Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?
Publié : mer. 02 févr. 2022, 10:56
Merci pour votre réponse.
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Oui, vous revenez à dire que péché mortel et péché contre l'Esprit Saint, c'est la même chose. Pour le coup, vous faite un peu votre propre lexique. Admettons, puisque les définitions données à ces deux péchés sont le rejet de Dieu en pleine connaissance de cause.
J'ai du mal à vous comprendre, et je n'ai pas retrouvé le lien de Cinci ; je ne sais pas trop si j'ai très envie de regarder la vidéo. J'en ai vue une autre (je pense) où j'ai trouvé l'abbé Pagès assez obtus , avec tout le respect que je lui dois. Pour moi vous avez parlé de la confrontation de l'âme avec son Juge, d'une totalement libre dans sa réponse, ce qui revient au même, les nuances que vous mettez, les gênes que vous avez, je suis désolé, je vous trouve encore confus sur ces points.J'ai commencé à visionner en partie la vidéo ici donnée par Cinci sur l'entretien entre Arnaud et l'abbé Pagés. Je pense que le mieux serait de repartir de cet entretien, très cordial.
Par exemple, pour la première demi-heure, il est question de la charité explicite nécessaire au salut. Pour moi charité et foi explicite ne veut pas dire que le contenu n'en soit pas implicite. Or Arnaud s'appuie sur cet "explicite " pour présenter la nécessité d'une annonce d'Evangile avant le jugement et qui ne peut pour certains se faire donc que dans ce passage. Comme le lui a fait observer cet abbé, le salut de ceux qui n'auront pas eu cet "explicite" est depuis longtemps reconnu par l'Eglise sans qu'il soit besoin de cela.
Ce "passage" n'est en rien nécessaire et ne s'explique pas par cette nécessité même s'il la met forcément en oeuvre puisque l'Eglise et ses sacrements sont "hors jeu" dans ce salut.
Je n'ai pas le temps de poursuivre, mais je reviendrai sur cette vidéo.
Je suis désolé encore une fois, cela n'a pas de sens : une contrition intéressée n'est pas une contrition. S'il vous plaît, trouvez un autre mot pour êtes clair sur ce que vous pensez.Alors je vais vous répondre : non, ce n'est pas en recherchant du côté de la contrition imparfaite et en y adjoignant ce scénario ou autre chose, que vous trouverez une solution qui soit compatible avec le dogme.
Le fait est que contrition parfaite et imparfaite ne sont pas de même nature, l'une n'est donc pas une dégradation de l'autre, mais d'un autre ordre. L'une est intéressée, l'autre repose sur l'amour. Et c'est ce pour quoi j'ai tant insisté sur le mode de vie.
Ne sont pas, ou ne sont plus ? Sans plus ample information, seuls le Christ et sa mère sont censés n'avoir commis aucun péché, et si l'Eglise enseigne que les saints connaissent directement le salut, c'est que leurs actes, leurs repentirs, leur humilité sur terre a suffi à la Justice Divine, et je gage que c'est pour cela qu'Arnaud appelle la vie ici-bas le premier purgatoire.Non, les bienheureux et les saints ne sont pas, ne sont plus des pécheurs. Si Dieu les a admis, c'est qu'il a tout effacé : seriez-vous mauvais de ce qu'il soit bon ? Pourquoi dénigrer ainsi ?
Ce qu'il faut changer ce sont les mentalités, qui au lieu de compter sur une contrition imparfaite et des accommodements, devraient miser sur une contrition parfaite serait-elle encore partielle et en progression.
Et je suis sûr qu'avec d'autres mots, c'est exactement ce que vous souhaitez.
Bonjour Perlum Pimpum,Perlum Pimpum a écrit : ↑mar. 01 févr. 2022, 23:08Quant au pourquoi de la formule du Christ, je l’ignore ; je ne peux que conjecturer que c’est parce que c’est l’Esprit qui répand la grâce . Ce qui me paraît évident, c’est que blasphémer le Fils ou blasphémer l’Esprit sont des péchés d’égale importance. Si l’un est rémissible, l’autre l’est aussi. Relisez l’enseignement du Pape Gélase.Libremax a écrit : ↑mar. 01 févr. 2022, 20:42 Et alors ? Dans les deux cas c'est une contestation de l'oeuvre salvatrice du Fils. Pourquoi donc le blasphème contre le Fils serait dit par Jésus rémissible, alors que le blasphème contre l'Esprit, qui n'est que l'intermédiaire de Sa puissance et de Son oeuvre serait irrémissible ?
Dans la mesure où ces deux péchés nous conduisent en enfer, oui. Mais je fais bien la distinction et je ne me crée pas mon lexique : regardez l’échange que j’ai eu avec Arnaud là-dessus.Libremax a écrit : ↑mer. 02 févr. 2022, 12:45 Oui, vous revenez à dire que péché mortel et péché contre l'Esprit Saint, c'est la même chose. Pour le coup, vous faite un peu votre propre lexique. Admettons, puisque les définitions données à ces deux péchés sont le rejet de Dieu en pleine connaissance de cause. .
