ti'hamo a écrit :@aroll
Quelques grosses erreurs de raisonnement dans votre propos, je le crains :
"Moi jamais mes enfants ne diront des choses pareilles, même en étant incités"
oui, bon ; "oui mais moi mes enfants ne sont pas comme les autres ils ne font que des bêtises mignonnes", tout parent peut dire cela mais enfin ce n'est pas vraiment un argument rationnel, cela.
Ils ne font pas de bêtises ""mignones"", je n'ai jamais dit cela, il faut pas caricaturer mes propos. Ce qu'il faut comprendre, c'est que mes enfants, comme la plupart des autres ne diraient JAMAIS de choses de ce genre (il faut voir le film, sinon toute discussion est impossible), sans que AU MOINS, cela se voie, sans que leur non sincérité soit détectable immédiatement.
ti'hamo a écrit : . Mais surtout, gros raccourci dans votre raisonnement :
"Certains élèves, dans cet établissement, ont tenu des propos inacceptables (...)
Même "encouragés", ces propos sont bien le reflet de leur enseignement, pas d'autre chose.(...) ils les tiennent parce qu'ils y croient,
et ils y croient parce qu'on leur a enseigné."
Mais d'où tenez-vous, d'où avez-vous établi le principe, que tout ce que croit et dit un adolescent est le reflet fidèle et exact de ce que ses professeurs lui ont enseigné ???

J'aimerais bien que vous m'expliquiez ce point.
Pour les souvenirs que j'ai de l'enfance et de l'adolescence, il me semble bien au contraire que enfants et adolescents, entre eux, se créent toute une société qui leur est propre, avec ses croyances, ses légendes auxquelles on croit dur comme fer, ses bruits, ses rumeurs,
tout ça se montant gentiment la tête les uns aux autres. Et sans que cela ait rien à voir avec l'enseignement de leurs professeurs.
Aucun rapport avec ce qui est dit dans ce reportage, il ne s'agit pas de jeu, ou de provocation. J'ai été adolescent, et pas de la catégorie la plus "sage"......... et j'en ai un souvenir encore très net. Le exagérations, les provocations, les "défis" aux adultes ne ressemblent jamais à ça. Ça, c'est quelque chose de différent et de préoccupant. Enfin, pour ceux qui n'ont pas choisi de se voiler la face.
ti'hamo a écrit : Que cela puisse être le reflet déformé ou amplifié d'une ambiance familiale, ou de propos entendus en famille, alors là, d'accord. Mais c'est loin de ce que vous avez écrit.
Sauf que même amplifié et déformé, pour en arriver au point atteint dans ce cas, il faut vraiment que les propos entendus soient............ terrifiants!
ti'hamo a écrit : Par exemple, je suis d'accord pour dénoncer un certain discours racistes facile dans certaines familles catholiques, contre les immigrés, de blagues racistes ou de racisme de salon (ou de table). D'accord aussi pour dire que, entendant cela et baignant là-dedans, alors les enfants vont s'en servir auomatiquement pour alimenter leur mirco-culutre de cour de récréation, l'émulation aidant (si quelqu'un a fait rire avec une blague raciste, alors il faut surenchérir dans le même thème pour récupérer l'attention des autres et la popularité, etc...)
D'accord donc pour rappeler, là comme pour n'importe quel autre sujet, la responsabilité dont nous sommes investis, nous autres adultes, surtout quand nous parlons en présence d'enfants ou d'adolescents.
Mais de là à conclure que, si un adolescent dit que Aushwitz c'est rigolo et qu'il va flinguer les arabes, c'est forcément (??) qu'il récite ce que ses professeurs lui ont enseigné en cours,
là, bon, je me demande juste où est passé votre esprit critique et rationnel.
Lorsque l'on affirme au journaliste, sur un ton qui ne permet pas de supposer une provocation d'ado, qu'il est capable de lui prouver que l'évangile impose la haine des juifs, on est au delà du Aushwitz rigolo.
ti'hamo a écrit : (vous semblez aussi avoir oublié le caractère volontairement provocateur des enfants et des adolescents, et leur tendance à s'encourager mutuellement par l'exemple dans la provocation - mais peut-être vos enfants, eux, ne tombent jamais dans la provocation, eux au moins, et ne tiennent que des propos sensés et mesurés, et savent en tout temps résister à l'exemple du groupe, pas comme les enfants du voisin.

