Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2011-2012)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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Jean-Mic
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Re: La Joie et ses oeuvres

Message non lu par Jean-Mic »

Béni sois-tu, Seigneur !
Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes. Ils n'ont pas fini de s'amuser !
lucieperraton
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Re: La Joie et ses oeuvres

Message non lu par lucieperraton »

Jean-Mic a écrit :Béni sois-tu, Seigneur !
Bénis sois-tu, Seigneur, à cause de la Joie !
Etienne lorant, merci .

Vous parlez de l’Eucharistie comme source de Joie. .Jésus n’a pas peur de donner des ordres . Il est la vérité , le chemin : ‘’Demeurez dans mon Amour’’. le sacrement de l’Eucharistie serait’il le meilleur moyen de nous aider à demeurer dans son Amour? Je le demande car dans ma démarche spirituelle ce sacrement n’a pas la place qu’il devrait avoir. Je résiste sans vraiment savoir pourquoi . Et j’en souffre.
Jésus, à mes yeux continue de s’immoler toujours et toujours pour que l’homme dans la soufrance de son quotidien reconnaisse l’Agneau de Dieu , Celui qui le libère de son joug. Le sacrement de l’Eucharistie ne peut pas être un plus dans notre démarche spirituelle (pardon Mon Dieu de douter) . Il doit être aussi vital que Jésus lui-même; mais ( encore ce doute qui Te blesse……) l’Esprit de Dieu n’est’il pas partout , pas seulement dans la Sainte Hostie. Lorsque je fais le bénédicité je fais en Sa mémoire ce qu’Il nous a demandé de faire.
Cher Eienne Lorant, ma conversion ne suit pas le même chemin que la vôtre. La Foi m’ouvre la voie qui me mène aux œuvres de Dieu mais le sacrement de l’Eucharistie n’est pas encore sur ma route. Le sacrement de l’Eucharstie vous transforme et vous mène direct à la Joie . Je ne peux faire semblant de croire en ce sacrement, tout de même.
Je ne désespère pas, non jamais ; Dieu ne m’abandonne pas.
Votre joie a fait tressaillir mon âme qui, je le pressens, aspire à être comblée de la Joie que Jésus est venue nous apporter. Rendons Grâce ! Alleluia!!!
etienne lorant
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Re: La Joie et ses oeuvres

Message non lu par etienne lorant »

lucieperraton a écrit :... ma conversion ne suit pas le même chemin que la vôtre. La Foi m’ouvre la voie qui me mène aux œuvres de Dieu mais le sacrement de l’Eucharistie n’est pas encore sur ma route.
Rassurez-vous, ce n'est qu'une question de temps. J'ai connu pire: après ma conversion, durant plus de six mois, chaque dimanche, je prenais à pieds le chemin de l'église quand les cloches sonnaient, mais parvenu pratiquement sur le parvis de l'église, j'éprouvais une sorte de peur et après un long et douloureux débat intérieur "Oui, non, oui, je peux, je suis en ordre, non, c'est trop dur..." je faisais demi-tour. Je ne comprenais pas ce qui se passait en moi. Plus tard, je me suis rendu à Lourdes. Plus tard encore, c'est une amie qui me tenait par la main (!) pour entrer dans une église. Et puis, un dimanche, pourquoi, comment, je ne sais pas, l'obstacle s'est effacé... Confiance donc !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Disciples de l'amour du Christ

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,12-17.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera.
Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Dans la première lecture, des Actes des Apôtres, les Anciens envoient Paul et Barnabé avec deux témoins, Jude et Silas, pour adresser aux païens convertis qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie un message d'apaisement et de réconfort.

La communauté se développe et la grâce touche désormais des hommes et des femmes de cultures différentes, ce qui peut poser problème de conformités sur des questions pratiques comme l'alimentation (qui avait déjà posé des difficultés à Pierre lui-même).
Lorsque des problèmes se posent aux communautés, c'est l'amour fraternel qui doit présider - mais il faut préciser: non de cette entente qui procède d'un même mode de vie, mais de l'amour du Christ.

L'amour du Christ, telle est la fondation durable, sur laquelle tous doivent s'appuyer et la Vérité à laquelle tous les cœurs doivent tendre.
Dans cette première lecture, les frères qui avaient décidé, de leur propre autorité, d'imposer aux nouveaux croyants les rites déjà en vigueur, se retrouvent blâmés. Ils avaient certainement cru bien faire, mais l'on voit déjà percer la tentation du repli sur une forme d'intégrisme - tout semblable à la rigidité manifestée par les Pharisiens qui s'opposèrent à Jésus.

