, en raison de leur délicatesse, de leur patience, de leur générosité. Cela ne me dérange pas d'ailleurs de reconnaître que nous, les hommes, nous n'avons pas forcément ces qualités là, ou en tout cas que nous les avons à un degré moindre.

Plus que des dizaines d'explications, je me contenterai de vous proposer ces deux témoignages très sympathiques de deux numéraires auxiliaires. J'espère qu'ils vous aideront à mieux comprendre le sens et la beauté de cet aspect de la vocation à l'Opus Dei.

http://www.opusdei.fr/art.php?p=16958

http://www.opusdei.fr/art.php?p=22794

Bien à vous,

Théophane
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Re: L'Opus Dei

Message non lu par Sofia »

Bonjour Théophane,

Désolée d'avoir écrit « Ordre ». Je confonds toujours « Ordre » et « Œuvre » quand je parle de l'Opus Dei.
Théophane a écrit :Cependant, on ne peut pas nier que les femmes accomplissent mieux certains travaux, en raison de leur délicatesse, de leur patience, de leur générosité. Cela ne me dérange pas d'ailleurs de reconnaître que nous, les hommes, nous n'avons pas forcément ces qualités là, ou en tout cas que nous les avons à un degré moindre.
Comment font donc les moines ? Ils cachent des femmes dans leurs monastères ? :cool:
[+] Texte masqué
Hé bien non !

Image

http://www.abbaye-timadeuc.fr/timadeuc_ ... oines.html
Bon, je ne suis toujours pas entièrement satisfaite de votre réponse, mais je vais en rester là sinon c'est lourd (pour vous). Je vais envoyer un mail via le site de l'Opus Dei, pour voir.
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Théophane
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Re: L'Opus Dei

Message non lu par Théophane »

Chère Sofia,
Théophane a écrit :Cependant, on ne peut pas nier que les femmes accomplissent mieux certains travaux, en raison de leur délicatesse, de leur patience, de leur générosité. Cela ne me dérange pas d'ailleurs de reconnaître que nous, les hommes, nous n'avons pas forcément ces qualités là, ou en tout cas que nous les avons à un degré moindre.
Comment font donc les moines ? Ils cachent des femmes dans leurs monastères ? :cool:
Non, bien sûr, mais la différence est que les membres de l'Opus Dei ont un travail professionnel, souvent très prenant. Les numéraires doivent en plus se charger d'organiser les activités de formation chrétienne, ce qui prend souvent du temps.
Bon, je ne suis toujours pas entièrement satisfaite de votre réponse, mais je vais en rester là sinon c'est lourd (pour vous). Je vais envoyer un mail via le site de l'Opus Dei, pour voir.
Je reconnais bien volontiers que ma réponse est loin d'être parfaite. Néanmoins, c'est toujours avec plaisir que je réponds aux questions sur l'Opus Dei.
Vous pouvez vous adresser au service de communication et d'information de la Prélature si vous le souhaitez.

Bien à vous,

Théophane
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Théo d'Or
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Re: L'Opus Dei

Message non lu par Théo d'Or »

Questions aux opusiens aux sujets des automutilations par silice:

- Ne rencontrez-vous pas régulièrement parmi vos compagnons ou chez vous-même des tendances à une certaine excitation liée à la douleur? (dans le cadre, par exemple, d'un fantasme mal conscientisé ou mal géré)?
- Dans cet ordre d'idée, s'infliger une auto-mutilation n'est-il pas un risque supplémentaire de pécher?

Je ne pose pas cette question par hasard, j'ai toujours eu des fantasmes masochistes et il y a quinze ans, j'aurais pu trouver votre pratique formidable sans forcément bien percevoir tout ce qui ce jouait derrière.

