Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2010-2011)
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- stephlorant
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- Inscription : sam. 12 mars 2011, 21:09
L'Esprit Saint nous introduit dans la vérité.
"Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, Il vous introduira dans la vérité tout entière" (Jean 13, 6)
Le choix des mots est important. L'Esprit Saint nous introduit dans la vérité: Il ne nous donne pas une vérité toute faite, une vérité carrée, intangible, inamovible. Mais Il nous introduit dans la vérité tout entière, et ce qui me vient aux lèvres, c'est de dire : tout entière puisque tout entièrement vivante.
Les mystères de Dieu ne sont pas comme les mystères de la nature: l'intelligence peut pénétrer certains mystères de l'absolu, mais quant à les résoudre, il y a là une ambition tout à fait veine et d'un orgueil un peu ridicule. Car de même qu'une personne vit et change, tout en restant la même personne, de même Dieu, qui nous introduit dans la vérité, nous introduit dans une vérité qui vit, qui s'amplifie, qui se dépasse, qui progresse, et qui ne cesse de s'étendre... Pourquoi Dieu, sans cela, serait-il l'Éternel ?
Mais il suffit que nous ayons le secours de l'Esprit Saint. Il dira: ce que vous ne pouvez pas comprendre, je vous le donne à le contempler. Je vous le donne pour votre bonheur, comme il y a du bonheur à contempler un soleil couchant ou le visage d'une personne aimée. Dans la beauté comme dans l'amour, ce que l'on parvient à définir est perdu, abimé, dégradé...
J'aime à contempler les trois principaux attributs de Dieu: Sainteté, Justice, justice, Amour miséricordieux. Mais qui me dira, dans un langage que tous puissent comprendre, comment la sainteté de Dieu parvient à désarmer souvent sa justice à cause de sa miséricorde ? Ou encore, Dieu est-il saint parce qu'il est juste et plein de miséricorde ? Ou est-Il seul juste, du fait que sa sainteté produit sa miséricorde ? Il est possible d'aller si loin dans la contemplation et dans l'introspection que certains élus du Seigneur ont dû en être retirés... car ils risquaient bien d'y demeurer sans plus pouvoir revenir !
Sur le thème, je me souviens d'avoir été très surpris de découvrir que de toutes les vertus, la prudence est la première, parce que c'est elle qui coordonne l'exercice de toutes les autres !
Le choix des mots est important. L'Esprit Saint nous introduit dans la vérité: Il ne nous donne pas une vérité toute faite, une vérité carrée, intangible, inamovible. Mais Il nous introduit dans la vérité tout entière, et ce qui me vient aux lèvres, c'est de dire : tout entière puisque tout entièrement vivante.
Les mystères de Dieu ne sont pas comme les mystères de la nature: l'intelligence peut pénétrer certains mystères de l'absolu, mais quant à les résoudre, il y a là une ambition tout à fait veine et d'un orgueil un peu ridicule. Car de même qu'une personne vit et change, tout en restant la même personne, de même Dieu, qui nous introduit dans la vérité, nous introduit dans une vérité qui vit, qui s'amplifie, qui se dépasse, qui progresse, et qui ne cesse de s'étendre... Pourquoi Dieu, sans cela, serait-il l'Éternel ?
Mais il suffit que nous ayons le secours de l'Esprit Saint. Il dira: ce que vous ne pouvez pas comprendre, je vous le donne à le contempler. Je vous le donne pour votre bonheur, comme il y a du bonheur à contempler un soleil couchant ou le visage d'une personne aimée. Dans la beauté comme dans l'amour, ce que l'on parvient à définir est perdu, abimé, dégradé...
J'aime à contempler les trois principaux attributs de Dieu: Sainteté, Justice, justice, Amour miséricordieux. Mais qui me dira, dans un langage que tous puissent comprendre, comment la sainteté de Dieu parvient à désarmer souvent sa justice à cause de sa miséricorde ? Ou encore, Dieu est-il saint parce qu'il est juste et plein de miséricorde ? Ou est-Il seul juste, du fait que sa sainteté produit sa miséricorde ? Il est possible d'aller si loin dans la contemplation et dans l'introspection que certains élus du Seigneur ont dû en être retirés... car ils risquaient bien d'y demeurer sans plus pouvoir revenir !
Sur le thème, je me souviens d'avoir été très surpris de découvrir que de toutes les vertus, la prudence est la première, parce que c'est elle qui coordonne l'exercice de toutes les autres !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
- stephlorant
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Le salut par la Joie !
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,9-11.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La joie, bien sûr, la joie ! La joie de l'homme nouveau relevé des cendres de l'ancien ! La joie qui brille dans l'Hostie mais dont on ne peut que s'étonner. La joie qui apparaît, soudainement, d'avoir partagé ce dont on se sentait vide soi-même. La joie, étrange et merveilleuse, mais toujours fille de l'étonnement !
Tout ce que Jésus a déclaré à ses disciples sur la nécessité de demeurer en lui, dans son amour, a pour résultat final d'être comblé de joie. Et ce n'est la joie telle que nous la connaissons. Elle lui est supérieure tout autant que ciel est élevé au-dessus de la terre !
La première fois que je l'ai ressentie, cette joie, elle a jailli comme une source a jailli - d'une manière tout à fait impossible - du rocher que Moïse avait frappé de son bâton. Quant à moi, qui avais demandé une simple, une seule goutte d'eau au Seigneur, c'est une fontaine - d'une eau incroyablement pure et fraîche qui m'a submergé. Je me souviens comme hier des larmes de contrition que j'ai versées. J'ai désiré en mourir, je le voulais vraiment. Cependant, comme pour empêcher que je meure, mais afin de me persuader encore, les murs de ma chambre ont été envahis et pour ainsi dire tapissés d'une multitude sonore qui soupirait et exhalait : "Il y a plus de joie dans les cieux pour un seul qui se repent que pour cent justes qui n'ont pas besoin de repentir !"
J'ai appelé cette joie... tout d'abord : la Joie. Écrire le mot avec une majuscule s'imposait pour signifier une dimension différente de la joie simple. Mais ce n'était pas suffisant. Afin de mieux en rendre compte, j'ai écrit ensuite : la Joie, 'onde de pure énergie'. Mais n'était-ce pas plus claire de la nommer: 'Joie, onde d'énergie pure' ? C'était meilleur, mais je dus me contenter de cela, car les mots ne peuvent rendre compte de l'inexprimable.
Il m'a fallu deux jours avant rédiger le témoignage assez sobre que je destinais aux prêtres qui m'avaient connu comme enfant de chœur, mais ils m'ont lu sans me croire: un débile léger, sans doute... Peu importa, à la Joie qui m'emportait, cette incompréhension ecclésiastique ! Ellle comptait pour rien.
Durant trois mois, la Joie me fit marcher pieds nus dans des sandales. Lorsque j'étais dans un jardin, ou un parc public, je les retirais car il me semblait que j'étais d'autant plus proche des Cieux parce que j'étais plus bas sur le sol. Je n'ai jamais su pourquoi, mais quand je suis déprimé, je me déchausse...
Le fait est que non seulement, je me sentais dans l'état d'un nouveau-né qui doit réapprendre à marcher, mais aussi que je désirais la mort. En effet, ce dimanche du mois d'août 1985, le désir de plonger dans la vie éternelle, dans le don éternel, dans le partage éternel, dans la joie éternelle, me brûlait comme sans doute il faisait brûler de désir l'âme des premiers chrétiens.
Jusque-là, on n'avait jamais parlé que des Enfers, du Hadès, de la demeure des morts, d'un monde souterrain vraiment sombre dont il fallait pourtant franchir l'Achéron... et non du paradis, de la félicité parfaite, du temps aboli, de la résurrection et la vie, de la communion des saints, des mystères joyeux et des mystères glorieux, de la plénitude qui suffit à elle-même, de l'enfant dans la crèche, de ce Père qui attend son fils chaque jour, lui qui l'a renié en réclamant sa part de l'héritage ...
La Joie, je pourrais encore en dire beaucoup, mais je me retiens. Il n'est pas bon de jeter vos perles aux cochons, dit Jésus. Je ne vous prends pas pour des cochons, mais la prudence est de rigueur : il y a bien parmi tous un psy qui voudrait me sauver !
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La joie, bien sûr, la joie ! La joie de l'homme nouveau relevé des cendres de l'ancien ! La joie qui brille dans l'Hostie mais dont on ne peut que s'étonner. La joie qui apparaît, soudainement, d'avoir partagé ce dont on se sentait vide soi-même. La joie, étrange et merveilleuse, mais toujours fille de l'étonnement !
