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Re: Eschatologie : Fin des temps

Publié : mar. 22 déc. 2009, 2:17
par Francesco
Sur ce point les Pères et les Docteurs sont partagés. Les uns disent que les paroles de Jésus‑Christ doivent être interprétées moralement, qu’il faut les entendre dans le sens d’une prédica­tion partielle et sommaire, qu’il suffit, pour leur vérification, que des missionnaires aient éclairé un certain nombre d’in­telligences isolées dans les diverses parties de la terre habitable, et que dans chaque désert, sur chaque côte lointaine, la croix ait été arborée au moins une fois. – D’autres, en plus grand nombre, tels que saint Jérôme, Bède, veulent que les paroles du Fils de Dieu soient entendues dans le sens le plus strict et le plus littéral.



Cornélius a Lapide, le plus savant des interprètes des Livres saints, émet le sentiment que la fin des temps n’arrivera pas avant que le christianisme ait été, non seulement divulgué, propagé. mais qu’il se soit établi, organisé, et qu’il ait subsisté à l’état d’institution publique chez les hommes de toute race et de toute nationalité : de telle sorte qu’avant que le cours des siècles soit achevé, il n’y aura pas une plage barbare, pas une île perdue dans l’Océan, pas un lieu actuellement inconnu dans les deux hémis­phères, où l’Évangile n’ait brillé dans tout son éclat, où l’Église ne se soit manifestée avec sa législation, ses solennités, sa hiérar­chie comprenant les évêques et les pasteurs de second ordre, où enfin ne se soit pleinement vérifiée la grande prophétie : « Il n’y aura plus qu’un seul troupeau sous la houlette d’un seul pasteur [16] ».

Re: Eschatologie : Fin des temps

Publié : sam. 02 janv. 2010, 5:49
par Anne
La Chartreuse a écrit : Les Apôtres sur ce commandement du Sauveur allèrent évangéliser toute la terre.
Qu'en est-il des Amériques, inconnues autant des apôtres que d'Augustin et de Thomas?

Re: Eschatologie : Fin des temps

Publié : sam. 02 janv. 2010, 9:14
par Laurent L.
Qu'en est-il des Amériques, inconnues autant des apôtres que d'Augustin et de Thomas?
C'est tout l'objet de la controverse de Valladolid.
Cornélius a Lapide, le plus savant des interprètes des Livres saints, émet le sentiment que la fin des temps n’arrivera pas avant que le christianisme ait été, non seulement divulgué, propagé. mais qu’il se soit établi, organisé, et qu’il ait subsisté à l’état d’institution publique chez les hommes de toute race et de toute nationalité
Ça laisse songeur, quand on sait qu'il y a encore, au fin fond de l'Amazonie et dans le Pacifique, une centaine de tribus dites "non contactées". http://www.lefigaro.fr/international/20 ... azonie.php ; on apprend dans cet article que depuis les années 80, les autorités brésiliennes ne prennent plus contact avec ces tribus, en raison du risque immunitaire, qui a terrassé une bonne partie de la population autochtone des Amériques. http://www.survivalinternational.org/uncontactedtribes. Cela dit, il semble que ces tribus se soient en fait elles-même isolées du reste du monde : http://www.liberation.fr/tribune/010188 ... u-inconnue. On apprend même que certaines tribus avaient, avant leur découverte par les autorités, eu des contacts avec des missionnaires évangéliques (ils sont drôlement doués!).

Qu'en est-il des pays comme d'Arabie Saoudite ou les territoires afghans contrôlés par les talibans, où la conversion au christianisme est interdite et où la population ne doit pas connaître grand chose au christianisme ?

Re: Eschatologie : Fin des temps

Publié : dim. 03 janv. 2010, 3:35
par Francesco
La Chartreuse a écrit :
Francesco a écrit :Dans le fond,personne ne peut savoir avec certitude que l'évangélisation des Nations est complétée.....Ce ne sont que des avis différents...La vérité:qui la connait???
Bonjour Francesco,

Bien, je pense que ceux qui sont le mieux placés pour répondre à cette question ce sont les missionnaires eux mêmes!

