Arnaud Dumouch a écrit :Coco Lapin, Depuis quand "la loi naturelle inscrite dans le coeur des hommes" donne le salut.
Vous m'avez mal compris. Le salut se fait par la foi et les œuvres, bien entendu, et ceux qui ont été sauvés au moment de la noyade l'ont été par la foi implicite et la contrition parfaite, en vue des mérites du Rédempteur à venir.
Arnaud Dumouch a écrit :Mais sachez que quelque soit le sens que je donne au mot "mort" (sens Biblique que le pape Benoît XVI -Spe salvi 44 fin- propose à la réflexion de l'Eglise en parlant (citation) "d'une condition intermédiaire entre mort et résurrection, un état DANS LEQUEL MANQUE ENCORE LA SENTENCE DERNIERE" (ce qui est tout sauf thomiste), quoiqu'il en soit "APRES LA MORT (même au sens Hadès), vient le jugement individuel DEFINITIF.
Il est écrit " Une condition intermédiaire entre mort et
résurrection" et non "entre mort et
jugement".
Benoît XVI semble donc bien parler, comme je vous disais, de la condition des âmes séparées de leur corps entre le jugement particulier et le jugement général où a lieu la résurrection des corps.
De Veritate, 14, 11, 1:
« A un homme qui, sans y mettre d’obstacle, suivrait la raison naturelle pour chercher le bien et éviter le mal, on doit tenir pour très certain que Dieu révélerait par une inspiration intérieure les choses qu’il est nécessaire de croire ou lui enverrait quelque prédicateur de la foi, comme Pierre à Corneille. »
Et vous, monsieur Dumouch, vous prêchez à l'inverse que :
« A un homme qui,
en y mettant obstacle,
ne suivrait
pas la raison naturelle pour chercher le bien et éviter le mal,
on doit tenir pour très certain que Dieu révélerait
toujours quand même par une illumination intérieure les choses qu’il est nécessaire de croire. »
Puisque vous revenez avec Gaudium et spes 22 5 et le blasphème contre l'Esprit, je ne peux que vous répéter que l'universalité de la possibilité d'être sauvé selon GS 22 5 ne concerne que la grâce suffisante et non l'illumination finale, et qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une apparition du Christ pour commettre un blasphème contre l'Esprit Saint, qui est simplement la négation de la vérité évidente. Par exemple, un témoin qui assisterait à une guérison miraculeuse éclatante à Lourdes et qui nierait le miracle ou l'action de Dieu pourrait déjà être en état de blasphème contre l'Esprit Saint.
Bref, ce qui est agaçant avec vous, monsieur Dumouch, c'est que vous tordez tous les textes qui ne vous arrangent pas pour leur faire dire ce qu'ils ne disent pas, et ensuite vous présentez votre théorie comme certaine.
Après la mort qui est la fin de la vie sur terre on est jugé aussitôt ? Qu'importe, après la séparation de l'âme et du corps, la mort est une fin qui peut se prolonger sur des milliers d'années avant que le jugement ait lieu.
Les vierges folles demandent qu'on leur ouvre la porte et personne ne l'ouvre ? Qu'importe, à force de dire Seigneur, Seigneur, la porte s'ouvrira.
Le Roi dit aux méchants qui n'ont pas secourus les pauvres d'aller au feu éternel même s'ils ne savaient pas que c'était comme si c'était le Roi qu'ils n'avaient pas aidé ? Qu'importe, c'était pour rire, le Roi va les rappeler juste après pour leur demander s'ils veulent bien être pardonnés.
Abraham dit au mauvais riche qu'on ne peut pas adoucir ses tourments ? Qu'importe, le riche verra quand même la fin de ses souffrances au bout d'un moment.
Abraham dit que Moïse et les prophètes suffisent aux frères du riche pour s'amender ? Qu'importe, le Christ viendra quand même leur prêcher personnellement sa doctrine et leur proposer son pardon.
Je constate dans votre dernier message que selon vous, il y a un Purgatoire pré-jugement dans le passage de la mort où l'on est puni sans pour autant avoir été jugé. Ou alors, jugé, mais un peu, par les saints mais pas encore par le Christ, c'est bien ça ?