Dans l’Évangile, Jésus rappelle à ses disciples que ce n'est par eux-mêmes qu'ils sont devenus ses amis. Mais c'est lui, Jésus, qui les a choisis. Et c'est seulement dans ce rapport-là - en passant par Jésus, que les disciples peuvent porter du fruit, et demander et tout obtenir de la part du Père.

Comme elle demeure humaine, la parole qui dénonce - par exemple - la manière de communier, communion dans les mains ou communion sur la langue, alors que les deux sont acceptées ! A partir de ce point précis, notre prêtre a parlé des 'négociations' en cours entre le Vatican et les responsables de la FSSPX. De la part du Pape, il s'agit de répéter encore : "Nous vous aimons toujours" - puisqu'il s'en tient à l'amour de Jésus, mais aussi de les prier de ne pas tomber dans l'injure et la caricature. Une décision devrait être prise avant la fin de ce mois de mai:

"La décision de Benoît XVI concernant le retour de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) dans la pleine communion de l’Eglise interviendra d’ici la fin du mois de mai 2012, ont indiqué à I.MEDIA des sources vaticanes proches du dossier. Pour l’heure, la réponse de la FSSPX au “préambule doctrinal“ préalable à tout accord soumis par Rome en septembre 2011 est encore étudiée par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Parvenue le 17 avril dernier, la réponse du supérieur général de la FSSPX, Mgr Bernard Fellay, sera ensuite soumise à Benoît XVI."

Voici donc une belle intention de prière en ce mois où Marie est plus particulièrement invoquée !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
lucieperraton
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Re: La Joie et ses oeuvres

Message non lu par lucieperraton »

etienne lorant a écrit :
lucieperraton a écrit :... ma conversion ne suit pas le même chemin que la vôtre. La Foi m’ouvre la voie qui me mène aux œuvres de Dieu mais le sacrement de l’Eucharistie n’est pas encore sur ma route.
Rassurez-vous, ce n'est qu'une question de temps. J'ai connu pire: après ma conversion, durant plus de six mois, chaque dimanche, je prenais à pieds le chemin de l'église quand les cloches sonnaient, mais parvenu pratiquement sur le parvis de l'église, j'éprouvais une sorte de peur et après un long et douloureux débat intérieur "Oui, non, oui, je peux, je suis en ordre, non, c'est trop dur..." je faisais demi-tour. Je ne comprenais pas ce qui se passait en moi. Plus tard, je me suis rendu à Lourdes. Plus tard encore, c'est une amie qui me tenait par la main (!) pour entrer dans une église. Et puis, un dimanche, pourquoi, comment, je ne sais pas, l'obstacle s'est effacé... Confiance donc !
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merci pour votre partage et votre support
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Dimanche: pour la grâce d'aimer en vérité

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,9-17.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera.
Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
© AELF, Paris


L’évangile de ce dimanche reprend les lectures de jeudi et vendredi. Jésus dit encore: "Demeurez dans mon amour"... Tout au long de cette semaine, j'ai pu de nouveau mesurer combien demeurer dans l'amour du Christ m'oblige à m'écarter de tout autre amour.

En effet, l'amour de Jésus ne se vit pas comme un amour strictement humain. Il ne dépend ni de la ressemblance, ni des affinités, ni des penchants naturels. Au contraire, l'amour que Jésus nous enseigne doit nous conduire à estimer la différence qui est chez l'autre et à tenir à l'écart, pour aimer en vérité, tout ce qui nous ressemble.

Ainsi, dans un exemple absolu, est le Samaritain qui, lorsqu'il aperçoit le corps d'un homme laissé pour mort sur la route, fait taire sa crainte, surmonte sa méfiance et sa répulsion... et remet en cause son emploi du temps afin d'accorder toute son attention au problème qui lui est soumis. On connaît la suite: ce bon Samaritain, considéré par les Juifs comme hérétique et schismatique, c'est lui qui fera preuve de miséricorde et qui accomplit la Loi.

Encore une fois, aimer de l'amour de Jésus, ce n'est pas aimer - du moins pas seulement - selon notre cœur naturel. Mais c'est aimer comme Dieu aime, en sachant que Dieu est celui qui fait tomber la pluie et lever le soleil sur les bons comme sur les méchants.