Tout ce que Jésus a déclaré à ses disciples sur la nécessité de demeurer en lui, dans son amour, a pour résultat final d'être comblé de joie. Et ce n'est la joie telle que nous la connaissons. Elle lui est supérieure tout autant que ciel est élevé au-dessus de la terre !
La première fois que je l'ai ressentie, cette joie, elle a jailli comme une source a jailli - d'une manière tout à fait impossible - du rocher que Moïse avait frappé de son bâton. Quant à moi, qui avais demandé une simple, une seule goutte d'eau au Seigneur, c'est une fontaine - d'une eau incroyablement pure et fraîche qui m'a submergé. Je me souviens comme hier des larmes de contrition que j'ai versées. J'ai désiré en mourir, je le voulais vraiment. Cependant, comme pour empêcher que je meure, mais afin de me persuader encore, les murs de ma chambre ont été envahis et pour ainsi dire tapissés d'une multitude sonore qui soupirait et exhalait : "Il y a plus de joie dans les cieux pour un seul qui se repent que pour cent justes qui n'ont pas besoin de repentir !"
J'ai appelé cette joie... tout d'abord : la Joie. Écrire le mot avec une majuscule s'imposait pour signifier une dimension différente de la joie simple. Mais ce n'était pas suffisant. Afin de mieux en rendre compte, j'ai écrit ensuite : la Joie, 'onde de pure énergie'. Mais n'était-ce pas plus claire de la nommer: 'Joie, onde d'énergie pure' ? C'était meilleur, mais je dus me contenter de cela, car les mots ne peuvent rendre compte de l'inexprimable.
Il m'a fallu deux jours avant rédiger le témoignage assez sobre que je destinais aux prêtres qui m'avaient connu comme enfant de chœur, mais ils m'ont lu sans me croire: un débile léger, sans doute... Peu importa, à la Joie qui m'emportait, cette incompréhension ecclésiastique ! Ellle comptait pour rien.
Durant trois mois, la Joie me fit marcher pieds nus dans des sandales. Lorsque j'étais dans un jardin, ou un parc public, je les retirais car il me semblait que j'étais d'autant plus proche des Cieux parce que j'étais plus bas sur le sol. Je n'ai jamais su pourquoi, mais quand je suis déprimé, je me déchausse...
Le fait est que non seulement, je me sentais dans l'état d'un nouveau-né qui doit réapprendre à marcher, mais aussi que je désirais la mort. En effet, ce dimanche du mois d'août 1985, le désir de plonger dans la vie éternelle, dans le don éternel, dans le partage éternel, dans la joie éternelle, me brûlait comme sans doute il faisait brûler de désir l'âme des premiers chrétiens.
Jusque-là, on n'avait jamais parlé que des Enfers, du Hadès, de la demeure des morts, d'un monde souterrain vraiment sombre dont il fallait pourtant franchir l'Achéron... et non du paradis, de la félicité parfaite, du temps aboli, de la résurrection et la vie, de la communion des saints, des mystères joyeux et des mystères glorieux, de la plénitude qui suffit à elle-même, de l'enfant dans la crèche, de ce Père qui attend son fils chaque jour, lui qui l'a renié en réclamant sa part de l'héritage ...
La Joie, je pourrais encore en dire beaucoup, mais je me retiens. Il n'est pas bon de jeter vos perles aux cochons, dit Jésus. Je ne vous prends pas pour des cochons, mais la prudence est de rigueur : il y a bien parmi tous un psy qui voudrait me sauver !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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- stephlorant
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Du bon usage de la persécution
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,18-21.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi.
Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait, car vous seriez à lui. Mais vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.
Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a observé ma parole, on observera aussi la vôtre.
Les gens vous traiteront ainsi à cause de moi, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La persécution va de pair avec l'accueil de la Parole. Car, dans le monde, certains hommes sont bien disposés, d'autres ne le sont pas. Les premiers s'ouvriront spontanément à la grâce et ils se convertiront, mais pour les autres, la Parole sera une occasion de chute car, endurcis dans leurs péchés, ils ne supporteront pas qu'on leur dise qu'il existe une opportunité de rédemption et de salut.
Je me souviens ici des paroles prophétiques de Syméon, lors de la présentation de Jésus au temple. Et comme les prédictions du vieillard étaient précises ! Il avait dit à Joseph et Marie "Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. » En effet, cette prophétie s'accomplit encore de notre temps. Le Christ demeure une occasion de chute pour les uns et de relèvement pour les autres. Le cœur de Marie est désormais transpercé comme mère de l'Église de la même manière qu'il le fut en voyant son fils crucifié. Les pensées secrète d'un très grand nombre sont dévoilées dès leur vivant, car l'opposition au Christ se manifeste de la manière la plus évidente à leurs yeux: par la persécution des chrétiens.
La persécution, nous la connaissons de par les nouvelles qui nous parviennent des pays du Moyen-Orient, et c'est celle de notre temps. Mais qui dira le nombre de fidèles chrétiens qui ont été déportés sous le régime soviétique ? Il s'agit de persécutions tout à fait évidentes, et nul ne les nie. Mais les pensées secrètes d'un très grand nombre se dévoilent aussi par les mots, les mots prononcés ou les mots écrits. Ces pensées-là nous sont dévoilées à l'occasion de rencontres ordinaires : il suffit de la lecture d'un livre religieux à la table d'un restaurant. Que de plaisanteries douteuses j'ai entendues ! Avec quelle morgue j'ai été raillé le jour où j'ai dit que je revenais de Lourdes ! Je me souviens de ce trait : "Tu es allé à Lourdes et t'es même pas guéri !" Sur le moment, j'ai eu envie de répondre mais je n'ai pas trouvé les mots. L'important n'est pas de répondre, mais bien de subir ces attaques, de les accepter, de s'en réjouir, même, afin de grandir dans l'amour de Jésus.
La persécution, quelle que soit la forme qu'elle prenne, doit être pour nous une occasion. A nous de la trouver bonne dans l'imitation de Jésus car Dieu ne laissera sans récompense aucune peine, même la plus légère, qu'on aura soufferte pour lui. (1)
La persécution n'est pas seulement une occasion de gain, mais elle renforce aussi notre foi. En effet, du fait que Jésus l'avait annoncée à ses disciples dès le commencement - et même avant de les envoyer, nous avons la chance de pouvoir nous dire, dans les moments de doute : 'et cependant, ma foi est bien la vraie foi, ma foi est bien la vraie façon de vivre, car tout ce que le Christ a dit s'est accompli pour moi également'. Je peux témoigner qu'en une occasion au moins : le jour où la femme de mon meilleur ami m'a exclu des repas qu'elle continue d'organiser en été. Plus de barbecue pour le petit catho ! J'avais la fâcheuse manie, une fois vidé mon verre de vin, de parler de Jésus... mais plus tard, j'ai ri en apprenant de la bouche du mari que j'ai été remplacé par un beau-frère qui lui se signe ostensiblement et dit les grâces à chaque repas, avant de manger - et lui, impossible, sauf dispute de famille, de le renvoyer comme je l'ai été !
Ce n'est pas pour rien que les disciples flagellés se sont réjouis d'avoir été trouvé digne d'un tel châtiment à cause de leur foi ! Elle s'en trouvais déjà renforcée.
(1) L'Imitation de Jésus-Christ, chapitre 19
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi.
Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait, car vous seriez à lui. Mais vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.
Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a observé ma parole, on observera aussi la vôtre.
Les gens vous traiteront ainsi à cause de moi, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La persécution va de pair avec l'accueil de la Parole. Car, dans le monde, certains hommes sont bien disposés, d'autres ne le sont pas. Les premiers s'ouvriront spontanément à la grâce et ils se convertiront, mais pour les autres, la Parole sera une occasion de chute car, endurcis dans leurs péchés, ils ne supporteront pas qu'on leur dise qu'il existe une opportunité de rédemption et de salut.
Je me souviens ici des paroles prophétiques de Syméon, lors de la présentation de Jésus au temple. Et comme les prédictions du vieillard étaient précises ! Il avait dit à Joseph et Marie "Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. » En effet, cette prophétie s'accomplit encore de notre temps. Le Christ demeure une occasion de chute pour les uns et de relèvement pour les autres. Le cœur de Marie est désormais transpercé comme mère de l'Église de la même manière qu'il le fut en voyant son fils crucifié. Les pensées secrète d'un très grand nombre sont dévoilées dès leur vivant, car l'opposition au Christ se manifeste de la manière la plus évidente à leurs yeux: par la persécution des chrétiens.