Cordialement,

Théo d'Or
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Anne
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Re: L'Opus Dei

Message non lu par Anne »

Vous allez être déçue car ça n'a rien de "kinky"... :s

Le fondement de l’enseignement de l’Église sur la mortification — auquel adhère totalement l’Opus Dei — est le fait que Jésus Christ, par amour pour l’humanité, a librement accepté de souffrir et mourir (la « Passion ») pour la Rédemption et le salut du monde. Les chrétiens sont appelés à imiter le grand amour de Jésus et, entre autres choses, à le rejoindre dans ses souffrances rédemptrices. Ils sont ainsi appelés à « mourir à eux mêmes ». L’Église prescrit certaines mortifications -jeûne et abstinence de viande- pendant le Carême.

Dans l’histoire de l’Église, certaines personnes se sont senties appelées à de plus grandes pénitences, par exemple le jeûne fréquent, l’utilisation d’une haire, d’un cilice ou encore d’une discipline. Les vies de nombreux grands saints, présentés comme modèles pour les chrétiens, l’attestent : saint François d’Assis, sainte Thérèse d’Avila, saint Ignace de Loyola, saint Thomas More, saint François de Sales, le saint curé d’Ars, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et la bienheureuse Mère Teresa, et bien d’autres.

En tout état de cause, dans l’Opus Dei, on insiste davantage sur les petits sacrifices quotidiens (sourire, bien faire son travail, donner un coup de main à quelqu’un) et la pratique de la mortification n’a rien à voir avec ce qui est présenté dans le Da Vinci Code. [...]

New Catholic Encyclopedia (2003):

« Mortification. Maîtrise délibérée des pulsions naturelles de l’homme visant à soumettre progressivement ces pulsions à la raison éclairée par la Foi et les transformer en sujets de sanctification. Jésus-Christ demandait ce renoncement si quelqu’un voulait marcher à sa suite (Luc 9,29). La mortification, ce que saint Paul appelle crucifixion de la chair avec ses vices et concupiscence (Gal 5, 24), est devenu le signe distinctif de ceux qui appartiennent au Christ.

[...] Depuis les débuts de l’ère chrétienne, nombreux sont ceux qui ont embrassé une vie de mortification en imitation du Seigneur. Ceux qui atteignent une grande sainteté sont constamment poussés à lui ressembler dans ses souffrances. Mais, parce que les grandes mortifications représentent un certain risque, il est conseillé de soumettre toutes les pénitences à l’approbation d’un directeur spirituel sage ».
Ce n'est donc pas pour tout le monde, ça doit être encadré et c'est fait à des fins particulières (et non pas pour stimulation sado-maso)...

Source:
http://fr.be.opusdei.org/art.php?p=15490
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
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Théophane
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Re: L'Opus Dei

Message non lu par Théophane »

Cher Théo d'Or,

L'explication donnée par Anne est très bonne !

Permettez-moi de donner également un point de vue plus personnel. Je crois que chaque être humain rencontre la souffrance dans sa vie. Parfois ce sont de grosses épreuves (une maladie, un deuil, un échec professionnel...), mais souvent ce sont des petites contrariétés dans la vie de tous les jours. L'attitude chrétienne que nous devons avoir consiste simplement à les accepter en les offrant à Dieu. Cela nous aide à grandir en sainteté et nous rapprocher du Christ souffrant et de nos frères et soeurs malades.

En ce qui concerne l'usage du cilice, parler d'automutilation me semble à la fois excessif et inapproprié. Si vous avez eu l'occasion de voir et de toucher un cilice, vous verrez que cela n'a rien d'un instrument de torture. C'est un peu désagréable, mais cela ne cause aucune blessure.
En outre, je rappelle que cet instrument de pénitence existe depuis longtemps dans l'Eglise et a été utilisé par de nombreux saints (comme Mère Teresa et Jean-Paul II pour ne citer que les plus célèbres). Il ne s'agit pas de s'infliger une souffrance gratuite, ce qui serait absurde et malsain, mais de faire des efforts afin de mieux maîtriser le corps, qui a souvent tendance à nous éloigner de Dieu.