Il y a donc une grande part de volonté à investir dans cette façon d'aimer. Il faut dire et redire: "Non pas comme je veux, mon Dieu, mais comme Toi, tu veux !" En cette veille de dimanche, je prie qu'au travers des difficultés que je rencontre (comme tout un chacun dans l’Église et dans le monde), j'apprenne à faire grandir ma foi en abandonnant de plus en plus mon contrôle sur moi-même.
Cette semaine, je suis resté fidèle à un accord qu'un de mes proches a transgressé: lui l'a fait et moi, en retour... j'ai bien failli... mais, finalement non, je ne l'ai pas fait. C'est un progrès, c'est la bonne voie. Si je sais que c'est le juste chemin, c'est qu'il est difficile de l'emprunter.

Il faut abandonner sa volonté propre, se laisser envahir par l'Esprit saint afin d'accomplir ce que veut le Père et à la manière du Fils. Mais qu'est-ce que le monde peut comprendre de tout ceci ?

Bon dimanche à tou(te)s !
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Départ de Jésus, envoi du Défenseur

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,5-11.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son père, il disait à ses disciples : " Je m'en vais maintenant auprès de celui qui m'a envoyé, et aucun de vous ne me demande : 'Où vas-tu?'
Mais, parce que je vous ai parlé ainsi, votre cœur est plein de tristesse.
Pourtant, je vous dis la vérité : c'est votre intérêt que je m'en aille, car, si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l'enverrai.
Quand il viendra, il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation.
Il montrera où est le péché, car l'on ne croit pas en moi.
Il montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus.
Il montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné
.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Le départ de Jésus - dans sa présence physique - était inévitable pour plusieurs raisons dont une me paraît évidente: si Jésus était resté éternellement sur la terre dans son corps physique, aucun effort de foi n'eût plus été nécessaire - et ce n'était pas ce que Dieu voulait. C'eût été également la fin de l'Histoire - comme les Juifs se la représentaient. Une fois le Messie venu, Israël eût dominé le monde. Au second retour du Christ, dans sa gloire, tout sera effectivement accompli.

Les autres raisons sont, sur le plan humain, que l'Esprit Saint montre effectivement, partout dans le monde, là où l'erreur du monde, le bon droit et la condamnation. L’Esprit Saint remet effectivement en question la manière de juger des hommes, Il permet à tous les êtres humains qui viennent dans le monde de se remettre en question. Ils le font et ils le font librement. Ceux qui désirent le salut que Dieu donne, ils le chercheront et l'obtiendront; mais ceux qui n'en veulent pas, non seulement le feront en toute conscience, mais aussi connaîtront des occasions de réviser leur position.

Dieu aime et ne veut des adorateurs sincères, qui cherchent à Le connaître. Il ne veut pas de serviteurs apparemment dociles mais qui murmurent dans leurs cœurs. Une fois pour toutes, Il a fixé comme la règle la plus absolue, de Le servir dans "le prochain" - ce qui est inédit dans l'histoire des religions et, je le note aussi, remet en question tous les systèmes de société qui ont existé jusque-là.

Force m'est de reconnaître qu'en notre temps aussi, les sociétés font tout ce qu'elles peuvent pour conduire les âmes non à leur salut mais à leur perte. Les persécutions dont il est question dans la lecture d'aujourd'hui - des Actes des Apôtres, se continuent.

Les attaques dont l’Église fait l'objet continuent elles aussi et, comme a contrario, témoignent de la puissance de la Parole adressée à Pierre: "Pierre, tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. »

Je rends grâce au Seigneur pour tous ses enfants qui sont "dans le siècle" de ce temps. Puissent-ils porter beaucoup de fruits !

.
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L'Esprit de vérité

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,12-15.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas la force de les porter.
Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu'il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce qui appartient au Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : Il reprend ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

J'ai participé à une très courte messe (il n'y en avait pas en ville) qui ne comportait pas d'homélie. Néanmoins, dans ce passage, l'Esprit Saint est clairement établi comme troisième personne de la Trinité. Son rôle: nous guider vers la vérité tout entière, nous révéler ce qui adviendra, et glorifier le Fils dans le Père.

L’Esprit Saint est toujours à l’œuvre, je dirais qu'Il est, pour chacun de nous, la présence perpétuelle de Jésus à nos côtés et en toute situation. Quelle consolation ! Il n'est guère étonnant que Jésus ai dit: Moi qui, aux yeux du monde, suis le plus souvent solitaire, j'ai avec l'Esprit un guide sûr et qui me dit, de la part du Seigneur, tout ce qui est bon pour moi, tout ce que je dois faire, mais aussi : Il me manifeste mon péché et me fait ressentir de la peine.

