Re: Discussions sur le Coran
Publié : dim. 06 mai 2012, 1:19
Suite à ma surprise dans votre message ici :
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 7&p=217670
je préfère prendre du recul, et vous répondre plus tard en consultant mes livres les plus sérieux en arabe, parce qu'au final, je vais finir par douter du sens qu'on donne au mot "savant" en Islam.
Sur votre seconde question, la fin du XVI siècle et le XVII siècle sont dans la Contre-Réforme complétement. Et aujourd'hui, l'esprit est conciliaire au contraire, vous le constaterez sur place, l'accès aux ouvrages anciens des missionnaires qui combattaient le mahométisme et son hérésie, font place à l'Islam en tant que religion. Mahométisme versus Islam, hérésie versus religion, même si le fond est solide, même si jadis ils avaient des documents exceptionnels qui ont été détruits, disparus, qu'ils citent, et donc qui sont essentiels maintenant, dans le contexte de jadis, on n'aime pas tellement y faire référence. L'esprit de Vatican II, ou le pontificat de Jean-Paul II si vous préférez, exclut ces sources. Cela commence à s'arranger avec notre pape Benoît XVI, mais rappelez-vous la controverse de Ratisbonne. C'est chaud!
Sur l'enjeu économique, il concernait l'exemple du prétendu site d'Alésia. Il me semble impossible qu'il fut jamais à Alise-Sainte-Reine, mais la Région et l'Europe ont tellement investi de millions d'euros pour le MuséoParc Alésia, que le soucis de constater l'impossibilité de ce site face au texte de Jules César dans de Bello Gallico. Encore une fois, au nom d'enjeux autres, "modernistes", on renverse la vapeur et tant pis si on enseigne l'inverse, du moment qu'on le justifie par une décision moderne de progrès. Progrès de quoi? Nous ne sommes plus sous Napoléon III et son césarisme. Jérôme Carcopino dont sa loi votée sous Pétain est toujours en vigueur, disait que l'important était de fixer d'abord un premier site pour la bataille d'Alésia, temporairement calmer les incohérences. On a fini par utiliser son raisonnement au contraire de ce qu'il percevait, id est que le décalage du temps est si grand maintenant que son raisonnement n'a plus aucune valeur. Il est bien trop tard pour fixer temporairement un site présumé, et laisser le débat ouvert. La raison économique l'a emporté, dans un révisionnisme impressionnant.
Si vous faites du politiquement correct, en parlant de Jésus dans le Coran, alors que ce nom n'y est jamais, du rapprochement entre un Islam modéré (ce qui ne veut rien dire) et un catholicisme français à la dérive séduit par le courant moderniste, vous serez bien considéré même si la France est devenue le cinquième pays le plus athée au monde, et bien que la crise de l'Eglise en France, par les vocations, par la messe Paul VI qui fait le vide, ne cesse de s'amplifier de manière dramatique. Combien de maires courtisent l'Islam... Combien d'évêques ne tiennent pas compte de notre pape...
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 7&p=217670
je préfère prendre du recul, et vous répondre plus tard en consultant mes livres les plus sérieux en arabe, parce qu'au final, je vais finir par douter du sens qu'on donne au mot "savant" en Islam.
Sur votre seconde question, la fin du XVI siècle et le XVII siècle sont dans la Contre-Réforme complétement. Et aujourd'hui, l'esprit est conciliaire au contraire, vous le constaterez sur place, l'accès aux ouvrages anciens des missionnaires qui combattaient le mahométisme et son hérésie, font place à l'Islam en tant que religion. Mahométisme versus Islam, hérésie versus religion, même si le fond est solide, même si jadis ils avaient des documents exceptionnels qui ont été détruits, disparus, qu'ils citent, et donc qui sont essentiels maintenant, dans le contexte de jadis, on n'aime pas tellement y faire référence. L'esprit de Vatican II, ou le pontificat de Jean-Paul II si vous préférez, exclut ces sources. Cela commence à s'arranger avec notre pape Benoît XVI, mais rappelez-vous la controverse de Ratisbonne. C'est chaud!
Sur l'enjeu économique, il concernait l'exemple du prétendu site d'Alésia. Il me semble impossible qu'il fut jamais à Alise-Sainte-Reine, mais la Région et l'Europe ont tellement investi de millions d'euros pour le MuséoParc Alésia, que le soucis de constater l'impossibilité de ce site face au texte de Jules César dans de Bello Gallico. Encore une fois, au nom d'enjeux autres, "modernistes", on renverse la vapeur et tant pis si on enseigne l'inverse, du moment qu'on le justifie par une décision moderne de progrès. Progrès de quoi? Nous ne sommes plus sous Napoléon III et son césarisme. Jérôme Carcopino dont sa loi votée sous Pétain est toujours en vigueur, disait que l'important était de fixer d'abord un premier site pour la bataille d'Alésia, temporairement calmer les incohérences. On a fini par utiliser son raisonnement au contraire de ce qu'il percevait, id est que le décalage du temps est si grand maintenant que son raisonnement n'a plus aucune valeur. Il est bien trop tard pour fixer temporairement un site présumé, et laisser le débat ouvert. La raison économique l'a emporté, dans un révisionnisme impressionnant.
Si vous faites du politiquement correct, en parlant de Jésus dans le Coran, alors que ce nom n'y est jamais, du rapprochement entre un Islam modéré (ce qui ne veut rien dire) et un catholicisme français à la dérive séduit par le courant moderniste, vous serez bien considéré même si la France est devenue le cinquième pays le plus athée au monde, et bien que la crise de l'Eglise en France, par les vocations, par la messe Paul VI qui fait le vide, ne cesse de s'amplifier de manière dramatique. Combien de maires courtisent l'Islam... Combien d'évêques ne tiennent pas compte de notre pape...