Bonjour Xavi,
ne voulant pas vous faire attende trop longtemps, voilà déjà quelle serait ma réponse à votre post avant que je me replonge dans votre travail.
Xavi a écrit : ↑ven. 10 oct. 2025, 20:38
Mais, même pour une idée nouvelle ou originale, lorsque je ne vois pas d’alternative conforme à la foi de l’Église j’utilise l’affirmatif.
Merci pour cet éclairage. De fait cela permet sans doute plus de clarté, même si cela vous donne un air opposé à votre ouverture d’Esprit, telle qu’elle s’exprime ensuite comme ici quand vous écrivez :
Vos réflexions me semblent justes, sauf que mon livre ne se prétend pas propriétaire d’aucune vérité, mais veut seulement avancer dans la compréhension d’un sujet difficile en communion avec tous les croyants d’hier et d’aujourd’hui.
Je trouve d’ailleurs que vous auriez pu davantage argumenter (car certainement vous le pouviez) certains passages de votre livre, j‘en ai été étonné et j’y reviendrai de façon plus précise, comme si vous n’aviez pas osé.
Xavi a écrit : ↑ven. 10 oct. 2025, 20:38
Ce serait plus qu’excessif ! .
Oui, en effet, or le fait qu’il s’agisse de démons y rajoute aussi de l’excès.
Xavi a écrit : ↑ven. 10 oct. 2025, 20:38
Ah si ! C’est de foi et incontournable.
Cela me semble, en outre, s’imposer à celui qui croit qu’un humain a une nature distincte de toute autre créature terrestre. Il n’y avait pas d’humain, ni d’âme humaine immortelle lors du Big Bang, ni il y a un milliard d’années. Il y a dès lors nécessairement un premier.
Bien sûr, mais cela peut s’accepter tel que sans y ajouter beaucoup d’imagination ni y voir de nécessité. La passion qui vous habite n’est pas ordinaire ni commune, en lisant la Genèse on peut se contenter du message et de la métaphore du péché originel, etc.
Vous dites que « C’est essentiel pour comprendre notre réalité spirituelle, l’incarnation de Dieu jusque dans une humble hostie. » mais il n’y a pas besoin pour cela d’avoir une réponse à la question concernant les hominidés, ou celles que la science peut soulever, à moins d’en avoir la fibre, un peu comme pour les maths. C’est d’ailleurs ce que vous dites ensuite (« Oui ! Là nous sommes bien d’accord et aucune question intellectuelle n’est jamais un obstacle à une pleine communion de foi »), donc il me semble manquer une précision de votre part sur la différence que vous faites et sur quoi porte cet essentiel « en plus ».
Xavi a écrit : ↑ven. 10 oct. 2025, 20:38
Je ne peux pas détailler ici votre longue critique, mais je la regarde avec attention et je vous en remercie vivement.
Vous me rassurez de la prendre ainsi car je ne voulais en rien et craignais de vous blesser.
Pour dire les choses autrement, vous appliquez en effet le principe que vous expliquez ainsi « pour pouvoir être affirmatif sur un point particulier par rapport à plusieurs possibles, il est nécessaire d’écarter, le cas échéant, toute alternative. » mais je ne crois pas que ce soit la bonne méthode que de vous appuyer sur un propos qui concernait un autre sujet bien plus important et spirituel (la Rédemption) qu’alors vous écartez, cela ne rend pas le vôtre plus crédible, au contraire, car votre « option de base » en était exclue.
Le problème vient du fait que vous voulez transformer en œuvre de spiritualité ce qui n’est qu’une proposition d’hypothèse scientifique que, par avance, vous avez rendue bibliquement compatible.
Vous dites :
Désolé que vous le ressentiez ainsi. Je n’adresse ici à personne aucun reproche, ni ne veut rien confisquer de la foi d’un autre.