Tout comme je l’ai écrit à Arnaud, l’enseignement de l’Eglise parfois semble contredire l’écriture et pourtant dans ce cas c’est lui qui l’emporte. Cet enseignement est que même le péché contre l’esprit peut être pardonné, en sachant que cela dépend de sa gravité et qu’à partir d’une certaine gravité ce n’est plus vrai. Mais sommes-nous capables de l’atteindre ? C’est une question que l’Eglise laisse sans réponse… Tout en se servant de cette possibilité comme d’une menace certaine.Libremax a écrit : ↑mer. 02 févr. 2022, 12:45 Moi, je ne vois pas les choses tout à fait comme cela. Je m'appuie sur les paroles de l'Evangile, où Jésus précise bien que le péché contre l'Esprit Saint ne sera pardonné "ni dans ce monde, ni dans le monde à venir". Si un repentir le rend pardonnable, alors il n'y a pas (ou plus) de péché contre l'Esprit chez l'âme qui se repent. .
Et je vous remercie d’y avoir accordé assez d’intérêt pour m’obliger à des précisions. Mais je ne cherche pas ici à présenter « ma » thèse », mais à comprendre et sonder la profondeur de celle d’un autre, la confronter à l’enseignement de l’Eglise pour en retirer quelque chose, y ajouter une lumière que je cherche à rendre aussi impersonnelle que possible.
Je maintiens mon terme d’intéressée : c‘est à dire qui vise un objectif comme « ne pas aller en enfer », retrouver mon ami machin ou ma femme, ne pas souffrir, obtenir tel avantage ou grâce immédiatement, pouvoir communier devant l’assemblée, plaire à mes parents, renouer une relation qui sinon se perdrait et à laquelle je trouve du plaisir et du profit, cesser d’avoir du remord, être bien vu par le père truc, devenir quelqu'un de bien, mériter confiance, briller, montrer l'exemple, donner une leçon, etc. Bien des motifs qui ne sont pas l’amour de Dieu.Libremax a écrit : ↑mer. 02 févr. 2022, 12:45 Je suis désolé encore une fois, cela n'a pas de sens : une contrition intéressée n'est pas une contrition. S'il vous plaît, trouvez un autre mot pour êtes clair sur ce que vous pensez.
La contrition est "la douleur vive et sincère d'avoir offensé Dieu". C'est le repentir et la volonté de ne plus pécher.
Une contrition imparfaite ne peut s'entendre que comme pas encore mûre, pas suffisamment consciente, pas assez forte. .
Pardonnez-moi si je vous ai blessé ou vexé, je n’ai pas cherché à nuancer mon propos tant il était spontané. Evidemment qu’ils ont été pécheurs, mais ne dit-on pas que les péchés au ciel deviennent d’une certaine manière une couronne de gloire, parce que en creux, derrière eux, il y a ce qui les supporte et qui chez les futurs saints étaient (et ce sera le génie de Jésus de nous le montrer pour chacun) quelque chose de bien qui a échoué à se réaliser et qui n’appartenait qu’à nous. Autre aperçu : il nous rend plus blanc que neige, il ne veut plus entendre parler de nos péchés. Un autre encore : dès ici-bas, par la foi, par notre appartenance à l’Eglise, nous sommes bien déjà des saints. Il faut avoir une vision positive des choses ! Si on « y croit pas » on y arrivera pas.Libremax a écrit : ↑mer. 02 févr. 2022, 12:45 Ne sont pas, ou ne sont plus ? Sans plus ample information, seuls le Christ et sa mère sont censés n'avoir commis aucun péché, et si l'Eglise enseigne que les saints connaissent directement le salut, c'est que leurs actes, leurs repentirs, leur humilité sur terre a suffi à la Justice Divine, et je gage que c'est pour cela qu'Arnaud appelle la vie ici-bas le premier purgatoire.
Bonjour juan,JuanAlvarez a écrit : ↑mer. 02 févr. 2022, 3:38Que cette peur soit bien inférieure à la contrition parfaite, c’est évident. Pour autant, elle n’est pas malsaine. C’est en partie cette crainte (car si je ne m’abuse, on parle plutôt de crainte) qui m’a ramené à la foi (pas seulement mais cela a joué). La crainte du jugement n’exclut pas la charité et la volonté de chercher Dieu comme la fin parfaite et ultime.Si la peur ressentie par le fidèle du risque de la damnation est ...naturelle.
Il est patent du fait que l'exploitation de cette peur par le clergé, pour empêcher la perte de la foi, a été dispensé avec force avant Vatican II .
La question est :
Cette peur est elle bien saine et entraine t'elle un amour vraiment....désintéressé...?