Pour nous, qui sommes de ce temps, s'éclaire ainsi, évidemment, la Parole que Jésus disait aux disciples: "Il est bon pour vous que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas. Et si je pars, c’est pour vous l’envoyer." (Jn 14) Si notre foi n'était fondée que sur l'Ancien et le Nouveau Testament, si notre démarche ne consistait qu'à explorer les textes et assister à des cérémonies qui ne seraient que des commémorations de scènes de la vie du Christ... nous n'irions pas très loin.

Mais par le secours de l'Esprit Saint, le Seigneur est réellement avec nous dans les jours de notre vie, et Il nous guide, comme Il a guidé les premiers apôtres - comme saint Paul aujourd'hui, dans la première lecture, lorsqu'il parle aux Grecs de l'aréopage. Je note que la plupart non pas voulu croire, mais ceux que le Seigneur avait choisis: Denis, membre de l'Aréopage, une femme nommée Damaris, et d'autres avec eux ont saisi la Vérité au plus intime d'eux-mêmes - et ont adhéré à l’Église.

Que ce jour soit donc jour de joie: il l'est de nouveau pour moi et je le souhaite tel pour tous et toutes !

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L'existence et la Vie !

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,20-23a.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l'enlèvera. En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. "


Livre des Actes des Apôtres 18,9-18.
A Corinthe, une nuit, Paul eut cette vision; le Seigneur lui disait : " Sois sans crainte, continue à parler, ne reste pas muet.
Je suis avec toi, et personne n'essaiera de te maltraiter, car dans cette ville j'ai à moi un peuple nombreux. »
Paul demeura un an et demi à Corinthe ; il enseignait aux gens la parole de Dieu.
Pendant que Gallion était proconsul en Grèce, les Juifs tous ensemble se soulevèrent contre Paul et le conduisirent au tribunal
en disant : « Le culte de Dieu auquel cet individu veut amener les gens est contraire à la Loi. »
Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S'il s'agissait d'un délit ou d'un méfait grave, je recevrais votre plainte comme il se doit ;
mais puisqu'il s'agit de discussions concernant la doctrine, les appellations et la Loi qui vous sont propres, cela vous regarde. Moi, je ne veux pas être juge de ces affaires. »
Et il les renvoya du tribunal.
Alors, ils se saisirent tous de Sosthène, le chef de la synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion demeurait indifférent.
Paul resta encore un certain temps à Corinthe, puis il fit ses adieux aux frères et prit le bateau pour la Syrie ; il emmenait Priscille et Aquila ; à Cencrées, il s'était fait raser la tête, car le vœu qui le lui interdisait venait d'expirer.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Si j'ai placé l’Évangile du jour avant la première lecture, c'est après avoir découvert que le récit tiré des Actes des Apôtres manifeste combien est grande la liberté des enfants de Dieu - de tous ceux et toutes celles qui ont accueilli dans leurs cœurs la parole de Dieu. En effet, tous ceux qui croient ont, en eux, déjà du temps de leur vie dans la chair, une vie intérieure qui les anime d'En-Haut.

Ainsi, dans les Actes, on voit Paul se faire arrêter par les Juifs et conduire devant un tribunal romain, mais c'est en définitive Gallion, le proconsul romain, qui entre en débat avec les Juifs... avant que les accusateurs eux-mêmes se tournent en ridicule en agressant le chef de leur propre synagogue !

Et Paul peut repartir. Ce que j'ai dit de la vie intérieure qui anime les chrétiens de manière indépendante, je la vois se manifester au cœur de ce "non-procès", mais aussi au détail du dernier verset: Paul se fait raser la tête, car "le vœu qui le lui interdisait venait d'expirer." Tiens, me suis-je dit quel était donc ce vœu ? Mais peu importe: ce vœu, quel qu'il soit, semble plus important dans ce récit que "l'incident" du tribunal !

Cet épisode de la vie de Paul montre bien comment s'accomplit pour lui ce que Jésus nous promet à tous: "Votre joie, personne ne vous l'enlèvera. En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger." N'en est-il pas ainsi dans chacune de nos vies ?