La persécution, nous la connaissons de par les nouvelles qui nous parviennent des pays du Moyen-Orient, et c'est celle de notre temps. Mais qui dira le nombre de fidèles chrétiens qui ont été déportés sous le régime soviétique ? Il s'agit de persécutions tout à fait évidentes, et nul ne les nie. Mais les pensées secrètes d'un très grand nombre se dévoilent aussi par les mots, les mots prononcés ou les mots écrits. Ces pensées-là nous sont dévoilées à l'occasion de rencontres ordinaires : il suffit de la lecture d'un livre religieux à la table d'un restaurant. Que de plaisanteries douteuses j'ai entendues ! Avec quelle morgue j'ai été raillé le jour où j'ai dit que je revenais de Lourdes ! Je me souviens de ce trait : "Tu es allé à Lourdes et t'es même pas guéri !" Sur le moment, j'ai eu envie de répondre mais je n'ai pas trouvé les mots. L'important n'est pas de répondre, mais bien de subir ces attaques, de les accepter, de s'en réjouir, même, afin de grandir dans l'amour de Jésus.
La persécution, quelle que soit la forme qu'elle prenne, doit être pour nous une occasion. A nous de la trouver bonne dans l'imitation de Jésus car Dieu ne laissera sans récompense aucune peine, même la plus légère, qu'on aura soufferte pour lui. (1)
La persécution n'est pas seulement une occasion de gain, mais elle renforce aussi notre foi. En effet, du fait que Jésus l'avait annoncée à ses disciples dès le commencement - et même avant de les envoyer, nous avons la chance de pouvoir nous dire, dans les moments de doute : 'et cependant, ma foi est bien la vraie foi, ma foi est bien la vraie façon de vivre, car tout ce que le Christ a dit s'est accompli pour moi également'. Je peux témoigner qu'en une occasion au moins : le jour où la femme de mon meilleur ami m'a exclu des repas qu'elle continue d'organiser en été. Plus de barbecue pour le petit catho ! J'avais la fâcheuse manie, une fois vidé mon verre de vin, de parler de Jésus... mais plus tard, j'ai ri en apprenant de la bouche du mari que j'ai été remplacé par un beau-frère qui lui se signe ostensiblement et dit les grâces à chaque repas, avant de manger - et lui, impossible, sauf dispute de famille, de le renvoyer comme je l'ai été !
Ce n'est pas pour rien que les disciples flagellés se sont réjouis d'avoir été trouvé digne d'un tel châtiment à cause de leur foi ! Elle s'en trouvais déjà renforcée.
(1) L'Imitation de Jésus-Christ, chapitre 19
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
Re: Le salut par la Joie !
Il y a déja quelques mois, le mercredi des cendres précisément, je me suis demandée pendant la messe ce que je désirais vraiment, ce que je demanderais si j'avais un voeu à exaucer (pour moi, sinon la question serait éludée au profit des autres)
J'ai d'abord pensé au bonheur , c'est ce que désire tous les Hommes , et puis.... il y avait un truc qui clochait : le bonheur, ça laisse un arrière gout de débat de philo, de quelque chose d'atteignable, mais de furtif, "on s'aperçoit après coup qu'on était heureux, mais c'est déja passé "
La richesse ne m'interesse pas, je ne désire pas etre connue et célèbre... une vie tranquille et cachée , sans soucis serait trop facile et trop à ma portée , le savoir est accessible par le travail ...
Alors j'ai songé à la joie ... Quelle différence avec le bonheur ? me demanderez vous ...
Et bien c'est que le bonheur dépend des conditions extérieures, de notre niveau de vie, des autres, de ce qu'on a mangé à midi, de l'état de santé et de propreté des cheveux ,du nombre d'heures de sommeil et d'amis sur facebook...
On considère qu'on l'avait atteint lorsqu'un des facteurs extérieurs de bien etre passager disparait...
Tandis que la joie est possible n'importe quand
On la ressent au moment où elle est présente et son souvenir ne laisse pas le gout amer de culpabilité ou de regret que laisse le plaisir éphémère
Elle nous surprend dans les moments les plus surprenants et parfois les plus douloureux de la vie
La différence entre le bonheur et la joie, est que l'"appli bonheur " n'est que là que lorsque les conditions sont favorables ...
...Alors que l'appli "joie " est accessible partout, même quand on a mal, quand le corps ne fait pas ce qu'on veut, même quand il pleut et qu'on a pas de parapluie, quand on est rejeté et abandonné par ceux qu'on aime ...
Alors le choix était vite fait, même si je dois passer pour une folle, je refuse de dépendre de conditions de bonheur calibrées ...
JE CHOISIS LA JOIE !!!

J'ai d'abord pensé au bonheur , c'est ce que désire tous les Hommes , et puis.... il y avait un truc qui clochait : le bonheur, ça laisse un arrière gout de débat de philo, de quelque chose d'atteignable, mais de furtif, "on s'aperçoit après coup qu'on était heureux, mais c'est déja passé "
La richesse ne m'interesse pas, je ne désire pas etre connue et célèbre... une vie tranquille et cachée , sans soucis serait trop facile et trop à ma portée , le savoir est accessible par le travail ...
Alors j'ai songé à la joie ... Quelle différence avec le bonheur ? me demanderez vous ...
Et bien c'est que le bonheur dépend des conditions extérieures, de notre niveau de vie, des autres, de ce qu'on a mangé à midi, de l'état de santé et de propreté des cheveux ,du nombre d'heures de sommeil et d'amis sur facebook...
On considère qu'on l'avait atteint lorsqu'un des facteurs extérieurs de bien etre passager disparait...
Tandis que la joie est possible n'importe quand
On la ressent au moment où elle est présente et son souvenir ne laisse pas le gout amer de culpabilité ou de regret que laisse le plaisir éphémère
Elle nous surprend dans les moments les plus surprenants et parfois les plus douloureux de la vie
La différence entre le bonheur et la joie, est que l'"appli bonheur " n'est que là que lorsque les conditions sont favorables ...
...Alors que l'appli "joie " est accessible partout, même quand on a mal, quand le corps ne fait pas ce qu'on veut, même quand il pleut et qu'on a pas de parapluie, quand on est rejeté et abandonné par ceux qu'on aime ...
Alors le choix était vite fait, même si je dois passer pour une folle, je refuse de dépendre de conditions de bonheur calibrées ...
JE CHOISIS LA JOIE !!!
"Qui cherche trouve"
Luc 11,10
Luc 11,10
- stephlorant
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- Inscription : sam. 12 mars 2011, 21:09
Re: Le salut par la Joie !
Je dois faire quelques recherches, mais je me souviens avoir lu une note de Julien Green qu'il avait prise à la fin d'une lecture d'une mystique, une sainte au nom ... à rallonge... dont le nom m'échappe pour l'instant. Mais en tout cas, sa remarque signifiait que 'dès le purgatoire, c'est la Joie qui domine': le feu du purgatoire serait surtout un désir qui consume tout. Cela donne à penser, car je suis persuadé que certains saints ont dès ici-bas voulu sauter tous les obstacles pour rejoindre le Ciel au plus tôt - à côté de ces âmes, comme la mienne est lourde et pesante encore !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le Défenseur, l'Esprit de vérité
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 15, 26-27; 16, 1-4)
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d"auprès du Père, lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous rendrez témoignage, vous qui êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous dis tout cela pour que vous ne risquiez pas de tomber.
On vous exclura de la synagogue. Et même, l'heure vient où tous ceux qui vous tueront s'imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu.
Ils le feront parce qu'ils ne connaissent ni le Père ni moi.
Mais voici pourquoi je vous dis tout cela : quand cette heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l'avais dit. Je ne vous l'ai pas dit dès le commencement, parce que j'étais avec vous. » Cy Aelf, Paris
Comme nous tomberions souvent, s'il n'y avait ce témoignage de l'Esprit, Lui qui nous parle à tous moments pour nous indiquer ce qui est bon ! Oui, Il nous parle, et pour peu que nous apprenions à écouter (c'est-à-dire : faire silence), nos vies, avec nos joies et aussi nos peines, seraient imprégnées d'amour.