Dans l'Opus Dei, on insiste souvent sur la mortification, mais on conseille toujours de faire de petites mortifications, qui nous coûtent sans nous faire de mal et qui sont utiles à nous et aux autres : se lever dès que le réveil sonne, rester souriant avec les personnes qui nous agacent, être ponctuel au travail et dans les moments de prière, se priver de quelque chose au repas, savoir renoncer à nos plans personnels pour rendre service à autrui...

Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à les poser. Je vous invite également à lire les très belles pages écrites par saint Josémaria Escrivá sur ce sujet.

Bien à vous,

Théophane
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Re: L'Opus Dei

Message non lu par Antoine Marie »

Théophane a écrit :se lever dès que le réveil sonne, rester souriant avec les personnes qui nous agacent, être ponctuel au travail et dans les moments de prière, se priver de quelque chose au repas, savoir renoncer à nos plans personnels pour rendre service à autrui
Ca me paraît très adéquat, et tout à fait dans ce qui me préoccupe en ce moment.
Merci !
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Jn 1, 4
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Re: L'Opus Dei

Message non lu par Théo d'Or »

Merci pour vos explications qui m'éclairent sur certains éléments.

Il semble sain en effet de considérer d'abord et avant tout les "mortifications" de tous les jours (dans le sens mourir à soi-même pour servir l'autre), et d'être prudent/ accompagné spirituellement lors d'utilisation d'objets d'inconfort (apparemment éloignés de l'image à la Da Vinci Code que je m'en faisais) qui semblent plus destinés à maîtriser le corps qu'à servir à la capacité de souffrir comme le Christ.

Je vais me renseigner sur ce Josémaria Escribá :>

Cordialement,

Théo d'Or
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Re: L'Opus Dei

Message non lu par Théophane »

Ce qui m'a plu dès le début dans l'Opus Dei c'est le caractère très concret de ce qui est proposé. D'ailleurs, l'aide très personnelle que je reçois de l'Œuvre m'aide chaque jour à me rapprocher de Dieu dans les réalités matérielles de ma vie. Cela ne sert à rien de rechercher la sainteté dans l'abstraction : c'est dans la vie réelle que le Seigneur nous appelle.

Quant à la mortification, voici un passage d'une homélie de saint Josémaria :
Est-ce que tu tâches déjà de prendre des résolutions sincères ? Demande au Seigneur de t’aider à te compliquer la vie par amour pour lui ; à mettre en tout, avec naturel, le parfum purificateur de la mortification ; à te dépenser à son service, sans ostentation, en silence, tout comme se consume la veilleuse qui brille près du tabernacle. Et pour le cas où tu ne saurais pas maintenant comment répondre de façon concrète aux requêtes divines qui frappent ton cœur, écoute-moi bien.

La pénitence, c’est l’accomplissement exact de l’horaire que tu t’es fixé, même si ton corps oppose de la résistance ou si ton esprit prétend s’évader dans des rêveries chimériques. La pénitence, c’est se lever à l’heure. Et aussi ne pas remettre à plus tard, sans motif valable, une tâche qui t’est plus difficile ou coûteuse que d’autres.

La pénitence consiste à savoir concilier tes obligations envers Dieu, envers les autres et envers toi-même, en te montrant exigeant envers toi-même pour trouver du temps pour chaque chose. Tu es pénitent lorsque tu te plies amoureusement à ton plan de prière, même si tu es épuisé, sans envie ou froid.

La pénitence, c’est traiter toujours les autres avec la plus grande charité, en commençant par ton entourage. C’est apporter la plus grande délicatesse à t’occuper de ceux qui souffrent, des malades, de ceux qui traversent une épreuve. C’est répondre avec patience aux raseurs et aux importuns. C’est interrompre ou modifier nos plans lorsque les circonstances, les intérêts bons et justes des autres surtout, le requièrent.

La pénitence consiste à supporter avec bonne humeur les mille petites contrariétés de la journée ; à ne pas abandonner ton occupation même si tu perds momentanément l’enthousiasme des débuts avec lequel tu l’avais entreprise ; à manger avec reconnaissance ce qu’on te sert, sans importuner par des caprices.