Pour moi, ce matin, plus important que de décider de venir travailler ou pas, c'était d'aller à l'Eucharistie, comme chaque jour. J'étais sombre en me réveillant, car les événements du monde et de ma propre existence, ne m'incitent pas (du moins du point de vue de la raison) à l'optimisme. Mais, pour le reste, je suis moi aussi cohérent avec ma foi: congé ou pas congé, je suis allé à la messe et j'en suis sorti rempli de Joie!

Dieu est plus fidèle que les hommes, confions-lui donc sans crainte notre vie !

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Teano
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Re: L'existence et la Vie !

Message non lu par Teano »

Quand on est dans la peine, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, on se tourne souvent vers le Seigneur pour qu'Il nous explique pourquoi et comment en sortir. En tout cas, moi, je le fais, pour le meilleur ou pour le pire (n'est-ce-pas, cher Etienne ?). Alors, je m'attache à cette promesse "vous n'aurez plus à m'interroger". Quel silence paisible m'attend !

Sur les Actes, il y a une intéressante contradiction : le Seigneur dit à Paul de parler. A Corinthe, Paul annonce donc l'Evangile. Mais devant le tribunal, au moment où Paul s'apprête à prendre la parole, Gallion le proconsul (et frère de Sénèque) clot le débat en se déclarant incompétent. Paul est bien obligé de se taire. Qu'aurait dit Paul ? Se serait-il défendu ? Aurait-il exposé l'Evangile, sans se soucier d'être condamné devant un tribunal ? Un personnage aussi éloquent contraint au silence, quelle bonne leçon !
Il y a des moments, des lieux et des circonstances où visiblement le silence est la meilleure défense, la meilleure attitude face à l'adversité et la meilleure annonce de l'Evangile. Par son silence (Gallion a, à mon avis, obéi à l'Esprit), Paul met à nu les vérités de chacun : l'indifférence de Gallion, la violence des Juifs opposés à l'Evangile et sans doute, le fait que Sosthène, chef de la synagogue était chrétien ou en tout cas sensible à l'Evangile.

Je vais réfléchir à ça : utiliser le silence et mettre ma langue en vacances...
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"


Messages dans cette couleur (ou à peu près...) : modération du forum
etienne lorant
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Prier Dieu directement. Les trois attributs divins.

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,23b-28.

"En ce jour-là, vous demanderez en invoquant mon nom ; or, je ne vous dis pas que c'est moi qui prierai le Père pour vous,
car le Père lui-même vous aime, parce que vraiment vous m'aimez, et vous croyez que je suis venu d'auprès de Dieu.»


Cy Aelf, Paris

J'ai retenu ce seul verset, considérant combien il est riche en lui-même et considérant aussi, pour ma confusion, ma récitation toute ordinaire du Notre Père, ainsi que le peu d'occasions où j'ai dit : "Père, je Te prie dans le nom de Jésus, comme Il nous l'a enseigné..." avant de formuler une demande particulière.

Jésus nous dit donc que le Père nous aime, parce que nous aimons son Fils, et que dès lors, nous pouvons directement invoquer le Père. Ce que je dis ici pourra étonner quelques-uns, mais c'est une remarque que je fais d'abord pour moi-même. Je prie facilement le chapelet, et je sais bien que c'est Dieu que je prie, mais je le fais en m'appuyant sur Marie, qui est aussi connue comme "l'Oratoire" (le lieu où prier, l'endroit d'où la prière monte plus facilement") et la "toute-puissance suppliante" selon le mot du grand enseignant de prière que fut l'Abbé Jean Lafrance.

Je vais désormais glisser dans ma prière des invocations directement au Père. Ce sera pour moi un exercice de confiance en la Miséricorde divine. Jusqu'à l'année 2004, j'avais ignoré que l'amour miséricordieux est le principal attribut de Dieu - et que la miséricorde divine désigne étymologiquement les "entrailles maternelles" de Dieu. Durant des années, j'avais eu le sentiment d'une lacune de connaissance. Je savais bien que Dieu est "Sainteté, Justice, Amour", mais son plus grand attribut, c'est l'Amour, et l'amour miséricordieux. Si je n'avais rien retenu que cela des feuillets de conférences que j'ai résumés durant quatre ans, je crois que c'eût été suffisant: l'Esprit Saint rend simple ce qui paraissait ardu à la compréhension.

Il est intéressant également de voir comment ces trois attributs divins luttent entre eux dans le cœur du Père en faveur du salut des âmes et je cite ici un extrait de ces conférences:

"A cause de sa sainteté, Dieu ne peut tolérer ni admettre le péché qui nous éloigne de Lui mais Il aime le pécheur.