)
Faut regarder le reportage, c'est un préalable pour bien comprendre pourquoi je différencie ainsi ce qui peut être attribué à la provoc, et ce qui de toute évidence va bien au delà.
ti'hamo a écrit : Quant aux intentions des journalistes, je vous trouve bien naïf, dites donc. Oui, ils précisent que ce sont des catholiques qui "rejettent Vatican 2"... ce qui, sans autre explication, est compris par le public comme "des catholiques qui vont à la messe en latin, qui croient aux dogmes et qui pensent que la religion catholique est la seule vraie".
Or, sauf erreur de ma part, ce "reportage" s'adresse bien au grand public, tout venant, pas forcément intéressé par les subtilités du sujet, et qui ne comprend que cela par "rejeter Vatican 2".
Se donner l'air de ne pas y toucher, c'est quand-même assez classique, et un peu gros.
Ça ce sont des accusations gratuites et suspectes.
Si le journaliste ne dit pas que ces extrémistes sont en désaccord avec le Vatican, ce sera la preuve qu'il veut nuire à l'Église, et si au contraire, le journaliste précise ce désaccord, c'est encore une preuve qu'il veut nuire, mais de façon plus sournoise. Conclusion, quel que soit ce que dit le journaliste, c'est forcément une attaque contre l'Église................
Si ce n'est pas de la parano, c'est de la dialectique d'extrême droite catholique "classique" qui est le meilleur argument anti catholique de ces dernières décennies.
Si un reportage avait montré des enfants critiquant notre foi, quelles réactions violentes on aurait pu lire!
Et lorsque des enfants ont un discours de gauche ce n'est jamais l'argument de provocation qui vient en premier, mais bien des commentaires outrés sur l'éducation malfaisante qu'on leur donne aujourd'hui.
S'il y a bien une chose qui m'attriste profondément chez certains catholiques, c'est cette habitude qu'ils ont, de défendre l'ignoble et l'inacceptable du moment qu'il émane de son «clan» de sa «tribu». Cette attitude est celle qui alimente le plus (et avec raison) l'argumentaire athée.
Découvre-t'on un homme politique de gauche (donc forcément déjà mauvais......), qui pourrait être soupçonné d'avoir violé une femme de chambre dans un hotel? Même si cela reste peu sûr? C'est la compétition à qui dira le plus de mal de cet homme et de son parti.
Découvre-t'on un prêtre qui a sodomisé des enfants pendant 30 ans, quand il ne se faisait pas faire des fellations? Ce n'est pas bien, mais il faut se garder de juger et penser d'abord que c'est un homme de Dieu........
Plus que deux poids deux mesures, une presque complicité.
Cette attitude est-elle motivée uniquement par le fait que le coupable est prêtre? Non, du tout, parce que si c'était le cas, il n'y aurait pas tant de mal de dit, par ces même catholiques, à l'encontre de prêtres défendant une position jugée gauchiste.
Il est clair que pour ceux là, le viol d'enfants innocents, même répété pendant des décennies est moins grave que l'horrible péché de défense de la «lutte sociale».
Tel évêque de FSSPX a déclaré que Jean Paul II aurait du être excommunié, et que son dialogue avec les juifs est «un péché publique»? Écart de langage regrettable mais pas de quoi en faire un plat.
Tel autre évêque, considéré comme à gauche, a déclaré qu'il ne s'occupait pas trop de ce disait le Vatican? C'est un hérétique diabolique qui devrait être viré sur le champs.
Et lorsque un catholique sur un forum catholique commente l'arrivée de François Hollande par ces mots: «La bête immonde est entrée à l'Élysée», que répondre à ceux qui diront encore que les catholiques sont facilement terriblement insultants et avec ceux qu'ils considèrent comme «paiens», mais qu'ils feraient mieux de nettoyer chez eux?
Contrairement à une légende soigneusement entretenue, la perte de foi n'est pas consécutive à la «libéralisation» de Vatican II, mais à l'inadéquation entre le message d'amour du Christ, et la dureté impitoyable, élitiste et parfois raciste de CERTAINS catholiques assimilés alors (à tort) à l'Église elle même.
De son vivant, le Christ n'a pas condamné les impies romains, il ne leur a bien sûr pas donné raison, mais il ne les a pas condamnés. Par contre, on ne peut pas en dire autant de CERTAINS représentants de la vraie foi (de l'époque) qui défendaient une ligne exigeante et une moralité sans concession, mais étaient intolérants, impitoyables et pour tout dire sans réel amour ou compassion pour leurs semblables (Pharisiens, etc......).
Amicalement, Alain