La pénitence, pour les parents et, en général, pour tous ceux qui ont une mission de direction ou d’éducation, c’est corriger quand il le faut, en accord avec la nature de l’erreur et les conditions de celui qui a besoin de cette aide, par-delà les subjectivismes bornés et sentimentaux.

L’esprit de pénitence nous amène à ne pas nous attacher d’une façon désordonnée à notre ébauche monumentale de projets futurs, dans laquelle nous avons déjà prévu nos traits et nos coups de pinceau magistraux. Quelle joie nous donnons à Dieu lorsque nous savons renoncer à nos gribouillis et à nos coups de brosse d’artiste amateur et que nous permettons que ce soit lui qui ajoute les traits et les couleurs qui lui plaisent le plus !

Amis de Dieu, n° 138
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A propos du "procès de l'Opus Dei"

Message non lu par Desiderius »

Pour ceux qui ont regardé TF1 hier soir et visionné le sujet sur "l'Opus Dei au coeur d'un procès" http://videos.tf1.fr/jt-20h/l-opus-dei- ... 26296.html
je voudrais, en tant que spécialiste autoproclamé de la prélature de l'Opus Dei (en abrégé et en France "l'Oeuvre") depuis 1976, préciser quelques points :

1° La jeune femme est une ancienne membre de l'Oeuvre qui a quitté l'institution dans des circonstances visiblement défavorables pour elle, et qui a porté plainte en 2001 (deux mille un) pour "lavage de cerveau, contrainte, exploitation, stakhanovisme, patin, couffin" et j'en passe. Parmi les chefs d'accusation, il y avait le "travail dissimulé non rémunéré". En 2010, selon mes informations, un tribunal a rendu un non lieu sur tous les chefs d'accusation. Seul l'URSSAF a souhaité poursuivre sur l'affaire du travail dissimulé. Cela, les journalistes se gardent bien de le mentionner. C'est cette affaire de travail dissimulé ou non qui fait l'objet du procès qui a commencé hier et qui se termine ce soir. L'Opus Dei (que je sache) n'a rien à voir dans ce conflit entre l'URSSAF et l'école hôtelière Dosnon. De plus, le "travail dissimulé" en question consiste en les travaux pratiques (ménage, service de la table) des élèves de l'école hôtelière, laquelle dépend du statut de l'Education nationale, et non du droit commercial. Donc pas de "stages non rémunérés" ici, des TP et rien que des TP.

2° Certes, l'école Dosnon est ce que l'on appelle une "oeuvre d'apostolat collectif" de la prélature, comme l'est l'Université de Pampelune en Espagne ou le Midtown Sports and Cultural Center à Chicago (http://www.opusdei.fr/art.php?p=27111) mais comme le précise l'article que je viens de citer entre parenthèses, ce n'est pas l'Opus Dei qui gère ces activités, dans lesquelles son influence n'est que spirituelle (donc on ne voit pas bien ici la place d'un conflit avec l'URSSAF)

3° Si un membre de l'Oeuvre commet un délit, c'est cette personne en tant que telle qui en est responsable devant la loi. L'Oeuvre n'est pas une personne morale dont le membre serait un salarié ou un associé solidaire.

4° L'encart descriptif de l'Oeuvre dans l'article du site TF1.fr est ridiculement faux. Que l'on se réfère au Que Sais-je sur l'Opus Dei, voire à l'article de Wikipédia qui n'est pas trop mauvais.

5° Et pour finir, l'Oeuvre est une prélature de l'église catholique dont le fondateur a été canonisé. Alors stop aux dénonciations de sectes, c'est du réchauffé.

Merci de m'avoir lu.

Desiderius
auteur de Lettre ouverte à Véronique sur l'enfer de l'Opus Dei
publiée à compte d'auteur le 9 janvier 2008
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Re: A propos du "procès de l'Opus Dei"

Message non lu par GuilhemMaurice »

Merci pour cette clarification.
Elle est nécessaire face à la désinformation. Avez-vous envoyé vos remarques à TF1?
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