D'après eux, la terre aurait été Évangélisée, elle l'était quasi au complet dans le temps des apôtres.

De l'abbé Arminjon:
Sur ce point les Pères et les Docteurs sont partagés. Les uns disent que les paroles de Jésus‑Christ doivent être interprétées moralement, qu’il faut les entendre dans le sens d’une prédica­tion partielle et sommaire, qu’il suffit, pour leur vérification, que des missionnaires aient éclairé un certain nombre d’in­telligences isolées dans les diverses parties de la terre habitable, et que dans chaque désert, sur chaque côte lointaine, la croix ait été arborée au moins une fois. – D’autres, en plus grand nombre, tels que saint Jérôme, Bède, veulent que les paroles du Fils de Dieu soient entendues dans le sens le plus strict et le plus littéral.



Cornélius a Lapide, le plus savant des interprètes des Livres saints, émet le sentiment que la fin des temps n’arrivera pas avant que le christianisme ait été, non seulement divulgué, propagé. mais qu’il se soit établi, organisé, et qu’il ait subsisté à l’état d’institution publique chez les hommes de toute race et de toute nationalité : de telle sorte qu’avant que le cours des siècles soit achevé, il n’y aura pas une plage barbare, pas une île perdue dans l’Océan, pas un lieu actuellement inconnu dans les deux hémis­phères, où l’Évangile n’ait brillé dans tout son éclat, où l’Église ne se soit manifestée avec sa législation, ses solennités, sa hiérar­chie comprenant les évêques et les pasteurs de second ordre, où enfin ne se soit pleinement vérifiée la grande prophétie : « Il n’y aura plus qu’un seul troupeau sous la houlette d’un seul pasteur [16] ».

Nous opinons pour ce dernier sentiment. Il est plus conforme au témoignage des saintes Écritures. Il est plus en accord avec la sagesse et la miséricorde de Dieu, qui ne distingue pas entre civi­lisés et barbares, entre grecs et entre juifs, mais qui, voulant le salut de tous les hommes, n’exclut aucun d’eux de la lumière et du bienfait de la Rédemption. Enfin, il se concilie mieux avec la conduite de la Providence, qui prend une égale sollicitude de tous les peuples et les appelle successivement à la connaissance de sa loi, au temps fixé par ses immuables décrets.
Ca donne l'impression que vous n'avez pas lu le texte important que j'ai mis...

Re: Eschatologie : Fin des temps

Publié : dim. 03 janv. 2010, 16:06
par La Chartreuse
Francesco a écrit : Ca donne l'impression que vous n'avez pas lu le texte important que j'ai mis...
Bonjour Francesco,

En effet, ce n’est qu’une impression que vous avez, car je lis tous les textes que vous mettez en ligne concernant ce sujet.

Je devrais plutôt dire je relis, car j’ai déjà lu plusieurs fois les écrits de l'abbé Arminjon. Le livre préféré de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

Ce texte date de 1881, il y en a eu des missionnaires depuis ce temps.

Il faut aller chercher des auteurs plus récents, des missionnaires même pour avoir une meilleure idée de l’Évangélisation de la terre.

Je vous ai mis un texte de 1937 qui s’intitule« Jusqu'aux confins de la terre !»

Je peux vous dire la même chose que vous «Ca donne l'impression que vous n'avez pas lu le texte important que j'ai mis...»

Car, vous n’avez donné aucun commentaire!!