Et en effet vous n’adressez aucun reproche, mais votre façon de présenter les choses oblige à adopter votre point de vue comme étant de foi sans avoir exercé de jugement, par « emballement », et sans que vous ayez présenté vraiment les autres alternatives ni donc les avoir réfutées. Ce n’est pas leur faire des reproches (aux personnes les ayant adoptées) que de le faire ! Je suis certain que pourtant vous avez dû le faire à un moment ou à un autre pour vous-même. Et parfois vous semblez croire que d’exposer un problème suffit à le résoudre ou nous le faire croire du seul fait que vous l’exposez. Nous obligeant ensuite à adopter votre « solution » parce qu’ainsi l’avez-vous résolu. Cela laisse donc l’impression que vous n’avez pas assez creusé les autres alternatives ni développé votre cheminement.
Votre foi n’est pas en cause et vous avez tendance à l‘y engager, puisque parfois vous réagissez (je sors du contexte de votre livre) comme si nous la mettions en cause en n’étant pas d’accord avec votre « option ».
Désolé encore de vous amener là, à une telle compréhension de mes écrits qui me semble bien loin de mes pensées.
C’est en effet ma « critique » principale et je ne peux malheureusement en faire une autre, même si je me doute que ce n’était pas du tout votre but, mais pourquoi avez-vous cherché à justifier ainsi votre position, elle n’en a pas besoin et c’est hors sujet !
Je vous lis avec le plus grand intérêt et vous remercie vivement pour tant de partages réfléchis, profonds et amicaux !
Même si je ne partage pas votre « option », c’est effectivement en toute amitié que je vous fais part de ce qui d’une certaine façon nuit à mon sens à sa présentation. Dans la mesure où vous restez malgré tout sur une prudente réserve, pourquoi ne pas en tenir compte et l’exprimer (certes autrement qu’en rappelant que vous vous rangerez à l’avis de l’Eglise) ? Cela n’affaiblira pas votre propos, au contraire, ce sera à mon sens plus efficace que de miser sur un « forçing ».
Ce que vous écrivez sur l’amour nuptial, par exemple, est un récapitulatif intéressant de votre assimilation et actualisation doctrinale sur le sujet, mais est-ce sa place ?
Il pourrait se penser, sous le jour de nos échanges ici, que vous cherchiez à compenser le risque lié à admettre des unions rien moins qu’hétérodoxes en montrant votre « fidélité » à l’enseignement de l’Eglise face aux nouveaux défis « modernes ». Mais je vous accorde que cette idée n’a rien d’évident, or parce que précisément vous évitez de vraiment approfondir cette objection qui mériterait de l’être.
Vous ne pouvez vous contenter d’écrire ou de sous-entendre comme sur le forum que pour vous « il est évident » que…
Bien des développements vôtres ne sont qu’à la périphérie du sujet et manquent d’un aboutissement, du coup ils ressemblent à une tentative d’intimidation même s’ils révèlent votre passion et votre travail personnel, et sont parfois fort intéressants.
Tout votre développement sur ce que devrait être une bonne exégèse nous fait attendre une illustration de quelque découverte qu'une telle pratique vous aura permis de faire (avec une critique implicite des résultats actuellement obtenus qui seraient insuffisants, mais... en fait... vous les reprendrez plutôt et pour les vulgariser ! ), or elle ne vient pas, car la fin de votre livre, très semblable à certains travaux d'exégèse, porte sur autre chose et qu'elle arrive déjà trop tard.
J’ai pour ma part eu l’impression que vous profitiez de votre livre pour faire un point de résumé avec vous-même sur le sujet (et aussi sur d’autres) mais cela mérite mieux et serait insuffisant si tel en était le sujet.
Vers la fin de votre livre (j’ai sauté des parties…) ce défaut s’estompe, mais votre « option » n’est plus en cause et je crois qu’il serait préférable que vous envisagiez plusieurs livres, dont un qui ne fera que parler de votre option et n’abordera que ce qui peut s’y rapporter.
Ne croyez pas que tout le travail qui se dénote puisse jouer en faveur de la défense de votre option par lui-même ! Je me doute que vous n’aviez pas l’intention de vous en servir ainsi, mais sur l’ensemble, cela en donne l’impression.