Parce qu’il est juste, il ne peut excuser le péché.

Mais depuis que son amour et sa justice se sont embrassés sur le Mont Golgotha, là où le Fils a donné sa vie "en rançon de la multitude", Dieu pardonne le péché de tous ceux qui croient en Jésus et en l’œuvre qu’Il a accompli sur la Croix et la poursuivent en gardant sa parole."

Fin de théologie pour un samedi matin ensoleillé ! Dieu soit béni !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Dans le monde, mais retirés de lui

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,11b-19.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes.
Quand j'étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné. J'ai veillé sur eux, et aucun ne s'est perdu, sauf celui qui s'en va à sa perte de sorte que l'Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés.
Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde.
Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais.
Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.
Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, consacrés par la vérité.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Jésus dit bien que "désormais", donc : au moment où il parle, il n'est plus dans le monde, tandis que ses disciples y sont toujours. Une simple formule de langage ? Je ne pense pas car, dès le début du verset suivant, Jésus parle encore au passé : "Quand j'étais avec eux" - et ensuite: "maintenant que je viens à toi"... Ne sont-ils pas curieux ces divers moments du temps de Jésus ? C'est sans doute la raison pour laquelle la Liturgie a adopté la petite phrase : "A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples".

Cette heure du Fils de Dieu, et du Fils de l'homme, nous sommes en train de la vivre, nous aussi, avec les disciples. Jésus ne demande pas au Père de nous retirer du monde, mais de nous préserver du Mauvais. Le monde nous a pris en haine, parce que le monde est le domaine où règne le mal, tandis que, consacrés par la vérité, nous devenons comme notre Maître et nous vivons cette heure où nous sommes en train de passer du monde à Notre Père... Sommes-nous heureux ? Nous devrions l'être. Si nous ne le sommes pas, c'est que nous n'avons pas encore bien saisi la chance qui est la nôtre.

Car Jésus parle ainsi afin que nous soyons dans la Joie. Oh, il n'est guère aisé de parler de cet état "altéré" que nous apporte la grâce. La Joie est cette Vie en nous, ce germe d'éternité qui cherche à percer les frontières de la connaissance naturelle pour sonder les mystères du divin et de l'éternité.

Ce dimanche, je suis dans la Joie. S'il fallait l'expliquer, il faudrait tout dire de l'Eucharistie ! Cette Joie est en moi et c'est elle qui m'anime. Où sont mes réflexes d'antan ? Désormais, il n'y a plus que le regard tourné vers Dieu, qui permet de parler et de décrire tout ce qui en ce monde nous est donné de la part de Dieu.

Ma Joie demeure au milieu même de toutes sortes de difficultés. Puisse donc votre Joie demeurer aussi !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Secours de l'Esprit et enfance spirituelle

Message non lu par etienne lorant »

Livre des Actes des Apôtres 19,1-8.
Pendant qu'Apollos était à Corinthe, Paul traversait le haut pays ; il arriva à Éphèse, où il trouva quelques disciples.
Il leur demanda : « Quand vous êtes devenus croyants, avez-vous reçu le Saint-Esprit ? » Ils lui répondirent : « Nous n'avons même pas appris qu'il y a le Saint-Esprit. »
Paul reprit : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils répondirent : « Celui de Jean Baptiste. »
Alors Paul leur expliqua : « Jean donnait un baptême de conversion ; et il disait au peuple de croire en celui qui devait venir après lui, c'est-à-dire en Jésus. »
Après ces explications, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus.
Et quand Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux, et ils se mirent à dire des paroles mystérieuses et à parler comme des prophètes.
Ils étaient une douzaine d'hommes au total.
Ensuite, Paul se rendit à la synagogue ; et là, pendant trois mois, dans ses entretiens, il s'efforçait de convaincre en parlant avec assurance du royaume de Dieu.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,29-33.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il parlait à ses disciples. Ceux-ci lui disent alors : " Voici que tu parles ouvertement, sans employer de paraboles.
Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et qu'il n'y a pas besoin de t'interroger : voilà pourquoi nous croyons que tu es venu de Dieu. »
Jésus leur répondit : « C'est maintenant que vous croyez !
L'heure vient - et même elle est venue - où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; pourtant je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi.
Je vous ai dit tout cela pour que vous trouviez en moi la paix. Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : moi, je suis vainqueur du monde. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Le lien entre ces deux textes, c'est la venue et le secours de l'Esprit Saint. Pour ces disciples d’Éphèse aussi bien que ceux de Jésus dans l’Évangile. Ces derniers se déclarent eux-mêmes croyants, mais Jésus leur répond qu'ils se disperseront au moment de sa Passion et que leur foi n'en est qu'au commencement.