Re: Eschatologie : Fin des temps

Publié : lun. 04 janv. 2010, 4:00
par Francesco
Cornélius a Lapide, le plus savant des interprètes des Livres saints, émet le sentiment que la fin des temps n’arrivera pas avant que le christianisme ait été, non seulement divulgué, propagé. mais qu’il se soit établi, organisé, et qu’il ait subsisté à l’état d’institution publique chez les hommes de toute race et de toute nationalité : de telle sorte qu’avant que le cours des siècles soit achevé, il n’y aura pas une plage barbare, pas une île perdue dans l’Océan, pas un lieu actuellement inconnu dans les deux hémis­phères, où l’Évangile n’ait brillé dans tout son éclat, où l’Église ne se soit manifestée avec sa législation, ses solennités, sa hiérar­chie comprenant les évêques et les pasteurs de second ordre, où enfin ne se soit pleinement vérifiée la grande prophétie : « Il n’y aura plus qu’un seul troupeau sous la houlette d’un seul pasteur [16] ».
De ce point de vue,nous sommes tres tres loin du compte....

Je peux admettre que tous les peuples ont entendu parler de l'évangile et de Jésus Christ....mais ont ils été évangélisés.....NO MERCI.....impossible....La réalité est la pour le prouver...

Re: Eschatologie : Fin des temps

Publié : lun. 04 janv. 2010, 17:10
par La Chartreuse
Bonjour,

Cornelius à Lapide est une portion des opinions .

Nul part, dans l'Évangile il est mentionné que des structures hiérarchiques doivent exister avant de parler d'évangélisation.

Re: Eschatologie : Fin des temps

Publié : mer. 06 janv. 2010, 9:57
par franc_lazur
Les structures hiérarchiques accompagnent les progrès de l'évangélisation, Les structures hiérarchiques évitent l'émiettement et permettent de vivre dans la réalité l'union des croyants autour de Jésus-Christ ...


Fraternellement.

Re: Eschatologie : Fin des temps

Publié : jeu. 07 janv. 2010, 17:32
par La Chartreuse
Donc, sans structure hiérarchique nous ne pouvons parler d'évangélisation. Alors que fait-on avec les Japonais qui furent sommairement évangélisé et qui en raison de la persécution restèrent 350 ans sans prêtres, sans sacrements transmettant la foi catholique de générations en générations, si bien qu'au retour des missionnaires la foi catholique était toujours vivantes. Peut-on dire que faute de structure ils n'étaient pas évangélisé?

Re: Eschatologie : Fin des temps

Publié : ven. 08 janv. 2010, 4:10
par Anne
Quelqu'un est-il capable de faire un lien entre hiéarchie de l'Église catholique et absence d'hérésies de toutes sortes en son sein et en son enseignement?

Alors que certains diront qu'il y en a malgré tout, qu'est-ce que ça aurait été sans structure unifiante?!
:sonne:

La foi peut rester vivante après quelques siècles surtout si elle s'appuie sur 1 ou 2 millénaires... :cool:
Il est cependant possible qu'il y ait dérive et quelques "adaptations" locales qu'il convient alors de corriger par un retour au bercail de l'enseignement VRAI.

Re: Eschatologie : Fin des temps

Publié : ven. 08 janv. 2010, 15:56
par La Chartreuse
Bonjour,

Il ne peut y avoir d'hérésie provenant du Pontife Romain.

Ceux qui disent voir l'hérésie insiste sur le fait que cela est la manifestation de la non-autorité. Mais, n'allons pas plus loin sur ce plan, le fil étant l'eschatologie.

La foi des Japonais est restée effectivement vivante après 350 ans et même elle s'était répandue et sans structure visible. Les structures visibles ne doivent pas être objet de rejet, mais l'histoire des Japonais nous apprend qu'à Dieu rien n'est impossible.

Bonne journée

Re: Eschatologie : Fin des temps

Publié : mer. 13 janv. 2010, 2:38
par Francesco
On peut (donc) dire que l'Evangile a été divulgué à travers le monde entier au temps des Apôtres quant à la renommée (Ps. 18,4), mais non quant à (la prédication et) à l'implantation.»

(Saint Thomas in Col. 1,6)
Nous pourrions écrire la meme chose aujourd'hui....

