Re: Forme ordinaire et ars celebrandi
Publié : sam. 09 juin 2012, 14:12
Mais voilà, AdoramusTe, vous donnez la source: le plus vieux manuscrit est le sacramentaire du pape Léon, daté du Ve siècle et dont la copie remonte au Vie. On parle bien d'usage privée, donc nous sommes devant une messe privée qui existait déjà au Ve siècle. Il fut composé dans le but de ''romaniser'' la liturgie en Gaule. Même s'il y avait plusieurs recueils, ceci n'indique pas qu'il y avait plusieurs lieux distincts de l'autel pour accomplir différentes parties de la messe, ce n'est pas un indicateur.AdoramusTe a écrit :Un sacramentaire est par définition un recueil de prières propres au célébrant. Donc, me demander de quel sacramentaire je parle n'a aucun sens.
Vous trouverez plus de détails ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sacramentaire
Il est indéniable que les missels plénier, comme je l'ai dit, sont apparus plus tard.
Oui, mais elle existait aussi dans la liturgie tridentine, lors des ordinations, du moins en partie, donc en présence de l'évêque. En dehors de l'évêque a-t-elle un sens, à mon avis, non et il n'y a pas de base historique à cet effet. Il n'y a rien qui indique que dans les monastères, on concélébrait tous les jours avec le père abbé ou un président quelconque. D'ailleurs le terme: ''présidence d'assemblée"est une pure invention des liturgistes d'après concile.AdoramusTe a écrit :Quant à la concélébration, il y en a trace dans les gravures et bas-reliefs même si l'on ne sait pas comment elle se déroulait.
Mais, on peut comprendre qu'elle ait existé dans la mesure ou l'on considère qu'il ne doit pas y avoir plus d'un autel dans chaque lieu de culte, comme c'est le cas chez les orientaux.
AdoramusTe a écrit :En occident, on a préféré multiplier les autels dans les églises, avec la perte de symbolique qui l'accompagne.
De fait, on parlait d'autels mineurs (au pluriel) et de l'autel majeur (toujours singulier). En plus les autels mineurs étaient souvent placés à des endroits où il y avait des sépultures, de là les messes pour les défunts. Exception faite pour les très grandes églises abbatiale comme à Cluny où il y avait un autel majeur à la croisée des transept appelé ''autel des lampes'' et l'autel au fond du choeur. Nous retrouvons également ce doublage dans les grandes cathédrales.
Pour ma part, c'est cela que j'appelle un purisme exagéré. En voulant tout javelliser de la liturgie en occident, il ne reste plus aucune couleur, C'est blanc, plus que blanc partout et ça n'intéresse plus personne. Est-ce que ceci a élevé la qualité de la prière du fidèle et de l'Église, j'en doute fort, est-ce que cela a amené plus de gens à la messe, poser la question c'est y répondre!!!
Bien à vous,
G