PaxetBonum a écrit :
Les vocation sont diverses, certains sont appelés à faire œuvre de martyr, d'autre à défendre par les armes la veuve et l'orphelin.
Comme chaque saint avait un charisme particulier, chacun nous avons à œuvrer selon notre talent.
Cinci a écrit :
Dieu ne demande pas exactement la même chose à tout le monde, à tout moment et peu importe les circonstances. Il n'est pas demander à tous de se faire moine. Il n'est pas exigé de la part de Jésus que chacun aille vendre sa maison, pour quitter sa femme, etc. Ce n'est pas parce que Maximilien Kolbe accepte de donner sa vie qu'il faille critiquer tous les paroissiens qui ne feront pas pareille, compris même les chrétiens de douze ou de huit ans !
Voilà qui me parait juste, chacun est appelé selon sa vocation.
Le Christ choisit la non violence de manière radicale. Et Il parvient à stopper la violence par la non-violence. La seule fois ou il se trouve amené à défendre une personne sur le point d'être victime d'une violence terrible, il la défend par les seules forces de l'Esprit (la femme adultère !). Le moment ou Il est lui même amené à se défendre car on veut se saisir de lui, "Il passe au milieu d'eux", tranquillement, en en imposant par sa seule Présence et son seul Regard. Plus personne n'ose un geste...
Puis vient le temps de son arrestation et sa terrible suite. Il ne cherche plus à se défendre et empêche Pierre de le défendre CAR son temps est venu. Car il faut que le grain de blé meurt en terre pour donner beaucoup de fruit.
Ceux qui sont habités par le Christ, comme Saint Maximilien Kolbe ou les moines de Thibhirine, vivent la violence de la même manière que Lui : pendant un temps ils en imposent, puis vient le temps du martyre, et la violence se déchaîne contre eux, c'est le martyre, car le disciple n'est pas plus grand que le maître.
Imagine -t-on les moines de Thibhirine prendre les armes ? Pendant longtemps ils en ont imposé aux terroristes par les forces de l'Esprit, protégeant les gens du village. Lorsque qu'un chef terroriste est venu la nuit de Noel pour rentrer en armes, Frère Christian lui a imposé de demeurer dehors, par sa voix, sa parole et son regard habités par le Christ car "on ne rentre pas dans la demeure de Dieu en armes".
Puis ce chef terroriste, qui avait interdit ensuite qu'on touche aux moines, est mort et sont venus d'autres terroristes, et leur temps est venu, et le sang des martyres a semé sur la terre d'Algérie, ce dont on verra plus tard les fruits. Car le sang des martyres est semence de chrétiens.
L'Eglise canonise d'abord cette sainteté là, et Jeanne d'Arc me paraît une exception, on a mis d'aiileurs de longs siècles à la canoniser.
Est ce à dire que ceux qui se défendent les armes à la main ont tort ? Je ne pense pas.
Un militaire fait son devoir de défendre un territoire et des personnes, il est amené à tuer et à se faire tuer, ce n'est pas notre vocation profonde en Dieu, mais Dieu peut être là dans son coeur si on l'appelle, et à demeurer sans haine de l'ennemi, là ou la vie l'a placé. Chacun peut être amené à rencontre la violence pour soi ou pour les autres, et à être capable d'en imposer par les forces de l'Esprit, ou à être martyr, ou à se défendre physiquement. Il s'agit de se laisser inspirer par Dieu pour avoir l'attitude la plus juste.
Ghandhi disait "entre la violence et la lâcheté, je crois que je choisirais la violence". Effectivement, parfois laisser faire la violence sur autrui, lorsque la non violence est inefficace, c'est de la lâcheté. Nous sommes tous assez choqués lorsque nous apprenons qu'une femme a été agressée dans le métro sans que personne ne soit intervenu. Nous avons le devoir d'intervenir, par la parole d'abord, par les actes si cela ne suffit pas.
je crois qu'en tant que chrétiens, nous sommes appellés à nous laisser habiter par le Christ et en cas de violence à intervenir, chacun selon l'appel.
Bien à vous,
Axou