Dans le monde, tous connaîtront la détresse - et n'est-il pas exact de dire que chacun de nous, en ce printemps 2012, comprend ce que peut-être la dispersion et la détresse ?

Pour ce qui me concerne, c'est sans surprise. La "dispersion" correspond à la fin des relations familiales... Il est évident que les membres d'une même famille, s'ils étaient solidaires, traverseraient ce temps à moindre coût et se sentiraient beaucoup mieux. J'ai donc essayé de faire entendre cela à mes proches, mais bernique !, ce sont toujours les mêmes calculs qui prévalent. ("Si je fais la paix avec untel, je perdrais de ma liberté !")

La détresse est partout mais il semble que le métal de l'égoïsme ne fait que s'endurcir au fil des événements du monde. Et il s'endurcit à cause de l'orgueil. Personne - sauf les petits enfants, n'est près de crier à l'aide de ses père et mère - qui font l’Église. Heureusement que les convertis reconnaissent ce Dieu qui est Père ! L'avenir de l'humanité passe par cette reconnaissance, par un retour à l'esprit d'enfance. Je porte cette vérité en moi, et elle m'est douloureuse, car ceux et celles à qui je pourrais l'annoncer en premier... ils se tiennent loin de moi. Quel drôle suis-je donc !

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Glorification du Fils en ses disciples

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,1-11a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'œuvre que tu m'avais confiée.
Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde.
J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé.
Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi,
et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Il est difficile d'entrer dans un tel texte avec sa seule raison, car la raison achoppe sur ce triplet : les disciples, Jésus-Christ, Dieu le Père.
Dans ce qu'il demande au Père, Jésus ne cesse de passer avec aisance de l'un à l'autre, tandis que le lecteur, handicapé par la pensée à deux temps, éprouve des difficultés à entrer dans ce mouvement de pensée: il est contraint de faire des pauses.

Ce qui s'en dégage, c'est que par le don que le Fils fait de lui-même, chacun des trois se retrouve dans la dynamique de cette communion, sans aucunement perdre son identité première. On découvre ainsi que les disciples de Jésus sont au Père, que c'est le Père qui les a donnés au Fils - et lorsque Jésus demande au Père de le glorifier, il déclare - aussi, qu'il trouve sa gloire en ses disciples.

Tout cela signifie que nous qui croyons, pourvu de garder la Parole et de la mettre en pratique, sommes déjà associés à la vie unitaire du Père et du Fils. Mais tout cela paraîtra d'autant mieux avec la venue de l'Esprit Saint, à la Pentecôte.

Dans la journée d'hier, à propos d'un article de journal, j'ai été frappé par la perplexité de l'auteur au moment de commenter les changements intervenus au sein d'une église locale. C'était même comique de le voir achopper, au point d'user d'un néologisme : il parle de 'perplexicisme' ! Je joins un extrait et un lien ci-dessous; je me suis beaucoup amusé !

Au total, beaucoup de bonheur. Du bonheur, car c'est vrai qu'étant désormais dans l’Église, je dispose d'une sorte de preuve que la vie qui m'anime n'est plus (seulement) celle qui se déroule en ce monde. Le langage qui m'a été donné est vraiment 'nouveau' - ce qui suppose que mon esprit, lui aussi, a acquis une liberté et une vie nouvelles.

(*) Extrait d'article Libre Belgique:

"Bref, si l’orage grondait sur le plateau de Lauzelle, il était aussi dans bien des têtes de tous âges et de toutes origines qui ont voulu rencontrer Mgr Léonard après la messe pour lui demander de plus amples explications sur le "surprenant choix" de deux prêtres dont l’esprit et les pratiques ne leur semblent guère compatibles avec l’esprit paroissial néolouvaniste, très conciliaire, mais aussi volontiers critique, voire contestataire comme il sied dans un environnement universitaire. Selon l’archevêque, il a dû réagir au fait que les évêques de Liège et de Tournai entendaient absolument récupérer les abbés Hannosset et Cossement "indispensables dans leur diocèse". Une version qui n’est pas celle de l’environnement paroissial néolouvaniste où l’on évoque clairement un parachutage charismatique volontaire et on n’en veut pour preuve que les deux curés en voie de départ ont été les tout derniers avertis de ce qui se profilait ! Une version contre une autre où un chat, voire un cha(noine), ne retrouverait pas ses petits, car cela s’est fait dans la plus parfaite culture du secret et en plus par un évêque gêné aux entournures. "


http://www.lalibre.be/actu/belgique/art ... siale.html

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l'Eglise dans le monde

Message non lu par etienne lorant »