L’Esprit nous indique souvent quel est le bien, le vrai, le seul bien, le bien qui plaît au Père. Mais en certaines occasions, c'est pratiquement incompréhensible: mais c'est cette impulsion qui vous poussera à ne pas offrir un verre pour faire connaissance, car comment sauriez-vous que l'inconnu en face de vous est alcoolique, et qu'il vient vous voir, vous, car vous êtes connu pour boire très peu ? Et donc votre bon geste, sans le secours de l'Esprit, peut avoir provoqué une chute de votre frère que vous prétendiez aimer !
De même, l'Esprit vous préserve de chuter. Vous ouvrirez un livre au hasard (et pas forcément la Bible !) et vous trouverez la réponse à une question qui vous avait tracassé deux jours plus tôt... Et lorsqu'un pauvre bougre de policier cherchera, en l'absence de toute preuve, à vous faire avouer en suggérant: 'N'est-il pas écrit dans votre livre saint que : faute à moitié pardonnée ?', vous serez surpris de vous entendre répondre du tac au tac. 'Ah, non ! Vous confondez avec le dictionnaire des proverbes ! Par contre, il est écrit : la vérité vous rendra libre !"
Si vous n'y croyez pas encore, relisez les minutes du procès de Jeanne d'Arc et ses réponses d'une finesse et d'une force incroyables. Vous connaissez certainement celle-ci:
- Jeanne, êtes-vous en état de grâce ?
- « Si j'y suis, Dieu m'y garde; si je n'y suis pas, Dieu m'y mette ! »
C'est encore l'Esprit qui vous guide au travers des méandres d'une situation inextricable. Car si l'Esprit vous incite à prier, Il vous donnera des assurances et vous poussera à suivre des routes en sens inverse de ce que vous aviez recherché - jusqu'au jour où vous arriverez à bon port... comme par miracle ! Pourquoi pas la ligne droite ? Sans doute parce que vous ne savez pas que la ligne droite traverse un terrain où il y a des sables mouvants... ou bien parce que le plus court chemin entre une vallée et une autre, implique de pratiquer l'alpinisme !
Jésus, j'ai confiance en Toi !
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d"auprès du Père, lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous rendrez témoignage, vous qui êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous dis tout cela pour que vous ne risquiez pas de tomber.
On vous exclura de la synagogue. Et même, l'heure vient où tous ceux qui vous tueront s'imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu.
Ils le feront parce qu'ils ne connaissent ni le Père ni moi.
Mais voici pourquoi je vous dis tout cela : quand cette heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l'avais dit. Je ne vous l'ai pas dit dès le commencement, parce que j'étais avec vous. » Cy Aelf, Paris
Comme nous tomberions souvent, s'il n'y avait ce témoignage de l'Esprit, Lui qui nous parle à tous moments pour nous indiquer ce qui est bon ! Oui, Il nous parle, et pour peu que nous apprenions à écouter (c'est-à-dire : faire silence), nos vies, avec nos joies et aussi nos peines, seraient imprégnées d'amour.
L’Esprit nous indique souvent quel est le bien, le vrai, le seul bien, le bien qui plaît au Père. Mais en certaines occasions, c'est pratiquement incompréhensible: mais c'est cette impulsion qui vous poussera à ne pas offrir un verre pour faire connaissance, car comment sauriez-vous que l'inconnu en face de vous est alcoolique, et qu'il vient vous voir, vous, car vous êtes connu pour boire très peu ? Et donc votre bon geste, sans le secours de l'Esprit, peut avoir provoqué une chute de votre frère que vous prétendiez aimer !
De même, l'Esprit vous préserve de chuter. Vous ouvrirez un livre au hasard (et pas forcément la Bible !) et vous trouverez la réponse à une question qui vous avait tracassé deux jours plus tôt... Et lorsqu'un pauvre bougre de policier cherchera, en l'absence de toute preuve, à vous faire avouer en suggérant: 'N'est-il pas écrit dans votre livre saint que : faute à moitié pardonnée ?', vous serez surpris de vous entendre répondre du tac au tac. 'Ah, non ! Vous confondez avec le dictionnaire des proverbes ! Par contre, il est écrit : la vérité vous rendra libre !"
Si vous n'y croyez pas encore, relisez les minutes du procès de Jeanne d'Arc et ses réponses d'une finesse et d'une force incroyables. Vous connaissez certainement celle-ci:
- Jeanne, êtes-vous en état de grâce ?
- « Si j'y suis, Dieu m'y garde; si je n'y suis pas, Dieu m'y mette ! »
C'est encore l'Esprit qui vous guide au travers des méandres d'une situation inextricable. Car si l'Esprit vous incite à prier, Il vous donnera des assurances et vous poussera à suivre des routes en sens inverse de ce que vous aviez recherché - jusqu'au jour où vous arriverez à bon port... comme par miracle ! Pourquoi pas la ligne droite ? Sans doute parce que vous ne savez pas que la ligne droite traverse un terrain où il y a des sables mouvants... ou bien parce que le plus court chemin entre une vallée et une autre, implique de pratiquer l'alpinisme !
Jésus, j'ai confiance en Toi !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
L'Esprit vous guidera
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,12-15.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas la force de les porter.
Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu'il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Tout ce qui appartient au Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : Il reprend ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Tout le texte le dit bien: la vérité n'est pas comme une chose que l'on peut connaître par des instruments de mesure. On ne peut pas en définir la dimension en disant : elle ne peut plus s'étendre au-delà. On ne peut pas la soupeser et déclarer : cette vérité-ci à moins de poids que celle-là. Pourtant beaucoup d'hommes et parmi eux, beaucoup de croyants, préfèreraient une vérité que leur raison ou leurs sciences pourraient explorer entièrement. Ce serait tellement plus simple ! Et lorsque l'on ne voudrait pus de Dieu, on le rangerait dans un placard (et cela, beaucoup l'ont fait - mais par fraude et tricherie !)
Heureusement, non, la vérité n'est pas une chose, elle est vivante, elle bouge, elle progresse, elle s'avance toujours; elle ne se lasse pas de galoper sur les hauteurs du Ciel sans négliger pour autant d'écouter la voix des pauvres et des malheureux qui crient vers elle depuis la terre !
C'est ainsi que Dieu a dit à Abraham: "Compte les étoiles du ciel : voici ta descendance !" Lorsque l'on crucifie le Fils, l'histoire n'est pas achevée mais complètement relancée et renouvelée. Durant deux millénaires, les hommes ont cherché plusieurs fois à anéantir l'Église (je songe aux régimes communistes), mais la Russie s'est convertie). On prétendait que le peuple juif était condamné à disparaître, mais le voici qui a pratiquement retrouvé ses frontières d'origine. Certains théologiens nous annoncent le temps de la Justice, mais le message de la Miséricorde n'a commencé à être diffusé qu'à partir de l'an 2000.
Dans nos vies personnelles, les révélations ne sont pas figées elles non plus: ce que je disais hier, je ne le dis plus aujourd'hui. Hier, je songeais en noir, aujourd'hui, je vois beaucoup de couleurs. Je croyais un temps achevé, mais en vérité il commence.
Pour nous guider nous avons l'Esprit de vérité. Soyons donc attentifs, sobres, résolus. Entrons sans ralentir le pas dans ce mouvement trinitaire. Ne nourrissons pas la crainte, car Dieu est Amour et notre avenir est en Lui !
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas la force de les porter.
Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu'il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Tout ce qui appartient au Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : Il reprend ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Tout le texte le dit bien: la vérité n'est pas comme une chose que l'on peut connaître par des instruments de mesure. On ne peut pas en définir la dimension en disant : elle ne peut plus s'étendre au-delà. On ne peut pas la soupeser et déclarer : cette vérité-ci à moins de poids que celle-là. Pourtant beaucoup d'hommes et parmi eux, beaucoup de croyants, préfèreraient une vérité que leur raison ou leurs sciences pourraient explorer entièrement. Ce serait tellement plus simple ! Et lorsque l'on ne voudrait pus de Dieu, on le rangerait dans un placard (et cela, beaucoup l'ont fait - mais par fraude et tricherie !)
Heureusement, non, la vérité n'est pas une chose, elle est vivante, elle bouge, elle progresse, elle s'avance toujours; elle ne se lasse pas de galoper sur les hauteurs du Ciel sans négliger pour autant d'écouter la voix des pauvres et des malheureux qui crient vers elle depuis la terre !