Pour être honnête et je le dis sans ironie, j’admire certains ici dont le catholicisme semble uniquement mué par les vertus théologales. Je ne dis pas que ce n’est jamais mon cas mais j’ai bien souvent besoin de l’aiguillon de la conscience du jugement pour éviter de retomber sans cesse dans les mêmes travers ou plus exactement, à chaque fois que je rechute dans ces péchés, la crainte du jugement revient. Mais cette dernière ne me contraint pas seulement à vouloir éviter le péché en tant que tel mais me pousse également à chercher Dieu pour lui-même et à suivre l’exemple du Christ.
En Christ
Juan
Cher Arnaud,Cinci a écrit : ↑lun. 31 janv. 2022, 1:49 Un grand moment entre l'abbé Pagès et Arnaud Dumouch
https://www.youtube.com/watch?v=psL6OwruylA
Vers 1 heure 19 minute ... le fameux passage ... la question du fomes peccati à 1 heure 22 ... et la condition du choix après ...
Oui, beaucoup de questions qu'il faut résoudre simplement. Tout se résume, je crois, par cette unique question : Faut-il aimer Dieu explicitement d'un amour de charité, avant notre entrée dans l'autre monde pour être sauvé. C'est sur ce dogme que l'abbé Pagès trébuche car, depuis 50 ans, on s'en est discrètement débarrassé chez les thomistes (sous peine de devoir damner 99% de l'humanité).cmoi a écrit : ↑mer. 02 févr. 2022, 13:56Cher Arnaud,Cinci a écrit : ↑lun. 31 janv. 2022, 1:49 Un grand moment entre l'abbé Pagès et Arnaud Dumouch
https://www.youtube.com/watch?v=psL6OwruylA
Vers 1 heure 19 minute ... le fameux passage ... la question du fomes peccati à 1 heure 22 ... et la condition du choix après ...
je souhaiterais comme je l'ai annoncé revenir et m'appuyer sur cette vidéo pour vous poser quelques questions,
Quiconque veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique. Celui qui ne la garde pas entière et inviolée, périra sans aucun doute pour l’éternité : Or la foi catholique la voici : (suit le Credo). Telle est la foi catholique, et quiconque ne gardera pas cette fois fidèlement et fermement, ne pourra être sauvé.
S I QUELQU'UN dit, que les hommes sont justifiés, ou par la seule imputation de la justice de Jésus-Christ, ou par sa seule rémission des péchés, faisant exclusion de la Grâce et de la Charité, qui est répandue dans leurs cœurs par le Saint Esprit, et qui leur est inhérente ; Ou bien que la Grâce par laquelle nous sommes justifiés, n'est autre chose que la faveur de Dieu : Qu'il soit Anathème.
Je pense que Perlum Pimpum ne comprend pas ce qu'est le blasphème contre l'Esprit.Perlum Pimpum a écrit : ↑mar. 01 févr. 2022, 23:08 Ce qui me paraît évident, c’est que blasphémer le Fils ou blasphémer l’Esprit sont des péchés d’égale importance. Si l’un est rémissible, l’autre l’est aussi. Relisez l’enseignement du Pape Gélase.
Matthieu 12, 31 Aussi je vous le dis, tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera pas remis. Et quiconque aura dit une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera remis ; mais quiconque aura parlé contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera remis ni en ce monde ni dans l'autre.
Mais vous n'y répondez pas sinon à la seconde et indirectement, en vous éloignant de votre thèse que je mets moi au centre.Arnaud Dumouch a écrit : ↑mer. 02 févr. 2022, 14:36 Oui, beaucoup de questions qu'il faut résoudre simplement.
Hum... Si il s'agit bien du péché irrémissible, vous avez en effet raison.Arnaud Dumouch a écrit : ↑mer. 02 févr. 2022, 14:43 Quelqu'un a dit : "Le blasphème contre l'Esprit est pardonné si on s'en repent en ce monde".
Cette hypothèse est absurde. Par définition, celui qui est dans le blasphème contre l'Esprit NE S'EN REPENT JAMAIS. Voilà pourquoi :
1° pleine lucidité (donc aucun motif nouveau ne vient jamais éclairer son intelligence)
2° pleine maîtrise de soi (donc il n'y a strictement aucune faiblesse en lui).
Donc JAMAIS on ne s'en repent. Si un homme s'en repent, c'est qu'il n'était pas en état de blasphème contre l'Esprit. Voilà pourquoi le Seigneur dit :
En fait vos questions sont compliquées. Elle font 30 lignes chacune.cmoi a écrit : ↑mer. 02 févr. 2022, 14:59Mais vous n'y répondez pas sinon à la seconde et indirectement, en vous éloignant de votre thèse que je mets moi au centre.Arnaud Dumouch a écrit : ↑mer. 02 févr. 2022, 14:36 Oui, beaucoup de questions qu'il faut résoudre simplement.
Je préférerais que vous me disiez clairement que vous ne souhaitez pas échanger avec moi !
Quelle que soit ma frustration j'arrêterai alors de me fatiguer pour rien.
Ca s'appelle le blasphème contre le Père (péché mortel lié à une faiblesse) et le blasphème contre le Fils (péché mortel lié à une ignorance).
"J'ai raison".