Re: Eschatologie : Fin des temps

Publié : mer. 13 janv. 2010, 15:55
par La Chartreuse
Bonjour,

Ben non, nous ne pourrions pas dire la même chose, car depuis le jour où Saint Thomas a fait cette déduction, il s’en est passé du temps, il y en a eu des missionnaires.

Avec toutes les vies de missionnaires que j’ai lues, je peux dire que la terre a été évangélisée au complet!

Même si cela ne fait pas votre affaire, cela ne change rien à la réalité.

L’Évangélisation de la terre est un des signes que nous sommes à la fin des temps, en plus de l’apostasie des nations, il ne manque que la venue de l’antéchrist!

Re: Eschatologie : Fin des temps

Publié : mer. 13 janv. 2010, 16:54
par Serge BS
Chère Chartreuse,

Vous nous écrivez qu'aucune hérésie ne peut venir d'un souverain pontife. Je ne discuterai pas ce point, même sur le plan historique. Néanmoins, comme vous êtes sédévacantiste, le contraire pourrait s'appliquer aux Papes que vous niez. Maintenant, qui a donc été hérétique ? Les conclaves les ayant élus ? J'avoue ne pas très bien comprendre, à moins que comme Etienne je ne sache pas lire et n'ai aucune intelligence de la foi...

Re: Eschatologie : Fin des temps

Publié : mer. 13 janv. 2010, 17:12
par La Chartreuse
voici les textes dont je parle!
La Chartreuse a écrit :
Ainsi l'Eglise catholique se réjouit d'avoir un grand nombre d'enfants, inconnus d'elle, mais connus de Dieu, parmi les hérétiques, les schismatiques, même les infidèles ; matériellement et par les dehors ils sont dans l'hérésie, dans le schisme ou dans l'infidélité ; mais réellement et devant Dieu, à cause de leur bonne foi, ils se trouvent dans la vraie Église et dans la voie du salut.

Saint Augustin, écrivant à plusieurs chefs Donatistes, pour réfuter leurs erreurs, croit pouvoir les saluer du nom de frères très-aimés.

C'est qu'il ne les croit pas obstinés et opiniâtres dans leurs erreurs. Or, dit-il, ceux qui ne soutiennent pas avec opiniâtreté leurs doctrines, si fausses et si perverses qu'elles soient, mais cherchent sincèrement la vérité, décidés à la suivre quand ils la connaîtront, ceux-là ne doivent aucunement être rangés parmi les hérétiques ; surtout s'ils ne sont pas les auteurs de ces fausses doctrines mais s'ils les ont reçues de leurs parents abusés et séduits.

La situation de ces âmes égarées, mais de bonne foi, s'appelle infidélité négative. Elle n'est pas un péché, d'après l'enseignement catholique, et ne place pas en dehors de la voie du salut. Et remarquez-le, la vérité catholique est ici plus tolérante que l'hérésie des Baïus, des Luther et des Calvin, d'après lesquels l'infidélité, quelle qu'elle soit, est un crime damnable, Dieu punissant l'infidèle, lisez celui qui n'a pas la même foi que ces hérétiques, non-seulement du mal qu'il fait sans vouloir le faire, mais encore du bien qu'il s'efforce de faire.
Donc la bonne foi, sans justifier les doctrines erronées, excuse ceux qui les professent. Mais ce bénéfice de la bonne foi ne saurait être invoqué par les hommes qui refusent d'éclaircir leurs doutes, quand on leur en offre toutes les facilités. Pour quelque motif qu'ils évitent de s'instruire, qu'ils craignent de perdre la douce tranquillité de leur ignorance, ou de voir leurs intérêts de fortune compromis, ou de déplaire à leurs familles, ou de subir des persécutions, ils sont coupables de rester dans leurs erreurs : chez eux l'ignorance n'est plus invincible, l'infidélité cesse d'être négative, et ils tombent sous le coup de la sentence du divin Maître : Qui non crediderit,condemnabitur.

Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,