C'est ainsi que Dieu a dit à Abraham: "Compte les étoiles du ciel : voici ta descendance !" Lorsque l'on crucifie le Fils, l'histoire n'est pas achevée mais complètement relancée et renouvelée. Durant deux millénaires, les hommes ont cherché plusieurs fois à anéantir l'Église (je songe aux régimes communistes), mais la Russie s'est convertie). On prétendait que le peuple juif était condamné à disparaître, mais le voici qui a pratiquement retrouvé ses frontières d'origine. Certains théologiens nous annoncent le temps de la Justice, mais le message de la Miséricorde n'a commencé à être diffusé qu'à partir de l'an 2000.
Dans nos vies personnelles, les révélations ne sont pas figées elles non plus: ce que je disais hier, je ne le dis plus aujourd'hui. Hier, je songeais en noir, aujourd'hui, je vois beaucoup de couleurs. Je croyais un temps achevé, mais en vérité il commence.
Pour nous guider nous avons l'Esprit de vérité. Soyons donc attentifs, sobres, résolus. Entrons sans ralentir le pas dans ce mouvement trinitaire. Ne nourrissons pas la crainte, car Dieu est Amour et notre avenir est en Lui !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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christiane
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- Inscription : sam. 13 déc. 2008, 18:43
Re: L'Esprit vous guidera
Je suis sincèrement contente pour toi Etienne, que ta santé soit au beau fixe.
BONNE JOURNEE A TOI !
Christiane
BONNE JOURNEE A TOI !
Christiane
- stephlorant
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Accouchement de l'esprit
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,20-23a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira. Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l'enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu'elle éprouve du fait qu'un être humain est né dans le monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l'enlèvera.
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
L'image de la femme qui enfante est extraordinaire - non pas qu'elle nous fait sortir de l'ordinaire, mais justement qu'elle nous oblige à y pénétrer ! Le fait de se retrouver enceinte, lorsqu'on l'a désiré, est un moment de joie merveilleux, mais lorsque le moment d'accoucher est venu, la femme sait qu'elle va passer par les douleurs... et quand bien même elle a suivi les méthodes d'accouchement "sans douleur", c'est un extraordinaire moment de passage qu'elle va vivre: l'homme (ou la femme) qui étaient en gestation, vont sortir, sortir pour être, être pour devenir, devenir pour être libre devant Dieu et les hommes. Moment crucial, s'il en est un !
En choisissant cette image, Jésus montre une fois de plus combien sa connaissance de l'humanité dépasse toutes les réflexions psychologiques ou philosophiques. 'Son heure est venue' dit Jésus de la femme qui arrive à terme.
Mais il dit la même chose au sujet de sa passion : "L'heure est venue pour que le fils de l'homme soit glorifié." Il dit à un autre moment : "Mais l'heure vient - et c'est maintenant - où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père."
L'heure de Jésus, c'est bien le moment où, à travers sa mort et sa résurrection, au travers de cet accouchement douloureux et crucifiant que fut sa Passion, c'est l'heure qui nous est offerte à chacun en particulier et à tous. L'heure de passer de l'état de fœtus entièrement dépendant, à l'être né-de-nouveau.
Non, je ne m'éloigne pas du sujet, j'y suis en plein ! Prenez le dialogue entre Jésus et Nicodème, car c'est exactement - mais sur un autre plan, le passage de la vie de fœtus sous la Loi de Moïse à la vie de l'Esprit, qui permet à l'homme d'aimer et d'adorer Dieu en pleine liberté et avec force:
3.3 Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.
3.4 Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître?
3.5 Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
3.6 Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est Esprit.
3.7 Ne t'étonne pas que je t'aie dit: Il faut que vous naissiez de nouveau.
Et tout est dit... Si je reprends l'Evangile de ce jour, je lis bien que la joie de la femme qui accouche, c'est qu'un être humain est né dans le monde. Autrement dit, sa joie se détache d'elle: il y avait la joie de porter l'enfant, mais ensuite, c'est la joie que l'enfant est né dans le monde.
Tout cela, si nous prenons la peine de contempler un peu, manifeste la gloire de Dieu dans le détachement pour l'amour de Dieu. Qui veut garder sa vie la perd. Qui donne sa vie la sauve : nous avons tous, hommes comme femmes, à accoucher par l'esprit. Nous sommes issus de la chair, et il faut naître de l'esprit.
Dieu, viens vite à mon aide !
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira. Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l'enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu'elle éprouve du fait qu'un être humain est né dans le monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l'enlèvera.
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
L'image de la femme qui enfante est extraordinaire - non pas qu'elle nous fait sortir de l'ordinaire, mais justement qu'elle nous oblige à y pénétrer ! Le fait de se retrouver enceinte, lorsqu'on l'a désiré, est un moment de joie merveilleux, mais lorsque le moment d'accoucher est venu, la femme sait qu'elle va passer par les douleurs... et quand bien même elle a suivi les méthodes d'accouchement "sans douleur", c'est un extraordinaire moment de passage qu'elle va vivre: l'homme (ou la femme) qui étaient en gestation, vont sortir, sortir pour être, être pour devenir, devenir pour être libre devant Dieu et les hommes. Moment crucial, s'il en est un !
En choisissant cette image, Jésus montre une fois de plus combien sa connaissance de l'humanité dépasse toutes les réflexions psychologiques ou philosophiques. 'Son heure est venue' dit Jésus de la femme qui arrive à terme.
Mais il dit la même chose au sujet de sa passion : "L'heure est venue pour que le fils de l'homme soit glorifié." Il dit à un autre moment : "Mais l'heure vient - et c'est maintenant - où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père."
L'heure de Jésus, c'est bien le moment où, à travers sa mort et sa résurrection, au travers de cet accouchement douloureux et crucifiant que fut sa Passion, c'est l'heure qui nous est offerte à chacun en particulier et à tous. L'heure de passer de l'état de fœtus entièrement dépendant, à l'être né-de-nouveau.
Non, je ne m'éloigne pas du sujet, j'y suis en plein ! Prenez le dialogue entre Jésus et Nicodème, car c'est exactement - mais sur un autre plan, le passage de la vie de fœtus sous la Loi de Moïse à la vie de l'Esprit, qui permet à l'homme d'aimer et d'adorer Dieu en pleine liberté et avec force:
3.3 Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.
3.4 Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître?
3.5 Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
3.6 Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est Esprit.
3.7 Ne t'étonne pas que je t'aie dit: Il faut que vous naissiez de nouveau.
Et tout est dit... Si je reprends l'Evangile de ce jour, je lis bien que la joie de la femme qui accouche, c'est qu'un être humain est né dans le monde. Autrement dit, sa joie se détache d'elle: il y avait la joie de porter l'enfant, mais ensuite, c'est la joie que l'enfant est né dans le monde.
Tout cela, si nous prenons la peine de contempler un peu, manifeste la gloire de Dieu dans le détachement pour l'amour de Dieu. Qui veut garder sa vie la perd. Qui donne sa vie la sauve : nous avons tous, hommes comme femmes, à accoucher par l'esprit. Nous sommes issus de la chair, et il faut naître de l'esprit.
Dieu, viens vite à mon aide !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
- stephlorant
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- Inscription : sam. 12 mars 2011, 21:09
Demande au Père au nom de Jésus
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,23b-28.
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera.
Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en invoquant mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi vous serez comblés de joie.
J'ai employé des paraboles pour vous parler de tout cela. L'heure vient où, sans employer de paraboles, je vous annoncerai ouvertement tout ce qui concerne le Père.
En ce jour-là, vous demanderez en invoquant mon nom ; or, je ne vous dis pas que c'est moi qui prierai le Père pour vous,
car le Père lui-même vous aime, parce que vraiment vous m'aimez, et vous croyez que je suis venu d'auprès de Dieu.
Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il nous faut donc prier le Père en invoquant le nom de Jésus. Ce que je demande en ce jour, au Père, est vraiment simple: je Lui demande, qu'au nom de Jésus, et en dépit de mes fautes, Il ne me retire par son Esprit Saint.
En effet, comment accomplir ta volonté, mon Dieu, si je dois m'en rapporter uniquement à l'idée que je m'en fais, une idée tronquée et très souvent pervertie par la logique de ce monde !
Ô, Seigneur, toutes les sirènes de ce temps diffusent et acclament les promesses fallacieuses de Mamon, le prince de ce monde ! Et l'on nous dit que tout se vaut, que le mal peut sans dommage côtoyer le bien et que la liberté de l'individu doit primer sur tout. Mais je ne peux pas vivre selon la liberté de l'individu soumise au monde, je ne peux vivre que selon la vérité qui demeure malgré le monde !