Livre des Actes des Apôtres 20,28-38.
Paul faisait ses adieux aux Anciens de l'Église d'Ephèse. Il leur disait : " Veillez sur vous-mêmes, et sur tout le troupeau où l'Esprit Saint vous a placés comme responsables, pour être les pasteurs de l'Église de Dieu, qui lui appartient grâce au sang qu'a versé son propre Fils.
Pour moi, je sais que des loups féroces s'introduiront chez vous quand je ne serai plus là, et le troupeau ne sera pas épargné.
Même parmi vous, surgiront des hommes qui tiendront des discours mensongers pour entraîner les disciples à leur suite.
Soyez donc vigilants, et souvenez-vous des avertissements que, pendant trois années, je n'ai cessé de donner à chacun de vous, nuit et jour, jusqu'à en pleurer.
Et maintenant, je vous confie à Dieu et à son message de grâce, qui a le pouvoir de construire l'édifice et de faire participer les hommes à l'héritage de ceux qui ont été sanctifiés.




Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,11b-19.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes.
Quand j'étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné. J'ai veillé sur eux, et aucun ne s'est perdu, sauf celui qui s'en va à sa perte de sorte que l'Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés.
Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde.
Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais.
Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.
Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, consacrés par la vérité.

(Cy Aelf, Paris)

Ce qui fait le lien entre la première lecture et l’Évangile du jour, ce sont bien ces "loups féroces" et ces hommes "au discours mensonger" dont Paul prédit la venue aux fidèles de l’Église d'Ephèse - et qui sont encore parmi nous aujourd'hui. Dans l'Evangile, Jésus évoque la "haine du monde" ainsi que "le Mauvais" - mais il avait également parler du loup dans la parabole du bon Pasteur.

Pour nous, toute la question est de savoir comment nous imaginons faire face à ces contradicteurs de la Parole. Si nous agissons envers eux à la manière des Juifs, qui savaient vouer à la damnation des hommes en fonction des règles établies, alors nous ne valons guère mieux que Judas qui a livré Jésus et les Pharisiens qui, à leur tour, l'ont livré à Pilate pour le faire mourir.

Lorsque Pierre s'est opposé à l'annonce faite par Jésus de sa mise à mort à Jérusalem, ce dernier a répondu vivement: "Passe derrière moi, Satan, tes vues ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes".
Je trouve que c'est une indication précieuse. Car ceux qui, parmi nous, dans l’Église, se proposent de lui épargner la contradiction... sont peut-être les loups les plus dangereux. Il m'arrive souvent de penser, de mon côté, que si l’Église avait de bout en bout maintenu une discipline plus stricte, pour les fidèles comme pour les prêtres et les religieux, nous n'en serions pas à souffrir aujourd'hui dans une société déchristianisée. Et nous ne serions pas non plus complètement isolés dans la pratique de notre foi.

Cependant, ce que je viens d'écrire, comment puis-je être certain que c'est une pensée qui me vient de Dieu, ou bien n'est-ce qu'une de mes réflexions personnelles qui ne valent pas grand chose aux yeux du Seigneur ?

Jésus a traité Pierre de Satan, mais il a dit aussi : "Aimez vos ennemis" et "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux". Alors ?

Pour sortir de ce dilemme, la bonne attitude consiste à nous en remettre à Dieu, en tout et pour tout. La vigilance que conseille Paul correspond bien à celle des vierges sages qui ont fait provision d'huile dans l'attente de la venue de l’Époux. C'est donc une vigilance qui s'applique d'abord à nous-mêmes. Paul avait également bien compris qu'il ne devait être à charge de personne en vue d'exercer son ministère. Et il doit en être ainsi - par exemple, nous savons bien dans quel état était l’Église, lorsque Jésus a demandé à saint François de la reconstruire ! Il y avait en Italie de ces abbés qui menaient grand train, exactement comme les publicains dénoncés par les Pharisiens !

Laissons-nous consacrer par la vérité. La vérité est de suivre Jésus, de s'attacher à la Parole et de l'inscrire dans nos existences particulières.

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