Seigneur, aie donc pitié de moi afin que ma vie T'appartienne en totalité, maintenant, demain et jusqu'à la fin des temps ! Amen !
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera.
Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en invoquant mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi vous serez comblés de joie.
J'ai employé des paraboles pour vous parler de tout cela. L'heure vient où, sans employer de paraboles, je vous annoncerai ouvertement tout ce qui concerne le Père.
En ce jour-là, vous demanderez en invoquant mon nom ; or, je ne vous dis pas que c'est moi qui prierai le Père pour vous,
car le Père lui-même vous aime, parce que vraiment vous m'aimez, et vous croyez que je suis venu d'auprès de Dieu.
Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il nous faut donc prier le Père en invoquant le nom de Jésus. Ce que je demande en ce jour, au Père, est vraiment simple: je Lui demande, qu'au nom de Jésus, et en dépit de mes fautes, Il ne me retire par son Esprit Saint.
En effet, comment accomplir ta volonté, mon Dieu, si je dois m'en rapporter uniquement à l'idée que je m'en fais, une idée tronquée et très souvent pervertie par la logique de ce monde !
Ô, Seigneur, toutes les sirènes de ce temps diffusent et acclament les promesses fallacieuses de Mamon, le prince de ce monde ! Et l'on nous dit que tout se vaut, que le mal peut sans dommage côtoyer le bien et que la liberté de l'individu doit primer sur tout. Mais je ne peux pas vivre selon la liberté de l'individu soumise au monde, je ne peux vivre que selon la vérité qui demeure malgré le monde !
Seigneur, aie donc pitié de moi afin que ma vie T'appartienne en totalité, maintenant, demain et jusqu'à la fin des temps ! Amen !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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- stephlorant
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- Inscription : sam. 12 mars 2011, 21:09
La gloire, c'est de Te connaître !
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,1-11a.
A l'heure où Jésus passait de se monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
La gloire de Dieu, c'est bien la vie de l'homme, ainsi que Jésus l'avait affirmé avec force à la sœur de Lazare, peu avant qu'Il le fasse sortir du tombeau: "Ne t'ai-je pas dit que si tu crois tu verras la gloire de Dieu ?"
Ainsi, lorsque le Fils demande à son Père de le glorifier, c'est de façon à donner la vie éternelle, non plus seulement à un homme, mais à tous les hommes qui croiront au Père et Le connaîtront comme ils connaîtront le Fils.
Et la vie éternelle, si nous le désirons, est déjà commencée ici bas. si nous connaissons Dieu. Connaissance loin d'être parfaite ici-bas, et néanmoins, chaque jour qui passe, en chaque épreuve, en toute occasion, joyeuse ou pénible, nous progressons dans la connaissance du Père.
Au cours de cette journée de dimanche, j'ai beaucoup souffert du dos, mais aussi et surtout du chagrin que me causent mes proches qui ne proposent jamais de rencontres, et dans le cas de quelqu'un que j'avais aidé (en plus de mes autres activités) m'aurait vraiment 'snobé' au téléphone en disant: "Je dois couper la communication car j'ai du monde !" (Pourquoi ne pas m'avoir invité ? Je connais ces personnes !)
La veille, j'avais reçu le traditionnel message d'une ancienne amie qui me proposait de la rencontrer dans son village, une heure dans l'après-midi du dimanche... Mais ce n'est jamais une occasion pour moi de pouvoir parler librement - ses parents assistent, écoutent, me posent des questions, cherchent à me faire admettre que la fin du monde est proche, car ce sont de fervents lecteurs de tous les "messagers du ciel"... Je n'y vais plus qu'une fois tous les trois mois, pratiquement pour la forme.
Toute la nuit d'hier et ce matin encore, j'ai souffert de maux de ventre et de dos. Le changement rapide des températures et du taux d'humidité mettent à mal mon dos; les maux de vendre sont toujours une réaction physiologique liée aux problèmes de relations "sociales et familiales" (d'après Doctissimo). Mais j'ai passé cette journée et cette nuit difficiles en priant avec une plus grande intensité que jamais. Qu'il me soit donné d'aller 'jusqu'au bout de l'épreuve qui nous est proposée'.
Que mes jours deviennent plus difficiles encore ou que je retrouve une forme suffisante - je viens de prendre rendez-vous pour une série d'examens, je me confie tout entier dans le Seigneur car je sais qu'Il ne m'abandonnera jamais.
Gloire à Dieu au plus haut des Cieux !
A l'heure où Jésus passait de se monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
La gloire de Dieu, c'est bien la vie de l'homme, ainsi que Jésus l'avait affirmé avec force à la sœur de Lazare, peu avant qu'Il le fasse sortir du tombeau: "Ne t'ai-je pas dit que si tu crois tu verras la gloire de Dieu ?"
Ainsi, lorsque le Fils demande à son Père de le glorifier, c'est de façon à donner la vie éternelle, non plus seulement à un homme, mais à tous les hommes qui croiront au Père et Le connaîtront comme ils connaîtront le Fils.
Et la vie éternelle, si nous le désirons, est déjà commencée ici bas. si nous connaissons Dieu. Connaissance loin d'être parfaite ici-bas, et néanmoins, chaque jour qui passe, en chaque épreuve, en toute occasion, joyeuse ou pénible, nous progressons dans la connaissance du Père.
Au cours de cette journée de dimanche, j'ai beaucoup souffert du dos, mais aussi et surtout du chagrin que me causent mes proches qui ne proposent jamais de rencontres, et dans le cas de quelqu'un que j'avais aidé (en plus de mes autres activités) m'aurait vraiment 'snobé' au téléphone en disant: "Je dois couper la communication car j'ai du monde !" (Pourquoi ne pas m'avoir invité ? Je connais ces personnes !)
La veille, j'avais reçu le traditionnel message d'une ancienne amie qui me proposait de la rencontrer dans son village, une heure dans l'après-midi du dimanche... Mais ce n'est jamais une occasion pour moi de pouvoir parler librement - ses parents assistent, écoutent, me posent des questions, cherchent à me faire admettre que la fin du monde est proche, car ce sont de fervents lecteurs de tous les "messagers du ciel"... Je n'y vais plus qu'une fois tous les trois mois, pratiquement pour la forme.
Toute la nuit d'hier et ce matin encore, j'ai souffert de maux de ventre et de dos. Le changement rapide des températures et du taux d'humidité mettent à mal mon dos; les maux de vendre sont toujours une réaction physiologique liée aux problèmes de relations "sociales et familiales" (d'après Doctissimo). Mais j'ai passé cette journée et cette nuit difficiles en priant avec une plus grande intensité que jamais. Qu'il me soit donné d'aller 'jusqu'au bout de l'épreuve qui nous est proposée'.
Que mes jours deviennent plus difficiles encore ou que je retrouve une forme suffisante - je viens de prendre rendez-vous pour une série d'examens, je me confie tout entier dans le Seigneur car je sais qu'Il ne m'abandonnera jamais.
Gloire à Dieu au plus haut des Cieux !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Des hommes que Dieu a pris dans le monde
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,1-11a.
J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le Père et le Fils sont à l'œuvre dans le monde et ils travaillant ensemble, non séparément. Même si cela me paraît évident, il n'est pas inutile de le rappeler, afin que nous aussi nous cherchions cette unité d'action.
Le but recherché est de vivre en tout temps, à chaque minute de chaque heure de chaque jour, en union avec Jésus dans le cœur de Dieu.
Si nous demeurons en Dieu et que Dieu demeure en nous, nos œuvres (nos paroles, nos prières et nos actes), découlerons immédiatement et de façon toute simple de notre union à Dieu. Je n'écris pas ici quelque chose qui doive être qualifié d'extraordinaire ni de surnaturel, car il en est ainsi dans la vie courante de bien des fidèles : ils vivent leur foi et manifestent dans leur façon d'être et leurs gestes que, véritablement, 'quelque chose se passe' - mais eux-mêmes ne s'en rendent pas compte. (J'ai parlé un jour à un fidèle qui m'a fait part de ses difficultés de prier longuement, et je l'ai rassuré comme j'ai pu - mais je ne lui ai pas dit que j'avais eu plusieurs fois l'occasion de le voir prier: il rayonnait littéralement !)
Une fois de plus, je prie donc le Seigneur de m'accorder de son Esprit, afin de vivre cette journée, de la manière qu'Il a voulu, dans le bien - non pas celui auquel je pense, mais réellement celui qu' Il veut me voir manifester.
J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le Père et le Fils sont à l'œuvre dans le monde et ils travaillant ensemble, non séparément. Même si cela me paraît évident, il n'est pas inutile de le rappeler, afin que nous aussi nous cherchions cette unité d'action.
Le but recherché est de vivre en tout temps, à chaque minute de chaque heure de chaque jour, en union avec Jésus dans le cœur de Dieu.
Si nous demeurons en Dieu et que Dieu demeure en nous, nos œuvres (nos paroles, nos prières et nos actes), découlerons immédiatement et de façon toute simple de notre union à Dieu. Je n'écris pas ici quelque chose qui doive être qualifié d'extraordinaire ni de surnaturel, car il en est ainsi dans la vie courante de bien des fidèles : ils vivent leur foi et manifestent dans leur façon d'être et leurs gestes que, véritablement, 'quelque chose se passe' - mais eux-mêmes ne s'en rendent pas compte. (J'ai parlé un jour à un fidèle qui m'a fait part de ses difficultés de prier longuement, et je l'ai rassuré comme j'ai pu - mais je ne lui ai pas dit que j'avais eu plusieurs fois l'occasion de le voir prier: il rayonnait littéralement !)
Une fois de plus, je prie donc le Seigneur de m'accorder de son Esprit, afin de vivre cette journée, de la manière qu'Il a voulu, dans le bien - non pas celui auquel je pense, mais réellement celui qu' Il veut me voir manifester.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- stephlorant
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Nous sommes de sa génération
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,11b-19.
Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde.
Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais.
Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.
Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, consacrés par la vérité.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il est vrai, et ce l'est de plus en plus chaque jour, que les croyants sont désormais confrontés à la haine. La Parole les a délivrés de leurs chaînes, et ils sont sortis librement. Mais aussitôt, le monde les a désignés comme autant de cibles aux aigris et aux insatisfaits. Quoi d'étonnant, quand on y songe un peu ? Le diable joue son rôle: la haine vient de lui, une haine issue de la jalousie.
Cependant, je suis réconforté. Je sais que je me situe tout au bout de la file innombrable de ceux et celles qui m'ont précédé. Si je doute, lorsque je recule par un coup trop rude, par une trop flagrante banalité du mépris, je peux soupirer et pleurer sans me cacher, car mes soupirs sont entendus et mes larmes recueillies. Si je manque d'air, pourtant le souffle des témoins de la génération passée est toujours sur ma nuque et m'incite en disant: "N'aie pas de peur !"
Non, je n'ai pas peur. Le Seigneur m'accompagne et me donne la force. Lorsque l'obstacle se dresse, je sais quand m'avancer et quand demeurer sur place. Je suis guidé, je suis enseigné à mesure. La Parole est la lampe pour chacun de mes pas. Ce qui me cause une grande souffrance, ce n'est pas la haine, ce n'est pas la persécution, mais c'est la froideur, c'est l'indifférence. Entre ceux qui surveillent et ceux qui fuient, ceux qui regardent comme s'ils étaient simples spectateurs, ceux-là sont les pires. Le dernier jour de la neuvaine de la Miséricorde divine, Jésus a révélé à sainte Faustine que ce sont ces âmes-là qui lui causèrent la plus grande aversion lors de son agonie. C'est à cause d'elles, qu'il s'est adressé au Père pour lui dire: "Père, éloigne de moi cette coupe, si c'est Ta volonté."...
Un rayon de soleil est revenu après la pluie, et je m'en vais prier un temps sous sa consolation.
Jésus, j'ai confiance en Toi !
Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde.
Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais.
Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.
Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, consacrés par la vérité.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il est vrai, et ce l'est de plus en plus chaque jour, que les croyants sont désormais confrontés à la haine. La Parole les a délivrés de leurs chaînes, et ils sont sortis librement. Mais aussitôt, le monde les a désignés comme autant de cibles aux aigris et aux insatisfaits. Quoi d'étonnant, quand on y songe un peu ? Le diable joue son rôle: la haine vient de lui, une haine issue de la jalousie.
Cependant, je suis réconforté. Je sais que je me situe tout au bout de la file innombrable de ceux et celles qui m'ont précédé. Si je doute, lorsque je recule par un coup trop rude, par une trop flagrante banalité du mépris, je peux soupirer et pleurer sans me cacher, car mes soupirs sont entendus et mes larmes recueillies. Si je manque d'air, pourtant le souffle des témoins de la génération passée est toujours sur ma nuque et m'incite en disant: "N'aie pas de peur !"
Non, je n'ai pas peur. Le Seigneur m'accompagne et me donne la force. Lorsque l'obstacle se dresse, je sais quand m'avancer et quand demeurer sur place. Je suis guidé, je suis enseigné à mesure. La Parole est la lampe pour chacun de mes pas. Ce qui me cause une grande souffrance, ce n'est pas la haine, ce n'est pas la persécution, mais c'est la froideur, c'est l'indifférence. Entre ceux qui surveillent et ceux qui fuient, ceux qui regardent comme s'ils étaient simples spectateurs, ceux-là sont les pires. Le dernier jour de la neuvaine de la Miséricorde divine, Jésus a révélé à sainte Faustine que ce sont ces âmes-là qui lui causèrent la plus grande aversion lors de son agonie. C'est à cause d'elles, qu'il s'est adressé au Père pour lui dire: "Père, éloigne de moi cette coupe, si c'est Ta volonté."...
Un rayon de soleil est revenu après la pluie, et je m'en vais prier un temps sous sa consolation.
Jésus, j'ai confiance en Toi !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
- stephlorant
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L'assurance que nous avons
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,20-26.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi : « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi. Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un : moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé. Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde. Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La promesse que je reçois, c'est de posséder dans mon cœur l'amour dont le christ fut aimé, c'est-à-dire l'amour du Père, et non seulement cela, mais d'avoir en moi le Christ lui-même. Tout ce que dit le Seigneur dans cet Évangile est advenu par l'Esprit Saint qui anime chaque moment de la journée, mais aussi par l'Eucharistie - qui me confère le Christ lui-même, en force et en joie céleste.
En lisant ce texte, il est plus facile de comprendre comment Marthe Robin demeura bien en vie, durant de très nombreuses années, en se nourrissant uniquement de l'hostie consacrée. Mais au-delà des signes, il me suffit de ressentir que profondément, et à même à une profondeur que je ne peux évaluer, je suis aimé. Je sais que je suis membre de l'Alliance, je sais que je suis de la descendance d'Abraham. Quoi qu'il m'advienne encore, j'ai cette assurance. L'angoisse profonde, parfois jusqu'au délire et à la folie, qui étreint certains hommes... ne m'atteint pas vraiment.
Tout ce qui peut se faire par des hommes envers d'autres hommes, en bien mais davantage en mal, je l'ai connu déjà. J'ai versé de nombreuses larmes, j'ai vu se détourner de multiples visages, j'ai eu le cœur à demi broyé par les promesses non tenues, mais cependant, de manière intime, je sais que j'ai toujours été aimé, veillée et protégé contre la noirceur de ce temps. L'assurance que Jésus a donné à ses disciples, je l'ai moi aussi. Il leur a dit : "Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés." [Mt - 10 : 30]
Je disais que je le sais... Je peux me souvenir très facilement du nombre d'épreuves, parfois très pénibles, que j'ai traversées en me retrouvant intact à l'autre bout. Mais comment ai-je fait, par exemple, lorsque, pour aller en pleine nuit m'acheter des antibiotiques, j'ai eu l'idée de prendre une douche afin de faire baisser la fièvre et rétablir mon rythme cardiaque ? C'était déjà de la survie, mais je ne l'ai pas vécu ainsi: j'ai su au moment même ce que je devais faire pour m'en sortir. J'ai traversé cela au cours de l'hiver 2010, et non seulement cela, mais j'ai passé aussi une nuit à contempler l'image d'un Christ souffrant... que je n'avais pas disposée sur un mur, mais qui s'était fiché à l'intérieur de mon crâne ... et qui me regardait avec une sorte de sourire désolé.
Telle est l'assurance qui m'est donnée en un moment où, tout autour de moi, je vois de nombreuses choses tomber. Beaucoup de gens très énervés, beaucoup de crainte concernant le lendemain, une certaine folie ambiante: on court, mais on ne sait même plus après quoi ! Ma chance, c'est l'ordre de marche que j'ai reçu, et je m'avance donc...
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi : « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi. Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un : moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé. Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde. Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La promesse que je reçois, c'est de posséder dans mon cœur l'amour dont le christ fut aimé, c'est-à-dire l'amour du Père, et non seulement cela, mais d'avoir en moi le Christ lui-même. Tout ce que dit le Seigneur dans cet Évangile est advenu par l'Esprit Saint qui anime chaque moment de la journée, mais aussi par l'Eucharistie - qui me confère le Christ lui-même, en force et en joie céleste.
En lisant ce texte, il est plus facile de comprendre comment Marthe Robin demeura bien en vie, durant de très nombreuses années, en se nourrissant uniquement de l'hostie consacrée. Mais au-delà des signes, il me suffit de ressentir que profondément, et à même à une profondeur que je ne peux évaluer, je suis aimé. Je sais que je suis membre de l'Alliance, je sais que je suis de la descendance d'Abraham. Quoi qu'il m'advienne encore, j'ai cette assurance. L'angoisse profonde, parfois jusqu'au délire et à la folie, qui étreint certains hommes... ne m'atteint pas vraiment.
Tout ce qui peut se faire par des hommes envers d'autres hommes, en bien mais davantage en mal, je l'ai connu déjà. J'ai versé de nombreuses larmes, j'ai vu se détourner de multiples visages, j'ai eu le cœur à demi broyé par les promesses non tenues, mais cependant, de manière intime, je sais que j'ai toujours été aimé, veillée et protégé contre la noirceur de ce temps. L'assurance que Jésus a donné à ses disciples, je l'ai moi aussi. Il leur a dit : "Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés." [Mt - 10 : 30]
Je disais que je le sais... Je peux me souvenir très facilement du nombre d'épreuves, parfois très pénibles, que j'ai traversées en me retrouvant intact à l'autre bout. Mais comment ai-je fait, par exemple, lorsque, pour aller en pleine nuit m'acheter des antibiotiques, j'ai eu l'idée de prendre une douche afin de faire baisser la fièvre et rétablir mon rythme cardiaque ? C'était déjà de la survie, mais je ne l'ai pas vécu ainsi: j'ai su au moment même ce que je devais faire pour m'en sortir. J'ai traversé cela au cours de l'hiver 2010, et non seulement cela, mais j'ai passé aussi une nuit à contempler l'image d'un Christ souffrant... que je n'avais pas disposée sur un mur, mais qui s'était fiché à l'intérieur de mon crâne ... et qui me regardait avec une sorte de sourire désolé.
Telle est l'assurance qui m'est donnée en un moment où, tout autour de moi, je vois de nombreuses choses tomber. Beaucoup de gens très énervés, beaucoup de crainte concernant le lendemain, une certaine folie ambiante: on court, mais on ne sait même plus après quoi ! Ma chance, c'est l'ordre de marche que j'ai reçu, et je m'avance donc...
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
- stephlorant
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L'amour de Pierre
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,15-19.
Après le repas au bord du lac, Jésus ressuscité dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m'aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m'aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t'aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La demande par Jésus, qui revient par trois fois: "Pierre, m'aimes-tu - et m'aimes-tu plus que ceux-ci ?", est une précieuse indication pour quiconque est destiné à la prêtrise et à la charge de nombreuses âmes. Car ce sont ceux qui aiment le Christ plus que tout être vivant sur la terre, qui seront choisis pour guider leurs frères.
Un jour, quelqu'un m'a demandé pourquoi Jésus n'avait pas choisi l'apôtre Jean, dont le langage est tant rempli d'amour de reconnaissance... plutôt que Simon devenu Pierre, afin d'être le premier Pape. La réponse est ici: être aimé de Jésus et ouvrir tout son cœur à Son amour ouvre l'esprit sur une foule de mystères, mais pour mener les hommes, Jésus a choisi Pierre.
La répétition de la demande est souvent rapportée (avec quelque raison, sans doute) aux trois reniements de l'apôtre ... mais pourquoi ne pas y voir, également, la triple bénédiction du Père, du Fils et du Saint-Esprit ?
Outre ce fait, en choisissant Pierre, Jésus lui dévoile que son amour le conduira à donner sa vie de la même façon que son maître.
Je tire de tout cela quelques conclusions personnelles. Par exemple, je sais que je ne suis pas fait pour cette charge d'autorité sur d'autres chrétiens. Le Seigneur m'a épargné cela. Par contre, il m'a bien confié quelques âmes à servir du mieux que je le pourrais, par amour pour Lui, et aussi pour ma sanctification personnelle.
Je ne l'ai jamais dit, mais je pourrais citer les noms de toutes les personnes qui m'ont un jour aidé à progresser et dont je souffre de ne plus avoir de nouvelles, car je continue de les aimer en dépit de leur silence. Et de la même façon, je pourrais parler sans me lasser de ceux et celles que j'ai assistés de toutes mes forces et qui m'ont un jour laissé dans l'abandon complet.
Mais au total, les premiers me manquent plus que les seconds.
Au bilan, les Paroles de Jésus concernant l'autorité demeurent : "Celui qui veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; celui qui veut être le plus grand, qu'il soit votre esclave". Je me réjouis donc aujourd'hui, non d'avoir bien réussi à me faire aimer, mais bien du fait que ceux que j'ai aimés, je les ai servis souvent au mépris de mes intérêts et jusqu'au bout.
Il y a de grands théologiens et des mystiques parmi ceux et celles qui aiment Jésus plus que tout. Beaucoup ont été nommés Docteurs de l'Église. Mais il y a des saints qui brillent comme des soleils parmi les autres - et c'est toujours la même famille... ceux qui commencent à distinguer une "église de Jean" qui suivrait "l'église de Pierre", surtout n'allez pas les croire !
Après le repas au bord du lac, Jésus ressuscité dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m'aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m'aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t'aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La demande par Jésus, qui revient par trois fois: "Pierre, m'aimes-tu - et m'aimes-tu plus que ceux-ci ?", est une précieuse indication pour quiconque est destiné à la prêtrise et à la charge de nombreuses âmes. Car ce sont ceux qui aiment le Christ plus que tout être vivant sur la terre, qui seront choisis pour guider leurs frères.
Un jour, quelqu'un m'a demandé pourquoi Jésus n'avait pas choisi l'apôtre Jean, dont le langage est tant rempli d'amour de reconnaissance... plutôt que Simon devenu Pierre, afin d'être le premier Pape. La réponse est ici: être aimé de Jésus et ouvrir tout son cœur à Son amour ouvre l'esprit sur une foule de mystères, mais pour mener les hommes, Jésus a choisi Pierre.
La répétition de la demande est souvent rapportée (avec quelque raison, sans doute) aux trois reniements de l'apôtre ... mais pourquoi ne pas y voir, également, la triple bénédiction du Père, du Fils et du Saint-Esprit ?
Outre ce fait, en choisissant Pierre, Jésus lui dévoile que son amour le conduira à donner sa vie de la même façon que son maître.
Je tire de tout cela quelques conclusions personnelles. Par exemple, je sais que je ne suis pas fait pour cette charge d'autorité sur d'autres chrétiens. Le Seigneur m'a épargné cela. Par contre, il m'a bien confié quelques âmes à servir du mieux que je le pourrais, par amour pour Lui, et aussi pour ma sanctification personnelle.
Je ne l'ai jamais dit, mais je pourrais citer les noms de toutes les personnes qui m'ont un jour aidé à progresser et dont je souffre de ne plus avoir de nouvelles, car je continue de les aimer en dépit de leur silence. Et de la même façon, je pourrais parler sans me lasser de ceux et celles que j'ai assistés de toutes mes forces et qui m'ont un jour laissé dans l'abandon complet.
Mais au total, les premiers me manquent plus que les seconds.
Au bilan, les Paroles de Jésus concernant l'autorité demeurent : "Celui qui veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; celui qui veut être le plus grand, qu'il soit votre esclave". Je me réjouis donc aujourd'hui, non d'avoir bien réussi à me faire aimer, mais bien du fait que ceux que j'ai aimés, je les ai servis souvent au mépris de mes intérêts et jusqu'au bout.
Il y a de grands théologiens et des mystiques parmi ceux et celles qui aiment Jésus plus que tout. Beaucoup ont été nommés Docteurs de l'Église. Mais il y a des saints qui brillent comme des soleils parmi les autres - et c'est toujours la même famille... ceux qui commencent à distinguer une "église de Jean" qui suivrait "l'église de Pierre", surtout n'allez pas les croire !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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